Troudic, François «Les harengs de Ploucamor» (2013)

Troudic, François «Les harengs de Ploucamor» (2013)

« Les harengs de Ploucamor » (2013)  et La complainte du lamantin (2015)

Sur le site gratuit de téléchargement de e-books : http://ebook-gratuit-francais.com/auteur/francois-troudic/

Les harengs de Ploucamor (2013)

Résumé : « Elle est venue frapper à ma porte vers trois heures du matin. — Salut, je m’appelle Géraldine, on ne se connaît pas mais je suis la fille des voisins. J’ai perdu mes clés et je n’ose pas rentrer chez moi de peur de réveiller mon beau-père qui est insomniaque. N’écoutant que mon grand cœur, j’ai abandonné mon Spirou et lui ai généreusement proposé de l’héberger. » Intitulé « Les harengs de Ploucamor», ce premier roman de François Troudic s’inscrit dans la longue lignée des œuvres devenus cultes avant même leur entrée dans l’inconscient populaire, et qui posent les questions essentielles de l’apophtegme oiseux. FT nous offre ici un véritable plaidoyer en 44 pages où la pensée et l’expression des affects sont irréductibles à leur expression langagière, appliquant ainsi les préceptes d’Ossip-Lourié dans son ouvrage « Le langage et la verbomanie : essai de psychologie morbide, F. Alcan, Paris, 1912 ». Le propos abordé ici tient donc dans cette tension entre l’expérience que l’on peut faire du langage vide et l’impossibilité logique apparente de celui-ci. L’étude de ce paradoxe doit nous permettre de montrer à quelles conditions et en quel sens il est parfois possible d’utiliser un langage sans pour autant transmettre un contenu informatif. D’ailleurs, Télérama ne s’y trompe pas, qui déclare : « F. Troudic démontre la maîtrise des concepts contradictoires, qui ne correspondent de ce fait à aucune chose concrète, au “nihil negativum” kantien, une application par le romancier de l’amphibolie des concepts de la réflexion, qui propose une analyse du concept de rien et définit le “nihil negativum” comme un objet vide sans concept. Le rien peut donc s’entendre en plusieurs sens, et le langage ne parvient pas toujours à en rendre compte. » Mais c’est à Troudic lui-même, auteur à la renommée désormais assurée dans la partie septentrionale des Côtes d’Armor, que revient le mot de la fin lorsqu’il s’exclame « Y’a pas à dire, le génie humain, c’est quand même quelque chose.» Comme le disait Boris Vian, «Faut que ça saigne.» En voilà bien une démonstration magistrale, dans un livre à lire Dard Dard. Yoda F. Vous l’avez compris, il est probable que ce cher Yoda F. a abusé des mêmes substances que ce cher F.T. qui m’a pourtant affirmé avoir cessé toute utilisation des dites substances, ce qui en fait, m’inquiète encore plus… Suivez les aventures de François, Géraldine, PiouPiou et Michou (les deux agents très spéciaux), pour ne citer que les héros dans cette nouvelle noire et rouge (les cadavres ne manquent pas) à mourir de rire, et vous ne le regretterez pas…

Mon avis : Alors j’ai essayé, C@tW… Mais c’est au-dessus de mes forces… Heureusement que c’est de petits livres (et gratuits) car je ne rentre pas dans ce genre d’humour… Je me suis ennuyée ferme, j’ai souri à une phrase … Si j’ai trouvé deux extraits à citer, c’est du fait de mon amour pour l’Egypte et donc le nom Ramsès.. Il me faut des personnages attachants ( c’est loupé) et pas un ramassis de situations improbables avec des jeux de mots qui me me semblent pas bons… J’ai été au bout du premier.. pas pu aller au bout du deuxième…

Extraits :

ils sont tous morts vos cornichons ! tiens c’est bien simple, là, maintenant, tout de suite, à l’instant même où je vous parle, ils sont là qui gisent à mes pieds, inertes, zigouillés, kaput, out, dead, archi-rétamés, hyper-canés, aussi clamsés que l’arrière grand-mère de Ramsès II, tellement morts qu’ça fait pitié… Ah… quoique… attendez… oui… là-bas dans le fond… il… m’semble que… ouais… j’crois bien qu’j’en vois un qui bouge encore…

Il n’a pas dit un mot et s’est rendu directement à la cuisine – lui qui d’habitude n’y met jamais les pieds. Il y est resté enfermé un bon moment, à bricoler je ne sais quoi en sifflotant des chansons de Claude François – lui qui d’habitude ne siffle que du Pernod.

 

La complainte du lamantin (2015)

Résumé : Fixant le plafond de ses yeux révulsés, baignant dans une mare de sang, bouche béante, langue pendante, Mimi gît là, recroquevillé sur le carrelage. La flèche d’acier de douze millimètres de diamètre qui lui traverse le kiki de la pomme d’Adam à l’occiput, lui donne un peu l’air d’une girouette plantée dans de la purée de betterave.

Mon avis : avant d’abandonner définitivement à la moitié du livre tellement je n’en pouvais plus… j’ai juste souri à une phrase dans la première partie du livre…

Extraits :

Non seulement je suis afraid pour ma vie mais en plus, j’ai peur pour my life…

 

One Reply to “Troudic, François «Les harengs de Ploucamor» (2013)”

  1. Je suis quelque peu déçue que tu n’aies pas apprécié cet auteur.
    Alors si je peux me permettre et venir contrebalancer ton ressenti, je me permets de poster mon avis de lecture tant je souhaiterais faire partager aux lecteurs de ton joli blog, mon enthousiasme à découvrir cet auteur car auteur il l’est, c’est incontestable. Veuillez m’excuser par avance de ma liberté de texte ci-dessous mais c’est qu’avec François Troudic on s’aperçoit que l’on parle non seulement le patois mais l’anglais.

    Et quel cor, quel verbe, ah mon Françouais, c’est y tant bien que j’te clamsions telle une moule « décor-tiquée » par ton texte que j’t’y venions faire ma déclaration d’amour lecturesque sans « les targies » (d’ailleurs c’est qui ce M. Targie ?!) mais avec un empressement non feint mais avec faim (ok j’me contredissions mais enfin t’me comprends…) car j’te voulions encore et encore c’est que le début d’accord ? dac hors mais en fait dedans, toi et ta bande de ploucs (j’t’aime M. le cornichon) à la mer, à la montagne, au fond du bocal à artichauts bref où tu veux (euh ! faudrait pas prendre ses rêves pour une généralité quand même ! ) et quand tu veux suivant la célèbre maxime du Docteur : « j’ty nique au gourbi à l’heure qu’t’y veux ! ) bref j’en Rrrrr-voulions !

    Amies lectrices, amis lecteurs, et plus précisément les accaparés du polar à l’arme sèche, venez vous hydrater les yeux à l’arme Troudic qui flinguera ( ! les filles ) votre rimmel et enflammera votre blépharite si tant est qu’il y en ait une.
    Plus sérieusement un texte troussé, hilarant, jouissif qui m’a fait penser à l’humour des « deschiens » des « robins des bois » et finalement à ne pas comparer car du Troudic c’est du Troudic, un univers à part entière, un auteur est né, merci.

    P.S : Recommandation en ces temps caniculaires, hydratez-vous bien avant d’entamer un Troudic au péril de vous retrouver sec comme un coup de trique à force de pleurer de rire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *