{"id":993,"date":"2014-08-14T18:51:50","date_gmt":"2014-08-14T17:51:50","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=993"},"modified":"2019-10-12T20:39:31","modified_gmt":"2019-10-12T19:39:31","slug":"del-arbol-victor-un-millon-de-gotas-052014","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=993","title":{"rendered":"del \u00c1rbol, V\u00edctor \u00ab\u00a0Un mill\u00f3n de gotas\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0Toutes les vagues de l&rsquo;oc\u00e9an\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p>lu en espagnol (Editorial: Destino &#8211; mai 2014) &#8211; la version fran\u00e7aise : f\u00e9vrier 2015<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Gonzalo est un quelqu\u2019un de bien. Il aime sa famille, c\u2019est un avocat travailleur, une personne qui n\u2019a rien \u00e0 cacher. Mais personne n\u2019est vraiment transparent dans un monde o\u00f9 l\u2019innocence n\u2019existe pas. En apprenant le suicide de sa s\u0153ur Laura dont il \u00e9tait tr\u00e8s proche pendant son enfance mais que la vie a s\u00e9par\u00e9s au point de perdre tout contact, Gonzalo va devoir se pencher sur son pass\u00e9, sur le pass\u00e9 de son p\u00e8re Elias, de sa famille. Une descente en enfer dans l\u2019Union Sovi\u00e9tique des ann\u00e9es 30, en Sib\u00e9rie, une plong\u00e9e dans la guerre civile espagnole, dans les camps de r\u00e9fugi\u00e9s du Sud de la France, dans la Deuxi\u00e8me guerre mondiale, dans la r\u00e9sistance interne contre Franco. Mais Gonzalo nous entrainera bien plus loin\u00a0; il nous am\u00e8nera \u00e0 tracer une carte exhaustive de la condition humaine, \u00e0 vivre une histoire d\u2019amour incroyable, la trahison, la culpabilit\u00e9 et pour terminer \u00e0 explorer un monde ou la m\u00e9moire est une invention qui est loin d\u2019\u00eatre fiable. Une grande \u00e9pop\u00e9e\u00a0: pass\u00e9 et pr\u00e9sent se confondent, s\u2019entrecroisent dans une histoire extraordinaire dont personne ne sortira indemne.<\/p>\n<p>Actes Sud Fevrier 2015 &#8211; 608 pages \/\u00a0Babel Noir\u00a0<span class=\"date-display-single\">Janvier, 2017<\/span> &#8211; 688 pages<\/p>\n<p><strong>Prix du Polar SNCF 2018<\/strong><\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: MAGISTRAL ! Un roman noir, certes. Mais aussi et surtout un magnifique roman historique, sur pr\u00e8s de 70 ans qui d\u00e9marre en 1933 et nous am\u00e8ne jusqu\u2019\u00e0 nos jours, une fresque dont le point de d\u00e9part est l\u2019id\u00e9alisme des jeunes europ\u00e9ens communistes partis \u00e0 Moscou avec une bourse d\u2019\u00e9tude pour aider la Russie \u00e0 se d\u00e9velopper et qui ont d\u00e9couvert un pays qui n\u2019avait pas grand-chose avec ce qu\u2019ils s\u2019attendaient \u00e0 trouver.. Une histoire \u00e0 deux voix, celle du pass\u00e9 et celle du pr\u00e9sent qui rappelle la construction du roman \u00ab\u00a0la tristesse du samoura\u00ef\u00a0\u00bb. Et une fois encore, les actes du pass\u00e9 g\u00e9n\u00e8rent haine et vengeance qui impliquent des acteurs qui ne savent pas quels sont les fondements sur lesquels ils ont b\u00e2ti leur vie. Les secrets des anciens p\u00e8sent lourd.. tr\u00e8s lourd.. et m\u00eame si ils sont morts ou si les survivants ont scell\u00e9 \u00e0 jamais leurs souvenirs et leurs blessures au fond de l\u2019oubli ou de leur m\u00e9moire, les actes ne s\u2019effacent jamais et leurs cons\u00e9quences finissent toujours par remonter \u00e0 la surface\u2026 Le pass\u00e9, ici, c\u2019est la figure du p\u00e8re, Elias. Le pr\u00e9sent, c\u2019est Gonzalo. Et autour des personnages qui sont rattach\u00e9s, soit \u00e0 l\u2019un soit \u00e0 l\u2019autre, et de fait aux deux par les fils qui se tissent entre les histoires du pass\u00e9 et du pr\u00e9sent. Pour le reste, c\u2019est un voyage entre deux \u00e9poques et plusieurs g\u00e9n\u00e9rations des m\u00eames familles, dont les vies se croisent et s\u2019imbriquent. Une fois encore l\u2019importance des racines, de l\u2019endroit d\u2019o\u00f9 l\u2019on vient, du pass\u00e9 est un th\u00e8me primordial pour l\u2019auteur. Il faut regarder en arri\u00e8re, chercher pourquoi et comment on en est arriv\u00e9 l\u00e0. Retrouver les racines des haines et des ranc\u0153urs qui lient les \u00eatres, p\u00e9n\u00e9trer au c\u0153ur de la souffrance et de la douleur, aller au-del\u00e0 des apparences, faire fi des actes pour p\u00e9n\u00e9trer au plus profond des motivations cach\u00e9es et des blessures enfouies. Casser la gangue pour arriver au noyau. Un livre qui nous montre qu\u2019il ne faut pas se fier aux apparences, qui nous montre \u00e0 quel point il est facile de se faire manipuler, et combien patience et t\u00e9nacit\u00e9 sont importantes pour remonter le cours du temps et tenter d\u2019entrevoir la v\u00e9rit\u00e9. Et aussi l\u2019importance d\u2019\u00eatre acteur et non spectateur de sa propre vie. Un vrai h\u00e9ro ne subit pas\u00a0; il agit, prend des d\u00e9cisions, au risque de se tromper. Un exemple parfait de ce type de personne est un personnage fascinant dans le livre, Igor Stern, parti de rien et qui devient un des rouages les plus importants du pouvoir sovi\u00e9tique, \u00e0 la t\u00eate d\u2019un empire fond\u00e9 sur la peur et la haine. C\u2019est aussi un roman de soci\u00e9t\u00e9\u00a0; sur l\u2019\u00e9volution des personnages et la progression de la soci\u00e9t\u00e9. Un roman sur les utopies et la lutte, la lutte pour survivre, sur les convictions. C\u2019est aussi une peinture des ann\u00e9es \u00ab\u00a0paraitre\u00a0\u00bb, le foss\u00e9 entre les gens qui ont de l\u2019argent et du pouvoir et ceux qui privil\u00e9gies les vraies valeurs et la culture. Et une fois encore l\u2019auteur nous pr\u00e9sente ses personnages de telle mani\u00e8re qu\u2019on a l\u2019impression de faire leur connaissance\u00a0; il les rend vivants avec un soin du d\u00e9tail qui permet de les recentrer dans un contexte\u00a0; l\u2019auteur met un tel soin \u00e0 d\u00e9crire l\u2019environnement affectif des personnages qu\u2019on jure qu\u2019ils sont r\u00e9els et non invent\u00e9s. Nous sommes dans du concret et pas dans de la reconstitution. On pourrait croire qu\u2019il y \u00e9tait\u00a0; qu\u2019il d\u00e9crit des situations qu\u2019il a v\u00e9cues et de ce fait qu\u2019on y est aussi. Que ce soit les deux personnages \u00ab\u00a0cl\u00e9s\u00a0\u00bb ou les autres (morts ou vivants) ils ont tous une vie propre, un caract\u00e8re, qui les rend attachants ou d\u00e9testables \u2013 (m\u00eame si ils sont d\u00e9testables il leur reste toujours une petite \u00e9tincelle d\u2019humanit\u00e9 salvatrice qui fait que leur vie nous int\u00e9resse.) J\u2019ai beaucoup aim\u00e9 que Catherine change son pr\u00e9nom pour prendre celui d\u2019Esperanza le jour o\u00f9 elle quitte la Russie pour commencer une nouvelle vie. (le choix du pr\u00e9nom de Catherine comme h\u00e9ro\u00efne du roman ne peut pas me laisser indiff\u00e9rente\u00a0\u00a0\ud83d\ude09 et de plus -petite note personnelle &#8211; il semble que l\u2019h\u00e9ro\u00efne du premier roman de l\u2019auteur se pr\u00e9nomme Gilda, comme ma Maman) J\u2019ajoute que j\u2019aime aussi le style de l\u2019auteur. C\u2019est un roman historique extr\u00eamement bien document\u00e9, un roman noir, mais m\u00e2tin\u00e9 de po\u00e9sie. (le po\u00e8te Ma\u00efakovski entre autres) Dans une interview, l\u2019auteur a dit que la phrase qu\u2019il pr\u00e9f\u00e8re est la suivante\u00a0: \u201cIl m\u2019a dit qu\u2019on ne peut pas aimer une personne qu\u2019on ne connait pas, que le v\u00e9ritable amour d\u00e9pend de la v\u00e9rit\u00e9, et que le silence ne sert qu\u2019\u00e0 tromper\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong> : Je me permets de citer ci-apr\u00e8s quelques phrases qui m\u2019ont interpell\u00e9e. Mais en espagnol., le livre n\u2019ayant pas \u00e9t\u00e9 traduit. ( difficile de choisir.. mais je ne vais pas vous recopier les 700 pages du livre&#8230; )<\/p>\n<p><em>( Je sais \u2026 il faudrait que j&rsquo;actualise en mettant les phrases en fran\u00e7ais\u2026)<\/em><\/p>\n<p>Ya estaba muerta hace mucho. Ahora solo hay que enterrarla<\/p>\n<p>Se tap\u00f3 la boca con los dedos y mir\u00f3 a su hijo con un brillo de nostalgia que solo llega al final de una vida vivida.<\/p>\n<p>Me dijo que no puede amarse a quien no se conoce, que el verdadero amor es solo el resultado de la verdad, y que el silencio solo sirve como enga\u00f1o<\/p>\n<p>Eso era hacerse adulto, ocultarse de los dem\u00e1s. lo \u00fanico que contaba, la \u00fanica cosa que merec\u00eda su respeto era la voluntad de ser uno mismo: poco le importaba si \u00e1ngel o demonio; ser fiel a la naturaleza propia, hasta las \u00faltimas consecuencias<\/p>\n<p>T\u00fa no eres lo que otros te obligaron a hacer. Ellos son las aberraciones, no t\u00fa. Al evocar el pasado o pensar en el futuro se debilitaban para afrontar el presente Las palabras mienten, pero la mentira puede ser el \u00fanico consuelo posible. todo lo que hacemos queda grabado a fuego para siempre. Da igual lo que hagamos en el futuro; lo que hemos hecho aqu\u00ed nos acompa\u00f1ar\u00e1 siempre ciertas personas se encontraban en espacios que no les correspond\u00edan, como si hubieran ido a parar por error a vidas que no eran suyas<\/p>\n<p style=\"margin: 0cm 0cm 0pt;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: medium;\">\u00a0<\/span>Pero entre el cari\u00f1o y el amor hay matices muy delicados. La ternura se puede confundir con compasi\u00f3n, la pasi\u00f3n con el desahogo, la necesidad con el h\u00e1bito<\/p>\n<p>La memoria es algo prodigioso. Inventa como quiere el relato de una vida, utiliza lo que le conviene y desecha lo que le estorba, y es como si nada hubiese existido<\/p>\n<p>Una gota entre un mill\u00f3n de gotas, nos fundiremos en esa inmensidad llamada humanidad.<\/p>\n<p>Todo se convierte en polvo y en olvido si se tiene la paciencia para esperar La primera gota es la que empieza a romper la piedra.<\/p>\n<p>La primera gota es la que empieza a ser oc\u00e9ano.<\/p>\n<p><em>* image : ce n&rsquo;est pas la couverture du livre mais une image trouv\u00e9e sur le web qui ne fait penser au livre ( comme toujours)<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>lu en espagnol (Editorial: Destino &#8211; mai 2014) &#8211; la version fran\u00e7aise : f\u00e9vrier 2015 R\u00e9sum\u00e9\u00a0: Gonzalo est un quelqu\u2019un de bien. Il aime sa famille, c\u2019est un avocat travailleur, une personne qui n\u2019a rien \u00e0 cacher. 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