{"id":9622,"date":"2019-10-30T15:44:58","date_gmt":"2019-10-30T14:44:58","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=9622"},"modified":"2019-10-30T18:08:05","modified_gmt":"2019-10-30T17:08:05","slug":"appanah-nathacha-le-ciel-par-dessus-le-toit-rl2019","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=9622","title":{"rendered":"Appanah, Nathacha \u00abLe ciel par-dessus le toit\u00bb (RL2019)"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Auteur<\/strong> : Ayant le cr\u00e9ole mauricien comme langue maternelle, Nathacha Devi Pathareddy Appanah, dont la famille descend d\u2019\u00ab&nbsp;engag\u00e9s&nbsp;\u00bb indiens immigr\u00e9s \u00e0 Maurice, \u00e9crit en fran\u00e7ais. Elle travaille d\u2019abord \u00e0 l\u2019\u00eele Maurice comme journaliste pour Le Mauricien et Week-End Scope. Elle s\u2019installe en 1998 en France, o\u00f9 elle poursuit sa carri\u00e8re de journaliste dans la presse \u00e9crite et en radio. Ses articles sont publi\u00e9s dans G\u00e9o Magazine, Air France Magazine, Viva Magazine et elle fait des reportages pour la Radio suisse romande, RFI, France Culture.<br \/> Son premier roman, <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4505\"><em>Les Rochers de Poudre d\u2019Or<\/em><\/a>, publi\u00e9 en 2003 aux \u00c9ditions Gallimard raconte l\u2019\u00e9pop\u00e9e des travailleurs indiens venus remplacer les esclaves dans les champs de canne \u00e0 sucre \u00e0 l\u2019\u00eele Maurice. Son deuxi\u00e8me roman <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3737\"><em>Blue Bay Palace<\/em><\/a> (Gallimard, 2004) donne \u00e0 voir la schizophr\u00e9nie d\u2019une \u00eele Maurice entre l\u2019image de la carte postale et une soci\u00e9t\u00e9 tr\u00e8s marqu\u00e9e par les classes, les castes et les pr\u00e9jug\u00e9s.<br \/> Dans <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3314\"><em>La Noce d\u2019Anna<\/em><\/a>, publi\u00e9 en 2005 aux \u00e9ditions Gallimard, la narratrice, tout en vivant la journ\u00e9e du mariage de sa fille, Anna, s\u2019interroge sur la transmission entre m\u00e8re et fille.<br \/> <em>Le Dernier Fr\u00e8re<\/em>, publi\u00e9 en 2007, aux \u00e9ditions de l\u2019Olivier, raconte l\u2019histoire de Raj, un gar\u00e7on mauricien et de David, un jeune juif qui se retrouve enferm\u00e9 \u00e0 la prison de Beau-Bassin pendant la Seconde Guerre mondiale. Le Dernier Fr\u00e8re a re\u00e7u plusieurs prix litt\u00e9raires dont le prix du roman Fnac 2007, le prix des lecteurs de L\u2019Express 2008, le prix de la Fondation France-Isra\u00ebl. Il a \u00e9t\u00e9 traduit dans plus de quinze langues. En 2015, parution de <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3365\"><em>En attendant demain<\/em> <\/a>(Gallimard 2105)<br \/> Paru en 2016, son roman <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3293\"><em>Tropique de la violence<\/em> <\/a>est issu de l\u2019exp\u00e9rience de son s\u00e9jour \u00e0 Mayotte o\u00f9 elle d\u00e9couvre une jeunesse \u00e0 la d\u00e9rive (source Wikipedia). Et toujours en 2016, <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3373\">\u00abPetit \u00e9loge des fant\u00f4mes\u00bb<\/a> , 7 petites nouvelles. En 2018 para\u00eet \u00ab&nbsp;Une ann\u00e9e lumi\u00e8re&nbsp;\u00bb, recueil de chroniques parues dans le journal La Croix en 2017, qui portent \u00e0 la fois sur son m\u00e9tier d&rsquo;\u00e9crivain et sur ses origines mauriciennes. En 2019 elle publie \u00ab <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=9622\">Le ciel par-dessus le toit<\/a> \u00bb (RL2019)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Gallimard \u2013 22.08.2019 \u2013 128 pages<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>R\u00e9sum\u00e9&nbsp;<\/strong>: Sa m\u00e8re et sa s\u0153ur savent que Loup dort en prison, m\u00eame si le mot juste c\u2019est maison d\u2019arr\u00eat mais qu\u2019est-ce que \u00e7a peut faire les mots justes quand il y a des barreaux aux fen\u00eatres, une porte en m\u00e9tal avec \u0153illeton et toutes ces choses qui ne se trouvent qu\u2019entre les murs.<br \/>Elles imaginent ce que c\u2019est que de dormir en taule \u00e0 dix-sept ans mais personne, vraiment, ne peut imaginer les soirs dans ces endroits-l\u00e0.<br \/>Comme dans le po\u00e8me de Verlaine auquel le titre fait r\u00e9f\u00e9rence, ce roman griff\u00e9 de tant d\u2019\u00e9clats de noirceur nous transporte pourtant par la gr\u00e2ce de l\u2019\u00e9criture de Nathacha Appanah vers une lumi\u00e8re tomb\u00e9e d\u2019un ciel si bleu, si calme, vers cette \u00e9ternelle douceur qui lie une famille au-del\u00e0 des drames.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Mon avis<\/strong>&nbsp;: C\u2019est mon coup de c\u0153ur de l\u2019ann\u00e9e&nbsp;! Tant par l\u2019histoire que par l\u2019\u00e9criture. <br \/>Il y a \u00c9liette, Ph\u00e9nix, Paloma et Loup. Eliette, si l\u2019on en croit l\u2019\u00e9tude des pr\u00e9noms, est une jeune fille timide et introvertie, une vraie petite princesse qui s\u2019oriente vers des m\u00e9tiers artistiques\u2026 Eliette qui va arracher le masque de la vie que son pr\u00e9nom lui propose, Eliette qui va changer, qui telle le Phenix va renaitre apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 \u00ab&nbsp;brul\u00e9e&nbsp;\u00bb dans sa chair.&nbsp; Il y a la colombe \u00ab&nbsp;Paloma&nbsp;\u00bb, qui a des ailes pour s\u2019envoler et va s\u2019en servir pour s\u2019enfuir et voler de ses propres ailes. Il y a Loup, un \u00eatre doux, tr\u00e8s sensible, et son pr\u00e9nom n\u2019est donc pas en ad\u00e9quation avec ce qu\u2019il est en r\u00e9alit\u00e9, qui ne sait pas g\u00e9rer ses \u00e9motions et ne sait pas se d\u00e9fendre. C\u2019est un contemplatif.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019un des th\u00e8mes du roman est le rapport parents\/enfants. Aime-t-on ses enfants comme ils souhaitent \u00eatre aim\u00e9s&nbsp;? Quand nous faisons ce que nous pensons \u00eatre bien pour eux, faisons-nous ce qu\u2019ils souhaitent aussi&nbsp;?&nbsp; Sommes-nous \u00e0 leur \u00e9coute&nbsp;? Vit-on les choses comme les gens avec lesquels on vit&nbsp;? Nous comprenons-nous&nbsp;? Osons-nous dire ce que l\u2019on pense&nbsp;? Quelle est l\u2019importance des non-dits&nbsp;? L\u2019importance de la communication, des silences. Et quelles sont les cons\u00e9quences de nos r\u00e9actions quand nous agissons pour nous lib\u00e9rer de la vie qui nous est impos\u00e9e contre notre personnalit\u00e9 propre et notre envie. <br \/>C\u2019est aussi un livre sur l\u2019enfance, sur les blessures de l\u2019enfance, sur l\u2019enfermement, sur les murs (r\u00e9els ou non) qui nous emp\u00eachent de vivre. Le titre choisi n\u2019est pas anodin&nbsp;:&nbsp; en effet ce po\u00e8me a \u00e9crit au moment o\u00f9 Verlaine \u00e9tait incarc\u00e9r\u00e9, tout comme Loup dans le roman.<br \/>L\u2019importance des sons est primordiale aussi \u2026 il y a tout d\u2019abord le chant, plus tard il y a la guitare, il y a l\u2019importance de l\u2019\u00e9coute\u2026et les bruits&nbsp;: les objets ont une vie propre&nbsp;: ils craquent, ronflent, claquent\u2026 Il y a les mots, les sons, les cris, \u2026 Les bruits de la vie, ceux de dehors, et ceux de la prison (ceux qui cognent, tapent, grincent, glissent, s\u2019entrechoquent). Tout est son et odeur comme le dira Loup. Et les silences&nbsp;: ceux de la solitude, du manque de communication, et ceux de soulagement et de joie\u2026<br \/>Les couleurs aussi ont leur importance mais pour une fois, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 davantage sensible \u00e0 la \u00ab&nbsp;bande son&nbsp;\u00bb des mots de Nathacha Appanah.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Extraits<\/strong>&nbsp;:\n( <em>le livre est court mais pour lui rendre justice il faudrait le copier dans\nson int\u00e9gralit\u00e9<\/em>) <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab\u00a0<em>Si je dis le vrai nom des choses qui habitent ici<br \/>La beaut\u00e9 la tendresse et l\u2019imagination s\u2019envolent \u00e0 travers la fen\u00eatre<\/em>\u00ab\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais toujours et encore, il y a les murs qui\nentourent, qui s\u00e9parent, qui ali\u00e8nent, qui prot\u00e8gent et qui ne gu\u00e9rissent pas\nles c\u0153urs.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette nuit fond sur le jour en laissant des tra\u00een\u00e9es\nroses et mauves et orange. Ce ciel, par-dessus les toits, ressemble \u00e0 un\nmorceau de soie chatoyant, pense-t-elle, et \u00e7a lui fait plaisir que ce\nchatoyant, qu\u2019elle a rencontr\u00e9 jusqu\u2019ici uniquement dans les pages de livres,\nlui vienne si ais\u00e9ment.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Debout devant sa fen\u00eatre, elle per\u00e7oit la m\u00e9lancolie\nqui accompagne toujours cette heure bleue&nbsp;; d\u2019o\u00f9 \u00e9merge ce sentiment, se\ndemande-t-elle, est-ce le m\u00e9lange de tous les sentiments du soir, petits et\ngrands, beaux et laids, fades et puissants&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">sa m\u00e8re ne laisse rien passer, pas une \u00e9motion, pas\nun mot d\u2019avant, un mot de col\u00e8re ou un mot de crainte, n\u2019importe quoi qui\nlaisserait entendre ce qui travaille son c\u0153ur.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Commenc\u00e9&nbsp;? Non, plut\u00f4t d\u00e9raill\u00e9, diverg\u00e9 alors\nque jusqu\u2019\u00e0 maintenant la vie \u00e9tait comme elle est si souvent, ni\nextraordinaire ni triste, de ces vies travailleuses, sans grande intelligence\nni b\u00eatise, de ces&nbsp;vies \u00e0 chercher le mieux, le meilleur mais pas trop\nquand m\u00eame, on ne voudrait pas attirer le mauvais \u0153il.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces regards-l\u00e0 disent des choses qu\u2019elle ne conna\u00eet\npas encore mais dont elle pressent la violence et l\u2019\u00e9tranget\u00e9<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le temps passe et les mots qu\u2019ils lui disent\ns\u2019accumulent sur elle comme de la peau morte.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">elle voudrait s\u2019accrocher \u00e0 cette col\u00e8re qui semble\nla porter dans les r\u00eaveries, oh si seulement vous pouviez la voir br\u00fbler,\ncasser, hurler&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">il faut bien que cesse toute vell\u00e9it\u00e9 du mieux, du\nmagnifique, du meilleur, il faut bien en finir avec les belles paroles, les\nbons sentiments, les r\u00eaves doucereux, il faut bien, un jour, arracher \u00e0 coups\nde dents sa place au monde.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 cette heure, elle a le sentiment que si elle\nn\u2019\u00e9coutait pas ces bruits-l\u00e0, le monde et toutes les choses qui l\u2019habitent s\u2019\u00e9crouleraient\nde solitude.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elle ne fait aucun bruit, sa pr\u00e9sence est immobile,\nsurnaturelle, pareille \u00e0 ces enfants dans les films d\u2019horreur qui voient tout\net savent tout.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Bient\u00f4t, pense-t-il moiti\u00e9 \u00e9merveill\u00e9, moiti\u00e9\neffray\u00e9, cette jeune femme au visage si parfait ne va faire qu\u2019un avec le\ndragon et, oui, bient\u00f4t elle crie comme l\u2019autre crache des flammes au croissant\nde son \u00e9paule droite, elle se redresse et, de ses deux mains, elle attrape le\npetit gar\u00e7on qui glisse hors d\u2019elle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">[\u2026] parfois il vaut mieux ne rien dire, ne rien\nfaire parce qu\u2019on ne sait jamais si entre les mains on tient une arme ou un\nfruit.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">c\u2019est comme si le temps avait flout\u00e9 ses traits de\nmarbre, ses contours de pierre sculpt\u00e9e, l\u2019acier de son regard, la fermet\u00e9 de\nsa peau, tout ce qui la rendait si irr\u00e9elle aux yeux des autres, tout \u00e7a s\u2019est\nun peu effrit\u00e9 maintenant et peut-\u00eatre que c\u2019est mieux, elle est moins froide,\nmoins distante, moins impressionnante tout simplement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Bon sang, comment faut-il la mener cette putain de\nvie pour qu\u2019elle ne vous morde pas au quotidien&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">elle leur avait donn\u00e9 des pr\u00e9noms de fauve et\nd\u2019oiseau, elle leur avait donn\u00e9 des griffes et des ailes mais \u00e7a n\u2019avait servi\n\u00e0 rien.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">elle ne voulait pas que le temps ralentisse, elle ne\nvoulait pas se cr\u00e9er d\u2019autres souvenirs \u00e0 classer dans ce coin appel\u00e9\n\u00ab&nbsp;derni\u00e8re fois&nbsp;\u00bb, elle voulait juste partir.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je me rappelle la premi\u00e8re fois que je l\u2019ai vue.\nElle m\u2019a fait penser \u00e0 ces maisons dans les contes de f\u00e9es, l\u00e0 o\u00f9 vivent les\nsorci\u00e8res ou les bannis, vous voyez ce que je veux dire&nbsp;? Il y avait des\nmauvaises herbes partout, certaines m\u2019arrivaient jusqu\u2019\u00e0 la taille et j\u2019ai\npens\u00e9 que j\u2019avais atteint le bout du monde et c\u2019est exactement ce que je\nvoulais.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Parfois, on aimerait savoir, n\u2019est-ce pas, la nature\nexacte des paroles&nbsp;: leur poids sur les \u00e2mes, leur action insidieuse sur\nles pens\u00e9es, leur dur\u00e9e de vie, si elles sucrent ou rendent amers les c\u0153urs.\nIront-elles se loger quelque part dans le cerveau et un jour, on ne sait ni\npourquoi ni comment, r\u00e9appara\u00eetre&nbsp;? Auront-elles un effet imm\u00e9diat et\nd\u00e9clencher col\u00e8re, tristesse, stupeur&nbsp;? Seront-elles incomprises,\nconfuses&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">c\u2019est comme si elle \u00e9tait une stagiaire dans sa\npropre existence, en attendant d\u2019y \u00eatre confirm\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dehors, elle se met \u00e0 courir, elle hal\u00e8te, elle souffle,\nelle croit tomber mais elle ne s\u2019arr\u00eate pas, elle pense \u00e0 Loup qui courait\ntoujours pour se calmer, pour s\u2019oublier et ce soir, pour elle aussi, il n\u2019y a\nque l\u2019illusion de la fuite du monde et de soi qui lui reste.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La nuit avance telle une vague, elle se soul\u00e8ve de\ntoutes ces voix puis elle s\u2019\u00e9crase et le silence ce n\u2019est pas mieux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">il y a un silence qui est fait de soulagement et de\njoie \u00e0 la fois..<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le c\u0153ur est \u00e0 nettoyer chaque jour, \u00e0 chaque\n\u00e9preuve.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">ses yeux se d\u00e9voilent et on dirait quelque chose qui\nlutte pour sortir, qu\u2019est-ce que c\u2019est, une parole, une pens\u00e9e, une larme, un\nenfant&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il faut songer \u00e0 son corps o\u00f9 se dessinent des lierres, des liens, des dragons et des ph\u00e9nix. Toutes ces choses qui grimpent, se tissent, s\u2019envolent et se d\u00e9ploient parce que toujours Ph\u00e9nix a r\u00eav\u00e9 d\u2019\u00eatre ainsi, mais ce matin il n\u2019y a plus de place pour ces promesses d\u2019avant.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Voir la Critique<\/strong> : <a href=\"http:\/\/www.lacauselitteraire.fr\/le-ciel-par-dessus-le-toit-nathacha-appanah-par-emmanuelle-caminade?fbclid=IwAR0LMF7bWfrcww6MzLakfWgAiZOAf3zCnap_13bxelXCAN_xmwOFajPuuKw\">La cause litt\u00e9raire<\/a> <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur : Ayant le cr\u00e9ole mauricien comme langue maternelle, Nathacha Devi Pathareddy Appanah, dont la famille descend d\u2019\u00ab&nbsp;engag\u00e9s&nbsp;\u00bb indiens immigr\u00e9s \u00e0 Maurice, \u00e9crit en fran\u00e7ais. Elle travaille d\u2019abord \u00e0 l\u2019\u00eele Maurice comme journaliste pour Le Mauricien et Week-End Scope. 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