{"id":9329,"date":"2019-09-03T09:30:33","date_gmt":"2019-09-03T08:30:33","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=9329"},"modified":"2025-10-28T16:20:41","modified_gmt":"2025-10-28T14:20:41","slug":"mayumi-inaba-la-valse-sans-fin-rl2019","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=9329","title":{"rendered":"Inaba, Mayumi,  \u00ab La valse sans fin \u00bb (RL2019)"},"content":{"rendered":"\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">&nbsp;<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Autrice\u00a0<\/strong>: n\u00e9e le 8 mars 1950 \u00e0 Saya (ville fusionn\u00e9e en 2005 pour former la ville de Aisai) et d\u00e9c\u00e9d\u00e9e le 30 ao\u00fbt 2014 (\u00e0 64 ans), est une po\u00e9tesse et femme de lettres japonaise. Elle remporte le prix Tanizaki en 2011 pour La P\u00e9ninsule aux 24 saisons.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ses \u0153uvres traduites en fran\u00e7ais\u00a0: 1999\u00a0:\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11176\">20 ans avec mon chat<\/a>\u00a0<\/span>(2014\u00a0\u2013 2011)\u00a0:\u00a0La P\u00e9ninsule aux 24 saisons\u00a0(2018) 1992\u00a0:\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=9329\">La Valse sans fin<\/a>\u00a0<\/span>(2019) \u2013 2010: mille ans pour aimer (2023) &#8211;<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span><span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Inaba, Mayuni \u00ab\u00a0Le pont Hurlevent\u00a0\u00bb (2024) 166 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=23123\">Le pont Hurlevent<\/a> <\/span>\u00bb (2016 &#8211; 2024) &#8211; traductrice : \u00c9lisabeth Suetsugu (\u00e9ditions Philippe Picquier)<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Editions Philippe Picquier \u2013 22.08.2019 &#8211; 140 pages<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>: C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un amour fou entre deux \u00e2mes perdues. Imaginez Kurt Cobain et Courtney Love dans le Japon des ann\u00e9es pop. Ils ont vingt-quatre ans, s&rsquo;aiment d&rsquo;un amour d&rsquo;\u00e9corch\u00e9s vifs, ils se droguent pour endormir le malaise de vivre et r\u00eavent d&rsquo;une musique absolue, libre, qui pourrait d&rsquo;un seul son d\u00e9truire l&rsquo;ordre du monde. Abe Kaoru est saxophoniste de free jazz, Suzuki Izumi est \u00e9crivain. De 1973 \u00e0 1978, jusqu&rsquo;\u00e0 ce que dans un dernier exc\u00e8s Kaoru meure d&rsquo;une overdose, ils vivent un amour \u00e9perdu qui d\u00e9fie les codes et se mesure \u00e0 la violence. <br \/>L&rsquo;\u00e9criture vibrante d&rsquo;Inaba Mayumi restitue les vies port\u00e9es \u00e0 l&rsquo;incandescence de ce couple de l\u00e9gende.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Les personnages<\/strong> (<em>source Wikipedia<\/em>) <br \/><strong>Kaoru Abe<\/strong> (3 mai 1949 &#8211; 9 septembre 1978) est un saxophoniste alto japonais de free jazz, qui joue g\u00e9n\u00e9ralement seul. Mort d&rsquo;une overdose de s\u00e9datifs, il est l&rsquo;objet d&rsquo;un culte au sein du milieu jazz japonais underground. Il fut mari\u00e9 \u00e0 l&rsquo;auteur <strong>Izumi Suzuki<\/strong>, et Koji Wakamatsu lui consacra, avec le film Endless Waltz, une biographie. Parmi ses collaborateurs, il y avait Masayuki Takayanagi (avec qui il forma les New Directions en 1970), Derek Bailey, Sabu Toyozumi, Aquirax Aida, et Motoharu Yoshizawa. Yoshihide \u014ctomo et Masayoshi Urabe revendiquent l&rsquo;influence de Abe. Il \u00e9tait le cousin du c\u00e9l\u00e8bre chanteur Kyu Sakamoto et \u00e9tait dipl\u00f4m\u00e9 de l&rsquo;universit\u00e9 de Kawasaki.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Histoire v\u00e9ridique d\u2019un amour fusionnel, ravageur, destructeur, dans le monde de la musique, de la drogue, des overdoses de m\u00e9dicaments, de violence, d\u2019alcool\u2026 Un roman d\u2019amour pur et dur, loin de la romance gentillette et mi\u00e8vre. Sur fond d\u2019angoisse, de jalousie, de coups et blessures, de peur et en m\u00eame temps de tendresse et d\u2019impossibilit\u00e9 de vivre l\u2019un sans l\u2019autre\u2026 L\u2019histoire d\u2019une ivresse, d\u2019un puits sans fond o\u00f9 l\u2019on se noie. Des personnages qui en m\u00eame temps r\u00eaveraient de vieillir ensemble et ne peuvent pas imaginer arriver vivants \u00e0 un \u00e2ge avanc\u00e9, au vu de leur pass\u00e9. Entre r\u00eaves, cauchemars et hallucinations, entre moments de lucidit\u00e9 et de totale illusion, une vie d\u2019artiste \u00e0 la d\u00e9rive, avec une enfance en creux et en manque total d\u2019amour, un g\u00e9nie du jazz qui avance suspendu \u00e0 des notes de musique, un \u00e9ternel insatisfait qui vit dans un \u00e9tat de d\u00e9lire permanent, un amoureux fou ou un fou amoureux, plus proche de la d\u00e9mence que de la r\u00e9alit\u00e9, accroch\u00e9 \u00e0 un amour comme une moule \u00e0 son rocher. Une relation amour-haine totale et animale. Mais aussi l\u2019errance apr\u00e8s la fin de cette relation, qui laisse le survivant dans un \u00e9tat de solitude et d\u2019inutilit\u00e9, m\u00eame si au d\u00e9part c\u2019est une sorte de soulagement qui est ressenti.\u00a0 C\u2019est un livre sur l\u2019errance, le mal de vivre, les affres de la cr\u00e9ation, l\u2019artiste mal dans sa peau, sur la muse qui cristallise tout sur sa personne.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Difficile de sortir indemne de cette lecture, qui pr\u00e9sente un artiste \u00e0 fleur de peau, deux jeunes vies d\u2019artistes g\u00e2ch\u00e9es par un amour d\u00e9vastateur \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 l\u2019\u00eatre primait sur le para\u00eetre dans le monde de la cr\u00e9ation artistique.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il r\u00e9p\u00e9tait toujours que ce qui comptait, c\u2019\u00e9tait la vitesse, n\u2019emp\u00eache qu\u2019il ne m\u2019a jamais appris le moyen de ne jamais ralentir.\u00a0<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il est rest\u00e9 quelque temps appuy\u00e9 contre le mur dans la m\u00eame position, sans me quitter des yeux, comme s\u2019il voulait scruter ce qui se passait dans mon c\u0153ur, puis il s\u2019est effac\u00e9 doucement. Il m\u2019a sembl\u00e9 que nous \u00e9tions l\u2019un en face de l\u2019autre depuis des ann\u00e9es. Oui, j\u2019avais l\u2019impression que nous nous regardions depuis des dizaines d\u2019ann\u00e9es, peut-\u00eatre m\u00eame avant notre naissance.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quel jour est-on\u00a0? Depuis quand ai-je cess\u00e9 de compter les mois et les jours\u00a0? Fait-il doux, fait-il froid, pleut-il ou y a-t-il du soleil, chaque journ\u00e9e s\u2019\u00e9coule doucement, sans heurt, les jours se suivent, des jours plats et sans consistance.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quelqu\u2019un a dit que la vie \u00e9tait un m\u00e9tronome, mais personne ne sait comment arr\u00eater son mouvement.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ses cheveux avaient gard\u00e9 l\u2019empreinte de la nuit, ils \u00e9taient hirsutes, dress\u00e9s vers le ciel.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On le sentait affam\u00e9, un homme qui fait semblant de ne rien voir mais qui fouille jusqu\u2019au c\u0153ur et saisit l\u2019essentiel.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Que je prenne l\u2019initiative ou que j\u2019accepte ce qui arrive, je suis sans d\u00e9fense, je me donne tout enti\u00e8re.\u00a0<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je voulais me convaincre qu\u2019un amour passager \u00e9tait un amour absolu, jusqu\u2019au jour o\u00f9 je me rendais compte que ce que j\u2019avais pris pour de l\u2019amour s\u2019\u00e9tait \u00e9vanoui sans laisser de traces.\u00a0<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab\u00a0Elle est un peu f\u00eal\u00e9e, celle-l\u00e0, non\u00a0?\u00a0\u00bb\u00a0<br \/>C\u2019est, semble-t-il, ce que tout le monde disait. Quand je l\u2019ai su, \u00e7a m\u2019a fait rire. Si je ne parlais \u00e0 personne, c\u2019est parce que \u00e7a m\u2019ennuyait.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ma voix est incolore. Je ne sais pas depuis quand, ma voix, ma fa\u00e7on de parler ont perdu tout relief. Que je sois en col\u00e8re ou int\u00e9ress\u00e9e par quelque chose, ma voix reste de marbre. Si j\u2019ai renonc\u00e9 \u00e0 devenir actrice, c\u2019est \u00e0 cause de cette voix neutre, de mon visage sans expression.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les souvenirs d\u2019un gar\u00e7on avec qui on a eu envie de coucher sans jamais pouvoir le faire vraiment sont aur\u00e9ol\u00e9s de charme.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quand nous marchions dans la rue, il me disait d\u2019un ton imp\u00e9rieux\u00a0: \u00ab\u00a0Accorde ton pas au mien.\u00a0\u00bb Et si j\u2019essayais de marcher \u00e0 mon propre rythme, il devenait bl\u00eame et me saisissait violemment le bras.\u00a0<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lui et moi nous ressemblions. Son monde aussi \u00e9tait cass\u00e9 quelque part. Je n\u2019aurais su dire depuis quand, mais \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de son corps ch\u00e9tif, il y avait un trou b\u00e9ant. Il cherchait \u00e0 combler ce vide par la musique et la drogue. Tout comme moi j\u2019essayais de combler mon propre vide avec les m\u00e9dicaments et les mots\u2026 Et ni lui ni moi ne comprenions pourquoi une telle d\u00e9chirure s\u2019\u00e9tait produite en nous.\u00a0<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il ne s\u2019exer\u00e7ait pour ainsi dire pas \u00e0 la maison, mais c\u2019\u00e9tait comme si les sonorit\u00e9s s\u2019accumulaient en lui en particules dou\u00e9es de violence.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il ne peut pas vivre sans toi. Je crois qu\u2019\u00e0 ta place je ne pourrais pas m\u2019en sortir. Mais toi, tu peux te rendre ma\u00eetre de lui. Et il est le premier \u00e0 le savoir.\u00a0<br \/>\u2014\u00a0Mais il est persuad\u00e9 qu\u2019il est seul au monde\u00a0!\u00a0\u00bb\u00a0<br \/>Lily a ri.\u00a0<br \/>\u00ab\u00a0Tous les hommes sont comme \u00e7a. Ils se trompent eux-m\u00eames en croyant qu\u2019ils sont seuls \u00e0 affronter la vie.\u00a0<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Que nous soyons seuls ou tous les deux ensemble, comme nous nous ressemblions\u00a0! Je l\u2019enla\u00e7ais aussi naturellement que je ramassais les miroirs f\u00eal\u00e9s et les d\u00e9bris de verre. Il se battait avec les notes jusqu\u2019\u00e0 en \u00eatre bris\u00e9.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">J\u2019ai ri en m\u2019imaginant vieille car ce mot ne m\u2019\u00e9voquait absolument rien. Ce n\u2019\u00e9tait qu\u2019un doux r\u00eave \u00e9ph\u00e9m\u00e8re. Pourtant, justement \u00e0 cause de l\u2019injustice de la r\u00e9alit\u00e9, du fardeau de la vie quotidienne que j\u2019affrontais sans r\u00e9pit, je ne pouvais m\u2019emp\u00eacher de me voir dans une maison imaginaire, vieille dame prenant paisiblement de l\u2019\u00e2ge, un livre \u00e0 la main ou en train de coudre une robe. En m\u00eame temps, un pied pos\u00e9 sur l\u2019\u00e9chelle d\u2019un r\u00eave \u00e9ph\u00e9m\u00e8re, j\u2019\u00e9tais stup\u00e9faite de ma jeunesse et de ma mis\u00e8re.\u00a0<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il ne supportait pas de d\u00e9velopper lentement les sons en une m\u00e9lodie. \u00ab\u00a0Plus loin, encore plus loin\u00a0!\u00a0\u00bb Pour diss\u00e9quer chaque note une \u00e0 une, il prenait de la drogue. Pour ne pas laisser \u00e9chapper la sonorit\u00e9 de l\u2019instant, pour enfiler chaque note apr\u00e8s l\u2019autre, il lui fallait tendre tout son \u00eatre.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La sinc\u00e9rit\u00e9 \u00e0 visage d\u00e9couvert n\u2019\u00e9tait pas de mode. Les hurlements, la col\u00e8re, l\u2019indignation appartenaient \u00e0 un monde r\u00e9volu. Moi qui avais grandi avec les asp\u00e9rit\u00e9s de mon caract\u00e8re, sans songer \u00e0 les adoucir, que pouvais-je faire d\u2019autre sinon tenter de rester debout au milieu d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 prosp\u00e8re et banale, avec toutes mes incertitudes.\u00a0<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Qu\u2019on me prenne en aversion ou qu\u2019on m\u2019insulte, tout ce que je pouvais faire \u00e9tait de rester reli\u00e9e au monde en continuant \u00e0 faire semblant de vivre.\u00a0<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">J\u2019ai en permanence une sensation de vide, une partie de mon corps est rest\u00e9e en chemin. Tant qu\u2019il \u00e9tait l\u00e0, l\u2019intensit\u00e9 de chaque instant \u00e9tait si vive que j\u2019avais du mal \u00e0 en supporter la br\u00fblure, mais cette vie qui palpitait comme un brasier n\u2019existe plus nulle part.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Moi qui pouvais \u00e0 peine faire semblant de vivre, comment aurais-je pu avoir espoir en l\u2019avenir, espoir en une nouvelle vie, comment aurais-je pu avoir l\u2019\u00e9nergie de travailler pour gagner de l\u2019argent\u00a0?\u00a0<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab\u00a0La quantit\u00e9 de vie dont nous disposons est d\u00e9cid\u00e9e depuis le d\u00e9but, ai-je dit d\u2019une voix neutre. Qu\u2019on vive longtemps \u00e0 petit feu ou qu\u2019on ait une vie br\u00e8ve mais intense, quand on a tout \u00e9puis\u00e9, il ne reste qu\u2019\u00e0 mourir. Ce qui compte, c\u2019est la vitesse. Vivre plus vite que tout le reste.\u00a0\u00bb\u00a0<\/p>\r\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Autrice\u00a0: n\u00e9e le 8 mars 1950 \u00e0 Saya (ville fusionn\u00e9e en 2005 pour former la ville de Aisai) et d\u00e9c\u00e9d\u00e9e le 30 ao\u00fbt 2014 (\u00e0 64 ans), est une po\u00e9tesse et femme de lettres japonaise. Elle remporte le prix Tanizaki en 2011 pour La P\u00e9ninsule aux 24 saisons. 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