{"id":924,"date":"2014-07-20T09:50:44","date_gmt":"2014-07-20T08:50:44","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=924"},"modified":"2014-07-30T16:30:46","modified_gmt":"2014-07-30T15:30:46","slug":"baricco-alessandro-mr-gwyn-05-2014","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=924","title":{"rendered":"Baricco, Alessandro \u00ab\u00a0Mr Gwyn\u00a0\u00bb (05-2014)"},"content":{"rendered":"<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Romancier britannique dans la fleur de l&rsquo;\u00e2ge, Jasper Gwyn a \u00e0 son actif trois romans qui lui ont valu un honn\u00eate succ\u00e8s public et critique. Pourtant, il publie dans The Guardian un article dans lequel il dresse la liste des cinquante-deux choses qu&rsquo;il ne fera plus, la derni\u00e8re \u00e9tant : \u00e9crire un roman. Son agent, Tom Bruce Shepperd, prend cette d\u00e9claration pour une provocation, mais, lorsqu&rsquo;il appelle l&rsquo;\u00e9crivain, il comprend que \u00e7a n&rsquo;en est pas une : Gwyn est tout \u00e0 fait d\u00e9termin\u00e9. Simplement, il ne sait pas ce qu&rsquo;il va faire ensuite. Au terme d&rsquo;une ann\u00e9e sabbatique, il a trouv\u00e9 : il veut r\u00e9aliser des portraits, \u00e0 la fa\u00e7on d&rsquo;un peintre, mais des portraits \u00e9crits qui ne soient pas de banales descriptions. Dans ce but, il cherche un atelier, soigne la lumi\u00e8re, l&rsquo;ambiance sonore et le d\u00e9cor, puis il se met en qu\u00eate de mod\u00e8les. C&rsquo;est le d\u00e9but d&rsquo;une exp\u00e9rience hors norme qui mettra l&rsquo;\u00e9crivain repenti \u00e0 rude \u00e9preuve.<\/p>\n<p>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un artiste? s&rsquo;interroge Alessandro Baricco, dans ce roman intrigant, brillant et formidablement \u00e9l\u00e9gant. Pour r\u00e9pondre \u00e0 cette question, il nous invite \u00e0 suivre le parcours de son Mr Gwyn, mi-jeu sophistiqu\u00e9 mi-aventure cocasse. Et, s&rsquo;il nous livre la cl\u00e9 du myst\u00e8re Gwyn, l&rsquo;issue sera naturellement inattendue.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Et si on changeait de vie\u00a0? C\u2019est ce que Mr Gwyn va faire pour la deuxi\u00e8me fois\u00a0; la premi\u00e8re c\u2019est quand il a d\u00e9laiss\u00e9 son premier m\u00e9tier, accordeur de piano pour devenir \u00e9crivain \u00e0 succ\u00e8s. Et maintenant, il dit stop\u00a0! Il arr\u00eate d\u2019\u00e9crire\u00a0; il va de fait continuer son m\u00e9tier, de mani\u00e8re diff\u00e9rente, plus pure. Il va avoir un d\u00e9sir et va tout faire pour arriver \u00e0 vivre son d\u00e9sir. Et pourtant, \u00eatre un \u00e9crivain \u00e0 succ\u00e8s\u2026 n\u2019est-ce pas le plus beau m\u00e9tier du monde\u00a0? Mr Gwyn semble plut\u00f4t d\u00e9sireux de fuir tout le reste de ce qui fait sa vie et, de fait il continue d\u2019\u00e9crire, mais dans sa t\u00eate\u2026 Et comme c\u2019est un homme tr\u00e8s organis\u00e9, il va mettre minutieusement en place le cadre de son d\u00e9sir. Deux \u00ab\u00a0rencontres\u00a0\u00bb vont lui permettre de trouver sa nouvelle vie\u00a0: un personnage \u00ab\u00a0la vieille dame qui est dans sa t\u00eate\u00a0\u00bb rencontr\u00e9e une seule fois dans la vraie vie et qui deviendra une voix dans sa t\u00eate, et les portraits d\u00e9couverts dans une exposition de tableaux qui vont lui donner l\u2019envie de faire des \u00ab\u00a0portraits \u00e9crits\u00a0\u00bb. La vieille dame est une pr\u00e9sence qui l\u2019accompagne dans son changement d\u2019existence et le guide dans ce conte sur la possibilit\u00e9 d\u2019aller jusqu\u2019au bout de son d\u00e9sir. De fait ce conte est un conte sur la solitude, sur l\u2019envie d\u2019un homme de se fondre dans la normalit\u00e9, de disparaitre, de renaitre sous une forme diff\u00e9rente, plus pure, anonyme. C\u2019est aussi une r\u00e9flexion sur la condition de l\u2019artiste.<\/p>\n<p>Un livre aussi sur la fantaisie, le retour \u00e0 l\u2019insouciance par les personnages qui \u00e9voquent l\u2019enfance (un petit homme qui fabrique des ampoules enfantines, qui naissent rouge, virent de l\u2019ambre au bleu et s\u2019\u00e9teignent au bout de 32 jours\u00a0; un local qui garde des parts de myst\u00e8re)<\/p>\n<p>Importance aussi du terme s\u2019\u00e9teindre\u2026 la vieille dame, les ampoules, les chandelles, le parc, le ciel, la vie, m\u00eame les bouts de papier\u2026 qui pour moi \u00e9voque la douceur, aucune brusquerie, le lent passage de la lumi\u00e8re \u00e0 l\u2019ombre. Grande importance donn\u00e9e \u00e0 la douceur, \u00e0 l\u2019harmonie, au silence, au fondu des tons et des \u00e9motions.<\/p>\n<p>D\u00e8s qu\u2019on part vers l\u2019oral, le verbe, on casse la magie, on arrive dans un monde de violence, de chaos, de haine.<\/p>\n<p>Mais aussi m\u00eame dans la disparition, l\u2019importance de laisser des traces pour montrer a ceux qu\u2019on aime qu\u2019on ne les oublie pas, qu\u2019ils font partie de notre monde.<\/p>\n<p>Livre magnifique. Je renoue avec la magie des anciens Baricco, faits de subtilit\u00e9 et de po\u00e9sie\u2026<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Exergue\u00a0: \u00ab\u00a0Tout commence par une interruption\u00a0\u00bb Paul Val\u00e9ry<\/p>\n<p>Un jour je me suis aper\u00e7u que plus rien ne m\u2019importait, et que tout me blessait mortellement.<\/p>\n<p>il sentait son c\u0153ur devenir l\u00e9ger et \u00e9prouvait l\u2019ivresse enfantine des samedis apr\u00e8s-midi. Il ne s\u2019\u00e9tait pas senti aussi bien depuis des ann\u00e9es. C\u2019est aussi pour cela qu\u2019il tarda un peu \u00e0 prendre la mesure de sa nouvelle vie, prolongeant cette intime sensation de vacances<\/p>\n<p>De plus en plus souvent, cependant, ce besoin d\u2019\u00e9crire le reprenait, avec la nostalgie de cet effort quotidien pour mettre en ordre ses pens\u00e9es sous la forme rectiligne d\u2019une phrase. De fa\u00e7on instinctive, alors, il finit par compenser ce manque par un rituel priv\u00e9 de son invention, qui ne lui sembla pas d\u00e9pourvu d\u2019une certaine beaut\u00e9\u00a0: il se mit \u00e0 \u00e9crire mentalement, pendant qu\u2019il marchait, ou allong\u00e9 sur son lit, lumi\u00e8re \u00e9teinte, en attendant le sommeil. Il choisissait des mots, construisait des phrases. Il lui arrivait de suivre une id\u00e9e plusieurs jours d\u2019affil\u00e9e, \u00e9crivant dans sa t\u00eate des pages enti\u00e8res, qu\u2019il aimait se r\u00e9p\u00e9ter, quelquefois \u00e0 voix haute<\/p>\n<p>le fait de se r\u00e9veiller t\u00f4t le matin sans pouvoir se rendormir, l\u2019obscurit\u00e9 aux fen\u00eatres, se mit \u00e0 l\u2019oppresser<\/p>\n<p>Un moment de silence passa entre eux comme un enchantement.<\/p>\n<p>Brusquement, il se voyait de l\u2019ext\u00e9rieur \u2014 c\u2019est ce qu\u2019il racontait \u2014 ou ne percevait plus rien de pr\u00e9cis en dehors de lui-m\u00eame<\/p>\n<p>l\u2019abandon des livres avait cr\u00e9\u00e9 un vide dans sa vie qu\u2019il ne savait combler sinon \u00e0 travers des rituels substitutifs imparfaits et provisoires, comme le fait d\u2019assembler des phrases dans son esprit ou de lacer ses chaussures avec une lenteur idiote. Il avait mis des ann\u00e9es \u00e0 admettre l\u2019id\u00e9e qu\u2019\u00e9crire lui \u00e9tait devenu impossible et maintenant il se trouvait forc\u00e9 de constater que sans ce m\u00e9tier il lui \u00e9tait tr\u00e8s difficile d\u2019aller de l\u2019avant. Il finit donc par comprendre qu\u2019il \u00e9tait dans une situation que partagent beaucoup d\u2019\u00eatres humains, mais pas moins douloureuse pour autant, \u00e0 savoir\u00a0: la seule chose qui nous fait sentir vivants est aussi ce qui, lentement, nous tue<\/p>\n<p>Ce n\u2019est jamais qu\u2019\u00e0 cause d\u2019un \u00e9tat d\u2019esprit qui n\u2019est pas destin\u00e9 \u00e0 durer qu\u2019on prend des r\u00e9solutions d\u00e9finitives. \u2014 Qui a dit \u00e7a\u00a0? \u2014 Marcel Proust. Il ne se trompait jamais, celui-l\u00e0.<\/p>\n<p>En sortant, il eut spontan\u00e9ment envie de refaire le chemin qu\u2019il avait parcouru avec la vieille dame, ce jour-l\u00e0, sous la pluie\u00a0: c\u2019\u00e9tait tout ce qu\u2019il conservait d\u2019elle<\/p>\n<p>Les tableaux ne me plaisent pas parce qu\u2019ils sont muets. Ce sont comme des personnes qui parlent en remuant les l\u00e8vres, mais sans qu\u2019on entende leur voix. Il faut l\u2019imaginer. Je n\u2019aime pas faire cet effort-l\u00e0.<\/p>\n<p>il donnait l\u2019impression d\u2019empiler dans un coin de sa t\u00eate toutes les informations, comme on empile des draps repass\u00e9s.<\/p>\n<p>Il voulait d\u2019une certaine mani\u00e8re se retrouver au pied du mur parce qu\u2019il sentait que c\u2019\u00e9tait le seul moyen d\u2019avoir une chance de trouver, en lui-m\u00eame, ce qu\u2019il cherchait<\/p>\n<p>Mourir n\u2019est qu\u2019une fa\u00e7on particuli\u00e8rement exacte de vieillir<\/p>\n<p>Alors ils se turent un bon moment, chacun plong\u00e9 dans ses pens\u00e9es\u00a0; on aurait dit un de ces couples qui s\u2019aiment depuis un temps infini et qui n\u2019ont plus besoin de se parler.<\/p>\n<p>De m\u00eame il ne voyait plus le temps passer, l\u00e0-dedans, mais plut\u00f4t un instant unique se d\u00e9rouler, toujours pareil<\/p>\n<p>Le fait que tout prenne forme au c\u0153ur d\u2019une seule lumi\u00e8re immobile aux reflets enfantins \u00e9tait source d\u2019un bonheur infini<\/p>\n<p>tout \u00e9voquait un animal en phase d\u2019hibernation, respirant lentement, d\u00e9rob\u00e9 \u00e0 la plupart des regards<\/p>\n<p>Il laissa le temps s\u2019\u00e9couler sans bousculer les id\u00e9es qu\u2019il sentait sur le point d\u2019arriver, rares et d\u00e9sordonn\u00e9es comme des gens passant une fronti\u00e8re<\/p>\n<p>Elle continuait \u00e0 \u00e9teindre ces bouts de papier, mais avec un soin diff\u00e9rent, presque en douceur<\/p>\n<p>Elle se laissa absorber par une obscurit\u00e9 muette, et cette obscurit\u00e9 n\u2019\u00e9tait autre qu\u2019elle-m\u00eame<\/p>\n<p>vous soumettre au regard d\u2019un homme qui a trimbal\u00e9 sa folie pendant de longues ann\u00e9es, jusqu\u2019\u00e0 lui donner sens et en faire un refuge pour lui et pour vous<\/p>\n<p>Encore quelques jours pass\u00e8rent, et un apr\u00e8s-midi une ampoule s\u2019\u00e9teignit. Le vieux de Camden Town avait bien respect\u00e9 les consignes. Elle s\u2019\u00e9teignit sans h\u00e9sitation et silencieuse comme un souvenir.<\/p>\n<p>Quand s\u2019\u00e9teignit la deuxi\u00e8me ampoule, ils se tourn\u00e8rent ensemble pour la regarder, un instant. On aurait dit qu\u2019ils guettaient les \u00e9toiles filantes dans un ciel d\u2019\u00e9t\u00e9<\/p>\n<p>De temps en temps, en marchant, elle passait dans les taches d\u2019ombre, comme pour tenter de dispara\u00eetre<\/p>\n<p>\u00c0 la seule lueur des deux derni\u00e8res ampoules, l\u2019atelier \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 un trou noir, encore anim\u00e9 par deux pupilles de vie. Lorsqu\u2019il n\u2019en resta qu\u2019une, la vie n\u2019\u00e9tait qu\u2019un fr\u00e9missement.<\/p>\n<p>Elle se dit qu\u2019\u00e0 cet instant n\u2019importe quel geste aurait \u00e9t\u00e9 inappropri\u00e9 et, en m\u00eame temps, elle comprit que le contraire \u00e9tait vrai aussi, \u00e0 savoir qu\u2019\u00e0 cet instant il \u00e9tait impossible de faire un geste d\u00e9plac\u00e9<\/p>\n<p>Autour d\u2019eux il y avait des enfants qui couraient,\u00a0des chiens qui ne pensaient qu\u2019\u00e0 regagner leur panier\u00a0et des couples de vieux qui donnaient l\u2019impression d\u2019avoir \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 quelque chose de terrifiant. Leur vie, probablement.<\/p>\n<p>l\u2019interrogeait, avec respect, comme si elle d\u00e9ballait un objet fragile \u2014 ou ouvrait des lettres inattendues<\/p>\n<p>Par moments, entre deux questions, des silences vides passaient, durant lesquels chacun mesurait combien il \u00e9tait dispos\u00e9 \u00e0 apprendre, ou \u00e0 expliquer, sans perdre le go\u00fbt d\u2019un certain myst\u00e8re, qu\u2019ils savaient indispensable<\/p>\n<p>En voyant l\u2019encre bleue impr\u00e9gner le papier et dessiner l\u2019horreur d\u2019un nom d\u2019h\u00f4pital suivi d\u2019une adresse aride, il se rappela combien les moments de bonheur sont plus fragiles qu\u2019on ne le dit et combien la vie est prompte \u00e0 nous les reprendre<\/p>\n<p>faire le portrait de quelqu\u2019un \u00e9tait un moyen de le ramener chez lui.<\/p>\n<p>Comme souvent, il leur fallut un peu de temps pour se rappeler que, quand quelqu\u2019un meurt, les autres doivent vivre pour lui aussi \u2014 c\u2019est la seule chose qui convienne<\/p>\n<p>Elle s\u2019en alla en laissant la porte ouverte \u2014 elle marchait l\u00e9g\u00e8rement de travers, comme si elle devait se faufiler dans un espace \u00e9troit pour \u00e9chapper \u00e0 tout ce qu\u2019elle \u00e9tait.<\/p>\n<p>nous ne sommes pas des personnages, mais des histoires<\/p>\n<p>Chacun de nous s\u2019arr\u00eate \u00e0 l\u2019id\u00e9e qu\u2019il est un personnage engag\u00e9 dans Dieu sait quelle aventure, m\u00eame tr\u00e8s simple, or nous devrions savoir que nous sommes toute l\u2019histoire, et pas seulement ce personnage<\/p>\n<p>chacun de nous est la page d\u2019un livre, mais d\u2019un livre que personne n\u2019a jamais \u00e9crit et que nous cherchons en vain dans les rayonnages de notre esprit<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>lien vers article <span style=\"color: #800000;\"><a title=\"Auteur Coup de coeur : Baricco Alessandro\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=957\"><span style=\"color: #800000;\">\u00ab\u00a0Auteur coup de c\u0153ur\u00a0\u00bb<\/span><\/a><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00e9sum\u00e9\u00a0: Romancier britannique dans la fleur de l&rsquo;\u00e2ge, Jasper Gwyn a \u00e0 son actif trois romans qui lui ont valu un honn\u00eate succ\u00e8s public et critique. Pourtant, il publie dans The Guardian un article dans lequel il dresse la liste des cinquante-deux choses qu&rsquo;il ne fera plus, la derni\u00e8re \u00e9tant : \u00e9crire un roman. Son &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=924\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":925,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[2,35,9],"tags":[],"class_list":["post-924","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-lectures","category-coup-de-coeur-lectures","category-italie"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/924","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=924"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/924\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":983,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/924\/revisions\/983"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/925"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=924"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=924"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=924"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}