Van Cauwelaert, Didier « Le Retour de Jules » (2017)

Van Cauwelaert, Didier « Le Retour de Jules » (2017)

Paru chez Albin-Michel, 176 pages, mai 2017

Résumé : « Guide d’aveugle au chômage depuis qu’Alice a recouvré la vue, Jules s’est reconverti en chien d’assistance pour épileptiques. Il a retrouvé sa fierté, sa raison de vivre. Il est même tombé amoureux de Victoire, une collègue de travail. Et voilà que, pour une raison aberrante, les pouvoirs publics le condamnent à mort. Alice et moi n’avons pas réussi à protéger notre couple ; il nous reste vingt-quatre heures pour sauver notre chien. »   Au cœur des tourments amoureux affectant les humains comme les animaux, Didier van Cauwelaert nous entraîne dans un suspense endiablé, où se mêlent l’émotion et l’humour qui ont fait l’immense succès de Jules.

Mon avis : Mais quelle déception ! Moi qui suis une amoureuse des écrits de Van Cauwelaert et qui étais tombée amoureuse de Jules… Peut-être que j’en attendais trop… J’ai comme une impression de remplissage pour aboutir à pas grand-chose… Bien sûr il y a quelques jolies trouvailles mais il manque ce petit supplément d’âme … Il parle de sentiments, mais je ne les ai pas ressentis… Jolie histoire d’amour entre deux chiens, belle histoire d’amour entre 2 et 4 pattes, mais trop de « déplacements2, de pistage, de courses et pas assez d’intime pour me faire apprécier le roman. J’ai eu l’impression de prendre tous les moyens de locomotion, mais jamais en compagnie des personnages… Mais il donne quand même dans le positif… l’amour soulève des montagnes et mon côté fleur bleue aime bien cela. Côté intérêt : apprendre qu’il existe des chiens annonciateurs de crises d’épilepsie et avoir des informations supplémentaires sur le dressage des chiens d’utilité publique

Mais je saisis l’occasion pour vous dire lisez « Jules », le tome 1… qui vient de sortir en édition de poche 😉

Extraits :

La poitrine avait l’air d’origine, bien que si peu accordée à son corps anguleux, ses fesses maigres et ses joues creuses.

… ça s’est bien passé ?
Je réponds oui. C’est plus simple : inutile de rajouter une couche de détresse et de rage impuissante à la situation absurde …

J’en ai marre de me cogner dans ces murs invisibles que j’ai laissé monter autour de moi

le carnage qu’il a failli commettre à la Daeshetterie, justifie son intention en disant que, pour lutter contre le terrorisme, on ne peut pas toujours faire du social.

Reprendre la main sur le destin, exprimer tout ce que tu perçois, tout ce qui t’échappe… Transformer la douleur, la détresse en beauté…

En termes de motivation pour l’animal, la détection d’une ceinture explosive est fondée non pas sur la chasse à l’homme, mais sur le jeu. C’est pourquoi aucun kamikaze ne peut échapper à un chien qui traque son doudou.

Quels que soient les épreuves, les peurs, les doutes, j’ai à nouveau rendez-vous avec moi-même sous le regard des autres.

Et puis la vie de couple avait apporté son lot d’érosion…

Je n’aurais jamais cru que le bonheur était renouvelable à ce point. Avec les mêmes personnes, en dépit de l’usure, des drames, des malentendus, des fausses trahisons et des vraies tromperies.

égocentrique à façade conviviale

 

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3 Replies to “Van Cauwelaert, Didier « Le Retour de Jules » (2017)”

  1. J’ai eu le même ressenti que toi même si, pour ma part, je ne peux pas parler de déception pure et dure.
    Je l’ai trouvé nettement moins bon que le premier.
    As tu lu  » on dirait nous  » de DVC ?
    J’aimerais bien avoir ton avis concernant ce livre si tu l’as lu car perso,j’ai pas du tout aimé a moins d’être complètement passée à côté ? …

    1. Ah ben non ! un des rares qui manque encore 😉 et je te dis pas le nombre que j’en ai lu …
      Je vais aller me le chercher à la bibliothèque et te donner mes impressions 😉

  2. Je n’ai pas été déçue. J’ai juste trouvé le roman un peu trop court pour que les sentiments soient suffisamment développés. À prendre comme un petit bonus mais pas comme une réelle suite à « Jules ».

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