Werber, Bernard «Demain les chats» (RL2016)

Werber, Bernard «Demain les chats» (RL2016)

Résumé : Pythagore, chat de laboratoire appareillé pour se connecter avec les ordinateurs, enseigne à Bastet, jeune chatte montmartroise, à communiquer avec les humains pour tenter de leur faire prendre conscience de la violence de leur société.
Pour nous, une seule histoire existait : celle de l’humanité.
Mais il y a eu LA rencontre.
Et eux, les chats, ont changé à jamais notre destinée.

Mon avis : « Allo le monde Est-ce que tout va bien ?  » chante Pauline ?  ben non les amis : il va mal… et alors le livre… je ne vous raconte pas… ou plutôt si… Economisez vos sous ! … Il y avait eu dans le temps le monde des fourmis de cet auteur, puis le monde des rats de Bernard Lenteric et j’espérais passer un bon moment…

Donc le monde va mal… Les humains vont être massacrés par les terroristes… ils vont mourir…. La peste va arriver et avec la peste les rats… Et voici les humains confrontés à la peur… Et les chats vont nous analyser tout cela et tel Zorro … Un petit coup de déesse Bastet, un petit coup de génie grec, Pythagore, pour défaire l’armée des rats de Cambyse II avec l’aide du monstre « Hannibal » qui pour les besoins de la cause sera un lion et non un éléphant…

Bon alors là on a droit à un petit laïus sur le chat dans l’histoire… la divinité dans plusieurs civilisations, la malédiction du chat noir… Attention danger : les dictateurs et les despotes avaient la phobie des chats… Cambyse, Napoléon, Hitler… (tiens au fait j’ai cru entendre que Donald Trump ne les aime pas ???) Donc si tu n’aimes pas les chats… tu es le diable…  Vous avez une vague idée de mon avis sur le livre ? … c’est un ramassis de poncifs. Place aux chats qui vont nous analyser le monde de leurs servants, les deux pattes… Heureusement que la chamane chat va rencontrer la chamane humaine qui a eu accès à des vibrations sensorielles et chamaniques depuis qu’un méchant médicament produit par une grosse firme pharmaceutique toute pourrie lui a bousillé la santé … Alors voilà … le monde est violent… les espèces se déchirent entre elles… les petites fleurs se font bouffer par les plantes grimpantes, les espèces animales sauvages par les domestiquées… Il faut s’organiser pour ne pas disparaître… les espèces doivent s’entendre si elles veulent faire face à l’ennemi… Mais attention. L’ennemi on ne le connaît pas… on en a peur… et puis il est esclave de la religion….  il n’est pas instruit … il est dangereux… et les gens mentent… Et imaginez… un monde où les parents ne se font pas respecter par leurs enfants : les enfants doivent obéir à leurs parents et bien apprendre à l’école… car si ils s’ennuient et sont désœuvrés ils deviennent violents pour s’occuper… On doit être heureux de ce qu’on a, ne pas être jaloux des autres et se détacher de l’amour, du désir, de la possession… Mais en même temps… si on est ignorants, on ne se pose pas de questions et c’est bien confortable… On suit les ordres, on ne se mouille pas… pas de responsabilités, pas de soucis… en même temps…. on est protégés mais du coup plus de liberté… Ah on rajoute le couplet sur les mâles qui se sentent plus intelligents que les femelles… et un petit avis sur il ne faut pas détruire avant de savoir comment reconstruire car sinon cela pourrait être encore pire…  J’allais oublier …. Internet… il y a ceux qui s’évadent par Internet et les autres par l’esprit…. Alors vous avez choisi ? La machine ou l’imagination?

je vais m’arrêter là…. car au début il y a quand même deux ou trois réflexions marrantes quand Bastet découvre son humaine…  et j’avais failli les oublier celles-là…

Extraits :

« Lavage de cerveau » ? Ils se lavent vraiment la cervelle ?
– Non, c’est une expression humaine : à force de répéter quelque chose de faux, tu finis par convaincre les autres que tu as raison.
– J’ai pensé une fois à une phrase qui résume cela : « Quand on s’est habitué aux mensonges, la vérité a l’air suspecte. »

Quand les humains ont peur, ils sont plus attentifs et plus facilement manipulables.

beaucoup d’entre nous se contentent du petit monde étriqué de la maison qu’ils habitent. Leur ignorance les rassure, la curiosité des autres les inquiète. Ils veulent des journées qui se ressemblent, que demain soit un autre hier, et que tout ce qui s’est passé se reproduise.

Pour nous, les chats, cela peut évidemment paraître illogique, mais il semblerait qu’ils aient créé Dieu parce qu’ils ne supportaient pas d’être libres et responsables de leurs propres actes. Grâce à cette notion, les humains peuvent se percevoir eux-mêmes comme des êtres qui ne font qu’obéir à un maître. Tout ce qui arrive est « Sa » volonté. C’est également un moyen pour les religieux qui prétendent parler en son nom d’assujettir les esprits les plus faibles. Nous, les chats, nous sommes capables de nous sentir responsables de nos actes et nous sommes capables de supporter d’être libres.

Et surtout je n’avais aucune décision à prendre, aucun choix, donc aucun risque de me tromper. Quand ta vie est régie par les autres, tu n’as plus besoin d’utiliser ton libre arbitre : irresponsable, tu es toujours bien.

Je pense qu’aucune espèce animale n’a d’ordre à donner à une autre espèce. La terre appartient de manière équitable à toutes les formes de vie, animale ou végétale, qui la recouvrent. Et aucune espèce n’a objectivement le droit de se déclarer « au-dessus des autres ». Ni les humains ni les chats.

Il est déjà mort celui qui n’aspire qu’à l’immobilisme et à la sécurité.

Toi, tu as Internet pour sortir de ton corps, moi j’ai les rêves. Où il n’y a plus la barrière des espèces, juste des esprits qui rencontrent d’autres esprits.

La violence est un mode de communication qui impressionne les esprits faibles.

Chez les fourmis on inculque aux petits des valeurs d’entraide, chez les rats c’est plutôt la compétition et l’exclusion de tous ceux qui sont différents qui sont mises en avant.

À quoi cela sert d’arriver à instaurer un dialogue si celui-ci ne change rien à la mentalité de la personne avec laquelle vous discutez ?

Cinq mille ans de connaissances effacés comme de la poussière balayée par le vent…
– Il n’y a qu’une solution.
– Laquelle ?
– Le livre. L’objet de mémoire par excellence. Le seul qui résiste au temps.

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