Penny Louise « Sous la glace »

Penny Louise « Sous la glace »

 

 

La série des enquêtes de l’inspecteur Armand Gamache

Tome 2 : « Sous la glace »

Résumé : Lorsque l’inspecteur-chef Armand Gamache est chargé d’enquêter sur un nouveau meurtre survenu au sein de la petite communauté de Three Pines, il ne lui faut pas longtemps pour comprendre que la victime ne manquera à personne. D’ailleurs, personne ne l’a vue se faire électrocuter en plein milieu d’un lac gelé lors d’une compétition de curling. Pourtant, il y a forcément eu des témoins… Un deuxième roman qui confirme que Louise Penny est l’héritière naturelle d’Agatha Christie.

Mon avis :

Après l’automne et le tir à l’arc, voici l’hiver et le curling. J’ai retrouvé avec grand plaisir les habitants de « Three Pines » qui deviennent presque des voisins car on apprend à les connaitre, l’Inspecteur Gamache et son équipe, avec toujours son « boulet » l’agente Nichols… et un nouveau qui semble moins paumé. La nouvelle propriétaire de la maison Hadley de triste mémoire (voir le tome 1) ne va pas tarder à être assassinée. Il faut dire qu’elle semble aussi sinistre et peu fréquentable que la maison … Egocentrique, mauvaise, tyrannique, intéressée par l’argent… Et toujours Gamache, qui écoute, réfléchit, observe, recoupe, tente de se mettre à la place des meurtriers potentiels. L’humain à l’écoute du « monstre ».Décidemment la chaleur humaine opposée au froid des hivers canadiens… moi j’aime beaucoup… Une série qui s’installe, des personnages qui prennent le temps de vivre et de se fréquenter… avec de l’humour et une très belle construction de l’énigme. Les indices se découvrent petit à petit : l’intelligence et la déduction font le reste… Je ne suis jamais allée dans un petit village canadien mais j’ai l’impression d’y être…

Extraits :

Elles partageaient une aversion pour les livres durs. Pas par leur contenu, mais par leur couverture. Les couvertures rigides étaient vraiment trop difficiles à tenir, surtout au lit.

Il avait des relations dans le monde entier. Même – osait-elle y penser ? – au Museum of Modern Art de New York. Le MOMA. MOMA mia !

« Respire, respire », s’ordonna-t-elle, craignant un peu de mourir, tuée par des mots

Pendant mon adolescence, ma drogue, c’était la sympathie des autres, dans ma vingtaine, l’approbation, dans ma trentaine, l’amour, dans ma quarantaine, le scotch

..on suit la voie de Häagen Dazs. C’est la traversée du dessert…

Il est tellement plus réconfortant de constater le mal chez les autres ; cela excuse nos mauvais comportements. Il faut être vraiment remarquable pour considérer le bien.

Elle ouvrit les yeux et les laissa s’adapter à l’obscurité. De très loin, elle entendait Tchaïkovski. On aurait dit que la musique entrait dans son corps, non pas par ses faibles oreilles, mais par sa poitrine, droit au cœur, où venaient se loger les notes

Elle portait peu de maquillage, car elle aimait bien le visage qu’elle avait reçu.

Si vivre voulait dire se développer dans tous les sens, cela lui convenait

Comment peux-tu trouver la vérité de quelqu’un d’autre si tu ne t’avoues pas la vérité sur toi-même ?

En hiver, au Québec, tout le monde était pareil, semblable à des guimauves colorées

La neige craquait sous ses pas, signe évident d’une rapide baisse de température. Son visage lui donnait l’impression de traverser un nuage de fines aiguilles et ses yeux étaient légèrement larmoyants

Le meurtre est profondément humain ; la victime et le meurtrier. Décrire ce dernier sous un jour monstrueux ou grotesque, c’est lui donner un avantage injuste. Non. Les tueurs sont des humains et chaque meurtre prend racine dans une émotion. Pervertie, sans aucun doute. Tordue et laide. Mais tout de même une émotion. Si forte qu’elle avait poussé un homme à créer un fantôme

Il y a en toute chose une fêlure. — Par laquelle la lumière pénètre

Enfants, on s’est tous créé des mondes particuliers. Les cow-boys et les Indiens, les explorateurs de l’espace, les princes et les princesses

Vous ne pouvez vivre dans le passé, encore moins le défaire

Le passé peut ressurgir, s’emparer de vous et vous entraîner là où vous ne devriez pas aller

Je passe mes journées à examiner la pièce du fond, celle qu’on garde verrouillée et cachée, même à nos propres yeux. Celle qui contient tous nos monstres, fétides, pourrissants, qui attendent

Je comprends tes doutes, cependant. Ce sont eux qui font de toi un grand homme, pas tes certitudes

Il avait éteint dans la salle de séjour après le départ de tout le monde, et était resté assis là, tranquille, à goûter la paix, à contempler ce village qui posait la tête sur l’oreiller

Elle m’a enseigné que les paroles blessent et parfois tuent. Et qu’elles peuvent guérir

 

 

Article général sur la série : Enquêtes de l’inspecteur Armand Gamache

One Reply to “Penny Louise « Sous la glace »”

  1. Dans la foulée du premier j’ai dévoré celui-ci aussi. Les personnages récurrents de cette petite communauté québecoise sont attachants et le fil rouge de l’affaire « Arnot » est intriguant… Qui sont les méchants ? Est-ce ceux que l’on croit ?
    Je suis déjà plongée dans le trois !

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