Maynard, Joyce « Les filles de l’ouragan » (2012) – 360 pages
Autrice: Daphne Joyce Maynard, née le 5 novembre 1953 à Durham au New Hampshire, est une autrice américaine. Collaboratrice de multiples journaux, magazines et radios, Joyce Maynard est aussi l’auteure de plusieurs romans
Romans: Une adolescence américaine – Baby Love – Prête à tout – Les Règles d’usage – Long week-end – Et devant moi le monde -Les filles de l’ouragan – L’Homme de la montagne – De si bons amis – Un jour, tu raconteras cette histoire – Où vivaient les gens heureux – L’Hôtel des oiseaux –
Philippe Rey – 05.01.2012 – 330 pages / 10/18 11.05.2013 – 360 pages (« The Good Daughters » traduit par Simone Arous)
Résumé:
New Hampshire, 1950. Nées le même jour, dans le même bourg, dans des familles que tout oppose, Ruth, beauté exaltée, a l’âme d’une artiste ; l’androgyne Dana, l’esprit terrien. Si dissemblables, et pourtant. Chacune lutte pour exister dans un monde auquel elle ne se sent pas appartenir, et leurs destins sans cesse se frôlent. Jusqu’au jour où un secret inouï bouleverse leur vie.
Mon avis: ❤️❤️
Mais comme je me suis ennuyée ! Et plus je ne me suis pas du tout attachée aux personnages et j’ai deviné la fin dès le début… Mis à part le père Plank aucun personnage ne m’a un minimum touché…
Dans le roman on évoque tellement de thèmes .. mais cela finit par être sur le mode faut tout citer mais rien creuser . Et comme en prime l’écriture ne m’enchante pas….
Il sera plus vite oublié que lu ! Je suis allée jusqu’au bout mais cela m’a paru looooong…
Extraits:
C’est ta sœur d’anniversaire, aimait-elle à dire. Vous deux, les filles, vous êtes venues au monde ensemble. Il est normal qu’on se sente liés. »
En fait, nos familles pouvaient difficilement être plus dissemblables – les Dickerson et les Plank. À commencer par notre façon de vivre et nos origines.
C’était une des choses que j’aimais dans le dessin, le fait que – sur du papier – on pouvait rêver de tout, les seules limites étant celles de son imagination, ce qui, dans mon cas, signifiait pas de limites du tout.
Dans notre famille, c’était vu comme un problème – cette fantaisie que je possédais et ma capacité à inventer des histoires et des intrigues. Pour ma mère, ce genre d’activité indiquait des dispositions inquiétantes, qui pourraient m’entraîner vers des pensées impures. Toutes les histoires dont nous avions besoin étaient dans la Bible. Pourquoi en chercher ailleurs ?
Je vivais par procuration en ces temps-là, à écouter les histoires des garçons avec qui j’étais copine, parler des choses qu’ils feraient avec les filles pour qui j’avais le béguin, et écouter les filles qui me plaisaient parler des choses qu’elles faisaient avec les garçons qui étaient mes copains.
J’étais née dans un corps de fille, avec des désirs de garçon, et parce qu’on était en 1964, et que personne ne parlait de ces choses, je croyais être le seul être sur terre à avoir ce problème.
Mes raisons, en fait, étaient égoïstes. Je voulais passer l’éponge. Je voulais, à sa mort, éprouver le sentiment d’avoir fait mon devoir. Je ne voulais pas me dire un jour que j’aurais dû en faire plus ou différemment.
Mais – peut-être parce qu’ils n’étaient pas tenus par les conventions de ce qu’on appelait la société – mes clients de l’hôpital psychiatrique faisaient de très belles choses, peignaient avec une sorte de liberté d’expression qu’on ne trouverait pas dans une classe d’élèves dits normaux. Le portrait d’une femme fait par un de mes étudiants de l’hôpital ne remplissait pas seulement la page, il débordait – les yeux se dirigeaient comme des vrilles vers vous, les couleurs jetées comme des balafres semblaient vibrer d’émotion.
Mais mon père ne s’occupait pas de ses terres pour gagner de l’argent. Il ne savait pas vraiment ce que signifiait l’argent.
« Si tout ce qu’on avait à faire, c’était s’occuper des cultures et ne pas s’inquiéter de la vente, observait-il parfois, la vie serait parfaite. »
Quand ça grippe, vaut mieux mettre un peu d’huile que sortir de ses gonds.