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LECTURES 2012 |
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Auteur coup de cœur | |
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Ah oui . je recommande | |
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Incontournable | |
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Beaucoup aimé | |
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passé un bon moment | |
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intéressant | |
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un peu longuet | |
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sympa | |
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sympa sans plus | |
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été jusqu'au bout avec peine |
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pas aimé du tout | |
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je sais pas trop ... |
LECTURES
EN COURS : -
Michel
Pastoureau "Noir" -
LECTURES DIVERSES:
Metin Arditi "Le
Turquetto" -
Jean Auel "les enfants
de la Terre " - le pays des grottes sacrées" ( 2 tomes)
-
Tracy Chevalier "l'innocence" -
Jonathan Coe "La vie très privée de M. Sim"
- La
Délicatesse – David Foenkinos -
Claudie Gallay "Dans l’or du
temps" - Laurent Gaudé
"la mort du roi Tsongor"
- Giacometti-Ravenne "Conjuration Casanova"
-Henning Mankell :
"L'homme inquiet "
- Carole Martinez
" Du Domaine des murmures"
-Eduardo Mendoza "Bataille
de chats" -
Jean-François Parot :
"L'honneur de Sartine" -
Michel Pastoureau "Bleu"
- Iain
Pears " La chute de John Stone" -
-Arturo
Pérez-Reverte "la peau du tambour"
-Anne Perry "Funérailles en bleu" - "Du sang sur la soie" -
Atiq Rahimi :" Syngué Sabour - Pierre de Patience"
-
Jean Christophe Rufin "Katiba"
- Jean Teulé "Bord Cadre" -
Carlos Ruiz Zafón "Le prince de la brume" -
Metin Arditi "Le Turquetto" - Jean Auel "les enfants de la Terre " - le pays des grottes sacrées" ( 2 tomes) - Tracy Chevalier "l'innocence" - Jonathan Coe "La vie très privée de M. Sim" - La Délicatesse – David Foenkinos - Claudie Gallay "Dans l’or du temps" - Laurent Gaudé "la mort du roi Tsongor" - Giacometti-Ravenne "Conjuration Casanova" -Henning Mankell : "L'homme inquiet " - Carole Martinez " Du Domaine des murmures" -Eduardo Mendoza "Bataille de chats" - Iain Pears " La chute de John Stone" - Jean-François Parot : "L'honneur de Sartine" - Michel Pastoureau "Bleu" -Arturo Pérez-Reverte "la peau du tambour" - Atiq Rahimi :" Syngué Sabour - Pierre de Patience" - Jean Christophe Rufin "Katiba" - Jean Teulé "Bord Cadre" - Carlos Ruiz Zafón "Le prince de la brume"
ROMANS
Metin Arditi « Le Turquetto » -
Se pourrait-il qu'un
tableau célèbre – dont la signature présente une discrète anomalie – soit
l'unique œuvre qui nous reste d'un des plus grands peintres de la
Renaissance vénitienne ? Un égal du Titien ou du Véronèse ? Né à
Constantinople en 1519, Elie Soriano a émigré très jeune à Venise, masqué
son identité, troqué son nom contre celui d'Elias Troyanos, fréquenté les
ateliers de Titien, et fait une carrière exceptionnelle sous le nom de
Turquetto : le "Petit Turc", comme l'a surnommé Titien lui-même. Metin
Arditi retrace le destin mouvementé de cet artiste, né juif en terre
musulmane, nourri de foi chrétienne, qui fut traîné en justice pour hérésie…
C’est un livre
magnifique.. Elie Soriano nait à Constantinople, en plein XVIe siècle,
s’enfuit à Venise, puis s’enfuit de Venise pour regagner Constantinople.
Tout commence dans le monde des marchands d’esclaves, dans l’univers des
fabricants d’encre. Un gamin qui ne vit que par et pour le dessin, né juif,
religion qui interdit la représentation des choses du ciel et de la terre…
vivant en terre musulmane, A la mort de son père il quitte Constantinople
et fuit vers Venise ou, dissimulant sa religion, il se fera passer pour
grec, étudiera avec les plus grands, se mariera dans la foi chrétienne,
fréquentera le beau monde et deviendra un des plus grands peintres, le plus
grand même, le seul à avoir su marier couleur et art du trait … Mais, au
faîte de sa gloire, il tombera amoureux d’une juive du ghetto… il sera
démasqué, jugé, condamné…. Le droit de peindre n’est pas un acquis… Un
roman magnifique, tant sur le plan humain, artistique que culturel. Un roman
sur la tolérance, sur l’amitié, sur le regard vrai que l’on porte sur les
gens et les choses.. Egalement un roman sur l’amour du trait, du dessin ,
de la calligraphie, de la peinture… Sur l’importance du regard, de
l’observation… mais aussi sur la lutte pour le pouvoir et les intrigues. Je
ne puis que vous le recommander. D’autant que la langue est à la hauteur de
l’histoire…
Jean Auel "les enfants de la Terre " - le pays des grottes sacrées" ( 2 tomes) Des millions de fans à travers le monde l'attendaient depuis neuf ans ! Ayla, notre ancêtre à tous, est de retour dans le sixième et dernier volet de la formidable saga préhistorique des Enfants de la Terre. - résumé : La petite orpheline Cro-Magnon recueillie par une tribu Neandertal a fait bien du chemin depuis Le Clan de l'Ours des Cavernes, le premier tome de ses aventures publié il y a maintenant trente ans. Ayla vient de mettre au monde une petite fille prénommée Jonayla, et a été peu à peu adoptée par les membres de la Neuvième Caverne, le clan de son compagnon Jondalar. A tel point que la Zelandoni, guérisseuse et chef spirituel de la Neuvième Caverne, la choisit pour lui succéder un jour. Pour parvenir à cette fonction, Ayla suit pendant plusieurs mois la grande prêtresse. Son initiation passe notamment par la visite des nombreuses grottes ornées de la région, l'occasion pour l'apprentie Zelandoni de découvrir des sites magnifiquement décorés, dont elle apprend à comprendre le sens. Cette formation, jalonnée de rites de passage, n'a rien d'une promenade de santé, et Ayla devra franchir bien des obstacles avant de devenir Zelandoni. Saura-t-elle trouver un équilibre entre ses obligations de jeune mère et d'épouse et les exigences de son apprentissage ? L'amour de Jondalar et d'Ayla résistera-t-il à tant d'épreuves - Avalé les deux tomes. Ce serait sympa qu'elle continue la série....... Il y a encore de quoi faire.. et comme tout le monde est vivant... même si elle dit que c'est la fin... on a attendu 10 ans.. pourquoi pas une suite?????????
Tracy Chevalier "l'innocence" -
Londres, 1792. Thomas Kellaway, ébéniste de son état, prend à la lettre
l'invitation de Philip Astley, directeur du cirque du même nom, et part
tenter sa chance à Londres. Mais passer de Piddletown à Lambeth n'est pas
sans conséquence pour ses enfants. Ils ouvrent de grands yeux sur la ville
tumultueuse et impitoyable que la jeune Londonienne délurée Maggie
entreprend de leur faire connaître. William Blake, leur voisin, graveur et
poète, sera le guide spirituel des adolescents tandis qu'ils franchissent le
chaotique et exaltant passage de l'" innocence " à l'" expérience ". Un
voyage initiatique dans le Londres de la fin du XVIIIe siècle, en marge
d'une société déboussolée par les échos sanglants de la Révolution
française. Dans L'innocence, roman à la fois épique et lyrique, Tracy
Chevalier ressuscite le Londres du XVIIIe avec la même pertinence et la même
poésie que le Delft du XVIIIe de La jeune fille à la perle. Source :
Gallimard - J'ai bien
aimé aussi. Cette fois-ci, c'est une partie de la vie de William Blake qui
sera mise à l'honneur. William Blake (Londres, 28 novembre 1757–12 août
1827) est un peintre et un poète préromantique britannique. Un aspect de sa
vie et une partie de son œuvre, ses "Songs of Innocence", ornées de ses
dessins . C'est aussi un roman sur la liberté de choisir, sur la liberté
d'opinion, au moment où le climat social en France est plus que dramatique
(Révolution française) et ou les anglais ont peur.
Blake est le voisin des jeunes qui sont les principaux protagonistes du
roman. Son rapport à la jeunesse est ici très important. Il les aide, il
leur parle, il les considère comme des interlocuteurs; de fait il est leur
modèle...
Jonathan Coe "La vie très privée de M.
Sim": Maxwell Sim
est un loser de quarante-huit ans. Voué à l'échec dès sa naissance (qui ne
fut pas désirée), poursuivi par l'échec à l'âge adulte (sa femme le quitte,
sa fille rit doucement de lui), il s'accepte tel qu'il est et trouve même
certaine satisfaction à son état. Mais voilà qu'une proposition inattendue
lui fait traverser l'Angleterre au volant d'une Toyota hybride, nantie d'un
GPS à la voix bouleversante dont, à force de solitude, il va tomber
amoureux. Son équipée de commis-voyageur, représentant en brosses à dents
dernier cri, le ramène parmi les paysages et les visages de son enfance,
notamment auprès de son père sur lequel il fait d'étranges découvertes : le
roman est aussi un jeu de piste relancé par la réapparition de lettres,
journaux, manuscrits qui introduisent autant d'éléments nouveaux à verser au
dossier du passé. Et toujours Max pense à la femme chinoise et à sa fille,
aperçues dans un restaurant en Australie, dont l'entente et le bonheur
d'être ensemble l'ont tant fasciné. Va-t-il les retrouver? Et pour quelle
nouvelle aventure? toujours
fan de Jonathan Coe et de sa peinture de la société britannique! (mais mon
favori reste "la pluie avant qu'elle tombe"....) .
La Délicatesse – David Foenkinos ;
« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est
la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent
qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire :
chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un
jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille
douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques :
évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original,
sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus
d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse… - Je vais prendre un
jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie. Il la regarda comme si elle
était une effraction de la réalité ».
Quand j'ai lu le résumé, j'ai
pensé que ce serait un moment délassant, un petit livre marrant et une jolie
petite histoire romantique... Ce roman sur la perte d'un être cher, le
monde qui s'écroule.. et la remontée vers le réel ... ce roman qui fait que les
contrastes se croisent, que les impossibles deviennent possibles.. ce livre qui
privilégie la faiblesse et le manque de confiance en soi et qui fait que la
force nait de l'instabilité et de l'angoisse.. et bien ce petit livre est pour
moi un espoir..
C'est un livre sensible, les valeurs stables de l'enfance et les blessures de
l'adolescence donnent une direction à la vie... Un souvenir de petite fille et
toute l'insouciance réapparait et permet aux douleurs du présent de s'écouler..
Le petit cadeau qui prouve qu'on est à l'écoute et qu'on ressent l'autre.... Le
poids des convenances et le carcan du jugement des autres..... La liberté qui
arrive au moment ou on décide de ne plus laisser les autres tracer une vie...
L'importance des sentiments qui prime sur le quand dira-t-on.
Je suis certaine que certains y trouveront sensiblerie et mièvrerie.. Mois j'y
ai trouvé sensibilité et espoir.... et certaines phrases magnifiques.. Je relève
aussi des jolis traits d'humour, un peu d'absurde mais pas trop... Quelques
citations bien choisies... quelques décalages ... quelles listes ... Le réel et
le rêve qui s'entremêlent... Un petit livre vite lu... mais un arc en ciel qui
montre qu'àpres la pluie.. le soleil... j'ai beaucoup aimé. Et je pense
que le rôle ira parfaitement à Audrey Tautou...
Claudie Gallay "Dans l’or du temps" -
Le narrateur passe
l'été en famille, avec sa femme et leurs jumelles de sept ans, dans leur
maison normande au bord de la mer. II rencontre par hasard Alice, une
vieille dame abrupte et bienveillante à la fois, volontiers malicieuse. Il
lui rend visite à plusieurs reprises et une attente semble s'installer :
l'homme est en vacances, vacant pour ainsi dire, intrigué et attiré malgré
lui ; Alice a des choses à raconter, qu'elle n'a jamais pu dire à personne,
des souvenirs qui n'attendaient que lui pour remonter à la surface et
s'énoncer. Tout commence par un voyage à New York qu'elle a effectué dans sa
jeunesse, en 1941, en compagnie de son père photographe et d'André Breton.
Ensemble, ils ont approché les Indiens hopi d'Arizona, dont l'art et les
croyances les ont fascinés. Dans l'or du temps plonge au plus intime de ses
personnages par petites touches, l'air de rien. Hommage à la figure d'André
Breton et à la culture sacrée des Indiens hopi, ce magnifique roman célèbre
les rencontres exceptionnelles, celles qui bouleversent l'âme et modifient
le cours des existences. -
Une fois de plus je me laisse
prendre par les univers solitaires et à la dérive de Claudie Gallay. Une
rencontre improbable et le roman se noue... Une vieille dame à la fin de sa
vie, sur la coté normande, près d'Etretat. Une fois encore l'importance de
la cote normande qui est un personnage aussi ... Un homme dont le couple
prend l'eau et .... 2 solitudes se rencontrent...... Alice a eu une vue hors
du commun et elle vit maintenant avec sa soeur qui ne parle pas et un
chat... dans une maison pleine de souvenirs cachés. Elle va parler avec un
homme sans nom, qui l'accompagnera tout un été et à qui elle racontera des
souvenirs ... elle parlera de sa jeunesse, des tribus des indiens Hopi, de
sa rencontre avec les surréalistes et plus particulièrement Breton ( d'ou le
titre du livre)....... de la vie et de la non-vie....
Laurent Gaudé "la mort du roi Tsongor" -
Au cœur d’une Afrique
ancestrale, le vieux Tsongor, roi de Massaba, souverain d’un empire immense,
s’apprête à marier sa fille. Mais au jour des fiançailles, un deuxième
prétendant surgit, ancien camarade de jeu des enfants Tsongor, ayant jadis
emporté avec lui la promesse de cette même jeune fille de l’épouser. Le roi
ne choisit d'autre issue que de demander à son fidèle serviteur Katabolonga
de le ôter la vie. Avant de mourir, il charge son plus jeune fils d’une
mission pouvant prendre toute une vie : celle de parcourir le continent pour
y construire sept tombeaux à l’image de ce qu’il fut, roi vénéré après avoir
été un belligérant sanguinaire…
Alors je l'ai pris et plus
lâché! L'écriture est magnifique comme toujours chez Gaudé et l'histoire
nous emporte.....J'aime
ces contes, ces errances initiatiques ou la culture ancestrale se mêle à
l'histoire.. On part en quête du passé, on est au centre d'une bataille qui
est au départ lancée pour l'amour d'une femme puis qui devient une lette de
puissance, une histoire d'honneur et de prestige, avant de se transformer en
une vengeance.. A la fin on ne sait plus pourquoi on se bat.. Et on comprend
que ce qui a été bâti par la violence ne se transmet pas au nom de
l'amour....... .
Giacometti-Ravenne "Conjuration Casanova"
- En Sicile de nos
jours. 5 couples, réunis afin de pratiquer des rituels mêlant spiritualité
et érotisme, sont immolés sur les ordres d'un maître de cérémonie, Dionysos.
Seule Anaïs en réchappe miraculeusement.
A Paris, le ministre de la culture, franc-maçon, est retrouvé près du corps
sans vie de sa maîtresse. Le commissaire Marcas, frère d'obédience, est
chargé d'enquêter sur les circonstances étranges de cette mort. De rites
érotiques en courses-poursuites sanglantes, de Paris à Venise, Marcas et
Anaïs vont remonter la piste meurtrière d'un mystérieux manuscrit signé de
la main du sulfureux Casanova.
une fois encore je me suis
laissée prendre au jeu.. Traque, intrigue, histoires de sectes, un peu de
franc-maçonnerie, un zeste de "journal de Casanova" un brin de voyage, du
suspense... un bon roman..
Henning Mankell : "L'homme inquiet " - Grand-père d’une petite Klara, Wallander a réalisé ses rêves : vivre à la campagne avec son chien. Après avoir évoqué avec le commissaire la guerre froide et une affaire de sous-marins russes dans les eaux territoriales suédoises, le beau-père de sa fille Linda, ancien officier de marine, disparaît, puis c’est le tour de la belle-mère. Soupçons d’espionnage. Au profit de la Russie ? Des États-Unis ? Parallèlement à la police de Stockholm et aux services secrets, Wallander mène sa dernière enquête. C’est alors qu’il amorce sa propre plongée en profondeur : les années écoulées et les femmes de sa vie défilent. Et la petite Klara devient son ultime balise. Au-delà de l’intrigue, la force et la beauté du roman résident dans le portrait riche et bouleversant de celui qui se dévoile ici sous la plume de son créateur, Henning Mankell - Le commissaire Kurt Wallander est en congé.. et il va enquêter... il va suivre pistes et fausses pistes.. et on va passer notre temps a faire marche arrière.. L'enquête est palpitante, le coté humain est présent, l'énigme est là... passionnante. Histoire de famille, doutes sur lui, sa vie présente, passée, future.. Une enquête internationale, des secrets de famille.. des secrets militaires.. je pense que c'est l'un des meilleurs.... Dommage que ce soit le dernier.. mais comme il n'est pas mort... on le reverra peut-être.........
Carole Martinez : "Du domaine des
Murmures" - En 1187, le
jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse
de dire « oui » : elle veut faire respecter son vœu de s’offrir à Dieu,
contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des
Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la
chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle
pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle
dans sa tombe. Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait,
Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son
réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et son souffle
parcourra le monde jusqu'en Terre sainte. Carole Martinez donne ici libre
cours à la puissance poétique de son imagination et nous fait vivre une
expérience à la fois mystique et charnelle, à la lisière du songe. Elle nous
emporte dans son univers si singulier, rêveur et cruel, plein d’une
sensualité prenante. Je
dois avouer que j'ai de loin préféré le 1er ("le cœur cousu ").. qui laisse
la part belle à l'aventure, à la créativité, au rêve, à l'évasion; Davantage
sous le charme du premier.. mais je ne suis pas pour autant déçue par le
second! Une fois encore les personnages centraux sont des femmes, aux
pouvoirs surnaturels. Dans "le cœur cousu" le pouvoir du "don".. Dans les
"murmures" la communion par le sang et l'amour..
La beauté de l'écriture, la poésie sont au rendez-vous. mais la noirceur de
ce Moyen-âge est bien opaque, pesante, présente, malgré la lumière du prénom
d'Esclarmonde ... la lueur de son prénom est bien faible pour éclairer le
monde et elle même... Son enfermement semble bien à contre-courant de ce
qu'elle souhaitait... L'amour humain sort magnifié de ce roman.. Esclarmonde
souhaitait être épouse de Dieu, fuir les hommes et l'amour charnel; elle
choisit de vivre en recluse; mais si elle est enfermée, les éléments en
décideront autrement .. Esclarmonde éclaire le monde et éloigne le mal et la
mort tant qu'elle baigne dans la clarté de l'amour.. elle communie avec les
êtres tant qu'elle a un lien physique avec la réalité.. Au moment ou la
communication avec le monde se rétrécit et s'assombrit, la mort et la
noirceur la rejoignent. La tristesse est la compagne de la mort... pour
éloigner ce spectre, il faut aimer.
Le seigneur des Murmures découvrira la tendresse et de dominateur il
deviendra un homme qui part en lambeaux ... le prix à payer pour ses
péchés... et Esclarmonde sera enfermée dans sa croisade et son esprit plus
encore que dans le tombeau creusé contre la chapelle.
Pour être heureux, il faut la liberté, l'amour, le soleil, la nature.. La
puissance de la religion est aussi montrée du doigt. Effrayante, cruelle ...
Au moment ou la "sainte" parle, elle peut tout exiger... et punir ..... Les
personnages qui l'entourent sont également exceptionnels... et au fur et à
mesure on remarque que leurs caractères se modifient du tout au tout ..Les
violents s'apaisent, les caractères se modifient, les doux deviennent durs,
les simples ou inoffensifs deviennent le fer de lance de la révolte, les
effrayants personnifient l'amour et la bonté...
Il y a "Douce", la femme du Seigneur des Murmures, la géante "Berengère " (
Vient du germain "beren et gari" - Signifie: "ours et lance") , le colosse
"Martin", la vieille femme âgée que la mort a oublié de venir chercher, la
simplette...
Celles et ceux qui apprécient l'écriture de Sylvie Germain devraient
aimer le monde de Carole Martinez.. Et comme pour Sylvie Germain, le 1er
livre (le livre des nuits) était fantastique et optimiste, le second opus
(Nuit d'ambre)
était sombre et se
déroulait dans le monde en guerre.......
Eduardo Mendoza "Bataille de chats" -
Au printemps 1936, un Anglais
nommé Anthony Whitelands arrive en gare de Madrid. Il doit authentifier un
tableau inconnu appartenant au duc de la Igualada, un ami du chef de la
Phalange, José Antonio Primo de Rivera. La valeur du tableau peut-être
décisive pour favoriser un changement politique crucial en Espagne. A peine
arrivé à son hôtel, Whitelands va se trouver bien malgré lui au centre d'un
imbroglio politique mêlant policiers, diplomates, espions, ministres, femmes
du petit et du grand monde, tous lancés à ses trousses dans une atmosphère
de conspiration et de veillée d'armes. De rebondissement en rebondissement,
Bataille de chats renoue avec le meilleur de Mendoza: des événements
dramatiques, une intrigue policière et un humour à toute épreuve sont au
rendez-vous, rappelant au lecteur que la tragédie est l'un des masques de la
comédie humaine. Prix Planeta 2010 -
Tout d'abord... une précision
, les chats.. ce sont les madrilènes.. il faut donc lire "bataille de
madrilènes".. Le roman a obtenue le prix "Planeta", une référence pour
l'Espagne( l'un des deux prix littéraires espagnols avec le prix Cervantes).509
romans, dont 83 en provenance d'Amérique latine, concourraient pour le prix.
C'est un mélange de romanesque, d'histoire, de quête.. mais il manque le
coté déjanté des personnages des livres précédents.. Une plongée dans
l'histoire, dans l'art, dans la vie des nobles et dans les coulisses de la
politique.. cela bouge bien, il y a des rebondissements, ça roule... et
pourtant.. il manque quelque chose.. C'est bien mais c'est un peu sage, un
peu fade pour du Mendoza ...... pas assez abouti... il manque la folie de
Mendoza pour moi..... Mais si on ne s'attend pas à du Mendoza, alors il faut
foncer! Et pourtant.. cet anglais est parfait dans le rôle du brave type à
qui rien ne devrait arriver et qui est toujours là pour provoquer des drames
et s'attirer involontairement les pires ennuis! Il est toujours là ou il ne
devrait pas être.. il se fourre dans tous les pétrins... Au final un livre
qu'il faut lire! le Madrid d'avant la guerre civile... si on aime Madrid ..
la ville est présente... glauque ou lumineuse... vivante.... Une belle
peinture de cette époque de l'histoire de l'Espagne.. au moment ou tout va
basculer........ Une peinture de la société.. de ses peurs, de ses dérives,
de ses angoisses... et du caractère des habitants..
Iain Pears " La chute de John Stone" De la City londonienne et du Paris mondain de la Belle Epoque aux palais vénitiens de la moitié du XIXe siècle, un roman magistral, porté par une construction éblouissante et une érudition -aux troublantes résonances contemporaines. A la fois drame financier, roman d'espionnage et tragédie amoureuse, le nouveau tour de force littéraire d'Iain Pears, dans la droite ligne du Cercle de la Croix. Londres, 27 mars 1909. Lord Ravenscliff, né John Stone, célèbre industriel et marchand d'armes, tombe depuis la fenêtre de son bureau. Accident ? Meurtre ? Suicide ? Convoqué par la veuve de Stone, Elisabeth, de vingt-cinq ans sa cadette, le journaliste Braddock se voit charger d'une étrange mission : retrouver l'enfant caché de Stone. Une enquête en terrain miné, entre hautes sphères de la finance internationale et clubs d'anarchistes, sur les traces d'un homme et de son épouse au mystérieux passé... Paris, 1890. C'est en tant que comtesse hongroise qu'Elisabeth tient un des salons les plus courus de la capitale. Confident de cette courtisane pleine d'ambition, l'espion britannique Cort assiste au rapprochement d'Elisabeth et de Stone. Les débuts d'une tumultueuse histoire d'amour au coeur d'un monde régi par le pouvoir de l'argent... Mais Elisabeth a-t-elle jamais su toute la vérité sur son mari ? Lui a-t-il tout dit de ses jeunes années à Venise, en pleine montée du spiritisme ? Quels secrets Stone a-t-il emportés avec lui dans sa chute ? gros pavé qui raconte trois histoires.. Il met longtemps à démarrer.. les 150 premières pages c'est longuet ........ on se demande ce qu'il veut faire... Puis cela démarre Une étude sur le monde de la finance, une enquête journalistique, une partie en Angleterre, une à Paris, ne à Venise.. La vie des personnages se croise.. Drame financier, roman d'espionnage et histoire d'amour. Une belle peinture de la société ...
Jean-François Parot : "L'honneur de
Sartine"-
1780, la France en guerre aux
côtés des Insurgents américains peine à financer les opérations maritimes
contre l’Angleterre. Alors qu’il affronte la colère du peuple au cimetière
des Innocents où les cadavres croulent dans les maisons, Nicolas Le Floch
est appelé pour enquêter sur la mort suspecte d’un ancien contrôleur général
de la marine.
Que dissimule cet apparent accident domestique ? Quels secrets divisent la
famille de Ravillois ? Qu’a-t-on dérobé dans la chambre du défunt où se
rencontrent tant d’étranges indices ? Pourquoi de précieux vases chinois
disparaissent-ils? Que redoutent le roi, Sartine et Necker pour s’intéresser
autant à l’affaire ? Dans cet imbroglio, quels rôles jouent financiers,
traitants et l’ennemi anglais ?
De Versailles aux Porcherons, de la basse-geôle aux hôtels particuliers du
nouveau Paris, le commissaire des Lumières et ses amis, anciens et nouveaux,
se mettront en chasse, affrontant les embûches d’un dangereux adversaire aux
multiples apparences avant un dénouement surprenant. Face aux périls, aux
cabales et aux menaces de défaveur, cette neuvième enquête sera aussi
l’occasion pour Nicolas Le Floch, acteur et témoin du siècle, d’un poignant
retour sur lui-même.
Une fois de plus j'ai éprouvé un grand plaisir à lire cette aventure du Marquis.
Retrouvé avec plaisir Naganda. L'intrigue est bien ficelée, il y a des
renversements de situation. Les personnages évoluent autour de lui... Vers la
fin j'ai beaucoup aimé certaines descriptions de paris un peu plus envolées
"poétiques" que d'habitude. J'aime aussi la sensibilité du personnage, sa
compréhension des êtres, comme "la Paulet".. Toujours élégant il nous fait
découvrir toutes les classes de la société et je me réjouis du prochain
rendez-vous...
Arturo Pérez-Reverte
"la peau du
tambour" -
Un pirate qui
entre dans le
système
informatique du
Vatican et y
dépose un
étrange message.
Une église
menacée de
disparaître sous
la pression des
promoteurs
immobiliers et
qui tue pour se
défendre. Une
belle
aristocrate
andalouse dont
la sensualité
émousse bien des
voeux de
chasteté. Trois
malfrats chargés
d'espionner un
agent secret en
col romain. Un
vieux prêtre
réfractaire qui
brave ses
supérieurs. Un
banquier épris
de spéculation
immobilière. Et
un mystérieux
corsaire
espagnol disparu
en 1898 au large
des côtes
cubaines. Tels
sont quelques
uns des
personnages de
ce roman d'amour
et d'aventure
qui a pour décor
la somptueuse
Séville et son
histoire
millénaire.
L'héroïne en est
Notre-Dame-des-Larmes,
une petite
église qui
suscite passions
et convoitises
et pour laquelle
une poignée de
fidèles est
prête à aller
jusqu'au
meurtre. C'est
du moins ce que
croit Lorenzo
Quart, un prêtre
peu ordinaire
chargé par le
Vatican
d'enquêter sur
les crimes
commis dans son
enceinte. Il
découvrira
bientôt que la
clé de l'énigme
est enfouie sous
les vieilles
pierres de la
ville, dans
l'âme de chacun
de ses habitants
comme dans celle
de chaque
lecteur disposé
à le suivre dans
sa quête de la
vérité -
Rome,
Séville,
l'informatique,
la finance, les
magouilles, Le
celibat des
prêtres, la foi,
la vraie, la
fausse... J'ai
suivi les héros
dans cette ville
ou l'Eglise tue
pour continue de
vivre... Une
fois encore je
suis tombée
soius le
charme... Mais
il aurait quand
même pu un peu
moins monter en
épingle la joute
romantique entre
le bel émissaire
du Vatican et la
belle Sevillane!
les personnages
annexes sont
truculents!
Je recommande.
Atiq Rahimi :"
Syngué Sabour" -
Pierre de
Patience:
" Cette pierre
que tu poses
devant toi...
devant laquelle
tu te lamentes
sur tous tes
malheurs, toutes
tes misères... à
qui tu confies
tout ce que tu
as sur le coeur
et que tu n'oses
pas révéler aux
autres... Tu lui
parles, tu lui
parles. Et la
pierre t'écoute,
éponge tous tes
mots, tes
secrets, jusqu'à
ce qu'un beau
jour elle
éclate. Elle
tombe en
miettes. Et ce
jour-là, tu es
délivré de
toutes tes
souffrances, de
toutes tes
peines...
Comment
appelle-t-on
cette pierre ? "
En Afghanistan
peut-être ou
ailleurs, une
femme veille son
mari blessé. Au
fond, ils ne se
connaissent pas.
Les heures et
les jours
passent tandis
que la guerre
approche. Et la
langue de la
femme se délie,
tisse le récit
d'une vie
d'humiliations,
dans l'espoir
d'une possible
rédemption.
(Goncourt 2008)
Un cri ; une
révolte, une
femme mariée
contre son gré à
un « héros »
combattant
qu’elle ne
connaitra que
des années plus
tard, la
séquestration
dans la famille
du mari pour le
respect des
convenances ; la
solitude et les
frustrations qui
en découlent, la
souffrance et la
révolte de
chaque instant.
Une enfance sous
haute violence…
Et puis ce mari,
cet homme qui ne
la traite pas
comme une femme,
"le héros de la
résistance" est
blessé. Une
balle qui le
couche à sa
merci … cette
femme va enfin
pouvoir
approcher son
mari, lui
parler, le
toucher... Et
là, toute la
révolte va
s'exprimer...
toutes ses peurs
cachées, ses
espoirs, ses
désillusions,
ses craintes,
ses
humiliations...
et comme il ne
peut ni bouger
ni parler, qu’il
est totalement
entre ses mains,
mais qu'elle est
certaine qu'il
le comprend,
elle va craquer,
et régler ses
comptes, avec
violence. Il est
mourant mais ce
sont ses
entrailles à
elle qui sont à
vif ; elle se
met à nu… de
l’intérieur, de
l’extérieur…
elle dévoile son
esprit, son
corps, sa vie…
avec lui, sans
lui, avec les
autres, avec sa
souffrance à
elle trop
longtemps
contenue.. Avec
le mensonge de
la tradition
aussi... Alors
oui ce petit
livre est un
coup de poing;
il me fait
penser à la
révolte exprimée
par Yasmina
Khadra dans ses
romans. C’est un
livre qui prend
aux tripes, sur
le cri, sur le
silence, la
douleur, les
rêves avortés,
la virilité, la
trahison, la
condition de la
femme en
Afghanistan …
C’est
certainement la
voix de
centaines de
femmes opprimées
dans des pays de
non liberté qui
s’exprime …
c’est une lutte
...
L’auteur, dans
une interview au
« Monde.fr » du
12 novembre 2008
nous dit : «
Donc pour moi,
ma langue
maternelle, le
persan, est une
langue avec
laquelle j'ai
connu le monde,
j'ai connu mes
tabous, j'ai
connu mes
interdits, mes
limites. Donc
j'avais une
sorte
d'autocensure en
écrivant en
persan. Alors
que dans ma
langue
d'adoption,
comme c'est une
langue choisie,
on a une
certaine liberté
pour s'exprimer,
car il n'y a pas
cette
autocensure et
cette pudeur
inconsciente
ancrée en nous
depuis
l'enfance. »
Je ne sais pas
si l’écriture
mérite le
Goncourt… Mais
si c’est la voie
pour que la voix
de la femme de
l’ombre se fasse
entendre… alors
oui ce livre
mérite le prix…
Anne Perry "Funérailles en bleu" - Deux femmes sont retrouvées mortes dans l'atelier d'un peintre londonien. L'une d'elles, Elissa Beck, était une joueuse invétérée, accablée de dettes au point d'avoir ruiné son mari. Ce dernier est immédiatement soupçonné... Afin d'y voir plus clair dans cette affaire un peu trop simple à son goût et qui le touche de près, Monk va devoir s'allier, bien malgré lui, avec son meilleur ennemi, le commissaire Runcorn. L'enquête le mènera jusqu'à Vienne, sur les traces du passé trouble des Beck, héros du soulèvement contre la tyrannie des Habsbourg qui secoua l'Autriche en 1848. Toujours fan des enquêtes d'Anne Perry . Je ne me lasse pas..
Anne Perry
"Du sang sur la
soie" -
Dans l'aube
naissante d'un
jour de mars de
l'an 1273, Anna
entre dans
Byzance, perle
de l'empire
orthodoxe.
Fascinée mais
lucide, elle
sait qu'une
tâche immense
l'attend :
prouver
l'innocence de
son frère,
accusé de
meurtre.
Travestie en
eunuque, elle ne
tarde pas à
découvrir que
derrière les
splendeurs de la
ville impériale,
passions et
ambitions se
mêlent dans le
sang...
une fresque sur
Byzance à
l'époque des
croisades...
Magnifique.. Des
personnages
attachants, des
intrigues, les
dessous de la
politique ......
Après un
démarrage un peu
lent... un roman
fleuve
historique que
je ne peux que
recommander à
qui aime les
gros romans et
l'histoire ...
Un roman
historique dont
l'héroïne est
finalement la
ville de
Constantinople...
et les
personnages qui
gravitent autour
et dont le but
est de la sauver
des croisés.. Et
comme dans ses
polars sur
l'époque
victorienne, le
contexte est
magnifiquement
recrée et le
souci du détail
et de la
reconstitution
historique
partout présent.
On lit et on
apprend
l'histoire en
même temps.
Jean Christophe Rufin "Katiba" - Une katiba est un camp de combattants islamistes installé dans le Sahara c'est à la fois une cache et un relais, un lieu où l'on prie, où l'on négocie et tue. Repère invisible en avion ou par satellite, c'est là que les pièges se resserrent et que se décident les attaques. Le chef de la zone qui s'étend entre le Mali, l'Algérie et la Mauritanie, Kader Bel Kader, a décidé de court-circuiter les autres bandes de trafiquants qui sévissent, afin d'asseoir son influence auprès des chefs d'al-Qaida. Expédié en Mauritanie par l'agence de renseignements Providence (qui agissait déjà dans l'ombre, avec Le Parfum d'Adam), pour espionner les artisans de ces menaces terroristes, Dim trouve sur sa route une jeune femme, Jasmine. A la fois française et algérienne, connaissant de l'intérieur la diplomatie occidentale et les nouvelles lois de la guerre terroriste, elle marche à la frontière entre deux mondes ennemis, elle fascine et inquiète. Elle incarne à elle seule le proverbe sénégalais qui ouvre le roman et en tisse la trame principale : « Un chien a beau avoir quatre pattes, il ne peut suivre deux chemins à la fois. » Un grand roman où se croisent et s'affrontent deux civilisations. J'ai bien aimé. palpitant. Moins sanglant que Khadra, Rufin nous permet de comprendre le contraste des cultures occidentales et musulmanes, nous fait entrer dans le monde des renseignements, dans les magouilles politiques, dans le monde du terrorisme... Rufin se sert du polar pour nous faire entrer dans le monde réel, pour nous faire comprendre comment on façonne les esprits, comment on légitimise la violence, comment on se sert du passé et des faiblesses ou des forces des êtres.
Jean Teulé "Bord Cadre"
- Un atelier de peinture
fut le théâtre de leur coup de foudre. A quarante et cinquante ans passés, Marc
et Léone n'y croyaient plus. Il n'y avait que l'art pour les réunir ainsi,
miraculeusement. L'art et, leur ami Sainte-Rose, plasticien génial et
entremetteur subtil. Or, Sainte-Rose ne hait rien tant que les belles histoires.
Les belles histoires et le peintre Watteau, chantre des amours harmonieuses. Ce
qu'il a fait, il peut le défaire. Il doit le défaire, pour son œuvre.
Insidieusement, le bon maître offre à Marc, romancier de son état, un sujet en
or : une histoire d'amour qui commencerait comme la leur. Et qui finirait mal,
très mal. Voilà Marc et Léone engagés dans un dangereux jeu de rôles, créateur
de désastre. Auteurs de leur propre vie, ils ont désormais le choix d'en faire
une bluette, ou une tragédie...
Une fois encore la violence de
Teulé. Un roman sur la manipulation.. Un roman sur la méchanceté. Un roman sur
l'amour et la haine.. et une fois encore Teulé est immense... et dans ce roman
cruauté et poésie se mêlent une fois encore
Les acteurs : Un peintre qui a besoin pour créer de se nourrir de la vie et de
la douleur des autres... Alors pour réaliser son "œuvre" il va organiser la
rencontre de deux êtres, une courtière en transport d'œuvres d'art et un
romancier... et attendre qu'ils se déchirent pour pouvoir peindre leur
désespoir... Mais au lieu de se séparer, ils vont tomber amoureux... Il va donc
falloir trouver un stratagème pour qu'ils se détruisent, qu'ils se haïssent,
qu'ils soient désespérés.... Il va donc souffler un thème de roman au
romancier en mal d'inspiration ... et cela va lui inspirer une toile... son
œuvre maitresse... Quant à savoir si l'art primera sur l'amour ????? Qui sortira
vainqueur du combat ? l'amour? la haine? l'art ? ..... Dommage toutefois que la
vulgarité soit présente dans certaines descriptions.. Pour moi cela n'apporte
rien...
Carlos Ruiz Zafón "Le
prince de la brume"
(1er d'une trilogie)« Le Prince de la Brume n'avait jamais complètement disparu.
Il était demeuré dans l'ombre en attendant, sans hâte, que quelque force occulte
le ramène dans le monde des vivants. » 1943, Angleterre. Fuyant la guerre, la
famille Carver – les parents et leurs trois enfants, Max, Alicia et Irène – se
réfugie dans un village de bord de mer. Leur nouvelle maison appartenait
précédemment à un riche couple qui a quitté le pays après la mort de leur petit
garçon, Jacob. Peu après son emménagement, la famille Carver est confrontée à de
troublants événements. La maison de la plage paraît hantée. Quelque chose ou
quelqu'un rôde entre les murs. Max et Alicia commencent à enquêter sur les
circonstances obscures de la mort de Jacob. Roland, un adolescent du village,
les aide. Dévoré ce premier
tome. mon regret... seulement 200 pages... Tous les amateurs de contes
devraient adorer... Pour une fois l'histoire ne se situe pas à Barcelone.
L'auteur excelle une nouvelle fois à créer une ambiance. un naufrage, un bateau
coulé, un mage qui exauce les souhaits contre... une vie ... mais celle de qui ?
La trilogie fut au départ reçue comme une trilogie pour ados. Mais les adultes
qui aiment les mystères sont envoûtés.. J'ai lu le livre en français.. j'espère
lire la suite en espagnol.
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