{"id":9680,"date":"2019-11-06T16:45:59","date_gmt":"2019-11-06T15:45:59","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=9680"},"modified":"2026-02-24T18:14:57","modified_gmt":"2026-02-24T16:14:57","slug":"recondo-de-leonor-manifesto-2019","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=9680","title":{"rendered":"R\u00e9condo (de), L\u00e9onor \u00abManifesto\u00bb (2019)"},"content":{"rendered":"\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><b>Autrice<\/b>\u00a0: L\u00e9onor de R\u00e9condo, n\u00e9e le 10 aout 1976 \u00e0 Paris est une autrice fran\u00e7aise et violoncelliste fran\u00e7aise. Elle d\u00e9bute le violon \u00e0 l\u2019\u00e2ge de cinq ans. Son talent pr\u00e9coce est rapidement remarqu\u00e9, et France T\u00e9l\u00e9visions lui consacre une \u00e9mission alors qu\u2019elle est adolescente. \u00c0 l\u2019\u00e2ge de dix-huit ans, elle obtient du gouvernement fran\u00e7ais la bourse Lavoisier qui lui permet de partir \u00e9tudier au New England Conservatory of Music (Boston\/U.S.A.). Elle devient, pendant ses \u00e9tudes, le violon solo du N.E.C. Symphony Orchestra de Boston. Trois ans plus tard, elle re\u00e7oit l\u2019Undergraduate Diploma et rentre en France. En octobre 2010, para\u00eet son premier roman, <i>La Gr\u00e2ce du cypr\u00e8s blanc<\/i>, aux \u00e9ditions Le temps qu\u2019il fait. En 2012, elle publie chez Sabine Wespieser <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1205\"><i>R\u00eaves oubli\u00e9s<\/i><\/a><\/span>, roman de l\u2019exil familial au moment de la guerre d\u2019Espagne. En 2013,<span style=\"color: #0000ff;\"> <a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1494\"><i>Pietra viva<\/i><\/a><\/span>, plong\u00e9e dans la vie et l\u2019\u0153uvre de Michel Ange, rencontre une tr\u00e8s bonne r\u00e9ception critique et commerciale.<span style=\"color: #0000ff;\"> <a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1914\"><i>Amour<\/i><i>s<\/i><\/a><\/span>, paru en janvier 2015, a remport\u00e9 le prix des Libraires et le prix RTL\/Lire.<span style=\"color: #0000ff;\"> <a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6128\"><i>Point cardinal<\/i><\/a>,<\/span> para\u00eet en ao\u00fbt 2017, En 2019 elle publie \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=9680\"><i>Manifesto<\/i>\u00a0<\/a><\/span>\u00bb . En 2020 \u00ab\u00a0La le\u00e7on de t\u00e9n\u00e8bres\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0K.626\u00a0\u00bb (48 pages), en 2021 \u00ab<span style=\"color: #0000ff;\">\u00a0<a style=\"color: #0000ff;\" title=\"De R\u00e9condo, L\u00e9onor \u00ab\u00a0Revenir \u00e0 toi\u00a0\u00bb (2021) 186 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=23875\">Revenir \u00e0 toi<\/a>\u00a0<\/span>\u00bb, en 2023 \u00ab<span style=\"color: #0000ff;\">\u00a0<a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=19107\"><i>Le grand feu<\/i><\/a>\u00a0<\/span>\u00bb, en 2025 \u00abAlma et la V\u00e9nus d\u2019ivoire\u00a0\u00bb (48 pages), \u00ab\u00a0Goya de p\u00e8re en fille\u00a0\u00bb (64 pages)\u00a0 \u00ab\u00a0Marcher dans tes pas\u00a0\u00bb<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sabine Wespieser \u2013 10.01.2019 &#8211; 160 pages \/ <em>Point poche \u2013 9.1.2020 \u2013 168 pages<\/em><\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: \u00ab\u00a0Pour mourir libre, il faut vivre libre.\u00a0\u00bb La vie et la mort s&rsquo;entrelacent au coeur de ce \u00ab\u00a0Manifesto\u00a0\u00bb pour un p\u00e8re bient\u00f4t disparu. Proche de son dernier souffle, le corps de F\u00e9lix repose sur son lit d&rsquo;h\u00f4pital. A son chevet, sa fille L\u00e9onor se souvient de leur pas de deux artistique &#8211; les traits dessin\u00e9s par F\u00e9lix, peintre et sculpteur, venaient \u00e9pouser les notes de la jeune apprentie violoniste, au milieu de l&rsquo;atelier. <br \/>L&rsquo;art, la beaut\u00e9 et la qu\u00eate de lumi\u00e8re pour conjurer les fant\u00f4mes d&rsquo;une enfance t\u00f4t interrompue. Pendant cette longue veille, l&rsquo;esprit de F\u00e9lix s&rsquo;est \u00e9chapp\u00e9 vers l&rsquo;Espagne de ses toutes premi\u00e8res ann\u00e9es, avant la guerre civile, avant l&rsquo;exil. Il y a rejoint l&rsquo;ombre d&rsquo;Ernest Hemingway. Aujourd&rsquo;hui que la diff\u00e9rence d&rsquo;\u00e2ge est abolie, les deux vieux se racontent les femmes, la guerre, I&rsquo; \u0153uvre accomplie, leurs destin\u00e9es devenues si parall\u00e8les par le malheur endur\u00e9 et la mort omnipr\u00e9sente. <br \/>Les deux narrations, celle de L\u00e9onor et celle de F\u00e9lix, transfigurent cette nuit de chagrin en un somptueux \u00e9loge de l&rsquo;amour, de la joie partag\u00e9e et de la force cr\u00e9atrice comme ultime refuge \u00e0 la violence du monde.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Mon avis<\/strong> (\u00e9tay\u00e9 aussi par l\u2019\u00e9coute d\u2019une interview de l\u2019auteur)\u00a0: Je dois dire que je me pose une question\u00a0: est-ce un roman\u00a0? est-ce un r\u00e9cit autobiographique\u00a0? L\u2019autrice \u00e9crit ici un texte en hommage \u00e0 son p\u00e8re disparu et elle a choisi de nous narrer la derni\u00e8re nuit de ce dernier.\u00a0 Un huis clos qui r\u00e9unit l\u2019autrice, sa m\u00e8re et son p\u00e8re dans une chambre d\u2019h\u00f4pital. Un r\u00e9cit \u00e0 trois voix\u00a0: celle de son p\u00e8re, Felix (sculpteur), de L\u00e9onor (Violoniste) et Ernest Hemingway (\u00e9crivain). Hemingway qui \u00e9tait un proche de la famille, qui a s\u00e9journ\u00e9 \u00e0 de multiples reprises en Espagne pendant la guerre civile (ann\u00e9es 20). \u00a0C\u2019est la derni\u00e8re nuit, la nuit du passage entre le monde des vivants et l\u2019autre monde\u2026 Cette nuit o\u00f9 Felix s\u2019\u00e9vade par la pens\u00e9e, quitte son lit d\u2019h\u00f4pital en faisant voyager son esprit\u2026 D\u2019ailleurs cela fait un moment dej\u00e0 que l\u2019esprit de Felix s\u2019\u00e9chappe, qu\u2019il voyage au moyen d\u2019Alzheimer\u2026 Felix et Ernest vont parler cr\u00e9ation, et de moults sujets. Et L\u00e9onor va les faire parler et par leurs voix elle va exprimer son avis sur l\u2019acte de cr\u00e9er, la solitude des cr\u00e9ateurs. Le r\u00e9el et l\u2019imaginaire se c\u00f4toient. Elle va parler musique, elle va parler sculpture, elle va parler violon, elle va parler lutherie.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le violon\u2026 un instrument que son p\u00e8re va lui construire de ses mains alors qu\u2019il est sculpteur et non luthier. C\u2019est aussi le r\u00e9cit des disparus qui peuplent le monde de L\u00e9onor de Recondo\u00a0: son p\u00e8re bien s\u00fbr mais aussi se fr\u00e8res et s\u0153urs. Et l\u2019espace d\u2019une nuit, les notes de musiques et l\u2019esprit de son p\u00e8re s\u2019\u00e9chappent par la fen\u00eatre. On y parle de la vie, de la jeunesse, du Pays basque, de la maladie, de la perte de m\u00e9moire, du deuil, des relations avec la famille, d\u2019art, des drames et de sourires de la vie \u2026 J&rsquo;y ai retrouv\u00e9 les personnages de son livre <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1205\"><em>R\u00eaves oubli\u00e9s<\/em><\/a> ( clic sur le titre pour lire la chronique)<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce n\u2019est pas mon pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 mais ce moment d\u2019intimit\u00e9 et d\u2019amour entre fille et p\u00e8re est \u00e9mouvant, tendre, sensible, profond, tout en d\u00e9licatesse et en amour, avec \u00e9norm\u00e9ment de pudeur.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019art, la beaut\u00e9 et la qu\u00eate de lumi\u00e8re pour conjurer les fant\u00f4mes d\u2019une enfance t\u00f4t interrompue.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La musique se faufile dans le fil du bois, attend, se cache, puis s\u2019endort.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et puis je t\u2019ai dit au revoir, \u00e0 demain. Mais je reviens trop t\u00f4t, ou presque trop tard. Je sais que tu vas mourir dans les heures prochaines, je ne sais pas exactement quand.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">POUR MOI, GERNIKA, C\u2019EST L\u2019ARBRE. Le ch\u00eane qui s\u2019enracine profond dans la terre, qui la maintient, qui ne la l\u00e2che pas.<br \/>[\u2026] ce ch\u00eane \u00e9tait l\u2019\u00e2me de la ville et que, si quiconque venait \u00e0 l\u2019abattre, l\u2019espoir dispara\u00eetrait avec ses racines et ses branches. Les seigneurs sauvages seraient alors r\u00e9duits au silence, le soleil, la lune, le souffle se d\u00e9tourneraient pour toujours, et si \u00e9loign\u00e9s fussions-nous, de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la montagne, fronti\u00e8re pass\u00e9e, la mort de cet arbre, son assassinat, nous aurait plong\u00e9s dans la plus profonde des d\u00e9tresses.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si tu ne regardes pas la mort en face, Ernesto, droit dans les yeux, c\u2019est la vie que tu n\u2019affrontes pas\u00a0!<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Vacarme ext\u00e9rieur, silence int\u00e9rieur, comme la m\u00e8re, suspension \u00e9paisse du temps, infranchissable.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je n\u2019ai pas d\u2019archet, juste un crayon. Le cercle est le m\u00eame, le trait est le m\u00eame. Le geste vient poser le crayon qui entre en vibration avec la feuille. La mine est le point de contact, ce n\u2019est pas un impact, c\u2019est un contact sur le papier. Le trait s\u2019\u00e9vade, il guide le bras. Le trait, c\u2019est la respiration.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Vous laisser ce temps pr\u00e9cieux \u00e0 vous deux, pour clore une vie, avant d\u2019en commencer une autre faite de souvenirs et de pens\u00e9es, d\u2019un dialogue qui devient int\u00e9rieur.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je me demande si nous verrons le soleil se lever avec ou sans toi.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Va travailler\u00a0! Et elle ajoutait\u00a0: la discipline de la musique, c\u2019est la discipline de la vie.<br \/>Maintenant, avec les ann\u00e9es et la distance, avec sa mort aussi, je sais qu\u2019elle avait raison. La discipline qu\u2019il faut pour \u00e9crire, c\u2019est celle n\u00e9cessaire \u00e0 jouer d\u2019un instrument, la m\u00eame encore pour cr\u00e9er, aimer, \u00eatre attentif, observer, tu le sais aussi bien que moi, F\u00e9lix.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019art se lie \u00e0 la nature, \u00e0 l\u2019amour, \u00e0 l\u2019enfance, il s\u2019y m\u00eale parfois \u00e0 s\u2019y m\u00e9prendre.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et je comprends soudain \u2013\u00a0comment pourrait-il en \u00eatre autrement\u00a0?\u00a0\u2013 que tu es sorti de cet espace clos, que tu as pris la tangente par le seul point de fuite qui existe dans cet espace\u00a0: ton esprit. Ton esprit se prom\u00e8ne ailleurs, \u00e0 l\u2019ombre d\u2019une for\u00eat, et il cause \u00e0 d\u2019autres. Nous sommes dedans, tu es dehors.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le temps est long, il est extensible, n\u2019a pas de dur\u00e9e d\u00e9finie, et pourtant il s\u2019arr\u00eatera.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette nuit, on ne lit pas, on se parle doucement pour ne pas d\u00e9ranger les minutes qui passent. On les laisse filer avec respect, les derni\u00e8res.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je ne veux rien oublier, je veux que \u00e7a s\u2019inscrive. Dans quelques heures, je ne te verrai plus, c\u2019est maintenant que se fait le souvenir.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quand les mots se sont dispers\u00e9s entre nous, que les tiens et les miens ne se rencontraient qu\u2019en de tr\u00e8s rares occasions, les gestes s\u2019en sont m\u00eal\u00e9s. Ils sont entr\u00e9s dans la ronde. Moins je te parlais, plus je te touchais. Je te prenais dans mes bras en te disant que je t\u2019aimais, persuad\u00e9e que, si tu ne comprenais pas la phrase, tu la sentirais. Les gestes ont envahi nos espaces, ils \u00e9taient une foule.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je ne me suis jamais senti espagnol, jamais fran\u00e7ais non plus, toute ma vie durant. Les seuls territoires qui me restaient \u00e9taient ceux du dessin, de la sculpture et de la cr\u00e9ation, qui m\u2019\u00e9levaient au-del\u00e0 des idiomes et des fronti\u00e8res.\u00a0<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je crois aux gestes, Ernesto, non seulement \u00e0 leur r\u00e9p\u00e9tition, mais \u00e0 leur reprise, comme une transmission de qui nous sommes.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces temps-l\u00e0, j\u2019avais peur d\u2019\u00eatre seule avec toi, de constater \u00e0 nouveau ton absence, ta pr\u00e9sence vide, ailleurs, sans que je sache o\u00f9. J\u2019aurais aim\u00e9 que nos \u00e9changes, m\u00eame s\u2019ils devaient \u00eatre brefs, soient coh\u00e9rents, mais ce n\u2019\u00e9tait plus le cas ou trop rarement au gr\u00e9 d\u2019instants choisis par une main, de nous deux, inconnue.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La vie, la beaut\u00e9, l\u2019art, tout ce qui me permet d\u2019oublier, par intermittence, l\u2019ab\u00eeme, la souffrance et la mort.<\/p>\r\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice\u00a0: L\u00e9onor de R\u00e9condo, n\u00e9e le 10 aout 1976 \u00e0 Paris est une autrice fran\u00e7aise et violoncelliste fran\u00e7aise. Elle d\u00e9bute le violon \u00e0 l\u2019\u00e2ge de cinq ans. Son talent pr\u00e9coce est rapidement remarqu\u00e9, et France T\u00e9l\u00e9visions lui consacre une \u00e9mission alors qu\u2019elle est adolescente. \u00c0 l\u2019\u00e2ge de dix-huit ans, elle obtient du gouvernement fran\u00e7ais la &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=9680\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":9681,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[632,23,98,47,12,24,1,73],"tags":[505,666,457,175,347,318,592,314,211],"class_list":["post-9680","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-632","category-espagne","category-france","category-guerre-espagne","category-litterature-france","category-musique","category-non-classe","category-basque","tag-alzheimer","tag-autobiographie","tag-confidences","tag-deuil","tag-huis-clos","tag-mort","tag-musique","tag-rapports-familiaux","tag-souvenirs"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9680","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=9680"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9680\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":23884,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9680\/revisions\/23884"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/9681"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=9680"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=9680"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=9680"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}