Auteur Coup de cœur : Gaudé Laurent

Auteur Coup de cœur : Gaudé Laurent

Peu ou pas d’extraits car j’ai simplement recopié des notes de lecture d’il y a longtemps..  je suis désolée mais je vais essayer d’y remédier..

Auteur : Laurent Gaudé, né le 6 juillet 1972 dans le 14e arrondissement de Paris est un romancier, nouvelliste et dramaturge français

Cris, Actes Sud, 2001

Résumé : Ils se nomment Marius, Boris, Ripoll, Rénier, Barboni ou M’Bossolo. Dans les tranchées où ils se terrent, dans les boyaux d’où ils s’élancent selon le flux et le reflux des assauts, ils partagent l’insoutenable fraternité de la guerre de 1914. Loin devant eux, un gazé agonise. Plus loin encore, retentit l’horrible cri de ce soldat fou qu’ils imaginent perdu entre les deux lignes du front, « l’homme-cochon ». A l’arrière, Jules, le permissionnaire, s’éloigne vers la vie normale, mais les voix de ses compagnons d’armes le poursuivent avec acharnement. Elles s’élèvent comme un chant, comme un mémorial de douleur et de tragique solidarité. Dans ce texte incantatoire, l’auteur de La Mort du roi Tsongor (prix Goncourt des lycéens 2002, prix des Libraires 2003) et du Soleil des Scorta (prix Goncourt 2004) nous plonge dans l’immédiate instantanéité des combats, avec une densité sonore et une véracité saisissantes.

Mon avis : pas lu

La Mort du roi Tsongor, Actes Sud, 2002 (Prix Goncourt des lycéens 2002 – prix des libraires 2003)

Résumé : Dans une Antiquité imaginaire, le vieux Tsongor, roi de Massaba, souverain d’un empire immense, s’apprête à marier sa fille. Mais au jour des fiançailles, un deuxième prétendant surgit. La guerre éclate : c’est Troie assiégée, c’est Thèbes livrée à la haine. Le monarque s’éteint ; son plus jeune fils s’en va parcourir le continent pour édifier sept tombeaux à l’image de ce que fut le vénéré -et aussi le haïssable -roi Tsongor. Roman des origines, récit épique et initiatique, le livre de Laurent Gaudé déploie dans une langue enivrante les étendards de la bravoure, la flamboyante beauté des héros, mais aussi l’insidieuse révélation, en eux, la défaite. Car chacun doit s’accomplir, de quelque manière, l’apprentissage de la honte.

Mon avis : Alors je l’ai pris et plus lâché! L’écriture est magnifique comme toujours chez Gaudé et l’histoire nous emporte…… J’aime ces contes, ces errances initiatiques ou la culture ancestrale se mêle à l’histoire. On part en quête du passé, on est au centre d’une bataille qui est au départ lancée pour l’amour d’une femme puis qui devient une lette de puissance, une histoire d’honneur et de prestige, avant de se transformer en une vengeance.. A la fin on ne sait plus pourquoi on se bat.. Et on comprend que ce qui a été bâti par la violence ne se transmet pas au nom de l’amour…….

 

Le Soleil des Scorta, Actes Sud, 2004 (prix Goncourt 2004 – prix du jury Jean-Giono 2004 – Prix du Roman populiste 2004)

Résumé : L’origine de leur lignée condamne les Scorta à l’opprobre. A Montepuccio, leur petit village d’Italie du Sud, ils vivent pauvrement, et ne mourront pas riches. Mais ils ont fait vœu de se transmettre, de génération en génération, le peu que la vie leur laisserait en héritage. Et en dehors du modeste bureau de tabac familial, créé avec ce qu’ils appellent « l’argent de New York », leur richesse est aussi immatérielle qu’une expérience, un souvenir, une parcelle de sagesse, une étincelle de joie. Ou encore un secret. Comme celui que la vieille Carmela confie au curé de Montepuccio, par crainte que les mots ne viennent très vite à lui manquer. Roman solaire, profondément humaniste, le livre de Laurent Gaudé met en scène, de 1870 à nos jours, l’existence de cette famille des Fouilles à laquelle chaque génération, chaque individualité, tente d’apporter, au gré de son propre destin, la fierté d’être un Scorta, et la révélation du bonheur.

Mon avis : un petit bijou !

 

Eldorado, Actes Sud, 2006

Résumé : Gardien de la citadelle Europe, le commandant Salvatore Piracci navigue depuis vingt ans au large des côtes italiennes, afin d’intercepter les embarcations des émigrés clandestins. Plusieurs événements viennent ébranler sa foi en sa mission et donner un nouveau sens à son existence. Dans le même temps, au Soudan, deux frères s’apprêtent à entreprendre le long et dangereux voyage qui doit les conduire vers le continent de leurs rêves, l’Eldorado européen. Parce qu’il n’y a pas de frontière que l’espérance ne puisse franchir, Laurent Gaudé fait résonner la voix de ceux qui, au prix de leurs illusions, leur identité et parfois leur vie, osent se mettre en chemin pour s’inventer une terre promise.

Mon avis : La langue est toujours aussi belle, le sujet est dur. J’ai moins aimé que le soleil des Scorta mais l’ambiance et les sentiments sont toujours magnifiquement rendus. La tension est présente, l’amitié, l’authenticité… la douleur et la compréhension par le dit et le non-dit. Très bel écrit.

 

Dans la nuit Mozambique, 2007 – recueil de quatre nouvelles

Résumé : En quatre récits, Laurent Gaudé donne la parole à des personnages confrontés à la culpabilité, la violence, la proximité de la mort ou la disparition d’un proche. Douloureusement, ils font face à un avenir sombre, revoient leurs illusions et passions de jeunesse ou les plus simples bonheurs de l’existence, conscients de l’anéantissement qui les guette. Dans ‘Sang négrier’, quelques esclaves noirs profitent de l’escale de leur navire à Saint-Malo pour s’échapper. Le narrateur raconte comment la chasse à l’homme qu’il organise tourne au carnage. Au ‘Grammery Park Hotel’, un vieux poète new-yorkais se souvient de sa toute première publication… et de la femme qu’il a aimée. ‘Colonel Barbaque’ marque les retrouvailles de l’auteur avec Quanton Rippol, le soldat de ‘Cris’ sauvé par l’artilleur africain M’Bossolo. Il a porté en Afrique – bientôt flanqué de ce surnom, le colonel Barbaque – l’ivresse meurtrière, l’ubris dont la guerre l’a fait dépendant. Enfin, éclairé par les plaisirs de l’amitié, de la table et de l’imagination, le récit ‘Dans la nuit Mozambique’ évoque les soirées de trois officiers de marine qui, dans un petit restaurant de Lisbonne, en compagnie du patron de l’établissement, avaient des rendez-vous réguliers pour souper et se raconter des histoires.

Mon avis : 4 nouvelles… bien mais je suis pas fan des nouvelles… J’aime bien suivre des personnages moi… Mais une fois de plus sous le charme de l’écriture. « Gramercy Park Hotel », sur la perte d’un être proche m’a remué aux larmes. « Le sang négrier» donne vie aux instincts les plus noirs de l’homme et à ses peurs les plus profondes, « Dans la nuit Mozambique» on fait litteralement partie de l’histoire et on attend, « Le colonel barbaque » est le recit qui m’a le moins conquise, trop de violence pour moi… Une fois de plus, les thèmes chers à Gaudé.. la solitude, la violence, la mort, la sauvagerie qui existe dans les tréfonds de l’homme..

 

La Porte des Enfers, Actes Sud, 2008

Résumé : Roman rythmé, puissant et captivant, « La Porte des Enfers » oppose à la finitude humaine la foi des hommes en la possibilité d’arracher un être au néant. Par l’auteur du « Soleil des Scorta », prix Goncourt 2004.

Mon avis : pas lu

 

Ouragan, Actes Sud, 2010

Résumé : Au coeur de la tempête qui dévaste la Nouvelle-Orléans, dans un saisissant décor d’apocalypse, quelques personnages affrontent la fureur des éléments, mais aussi leur propre nuit intérieure. Un saisissant choral romanesque qui résonne comme le cri de la ville abandonnée à son sort, la plainte des sacrifiés, le chant des rescapés.

Mon avis : Magistral.. Le souffle de l’écrivain n’a d’égal que le souffle de la tempête.. Tout est émouvant et nous entraine.. la description des événements, la vie des protagonistes, les implications, la gestion de la tempête, les relations entre les humains, et bien sûr l’écriture… A lire d’urgence si ce n’est pas déjà fait!

 

Les Oliviers du Négus, Actes Sud, 2011 – recueil de quatre nouvelles (voir article sur le blog)

Résumé : « Un vieil homme croit entendre chevaucher Frédéric II dans le royaume des Enfers. Un centurion marche vers une Rome gangrénée dont il devance l’agonie. Un soldat des tranchées fuit le “golem” que la terre a façonné pour punir les hommes. Un juge anti-mafia tient le compte à rebours de sa propre exécution…

Dans la proximité de la guerre ou de la mort surgissent ces quatre récits où les héros – certes vaincus, mais non déchus – prononcent d’ultimes paroles. Ils veulent témoigner, transmettre, ou sceller des adieux. Minuscules fantassins de la légende des siècles, ils affrontent une Histoire lancée dans sa course aveugle. Et ils profèrent la loi tragique – celle de la finitude – qui, au-delà de toute conviction, donne force et vérité à leur message. D’où la dimension orale de ces textes qui revisitent la scène de l’œuvre romanesque et, de Cris à La Porte des Enfers, réorchestrent des thèmes chers à Laurent Gaudé, auxquels la forme brève donne une singulière puissance. »

 

Pour seul cortège, Actes Sud, 2012

Résumé : En plein banquet, à Babylone, au milieu de la musique et des rires, soudain Alexandre s’écroule, terrassé par la fièvre. Ses généraux se pressent autour de lui, redoutant la fin mais préparant la suite, se disputant déjà l’héritage – et le privilège d’emporter sa dépouille. Des confins de l’Inde, un étrange messager se hâte vers Babylone. Et d’un temple éloigné où elle s’est réfugiée pour se cacher du monde, on tire une jeune femme de sang royal : le destin l’appelle à nouveau auprès de l’homme qui a vaincu son père… Le devoir et l’ambition, l’amour et la fidélité, le deuil et l’errance mènent les personnages vers l’ivresse d’une dernière chevauchée. Porté par une écriture au souffle épique, Pour seul cortège les accompagne dans cet ultime voyage qui les affranchit de l’Histoire, leur ouvrant l’infini de la légende.

Mon avis : pas encore lu

 

Danser les ombres, Actes Sud, 2015 voir article sur le blog

Résumé : En ce matin de janvier, la jeune Lucine arrive de Jacmel à Port-au-Prince pour y annoncer un décès. Très vite, dans cette ville où elle a connu les heures glorieuses et sombres des manifestations étudiantes quelques années plus tôt, elle sait qu’elle ne partira plus, qu’elle est revenue construire ici l’avenir qui l’attendait.

Hébergée dans une ancienne maison close, elle fait la connaissance d’un groupe d’amis qui se réunit chaque semaine pour de longues parties de dominos. Dans la cour sous les arbres, dans la douceur du temps tranquille, quelque chose frémit qui pourrait être le bonheur, qui donne l’envie d’aimer et d’accomplir sa vie. Mais, le lendemain, la terre qui tremble redistribue les cartes de toute existence…

Pour rendre hommage à Haïti, l’île des hommes libres, Danser les ombres tisse un lien entre le passé et l’instant, les ombres et les vivants, les corps et les âmes. D’une plume tendre et fervente, Laurent Gaudé trace au milieu des décombres une cartographie de la fraternité, qui seule peut sauver les hommes de la peur et les morts de l’oubli.

 

 

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