{"id":985,"date":"2014-08-14T16:48:06","date_gmt":"2014-08-14T15:48:06","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=985"},"modified":"2022-10-23T17:05:41","modified_gmt":"2022-10-23T15:05:41","slug":"delalande-arnaud-le-piege-de-lovecraft-042014","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=985","title":{"rendered":"Delalande, Arnaud \u00ab\u00a0Le pi\u00e8ge de Lovecraft\u00a0\u00bb (04\/2014)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur:\u00a0<\/strong>Arnaud Delalande, n\u00e9 le 1 janvier 1971\u00a0\u00e0 Herblay-sur-Seine, est un \u00e9crivain et sc\u00e9nariste de bande dessin\u00e9e fran\u00e7ais. Apr\u00e8s des \u00e9tudes \u00e0 Pontoise, une hypokh\u00e2gne et une kh\u00e2gne aux lyc\u00e9es Chaptal et Victor Duruy (Paris), puis une licence d\u2019histoire, il est dipl\u00f4m\u00e9 de l\u2019Institut d&rsquo;\u00e9tudes politiques de Paris en 1994.<br \/>\n<strong>Saga Viravolta, l&rsquo;Orchid\u00e9e Noire\u00a0<\/strong>: Le Pi\u00e8ge de Dante (Grasset, 2006) &#8211; <em>Les Fables de sang<\/em> (Grasset, 2009) &#8211; Notre espion en Am\u00e9rique (Grasset, 2013) &#8211; R\u00e9volution 1 : Le C\u0153ur du Roi (Grasset, 2017) &#8211; R\u00e9volution 2 : Le Sang du Roi (Grasset, 2017)<br \/>\n<strong>Autres Romans<\/strong> : <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=17081\">Notre-Dame sous la Terre<\/a><\/span>\u00a0(Grasset, 1998) &#8211; L&rsquo;\u00c9glise de Satan: Le Roman des Cathares\u00a0(Grasset, 2002) &#8211; La Musique des morts\u00a0(Grasset, 2003) &#8211; <em>La Lance de la destin\u00e9e<\/em>\u00a0(Robert Laffont, 2007) &#8211; Le Jardin des larmes\u00a0(Grasset, 2011) &#8211; <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=985\">Le Pi\u00e8ge de Lovecraft<\/a>\u00a0<\/span>(Grasset, 2014)\u00a0&#8211; Dr\u00f4les de petites b\u00eates, le roman du film\u00a0(2017) &#8211; Memory\u00a0(Cherche-Midi, 2021)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9 de l&rsquo;\u00e9diteur (Grasset)<\/strong> : \u00ab J\u2019ai lu le livre qui rend fou. Le Necronomicon. Et aujourd\u2019hui ils m\u2019ont enferm\u00e9. Qui que vous soyez, o\u00f9 que vous soyez, si vous tombez sur un exemplaire de ce livre d\u00e9moniaque, croyez-moi : fuyez-le, br\u00fblez-le \u2013 m\u00eame si cela ne suffira pas \u00e0 le d\u00e9truire \u2013 mais par piti\u00e9 : ne l\u2019ouvrez pas\u2026. \u00bb<\/p>\n<p>David cherche \u00e0 comprendre les raisons qui ont pouss\u00e9 un de ses camarades \u00e0 perp\u00e9trer un carnage abominable sur le campus de Laval, au Qu\u00e9bec. Retrouvant les \u0153uvres r\u00e9cemment emprunt\u00e9es par cet \u00e9tudiant, David se voit pi\u00e9g\u00e9 \u00e0 son tour par les livres maudits, dont le fameux Necronomicon de l\u2019\u00e9crivain H.P. Lovecraft \u2026 Pris dans l\u2019univers du romancier, il bascule \u00e0 son tour\u2026<\/p>\n<p>Dans la lign\u00e9e du Pi\u00e8ge de Dante, traduit dans pr\u00e8s de vingt pays, Arnaud Delalande revient avec un thriller angoissant et fantastique, qui est aussi une m\u00e9ditation sur le pouvoir des livres sur notre imaginaire.<\/p>\n<p><strong>Mon avis\u00a0: <\/strong>A la recherche du livre disparu,\u00a0j&rsquo;ai plong\u00e9 avec frissons dans l\u2019univers du fantastique, entre r\u00e9el et fiction, en compagnie de Lovecraft, Stephen King, Borges et quelques autres invit\u00e9s glauques et mysterieux\u2026 J&rsquo;ai suivi un homme qui se sent devenir fou, d\u00e9pass\u00e9 par les \u00e9v\u00e9nements, qui ne sait plus\u00a0o\u00f9\u00a0se situe\u00a0la fronti\u00e8re entre r\u00e9el et imaginaire\u2026 J\u2019ai ador\u00e9 ce voyage en compagnie d\u2019un auteur\u00a0qui rend un hommage\u00a0passionn\u00e9 \u00e0 Lovecraft. Le livre est diaboliquement bien construit, un voyage entre horreur, \u00e9pouvante et fantastique\u2026 Thriller psychologique o\u00f9 un homme tente de ne pas basculer dans la folie (mais il y est peut-\u00eatre d\u00e9j\u00e0\u00a0?) dans un environnement angoissant \u2026 des vieilles maisons abandonn\u00e9es, des vols d\u2019oiseaux, des portes d\u00e9rob\u00e9es, des arbres effrayants\u2026 tout est l\u00e0 pour distiller peur et angoisse. Et la peur est engendr\u00e9e par l\u2019imagination, par ce qui pourrait arriver, par la repr\u00e9sentation que l\u2019on se fait de la peur.. Impossible de faire confiance dans ce monde \u2026 Qui se cache derri\u00e8re les personnes que l\u2019on fr\u00e9quente\u00a0? Peut-on leur parler\u00a0? Est-ce le mal personnifi\u00e9\u00a0? Et c&rsquo;est parti pour mener une qu\u00eate sur des tueurs pas comme les autres&#8230; qui ont \u00e9t\u00e9 pouss\u00e9s \u00e0 tuer par un livre maudit&#8230;<\/p>\n<p>Je ne m\u2019en sors plus\u00a0! entre ma lecture r\u00e9cente du livre de Pierre-Yves Tinguely \u00ab Codex Lethalis\u00a0\u00bb et ce livre, l\u2019univers du mal virtuel est tout autour de moi. Jamais plus je ne vais regarder les ordinateurs et les livres de la m\u00eame fa\u00e7on..<\/p>\n<p>J\u2019ai ador\u00e9\u00a0! Un \u00a0thriller fantastique et \u00e9sot\u00e9rique qui tient en haleine d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre!\u00a0Et\u00a0comme le dit l&rsquo;auteur, je me suis fait absorber par\u00a0le livre,\u00ab\u00a0enlivrer vivante\u00bb&#8230;<\/p>\n<p>Mais si cela avait \u00e9t\u00e9 un film.. je crois que j\u2019aurais eu peur de regarder ! J&rsquo;avais d\u00e9j\u00e0 beaucoup aim\u00e9 d&rsquo;autres livres de cet auteur (\u00ab\u00a0la lance de la destin\u00e9e\u00a0\u00bb et surtout \u00ab\u00a0Les Fables de sang\u00a0\u00bb ); cela me donne envie de partir \u00e0 la d\u00e9couverte de Venise en compagnie du \u00ab\u00a0Pi\u00e8ge de Dante\u00a0\u00bb et de me promener en pays cathare en visitant son \u00ab\u00a0Eglise de Satan\u00a0\u00bb.. \u00e0 suivre donc&#8230;<\/p>\n<p><strong>Extraits\u00a0<\/strong>:<\/p>\n<p>Qu\u2019est-ce que le Mal\u00a0? Telle \u00e9tait la question que je me posais alors. N\u2019\u00e9tait-ce qu\u2019un manque, selon la d\u00e9finition de la philosophie classique\u00a0? Fallait-il le r\u00e9duire \u00e0 la souffrance<\/p>\n<p>Dans cette r\u00e9v\u00e9lation de l\u2019essence du fantastique, miroir de l\u2019angoisse li\u00e9e \u00e0 l\u2019incertitude cruciale de notre condition, Lovecraft avait port\u00e9 la cagoule de la litt\u00e9rature populaire, mais s\u2019\u00e9tait employ\u00e9 \u00e0 d\u00e9velopper des visions essentielles qui, selon certains ex\u00e9g\u00e8tes, devaient alimenter par la suite le moulin des existentialistes.<\/p>\n<p>Et lorsque je tenais ces livres entre les mains, \u00e9prouvant leur simple poids, leur r\u00e9alit\u00e9 inerte, faisant de ces assemblages de papier des amis, il me paraissait bien absurde de voir dans ces \u00e9ditions tr\u00e8s officielles le vecteur de je ne sais quelle indicible mal\u00e9diction dont Spencer aurait \u00e9t\u00e9 l\u2019objet. Apr\u00e8s tout, ce n\u2019\u00e9taient que des livres, n\u2019est-ce pas\u00a0?<\/p>\n<p>Une fois de plus, mon esprit m\u00e9langeait les impressions et les faits, le pass\u00e9 et le futur, au point de reconstituer ce ballet sans plus savoir ce qui relevait du r\u00e9el et du songe \u2013\u00a0ou de ces livres<\/p>\n<p>Je cherchais mes mots, ne sachant jusqu\u2019o\u00f9 pousser mes confidences, craignant moi-m\u00eame de me retrouver trop expos\u00e9 \u00e0 ces souvenirs qui, \u00e0 mesure que je les formulais, revenaient avec une acuit\u00e9 d\u00e9concertante.<\/p>\n<p>Et pour quelqu\u2019un comme votre serviteur, chercheur et jeune \u00e9crivain, cette post\u00e9rit\u00e9, qui a priori ne reposait sur rien, sinon du vent \u2013\u00a0ou du moins, sur le seul pouvoir de l\u2019imagination\u00a0\u2013 \u00e9tait<\/p>\n<p>une in\u00e9puisable source d\u2019\u00e9tonnement. Lovecraft avait invent\u00e9 un livre si monstrueux qu\u2019il faisait irruption malgr\u00e9 lui dans la r\u00e9alit\u00e9. D\u00e8s lors, l\u2019id\u00e9e de percer le secret obscur de cette cr\u00e9ation ne cessa de me tarauder.<\/p>\n<p>On pouvait fouiller toutes les caves, tous les greniers, les chapelles obscures, les ch\u00e2teaux en ruine, les biblioth\u00e8ques oubli\u00e9es, les \u00e9gouts putrides, les vestiges de civilisations imm\u00e9moriales, \u00e0 la recherche de sinistres r\u00e9v\u00e9lations et de manifestations terrifiantes des Grands Anciens\u00a0: le Necronomicon n\u2019existait que sous une forme m\u00e9taphorique, celle d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire, un prodige ensorcelant de la litt\u00e9rature fantastique, un fant\u00f4me immense et tenace dans la for\u00eat de notre imaginaire collectif. Et c\u2019\u00e9tait bien cela, d\u2019ailleurs, cela et rien d\u2019autre, qui le rendait si r\u00e9el.<\/p>\n<p>L\u2019imagination a parfois plus de r\u00e9alit\u00e9 que la r\u00e9alit\u00e9 elle-m\u00eame, pour qui se laisse pi\u00e9ger\u2026<\/p>\n<p>le fantastique traite de beaucoup de choses qui existent ou qui n\u2019existent pas. C\u2019est m\u00eame le principe, en litt\u00e9rature fantastique\u00a0: soit c\u2019est cela\u2026 soit c\u2019est cela. Mais la notion d\u2019existence n\u2019a pas de signification<\/p>\n<p>Le r\u00e9el est une image recompos\u00e9e par nous, en fonction de nos sens, de nos pr\u00e9suppos\u00e9s, de notre vision du monde<\/p>\n<p>\u2014\u00a0L\u2019important est moins ce qui est que ce que nous croyons \u00eatre. Et cette r\u00e9alit\u00e9 peut \u00eatre plus r\u00e9elle que le r\u00e9el<\/p>\n<p>N\u2019\u00e9tait-ce pas l\u2019objectif, le point culminant de toute son \u0153uvre, son but inavou\u00e9 et inavouable, parce que impossible, le fantasme ultime de l\u2019\u00e9crivain \u2013\u00a0\u00e9crire un Livre d\u00e9finitif, le Livre impossible, englobant le Tout, existant Partout et pourtant Nulle Part ? L\u2019absolu de la confluence entre le r\u00e9el et le virtuel. Le num\u00e9rique avant la lettre\u00a0!<\/p>\n<p>Juste une question. Tu ne crois tout de m\u00eame pas\u2026 qu\u2019un livre puisse rendre fou\u00a0? Qu\u2019un livre puisse\u2026 tuer, par la seule force de son contenu\u00a0? Sa seule\u2026 puissance\u00a0? Comme un feu nucl\u00e9aire\u00a0?<\/p>\n<p>Les \u0153uvres ont une fonction\u2026 Elles servent d\u2019exutoire, d\u2019exorcisme\u00a0! La violence n\u2019est pas une cons\u00e9quence, c\u2019est une donn\u00e9e de d\u00e9part\u00a0de notre nature\u00a0\u2013 non\u00a0? On peut aussi bien dire que c\u2019est un moyen de la contr\u00f4ler, au contraire. Pour qu\u2019elle reste du domaine des fantasmes\u00a0!<\/p>\n<p>il devait \u00eatre midi et pourtant, le ciel bas, les nuages noirs et l\u2019air \u00e9pais donnaient aux environs des allures cr\u00e9pusculaires<\/p>\n<p>Un oc\u00e9an de feuilles mortes et balay\u00e9es par le vent se d\u00e9roulait sous mes pieds. Les conif\u00e8res montaient vers le ciel, leurs troncs oppressants se faisaient plus imp\u00e9n\u00e9trables encore, le vent chuchotait dans ces profondeurs, et l\u2019odeur pernicieuse qui commen\u00e7ait de me parvenir me sugg\u00e9ra que je touchais au but<\/p>\n<p>son discours sur l\u2019imagination plus r\u00e9elle que le r\u00e9el, aux repr\u00e9sentations qui nous gouvernent. Tout, disait-il, est affaire de point de vue \u2013\u00a0et ce point de vue, ce nombre d\u2019or n\u2019\u00e9tait plus pour moi qu\u2019un n\u0153ud fuyant, le point de fuite, oui, d\u2019un tableau impossible, expressionniste et biscornu, qui paraissait violer toutes les lois de la perspective. J\u2019\u00e9tais en face d\u2019une figure hallucinatoire et d\u2019un motif g\u00e9om\u00e9trique impossible et abstrait ruinant les vieux \u00e9difices euclidiens, en face d\u2019un vortex entortill\u00e9 qui\u2026<\/p>\n<p>Comme si les deux univers coexistaient, celui familier et normal o\u00f9 mes pas m\u2019avaient conduit le matin m\u00eame, et celui o\u00f9 je me trouvais \u00e0 pr\u00e9sent\u00a0; comme s\u2019ils pouvaient communiquer, dimensions juxtapos\u00e9es reli\u00e9es par un passage inconnu, miroir \u00e0 deux faces d\u2019une m\u00eame r\u00e9alit\u00e9<\/p>\n<p>De tout temps, on a su instrumentaliser les superstitions<\/p>\n<p>Un virus, comme un virus informatique g\u00e9ant, une souche num\u00e9rique qui se propage. A la mesure de la mondialisation et de l\u2019interconnexion.<\/p>\n<p>Un gigantesque livre, un arbre mondial\u00a0! La folie Lovecraft\u2026, me contentai-je de murmurer. La technique rejoignant la mystique du Livre.<\/p>\n<p>Lovecraft est n\u00e9 \u00ab\u00a0un jour o\u00f9 le ciel a explos\u00e9\u00a0\u00bb, comme l\u2019a dit joliment un de ses commentateurs, en une fin de si\u00e8cle, au carrefour des craintes et des espoirs de l\u2019humanit\u00e9<\/p>\n<p>Tous figuraient dans ce bestiaire, dans ma biblioth\u00e8que-mus\u00e9e imaginaire, cet arbre \u00e0 l\u2019efflorescence putride\u00a0; et ils composaient dans mon esprit une sorte de longue, d\u2019infinie Cha\u00eene du Mal, une cha\u00eene dont les maillons survolaient l\u2019ab\u00eeme du temps\u00a0! Une image assez fid\u00e8le de l\u2019ADN m\u00eame de ce Mal, comme si tous \u00e9taient porteurs du g\u00e8ne impie, ou du virus qui n\u2019avait cess\u00e9 de se r\u00e9pandre \u00e0 travers toutes les \u00e9poques, sur tous les territoires. Ce br\u00e9viaire immonde se d\u00e9roulait en moi avec une minutie absurde et gla\u00e7ante.<\/p>\n<p>D\u00e9ambulant dans l\u2019univers de Lovecraft, de King, de Borges, de Houellebecq, dans celui des livres qui n\u2019existaient pas. Un \u00ab\u00a0Libermal\u00e9ficonaute\u00a0\u00bb \u2013\u00a0un voyageur, un navigateur parmi les Livres maudits. Avec la facult\u00e9 de basculer \u00e0 volont\u00e9 d\u2019un livre fou \u00e0 un autre, dans les m\u00e9andres de la litt\u00e9rature fantastique<\/p>\n<p>Prisonnier d\u2019un livre\u00a0! Enlivr\u00e9 vivant<\/p>\n<p>Pourrais-je jamais revenir en arri\u00e8re, retrouver mon chemin dans le d\u00e9dale que j\u2019avais travers\u00e9\u00a0? Et ces monstres qui me suivaient\u2026 Etaient-ils l\u00e0, toujours, en gardiens tapis dans l\u2019ombre\u00a0? Qui \u00e9taient-ils\u00a0?<\/p>\n<p>Les mots avan\u00e7aient en cadence, en bons petits soldats, avec leurs ronds, leurs pleins et leurs d\u00e9li\u00e9s, leurs barres et leurs casques \u00e0 pointe, une-deux, une-deux, petites flamm\u00e8ches de sens d\u00e9roulant leur fanfare, et dans ce d\u00e9fil\u00e9, ils semblaient sauter un \u00e0 un \u00e0 mon regard.<\/p>\n<p>Sa m\u00e9moire, comme la n\u00f4tre, \u00e9tait une infinie biblioth\u00e8que\u00a0; les tiroirs s\u2019ouvraient lentement, certains s\u2019obstinaient \u00e0 rester ferm\u00e9s<\/p>\n<p>Nous autres \u00e9crivains, nous ne sommes que des pilleurs de tombes\u2026 Nous nous repaissons comme des vers des influences des autres\u2026 N\u2019est-ce pas\u00a0?<\/p>\n<p>Si vous lisez ces lignes, c\u2019est qu\u2019il est d\u00e9j\u00e0 trop tard\u00a0! Le virus de la lecture, de l\u2019\u00e9criture est d\u00e9j\u00e0 en vous<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur:\u00a0Arnaud Delalande, n\u00e9 le 1 janvier 1971\u00a0\u00e0 Herblay-sur-Seine, est un \u00e9crivain et sc\u00e9nariste de bande dessin\u00e9e fran\u00e7ais. Apr\u00e8s des \u00e9tudes \u00e0 Pontoise, une hypokh\u00e2gne et une kh\u00e2gne aux lyc\u00e9es Chaptal et Victor Duruy (Paris), puis une licence d\u2019histoire, il est dipl\u00f4m\u00e9 de l\u2019Institut d&rsquo;\u00e9tudes politiques de Paris en 1994. 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