{"id":957,"date":"2014-07-24T16:52:45","date_gmt":"2014-07-24T15:52:45","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=957"},"modified":"2018-06-30T14:35:27","modified_gmt":"2018-06-30T13:35:27","slug":"auteur-coup-de-coeur-baricco-alessandro","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=957","title":{"rendered":"Auteur Coup de coeur : Baricco Alessandro"},"content":{"rendered":"<p>N\u00e9 le 28 janvier 1958 \u00e0 Turin\u00a0; \u00e9crivain, musicologue et homme de th\u00e9\u00e2tre italien contemporain.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s des \u00e9tudes de philosophie et de musique, Alessandro Baricco s&rsquo;oriente vers le monde des m\u00e9dias en devenant tout d&rsquo;abord r\u00e9dacteur dans une agence de publicit\u00e9, puis journaliste et critique pour des magazines italiens. Il a \u00e9galement pr\u00e9sent\u00e9 des \u00e9missions \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision italienne (RAI) sur l&rsquo;art lyrique et la litt\u00e9rature<\/p>\n<p><span style=\"color: #808080;\"><strong>CHATEAUX DE LA COLERE (1995)<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Vers le milieu du XIXe si\u00e8cle, dans la petite ville imaginaire de Quinnipak, vit toute une communaut\u00e9 rassembl\u00e9e autour de la tr\u00e8s belle Jun Reihl, dont toute la ville admire les l\u00e8vres, et de son mari monsieur Reihl, directeur de la fabrique de verre. \u00c0 Quinnipak, chacun a son d\u00e9sir, sa \u00ab folie \u00bb secr\u00e8te : Pekish, l&rsquo;extravagant inventeur de l&rsquo;\u00ab humanophone \u00bb, un orchestre o\u00f9 chacun ne chante qu&rsquo;une seule note, toujours la m\u00eame; Pehnt, son jeune assistant, enfant trouv\u00e9 toujours v\u00eatu d&rsquo;une veste immense et informe; la \u00ab veuve \u00bb Abegg, veuve d&rsquo;un mari qu&rsquo;elle n&rsquo;a jamais \u00e9pous\u00e9; Horeau, l&rsquo;architecte fran\u00e7ais qui r\u00eave de grandioses constructions transparentes, et \u00c9lisabeth, la locomotive \u00e0 vapeur&#8230; Avec \u00ab\u00a0Ch\u00e2teaux de la col\u00e8re\u00a0\u00bb, Baricco nous offre un roman foisonnant et singulier, construit comme une fugue o\u00f9 chacun chante sa partition avec justesse et jubilation.<\/p>\n<p>On ne s&rsquo;ennuie pas un instant dans cet \u00ab\u00a0op\u00e9ra bouffe\u00a0\u00bb o\u00f9 se succ\u00e8dent de courtes histoires tissant une France moir\u00e9e \u00e0 ce r\u00e9cit-gigogne situ\u00e9 en un pays imaginaire au milieu du 19e si\u00e8cle. Etourdissant et jubilatoire. Prix M\u00e9dicis \u00e9tranger 1995. &#8212; Services Documentaires Multim\u00e9dia<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: <em>Je recherche dans mes notes&#8230;<\/em><\/p>\n<p><span style=\"color: #808080;\"><strong>SOIE (1997)<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Vers 1860, pour sauver les \u00e9levages de vers \u00e0 soie contamin\u00e9s par une \u00e9pid\u00e9mie, Herv\u00e9 Joncour entreprend quatre exp\u00e9ditions au Japon pour acheter des neufs sains. Entre les monts du Vivarais et le japon, c&rsquo;est le choc de deux mondes, une histoire d&rsquo;amour et de guerre, une alchimie merveilleuse qui tisse le roman de fils impalpables. Des voyages longs et dangereux, des amours impossibles qui se poursuivent sans jamais avoir commenc\u00e9, des personnages de d\u00e9sirs et de passions, le velours d&rsquo;une voix, la sacralisation d&rsquo;un tissu magnifique et sensuel, et la lenteur, la lenteur des saisons et du temps immuable.<\/p>\n<p><strong>Mon avis\u00a0<\/strong>: Soie, publi\u00e9 en Italie en 1996 et en France en 1997, est devenu en quelques mois un roman culte &#8211; succ\u00e8s m\u00e9rit\u00e9 pour le plus raffin\u00e9 des jeunes \u00e9crivains italiens. \u00a0\u00bb Par l\u00e0, toujours tout droit. Jusqu&rsquo;\u00e0 la fin du monde. \u00a0\u00bb Jusqu&rsquo;\u00e0 la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, \u00e0 la lenteur, \u00e0 l&rsquo;impatience, \u00e0 la tristesse. Jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;amour\u2026Jusqu&rsquo;au silence. Plus que le mortel ennui d&rsquo;une vie r\u00e9p\u00e9titive, c&rsquo;est une indiff\u00e9rence, une absence de r\u00e9sistance \u00e0 la vie que Baricco sugg\u00e8re en ouvrant son roman par quelques phrases laconiques, purement \u00e9nonciatives. Au d\u00e9but, Herv\u00e9 Joncour fait penser \u00e0 un spectateur repu qui se refuserait \u00e0 intervenir dans la pi\u00e8ce qui se joue, et qui pourtant parle de lui. Voyageur en qu\u00eate d&rsquo;\u0153ufs de vers \u00e0 soie, il se voit contraint, pour sauver les industriels de son village, d&rsquo;effectuer une exp\u00e9dition \u00ab\u00a0jusqu&rsquo;au bout du monde\u00a0\u00bb. Or, en 1861, la fin du monde, c&rsquo;est un Japon qui sort \u00e0 peine de son isolationnisme, et, qui plus est, de mauvaise gr\u00e2ce. Et c&rsquo;est au Japon que la vie du h\u00e9ros prend un tour nouveau en croisant celle d&rsquo;une femme myst\u00e9rieuse. \u00c0 la fin du roman, plusieurs ann\u00e9es se sont \u00e9coul\u00e9es, qui ont paru un battement de cils racont\u00e9 en douceur par une voix neutre qui a fait d\u00e9filer sous nos yeux, tels des panneaux de papier de riz, les s\u00e9quences successives de cette vie impalpable travers\u00e9e par des personnages d&rsquo;ombre subtile. &#8211;Sana Tang-L\u00e9opold Wauters<\/p>\n<p><span style=\"color: #808080;\"><strong>NOVECENTO : Pianiste (1997)<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Lemon Novecento est n\u00e9 sur le Virginia, un bateau qui fait la travers\u00e9e de l&rsquo;oc\u00e9an Atlantique vers l&rsquo;Am\u00e9rique. Jamais, il n&rsquo;en est jamais descendu. Il est devenu le pianiste de l&rsquo;orchestre et de l&rsquo;Oc\u00e9an&#8230; Sa vie \u00e9trange et po\u00e9tique est racont\u00e9e \u00e0 travers celle d&rsquo;un trompettiste engag\u00e9 sur le bateau qui va passer six ans \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s.<\/p>\n<p>Avec \u00e9tonnement, il entend les l\u00e9gendes qui entourent ce pianiste virtuose avant de devenir son ami. Ainsi, il d\u00e9couvre d&rsquo;o\u00f9 vient la merveilleuse musique que joue le talentueux Novecento. Jamais entendue, elle rend fou les plus grands pianistes comme Jelly Roll Morton, l&rsquo;inventeur du jazz.<\/p>\n<p>Dans ce texte, Baricco t\u00e9moigne de son immense int\u00e9r\u00eat pour la musique, sensible d\u00e9j\u00e0 dans son style tr\u00e8s musical. Court roman et parabole sur la cr\u00e9ation, <em>Novecento<\/em> envo\u00fbte par la po\u00e9sie et la beaut\u00e9 de son \u00e9criture<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: <em>Je recherche dans mes notes&#8230;<\/em><\/p>\n<p><span style=\"color: #808080;\"><strong>OCEAN MER (1998)<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: \u00abPos\u00e9e sur la corniche ultime du monde\u00bb, dominant une plage immense, la pension Almayer semble abandonn\u00e9e. Elle abrite pourtant sept \u00abclients\u00bb, sept naufrag\u00e9s de la vie qui sont venus l\u00e0 pour prendre cong\u00e9 d&rsquo;eux-m\u00eames et tenter de rena\u00eetre. En attendant l&rsquo;\u00e2me soeur, le professeur Bartleboom essaie d&rsquo;\u00e9crire la fin de l&rsquo;oc\u00e9an tandis que le portraitiste Plasson tente d&rsquo;en peindre le commencement. Ann Dev\u00e9ria voudrait retrouver un peu de sens moral et oublier son amant, la jeune Elisewin s&rsquo;efforce d&rsquo;\u00e9chapper aux angoisses qui la consument, le P\u00e8re Pluche \u00e9crit d&rsquo;\u00e9tranges pri\u00e8res et Adams, l&rsquo;homme au regard d&rsquo;animal en chasse, attend. Quant au myst\u00e9rieux habitant de la septi\u00e8me chambre, seuls les \u00e9tranges enfants qui tels des anges gardiens hantent la maison et l&rsquo;\u00e2me de ses h\u00f4tes, savent s&rsquo;il existe vraiment. Ce roman confirme le singulier talent de l&rsquo;Italien Alessandro Baricco, auteur des Ch\u00e2teaux de la col\u00e8re (prix M\u00e9dicis 1995) et de Soie, qui s&rsquo;est vendu en France \u00e0 plus de 150 000 exemplaires. Le romancier, n\u00e9 en 1958, est aussi critique musical, essayiste, dramaturge et directeur d&rsquo;une \u00e9cole d&rsquo;\u00e9criture.<\/p>\n<p>Un brin de suspense, une larme d&rsquo;aventure, quelques gouttes de philosophie, d&rsquo;humour et de po\u00e9sie subtilement distill\u00e9es: on reste suspendu aux l\u00e8vres et aux gestes de ces beaux personnages courageux et na\u00effs qui r\u00eavent d&rsquo;apprivoiser le n\u00e9ant, d&rsquo;en \u00e9baucher les limites, de le peupler de d\u00e9sirs. Et qu&rsquo;importe si l&rsquo;oc\u00e9an qu&rsquo;ils interrogent leur apporte des r\u00e9ponses. Les marins qui ont connu le ventre de la mer savent que la v\u00e9rit\u00e9 qu&rsquo;il rec\u00e8le n&rsquo;est pas faite pour l&rsquo;homme, et que celui qui l&rsquo;a vue \u00aben restera \u00e0 jamais inconsolable\u00bb. &#8211;Alexie Lorca, \u00a9Lire<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: <em>Je recherche dans mes notes&#8230;<\/em><\/p>\n<p><span style=\"color: #808080;\"><strong>L&rsquo;\u00c2me de Hegel et les vaches du Wisconsin (04-2004)<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Selon Hegel, \u00abla musique doit soulever l&rsquo;\u00e2me au-dessus du sentiment dans lequel elle est plong\u00e9e.\u00bb \u00c0 l&rsquo;inverse, les chercheurs de l&rsquo;Universit\u00e9 du Wisconsin ont d\u00e9couvert que la production de lait augmentait de 7,5 ~ chez les vaches qui \u00e9coutent de la musique symphonique ! Dans ce livre, Alessandro Baricco explore l&rsquo;univers musical, de Beethoven \u00e0 Sting, \u00e0 la recherche d&rsquo;indices qui lui permettraient de retrouver le sens de la musique dans la soci\u00e9t\u00e9 contemporaine. Avec brio et originalit\u00e9, l&rsquo;auteur de Soie propose ici un essai d\u00e9capant, voire iconoclaste.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0:<em> pas (encore) \u00a0lu<\/em><\/p>\n<p><span style=\"color: #808080;\"><strong>Constellations : Mozart, Rossini, Benjamin, Adorno, (essai, 1999)<\/strong><\/span><\/p>\n<p>\u00abPenser, c&rsquo;est un travail de g\u00e9ographe. Il faut savoir que l&rsquo;on travaille avec quelque chose qui n&rsquo;existe pas encore&#8230; le pressentir, en fait, comme le pressentaient les premiers explorateurs qui allaient d\u00e9couvrir l&rsquo;Am\u00e9rique. Ils avaient le dessin des rivages, et \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur : terra incognita. Oui, je crois que l&rsquo;on peut \u00e9prouver cela en philosophie, travailler avec l&rsquo;inconnu.\u00bb De l&rsquo;interpr\u00e9tation audacieuse de l&rsquo;opera buffa \u00e0 la mise en sc\u00e8ne du monde par le langage, Alessandro Baricco offre \u00e0 travers trois courts textes et un entretien ses r\u00e9flexions de musicologue et de philosophe sur la cr\u00e9ation artistique et la naissance d&rsquo;un chef-d&rsquo;\u0153uvre. Un livre subtil, provocant et moderne.<\/p>\n<p><span style=\"color: #808080;\"><strong>CITY (2000)<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: D&rsquo;abord le titre. Une ville. Pas une ville pr\u00e9cise. Plut\u00f4t l&#8217;empreinte d&rsquo;une ville quelconque. Son squelette. Je pensais aux histoires que j&rsquo;avais dans la t\u00eate comme \u00e0 des quartiers. Et j&rsquo;imaginais des personnages qui \u00e9taient des rues, et qui certaines fois commen\u00e7aient et mouraient dans un quartier, d&rsquo;autres fois traversaient la ville enti\u00e8re, accumulant des quartiers et des mondes qui n&rsquo;avaient rien \u00e0 voir les uns avec les autres et qui pourtant \u00e9taient la m\u00eame ville. Je voulais \u00e9crire un livre qui bouge comme quelqu&rsquo;un qui se perd dans une ville. Des personnages &#8211; des rues &#8211; il y en a beaucoup : il y a un coiffeur qui le jeudi coupe les cheveux gratis, il y en a un qui est un g\u00e9ant, un autre qui est muet. Il y a un petit gar\u00e7on qui s&rsquo;appelle Gould, et une fille qui s&rsquo;appelle Shatzy Shell (rien \u00e0 voir avec celui de l&rsquo;essence). Il y a aussi dans City deux quartiers, assez vastes, un peu d\u00e9cal\u00e9s en arri\u00e8re dans le temps. Il y a une histoire de boxe, et il y a un western. Le western, c&rsquo;est quelque chose \u00e0 quoi je pensais depuis des ann\u00e9es. J&rsquo;\u00e9tais toujours l\u00e0 \u00e0 essayer de m&rsquo;imaginer comment diable on pouvait bien faire pour \u00e9crire la fusillade finale. Quant \u00e0 la boxe, l\u00e0 c&rsquo;est un monde dingue, superbe. Si en plus tu es quelqu&rsquo;un qui \u00e9crit, t\u00f4t ou tard tu y viens. Mieux vaut t\u00f4t, me suis-je dit.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: c\u2019est celui que j&rsquo;ai le moins aim\u00e9. pour plus de d\u00e9tails.. <em>Je recherche dans mes notes&#8230;<\/em><\/p>\n<p><span style=\"color: #808080;\"><strong>Next<\/strong><\/span>,<\/p>\n<p>Petit livre sur la globalisation et sur le monde qui vient (Essai 2002)<\/p>\n<p><span style=\"color: #808080;\"><strong>Sans sang (10-2004)<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: \u00abDans la campagne, la vieille ferme de Mato Rujo demeurait aveugle, sculpt\u00e9e en noir contre la lumi\u00e8re du cr\u00e9puscule. Seule tache dans le profil \u00e9vid\u00e9 de la plaine. Les quatre hommes arriv\u00e8rent dans une vieille Mercedes. La route \u00e9tait s\u00e8che et creus\u00e9e &#8211; pauvre route de campagne. De la ferme, Manuel Roca les vit. Il s&rsquo;approcha de la fen\u00eatre. D&rsquo;abord il vit la colonne de poussi\u00e8re s&rsquo;\u00e9lever au-dessus de la ligne des ma\u00efs. Puis il entendit le bruit du moteur. Plus personne n&rsquo;avait de voiture, dans le coin. Manuel Roca le savait. Il vit la Mercedes appara\u00eetre au loin puis se perdre derri\u00e8re une rang\u00e9e de ch\u00eanes. Ensuite, il ne regarda plus. Il revint vers la table et mit la main sur la t\u00eate de sa fille. L\u00e8ve-toi, lui dit-il. Il prit une cl\u00e9 dans sa poche, la posa sur la table et fit un signe de t\u00eate \u00e0 son fils. Tout de suite, dit son fils. C&rsquo;\u00e9taient des enfants, deux enfants.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Est-ce une nouvelle, un essai&#8230;. un trait\u00e9 sur la haine, la violence, le pardon&#8230; il en reste un go\u00fbt de cendres&#8230; de malaise&#8230; mais avec un pareil sujet, pouvait-il en \u00eatre autrement&#8230; Pour l&rsquo;h\u00e9ro\u00efne, la boucle est boucl\u00e9e&#8230; mais peut-on effacer l&rsquo;horreur de sa m\u00e9moire, en revenant au point de d\u00e9part ??? L&rsquo;\u00e9criture est toujours aussi puissante&#8230;<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>C&rsquo;est difficile \u00e0 comprendre, maintenant, mais c&rsquo;\u00e9tait une dr\u00f4le d&rsquo;\u00e9poque. Le pays allait de l&rsquo;avant, bien loin de la guerre, \u00e0 une vitesse incroyable, en oubliant tout. Mais il y avait tout un monde qui n&rsquo;en \u00e9tait jamais sorti, de la guerre, et qui dans ce pays heureux n&rsquo;arrivait pas \u00e0 red\u00e9marrer. Moi j&rsquo;\u00e9tais comme \u00e7a. Tous nous \u00e9tions comme \u00e7a. Pour nous, rien n&rsquo;\u00e9tait encore fini.<\/p>\n<p>On a beau s\u2019efforcer de vivre une seule vie, les autres verront mille autres vies dedans, et c\u2019est pour \u00e7a qu\u2019on n\u2019arrive pas \u00e0 \u00e9viter de faire du mal.<\/p>\n<p><span style=\"color: #808080;\"><strong>Hom\u00e8re, Iliade (09-2007)<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: \u00abLa tristesse est notre destin : mais c&rsquo;est pour cela que nos vies seront chant\u00e9es \u00e0 jamais, par tous les hommes qui viendront.\u00bb La voix d&rsquo;Hom\u00e8re continue de r\u00e9sonner du fond des si\u00e8cles. L&rsquo;<em>Iliade<\/em> chante cinquante et un jours de la derni\u00e8re ann\u00e9e d&rsquo;une guerre de dix ans qui prend fin avec la conqu\u00eate et la destruction de Troie. Elle chante des dieux, des hommes et des h\u00e9ros, inoubliables dans la col\u00e8re et l&rsquo;ambition, l&rsquo;audace et l&rsquo;ing\u00e9niosit\u00e9, la vengeance et la piti\u00e9, prisonniers des fronti\u00e8res d&rsquo;un \u00e9ternel champ de bataille. \u00c0 partir d&rsquo;une traduction moderne, Alessandro Baricco a concentr\u00e9 et ramen\u00e9 la mati\u00e8re premi\u00e8re du texte \u00e0 vingt et une voix dont la derni\u00e8re, celle de l&rsquo;a\u00e8de D\u00e9modocos, raconte la fin de Troie ; les personnages d&rsquo;Hom\u00e8re sont invit\u00e9s sur la sc\u00e8ne \u2013 les dieux laiss\u00e9s au second plan \u2013 pour raconter, avec des accents tr\u00e8s contemporains, leur histoire de passion et de sang, leur grande guerre, leur grande aventure.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: <em>pas (encore) lu<\/em><\/p>\n<p><span style=\"color: #808080;\"><strong>Cette histoire-l\u00e0 (06-2009)<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Ultimo Parri est un jeune homme qui vieillit en s&rsquo;effor\u00e7ant de remettre de l&rsquo;ordre dans le monde. Il a cinq ans lorsqu&rsquo;il voit sa premi\u00e8re automobile, l&rsquo;ann\u00e9e de la course mythique Versailles-Madrid de 1903, dix-neuf le jour de la grande d\u00e9faite de Caporetto en 1917, vingt-cinq lorsqu&rsquo;il rencontre la femme de sa vie, et beaucoup plus le soir o\u00f9 il meurt, loin de sa campagne pi\u00e9montaise natale. Cette histoire-l\u00e0 est son histoire, qui nous emporte dans une course effr\u00e9n\u00e9e \u00e0 travers le vingti\u00e8me si\u00e8cle, \u00e0 laquelle l&rsquo;\u00e9criture brillante et habile d&rsquo;Alessandro Baricco conf\u00e8re une formidable vivacit\u00e9, pour en faire une de ses plus belles r\u00e9ussites.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p><span style=\"color: #808080;\"><strong>Emma\u00fcs (11-2012)<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Quatre gar\u00e7ons, une fille : d\u2019un c\u00f4t\u00e9, le narrateur, le Saint, Luca et Bobby, et, de l\u2019autre, Andre. Elle est riche, belle, et elle distribue g\u00e9n\u00e9reusement ses faveurs. Ils ont dix-huit ans comme elle, sont avant tout catholiques, fervents voire int\u00e9gristes. Musiciens, ils forment un groupe qui anime les services \u00e0 l\u2019\u00e9glise et passent une partie de leur temps libre \u00e0 assister les personnes \u00e2g\u00e9es de l&rsquo;hospice. Alors qu\u2019elle incarne la luxure, Andre les fascine, ils en sont tous les quatre amoureux. La tentation est forte mais le prix \u00e0 payer sera lui aussi consid\u00e9rable. Alessandro Baricco nous offre son r\u00e9cit le plus personnel, \u00e0 la fois peinture de l&rsquo;Italie des ann\u00e9es<\/p>\n<p><strong>Mon avis\u00a0:\u00a0 <span style=\"color: #999999;\"><a title=\"Baricco, Alessandro \u00ab Emma\u00fcs \u00bb (11\/2012)\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=975\"><span style=\"color: #999999;\">\u00a0<span style=\"color: #c0c0c0;\">voir article sur le blog<\/span><\/span><\/a><\/span><\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #808080;\"><strong>Mr Gwyn (05-2014)<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Romancier britannique dans la fleur de l&rsquo;\u00e2ge, Jasper Gwyn a \u00e0 son actif trois romans qui lui ont valu un honn\u00eate succ\u00e8s public et critique. Pourtant, il publie dans The Guardian un article dans lequel il dresse la liste des cinquante-deux choses qu&rsquo;il ne fera plus, la derni\u00e8re \u00e9tant : \u00e9crire un roman. Son agent, Tom Bruce Shepperd, prend cette d\u00e9claration pour une provocation, mais, lorsqu&rsquo;il appelle l&rsquo;\u00e9crivain, il comprend que \u00e7a n&rsquo;en est pas une : Gwyn est tout \u00e0 fait d\u00e9termin\u00e9. Simplement, il ne sait pas ce qu&rsquo;il va faire ensuite. Au terme d&rsquo;une ann\u00e9e sabbatique, il a trouv\u00e9 : il veut r\u00e9aliser des portraits, \u00e0 la fa\u00e7on d&rsquo;un peintre, mais des portraits \u00e9crits qui ne soient pas de banales descriptions. Dans ce but, il cherche un atelier, soigne la lumi\u00e8re, l&rsquo;ambiance sonore et le d\u00e9cor, puis il se met en qu\u00eate de mod\u00e8les. C&rsquo;est le d\u00e9but d&rsquo;une exp\u00e9rience hors norme qui mettra l&rsquo;\u00e9crivain repenti \u00e0 rude \u00e9preuve.<\/p>\n<p>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un artiste? s&rsquo;interroge Alessandro Baricco, dans ce roman intrigant, brillant et formidablement \u00e9l\u00e9gant. Pour r\u00e9pondre \u00e0 cette question, il nous invite \u00e0 suivre le parcours de son Mr Gwyn, mi-jeu sophistiqu\u00e9 mi-aventure cocasse. Et, s&rsquo;il nous livre la cl\u00e9 du myst\u00e8re Gwyn, l&rsquo;issue sera naturellement inattendue.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0 : <span style=\"color: #999999;\"><a title=\"Baricco, Alessandro \u00ab\u00a0Mr Gwyn\u00a0\u00bb (05-2014)\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=924\"><span style=\"color: #999999;\"><strong>voir article sur le blog<\/strong>\u00a0<\/span><\/a><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #808080;\"><strong>Trois fois d\u00e8s l&rsquo;aube\u00a0 (2015)<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #000000;\">R\u00e9sum\u00e9<\/span><\/strong> :\u00a0\u00abC\u2019\u00e9tait un h\u00f4tel, d\u2019un charme un peu surann\u00e9 qui avait su probablement, par le pass\u00e9, tenir certaines promesses de luxe et de raffinement. Il avait une belle porte \u00e0 tambour en bois, un d\u00e9tail toujours propice aux fantasmes. C\u2019est par l\u00e0 qu\u2019une femme entra.\u00bb<br \/>\nDeux personnages se rencontrent \u00e0 trois reprises dans un h\u00f4tel, jusqu\u2019\u00e0 ce que l\u2019aube se l\u00e8ve et avec elle, la promesse d\u2019un nouveau d\u00e9part. Un homme se confie \u00e0 une femme plus \u00e2g\u00e9e que lui, un portier aide une jeune femme \u00e0 s\u2019affranchir de son pass\u00e9 et une inspectrice de police cherche \u00e0 prot\u00e9ger un orphelin. Habilement enchev\u00eatr\u00e9es, ces histoires donnent \u00e0 voir l\u2019\u00e9tendue des talents d&rsquo;Alessandro Baricco. D\u2019autant plus que le titre n\u2019est pas sans rappeler celui d\u2019un livre mentionn\u00e9 dans son dernier roman\u2026 Mr Gwyn.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong> :\u00a0 pas encore lu<\/p>\n<p><span style=\"color: #808080;\"><strong>Une certaine vision du monde (2015)<\/strong><\/span><\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9<\/b><span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: transparent; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\"> :\u00a0<\/span>\u00abIl y a dix ans, j&rsquo;ai d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 dans une autre ville. Jusque-l\u00e0, rien de bien int\u00e9ressant. Simplement, en d\u00e9m\u00e9nageant dans une nouvelle ville, j&rsquo;ai laiss\u00e9 dans l&rsquo;ancienne tous les livres que j&rsquo;avais lus et je me suis install\u00e9 dans un logement o\u00f9 il n&rsquo;y en avait pas un seul \u00e0 moi. Et donc, \u00e0 pr\u00e9sent, il y a dans cet appartement dix ans de lecture, ces dix derni\u00e8res ann\u00e9es. Je range les livres les uns \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des autres, non par ordre alphab\u00e9tique ou par cat\u00e9gorie, mais suivant l&rsquo;ordre dans lequel je les ai ouverts (un syst\u00e8me que je conseille, d&rsquo;ailleurs : les soirs d&rsquo;ennui, on peut examiner le dos des livres et, si on en a envie, passer en revue des pans entiers de sa vie, il suffit d&rsquo;attendre que revienne le parfum des jours o\u00f9 on les a tenus entre nos mains : et il revient, il revient toujours). C&rsquo;est pour cette raison que je suis en mesure de dire sans trop de risque de me tromper quels sont les cinquante meilleurs livres que j&rsquo;ai lus au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es. Ce qui est un tantinet plus difficile \u00e0 expliquer, c&rsquo;est pourquoi j&rsquo;ai d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;\u00e9crire sur chacun d&rsquo;eux, de publier un article par livre et par semaine, chaque dimanche pendant un an. Pour que d&rsquo;autres les lisent, dirais-je. Et ce serait une raison suffisante. Mais ce n&rsquo;est pas tout. D&rsquo;abord, j&rsquo;aime l&rsquo;id\u00e9e de parler de livres, \u00e0 un moment o\u00f9 il ne semble plus si important de se demander lesquels sont bons et lesquels ne le sont pas, de se disputer et de donner son avis.\u00bb<br \/>\nUne certaine vision du monde rassemble les chroniques publi\u00e9es par Alessandro Baricco en 2011 et 2012 dans le quotidien La Repubblica. Avec l&rsquo;humour et l&rsquo;intelligence qu&rsquo;on lui conna\u00eet, il y \u00e9voque les livres qui lui ont sembl\u00e9 particuli\u00e8rement significatifs. Des ouvrages qui, \u00e0 ses yeux, incarnent notre civilisation : la civilisation du livre.<\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b><span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: transparent; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\"> :\u00a0 pas encore lu<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #808080;\"><strong>La Jeune \u00c9pouse <\/strong><strong>(2016)<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong> :\u00a0Italie, d\u00e9but du XXe si\u00e8cle. Un beau jour, la Jeune \u00c9pouse fait son apparition devant la Famille. Elle a dix-huit ans et d\u00e9barque d&rsquo;Argentine car elle doit \u00e9pouser le Fils. En attendant qu\u2019il rentre d\u2019Angleterre, elle est accueillie par la Famille. La Jeune \u00c9pouse vit alors une authentique initiation sexuelle : la Fille la s\u00e9duit et fait son \u00e9ducation, d\u00fbment compl\u00e9t\u00e9e par la M\u00e8re, et le P\u00e8re la conduit dans un bordel de luxe o\u00f9 elle \u00e9coutera un r\u00e9cit \u00e9difiant, qui lui d\u00e9voilera les myst\u00e8res de cette famille aux rituels aussi sophistiqu\u00e9s qu&rsquo;incompr\u00e9hensibles. Mais le Fils ne revient toujours pas, il se contente d\u2019exp\u00e9dier toutes sortes d\u2019objets \u00e9tranges, qui semblent d\u2019abord annoncer son retour puis signifient au contraire sa disparition. Quand la Famille part en vill\u00e9giature d\u2019\u00e9t\u00e9, la Jeune \u00c9pouse d\u00e9cide de l&rsquo;attendre seule, une attente qui sera pleine de surprises.<br \/>\nAvec d\u00e9licatesse et virtuosit\u00e9, l&rsquo;auteur de Soie et de Novecento pianiste ne se contente pas de recr\u00e9er un monde envo\u00fbtant, au bord de la chute, qui n&rsquo;est pas sans rappeler celui que Tomasi di Lampedusa d\u00e9peint dans Le gu\u00e9pard. Il nous livre aussi, l&rsquo;air de rien, une formidable r\u00e9flexion sur le m\u00e9tier d&rsquo;\u00e9crire.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong> :\u00a0<span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: transparent; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\">pas encore lu<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #808080;\"><strong>\u00a0\u00abSmith &amp; Wesson\u00bb (2018)<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong> :\u00a0\u00abMaintenant je r\u00e9sume : on attendait un tas de choses de la vie, on n\u2019a rien fait de bien, on glisse peu \u00e0 peu vers le n\u00e9ant, et ce dans un trou paum\u00e9 o\u00f9 une splendide cascade nous rappelle tous les jours que la mis\u00e8re est une invention humaine et la grandeur le cours naturel du monde.\u00bb<br \/>\nAnn\u00e9e 1902, Tom Smith et Jerry Wesson se rencontrent au pied des chutes du Niagara. L\u2019un passe son temps \u00e0 r\u00e9diger des statistiques m\u00e9t\u00e9orologiques ; l\u2019autre \u00e0 rep\u00eacher les corps engloutis par les rapides. Rencontre exceptionnelle, comme celle que les deux types font avec Rachel Green, jeune journaliste pr\u00eate \u00e0 tout pour d\u00e9nicher le scoop du si\u00e8cle, m\u00eame \u00e0 embarquer Smith et Wesson dans son projet loufoque : plonger dans les chutes du Niagara et s\u2019en sortir vivante. Tout le monde en r\u00eave, personne ne l\u2019a jamais fait. Il ne reste alors qu\u2019\u00e0 se glisser dans un tonneau, d\u00e9fier les lois de la physique et sauter. Nous avons tous besoin d\u2019une histoire m\u00e9morable, d\u2019un exploit hors norme pour r\u00e9aliser quelque chose qui nous soit vraiment propre.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong> : <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6522\"><span style=\"color: #808080;\">voir article sur le blog<\/span><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>N\u00e9 le 28 janvier 1958 \u00e0 Turin\u00a0; \u00e9crivain, musicologue et homme de th\u00e9\u00e2tre italien contemporain. Apr\u00e8s des \u00e9tudes de philosophie et de musique, Alessandro Baricco s&rsquo;oriente vers le monde des m\u00e9dias en devenant tout d&rsquo;abord r\u00e9dacteur dans une agence de publicit\u00e9, puis journaliste et critique pour des magazines italiens. 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