White, Christian « Sous l’oeil des voisins » (2025) 352 pages

White, Christian « Sous l’oeil des voisins » (2025) 352 pages

Auteur: Auteur australien né à Mornington Peninsula. Auteur et scénariste, il vit a Melbourne
Il a notamment co-écrit le film Relic (2020) et co-créé la série Netflix Clickbait
Romans:  « Le Mystère Sammy Went « (2019) « L’Épouse et la Veuve » (2021) – « Sous l’oeil des voisins » (2025)

Résumé :
Hiver 1989. La disparition de Tracie, 17 ans, affole la paisible banlieue australienne de Camp Hill. Tom Witter, professeur de lycée, décide de mener sa propre enquête avec l’aide du père de l’adolescente et du groupe de surveillance de quartier. Alors qu’ils suivent la piste de rituels sataniques, la police est persuadée qu’il s’agit d’une fugue. Au fur et à mesure que des indices émergent, les relations entre voisins se tendent, jusqu’à la paranoïa et la violence.
Tom franchit alors les frontières de la légalité. Est-ce pour faire oublier ses propres secrets ? Culpabilité, chantage, mensonges… Christian White, la nouvelle star du polar australien, dissèque les apparences trompeuses d’une petite communauté où tout le monde soupçonne tout le monde et où chacun a quelque chose à cacher. « Une histoire captivante qui explore la masculinité, le deuil et les effets de la claustrophobie ordinaire ».

Albin-Michel – 29.10.2025 – 352 pages (Wild Place 2021 – Traduit par Isabelle Maillet)

Mon avis: 🩶🩶🩶

On se retrouve un peu dans l’ambiance des « Desperate Housewives » mais en nettement moins glamour … Un quartier de banlieue, bien propret, avec des voisins bien lisses, des gens bien comme il faut… mais tout le monde semble avoir quelque chose à cacher… Et comme c’est souvent le cas dans ces quartiers, le passé des habitants va remonter à la surface.
Tracy Reed, une jeune fille de 17 ans disparait… est-ce une fugue, un enlèvement, une séquestration, un accident, un meurtre? La police penche pour la fugue car les parents sont en instance de divorce et ne prennent pas trop au sérieux la disparition. Le comité de surveillance du quartier se motive un peu plus – surtout Tom, l’un des professeur de la jeune fille – et bien vite les soupçons se dirigent vers un jeune soupçonné de s’intéresser au satanisme, au spiritisme (d’ailleurs il a une planche de Ouija….).
C’est l’un des points qui m’a le plus intéressé : comment se focaliser sur un jeune, en se fondant sur son apparence… C’est fou ce que le regard, la perception de ce qui est normal ou ne l’est pas dans l’apparence des gens peut influencer le jugement sur la personne … L’habit ne fait pas le moine… il ne faudrait pas totalement oublier ce petit proverbe… Et ici, l’apparence serait-elle trompeuse ? Ou pas…. Les théories conspirationnistes et complotistes, la peur de la différence, de l’occultisme, du diable, de la magie occupent une grande place dans le roman…
Certes cela se lit facilement, mais cela va s’oublier aussi vite… je n’ai pas trouvé palpitant même si il y a du suspense dans cette chasse à l’homme…. En prime les personnages ne sont pas attachants. Et pour ma part, je vois cela davantage comme un roman pour ados.

Extraits:

Après tout, la vie et le bonheur – les bonnes choses en général – sont éphémères. Rien ne dure. Et lui, il était toujours sur le qui-vive, toujours à guetter le canari dans la mine de peur d’un coup de grisou.

Pour elle, les adolescentes étaient comme des coffrets cadenassés dont ni papa ni maman n’avaient la clé. 

L’endroit où l’on a ses racines est comme un tendeur : où que l ‘on aille, il vous ramène toujours à lui.

Léonard de Vinci a dit qu’il existe trois catégories de personnes : celles qui voient, celles qui voient quand on leur montre, celles qui ne voient pas

Il y a un vieux proverbe grec qui dit qu’une société grandit quand les vieillards plantent des arbres à l’ombre desquels ils savent qu’ils ne s’assiéront jamais…

Le plus terrible, quand votre fils vous prend pour un quadra de banlieue dégonflé, une chiffe molle de quatre-vingt-cinq kilos, une espèce de bon à rien vieillissant, c’est de se dire qu’il a probablement raison.

Quand on renverse le premier domino, on ne sait jamais comment tomberont les autres derrière.

Une petite bulle où tout est parfait. La plupart des gens sont contents de vivre à l’intérieur, parce qu’ils ont l’impression d’être en sécurité. Alors moi, je les appelle les embullés.

Un couple, c’est comme une maison, il faut ouvrir les fenêtres de temps en temps pour aérer les pièces.

Il y a plus dangereux qu’un homme qui n’a rien à perdre : un homme qui a tout à perdre.

Vivre en couple, c’est comme construire une maison, courir un marathon ou naviguer sur une mer démontée. Je te laisse le choix de la comparaison. Ça demande beaucoup d’efforts. Et même quand on en fait, parfois, ça ne suffit pas.

Et je sais que la violence est comme une langue étrangère. Plus on l’apprend jeune, plus elle devient facile à manier.

Info : Pentagramme
« Du grec pente (« cinq ») et grammon (« ligne »). Forme géométrique représentant une étoile à cinq branches. D’abord utilisé comme symbole dans la Grèce antique et l’ancienne Babylone, le pentagramme apparaît aujourd’hui dans différents systèmes de croyances, dont la Wicca. Également présent dans la franc-maçonnerie et le satanisme, il est investi de pouvoirs magiques. »

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