{"id":9236,"date":"2019-08-17T09:07:51","date_gmt":"2019-08-17T08:07:51","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=9236"},"modified":"2019-08-17T09:46:58","modified_gmt":"2019-08-17T08:46:58","slug":"chalandon-sorj-une-joie-feroce-rl2019","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=9236","title":{"rendered":"Chalandon, Sorj \u00abUne joie f\u00e9roce\u00bb (RL2019)"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Auteur<\/strong>&nbsp;: N\u00e9 le 16 mai 1952 \u00e0 Tunis, Sorj Chalandon est journaliste. Grand reporter, il a couvert de nombreux conflits et proc\u00e8s pour le quotidien \u00ab&nbsp;Lib\u00e9ration&nbsp;\u00bb entre 1974 et 2007 et a obtenu le Prix Albert Londres en 1988 pour sa couverture du proc\u00e8s de Klaus Barbie. Apr\u00e8s trente-quatre ans \u00e0 Lib\u00e9ration, Sorj Chalandon est depuis 2009 journaliste au Canard encha\u00een\u00e9. Ancien grand reporter, prix Albert-Londres (1988), il est aussi l\u2019auteur de sept romans, tous parus chez Grasset. Le Petit Bonzi (2005), Une promesse (2006 \u2013 prix M\u00e9dicis), Mon tra\u00eetre (2008 \u2013 Prix Joseph Kessel), La L\u00e9gende de nos p\u00e8res (2009), Retour \u00e0 Killybegs (2011 \u2013 Grand Prix du roman de l\u2019Acad\u00e9mie fran\u00e7aise), <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=7003\">Le Quatri\u00e8me Mur<\/a> (2013 \u2013 prix Goncourt des lyc\u00e9ens) et&nbsp;Profession du p\u00e8re&nbsp;(2015). &#8211; \u00ab&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6424\">Le Jour d\u2019avant<\/a>&nbsp;\u00bb (2017) &#8211; \u00ab&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=9236\">Une joie f\u00e9roce<\/a>&nbsp;\u00bb (2019) <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Grasset \u2013 14.08.2019 \u2013 315\npages \u2013 RL2019<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>R\u00e9sum\u00e9&nbsp;<\/strong>: Jeanne est une femme formidable. Tout le monde l&rsquo;aime, Jeanne. Libraire, on l&rsquo;appr\u00e9cie parce qu&rsquo;elle \u00e9coute et parle peu. Elle a peur de d\u00e9ranger la vie. Pudique, transparente, elle fait du bien aux autres sans rien exiger d&rsquo;eux. A l&rsquo;image de Matt, son mari, dont elle conna\u00eet chaque regard sans qu&rsquo;il ne se soit jamais pr\u00e9occup\u00e9 du sien. Jeanne bien \u00e9lev\u00e9e, polie par l&rsquo;\u00e9preuve, qui demande pardon \u00e0 tous et salue jusqu&rsquo;aux r\u00e9verb\u00e8res. <br \/> Jeanne, qui a pass\u00e9 ses jours \u00e0 s&rsquo;excuser est brusquement frapp\u00e9e par le mal. \u00ab\u00a0Il y a quelque chose\u00a0\u00bb, lui a dit le m\u00e9decin en d\u00e9couvrant ses examens m\u00e9dicaux. Quelque chose. Pauvre mot. Stup\u00e9faction. Et autour d&rsquo;elle, tout se fane. Son mari, les autres, sa vie d&rsquo;avant. En guerre contre ce qui la ronge, elle va prendre les armes. Jamais elle ne s&rsquo;en serait crue capable. Elle \u00e9tait r\u00e9sign\u00e9e, la voil\u00e0 r\u00e9sistante. <br \/> Jeanne ne murmure plus, ne sourit plus en \u00e9coutant les autres. Elle se dresse, gueule, griffe, se bat comme une furie. Elle s&rsquo;\u00e9prend de libert\u00e9. Elle d\u00e9couvre l&rsquo;urgence de vivre, l&rsquo;insoumission, l&rsquo;ill\u00e9galit\u00e9, le bonheur interdit, une ivresse qu&rsquo;elle ne soup\u00e7onnait pas. Avec Brigitte la flamboyante, Assia l&rsquo;\u00e9corch\u00e9e et l&rsquo;\u00e9trange M\u00e9lody, trois amies d&rsquo;affliction, Jeanne la rebelle va d\u00e9truire le pavillon des canc\u00e9reux et \u00e9lever une joyeuse citadelle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Premi\u00e8re lecture de la RL 2019. Quand j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 lire le livre, j\u2019ai eu tr\u00e8s peur car le d\u00e9but est nettement trop \u00ab\u00a0m\u00e9dicalis\u00e9\u00a0\u00bb pour moi. Toutefois, comme j\u2019aime beaucoup l\u2019auteur, j\u2019ai continu\u00e9 vaillamment malgr\u00e9 le sujet. ET IL FAUT CONTINUER! Ce livre tourne autour du cancer mais heureusement il n\u2019y a pas que cela. C\u2019est l\u2019histoire de quatre femmes qui ont au d\u00e9part un point commun\u00a0: elles souffrent d\u2019un cancer. Et il ne faut pas se voiler la face\u00a0: ce ne sont ni Catherine de Sienne ni Saint Jude &#8211; Ap\u00f4tre des causes d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9es &#8211; qui vont leur venir en aide.<br \/>C\u2019est un livre sur la volont\u00e9 de se battre, de redresser la t\u00eate et affronter l\u2019adversit\u00e9. C&rsquo;est un gang de femmes en col\u00e8re qui va livrer une guerre, se battre. Et l\u2019adversit\u00e9, ce n\u2019est pas que le cancer. C\u2019est aussi le regard des autres, c\u2019est aussi le pass\u00e9, les associations d\u2019id\u00e9es. Le cr\u00e2ne ras\u00e9 peut-\u00eatre, mais la t\u00eate haute\u00a0! On est au XXI\u00e8me si\u00e8cle et non apr\u00e8s la II\u00e8me guerre mondiale\u2026 Affronter la maladie, c\u2019est le besoin de se sentir aim\u00e9e, \u00e9paul\u00e9e, comprise, de pouvoir compter sur ses proches et c\u2019est aussi la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019avoir un but dans la vie pour aller de l\u2019avant. C\u2019est important de ne pas \u00eatre le vilain petit colvert qui sera toujours quantit\u00e9 n\u00e9gligeable face \u00e0 la beaut\u00e9 du cygne. C\u2019est \u00e9galement un livre sur l\u2019importance de prot\u00e9ger ceux qui nous sont chers, m\u00eame s\u2019il faut mentir, cacher ou travestir la v\u00e9rit\u00e9 pour ne pas faire souffrir. <br \/>Ces quatre femmes que rien ne relie si ce n\u2019est la maladie ne se seraient vraisemblablement pas fr\u00e9quent\u00e9es si le hasard n\u2019avait pas mis la chimioth\u00e9rapie sur leur chemin. Et pourtant elles ont des points communs\u00a0: une exp\u00e9rience amoureuse malheureuse, la d\u00e9fiance envers les hommes, le manque d\u2019un enfant, la peur de la solitude. Elles vont se serrer les coudes,\u00a0 agir pour ce qu\u2019elles pensent \u00eatre la bonne cause..\u00a0 <br \/>Et quelques r\u00e9flexions pertinentes sur la lecture que j&rsquo;ai bien aim\u00e9es.<br \/>Un tr\u00e8s beau livre, qui marque comme les pr\u00e9c\u00e9dents.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Extraits&nbsp;<\/strong>:<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le matin je\nn\u2019avais aucune crainte. Au soir, je n\u2019avais plus de doutes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le cancer ne\ns\u2019attrape pas, c\u2019est lui qui vous attrape. Dans le mot cancer, il y a de\nl\u2019injustice. De la tra\u00eetrise. C\u2019est le corps qui renonce. Qui cesse de vous\nd\u00e9fendre. C\u2019est une \u00e9charde mortelle. Un visiteur du soir que l\u2019on voit se\nfaufiler en tremblant. Il dormait sur votre seuil, comme un vieux chat fourbu.\nS\u2019est install\u00e9 sur le canap\u00e9. Puis dans votre lit. Puis s\u2019est senti chez lui\npartout dans la maison. C\u2019est l\u2019importun. Le nuisible. L\u2019ennemi int\u00e9rieur.\nCelui qu\u2019on n\u2019a pas vu venir.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La derni\u00e8re\nfois que nous nous \u00e9tions vus, c\u2019\u00e9tait pour un probl\u00e8me de dos. Rien du tout.\nUne douleur de libraire. Le poids des nouveaut\u00e9s, le fardeau des invendus.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il n\u2019avait\npas les mots, je n\u2019avais pas le courage.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On aurait d\u00fb\ntrinquer. \u00c0 l\u2019amour qui nous porte, \u00e0 la guerre qui s\u2019annonce, \u00e0 nous. Trinquer\n\u00e0 l\u2019orage. Aux grands froids. Et au printemps prochain, \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9, \u00e0 toutes ces\nann\u00e9es qui tr\u00e9pignent d\u2019\u00eatre v\u00e9cues.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Alors j\u2019ai\nsouri. \u00c0 peine. Pour lui, pour moi, pour les jours \u00e0 venir. Et j\u2019ai senti une\nforce immense \u00e9clairer mon visage.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elle a compar\u00e9 le cancer du sein au gros temps et la chimio au grand large.\u2014&nbsp;Entrer dans la salle d\u2019attente, c\u2019est comme arriver au ponton pour l\u2019embarquement.<br \/>Ce qui est \u00e0 terre reste \u00e0 terre. Ici, nous sommes loin des c\u00f4tes, de tous et de tout. Elle m\u2019a expliqu\u00e9 que deux marins, m\u00eame s\u2019ils se ha\u00efssaient, attendaient leur retour pour en d\u00e9coudre. Le mal de terre s\u2019affronte seul, mais le mal de mer se combat \u00e0 deux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je parlais, je parlais. Plus la g\u00eane m\u2019\u00e9trangle et plus les mots se pressent.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans ces\npresque t\u00e9n\u00e8bres, serr\u00e9es les unes contre les autres, se tenaient toutes les\nvictimes des hommes. Les r\u00e9prouv\u00e9es. Les prostitu\u00e9es d\u2019hier. Les femmes\nadult\u00e8res. Les bagnardes. Les sorci\u00e8res promises au b\u00fbcher. Ma terreur venait\nde les r\u00e9veiller. Nous \u00e9tions t\u00eate contre t\u00eate, peau nue contre peau nue, les\nmains des unes agripp\u00e9es \u00e0 la taille des autres. La cohorte des apeur\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Des\ndeuxi\u00e8mes romans. Mes pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s. Ces pages inqui\u00e8tes o\u00f9 tout est encore possible\nou d\u00e9j\u00e0 termin\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">J\u2019ai laiss\u00e9\nla feuille blanche au milieu de la table, et le stylo dessus. Le silence de\ncette page \u00e9tait pire que tout.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Comme moi,\nelles avaient peur. J\u2019en \u00e9tais persuad\u00e9e. Mais jamais elles ne le montraient.\nElles ne vivaient pas, elles bouffaient les heures.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je n\u2019\u00e9tais\npas courageuse, je marchais droit devant. Et comme je le pouvais.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il n\u2019\u00e9tait\nplus rien. La veille ils avaient fait l\u2019amour. \u00c0 l\u2019aube, l\u2019amour \u00e9tait d\u00e9fait.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elle l\u2019a prise dans ses bras.<br \/>Comme on console, comme on prot\u00e8ge, comme on \u00e9puise un immense chagrin.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Jamais je\nn\u2019avais r\u00e9agi comme \u00e7a. Je me sentais \u00e0 la fois fragile et incassable,\ninvincible et mortelle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous \u00e9tions\ns\u0153urs de larmes et nous voil\u00e0 s\u0153urs d\u2019armes<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En deuil de\nculture g\u00e9n\u00e9rale, elle lisait les livres d\u2019hier. Jamais de litt\u00e9rature moderne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je dansais\nentre la vie et la mort. Sans savoir de quel c\u00f4t\u00e9 j\u2019allais tomber.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Son h\u00e9ros\nn\u2019\u00e9tait pas l\u2019inspecteur Harry mais Columbo. \u00c0 la violence, il avait toujours\npr\u00e9f\u00e9r\u00e9 la ruse.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous \u00e9tions\nen novembre, un mois sans importance. Ni f\u00eate, ni joie, ni rien. Seulement les\ngris \u00e0 venir. Mais ce jour \u00e9tait lumineux.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur&nbsp;: N\u00e9 le 16 mai 1952 \u00e0 Tunis, Sorj Chalandon est journaliste. Grand reporter, il a couvert de nombreux conflits et proc\u00e8s pour le quotidien \u00ab&nbsp;Lib\u00e9ration&nbsp;\u00bb entre 1974 et 2007 et a obtenu le Prix Albert Londres en 1988 pour sa couverture du proc\u00e8s de Klaus Barbie. 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