Hinkson, Jake «L’Homme posthume» (03/2016)

Hinkson, Jake «L’Homme posthume» (03/2016)

Résumé : Les choses ont vraiment mal tourné quand Elliott s’est suicidé. Ou plutôt quand il a raté son suicide. Car après être resté mort pendant trois minutes, le voici ramené à la vie. Et il y a cette jeune infirmière un peu étrange qui prend soin de lui. Il n’a toujours rien à perdre alors pourquoi ne pas faire un bout de chemin avec elle. Mais une fille comme ça ne voyage jamais seule, alors Elliott devra composer avec des jumeaux débiles. Et Stan the Man.

Dans la presse :

L’Homme posthume a les belles couleurs noir et blanc d’un film d’horreur des années 30 et tient du rêve, ou plutôt du cauchemar éveillé. Alain Léauthier, (Marianne)

Un roman noir intense qui commence en nous faisant rire et peu à peu nous asphyxie, façon étrangleur ottoman. Arnaud Gonzague, (L’OBS)

Chaque once de L’Homme posthume est tout aussi incroyable que son sensationnel premier roman, L’Enfer de Church Street. (Scott Phillips)

 

Mon avis : Ben évidemment… quand je vois Stan the Man… je fonce ! et comme les éditions Gallmeister sont pour moi gage de qualité… Ben j’ai pas été déçue ! Comme dans les matchs en 5 sets… suspense jusqu’au bout… Attaque en douceur… moyennement sûr de ce qu’on propose, on monte en intensité et on finit par faire des coups totalement hallucinants ! Composer avec le jeu de l’adversaire… écarter les pièges, faire face aux retournements de situation, tenter des choses, improviser, renverser le cours de l’affrontement… Bien difficile de savoir avant la dernière page qui va sortir vivant de cette histoire… J’ai été tout d’abord amusée et intriguée, puis plus amusée du tout.. prise par l’action, l’angoisse, l’ambiance glauque… Alors rédemption ou pas à la fin ? ce qui est sûr c’est que je vais enchainer très rapidement sur son premier livre ( paru en 2015: « L’enfer de Church Street » a reçu le prix mystère de la critique – Meilleur roman étranger)

Merci à « Loup » de me l’avoir conseillé 😉

Extraits :

— C’était le meilleur moment de la journée, dis-je. Bon, la journée a été profondément merdique, mais quand même…

De toute manière, l’humidité estivale collait à tout : à moi, à elle, aux arbres épuisés, aux pelouses et aux trottoirs moites.

— Tu sais parler, non, mon garçon ? On a déjà un muet dans la bande.
— Je parle.
— Alors, vas-y.

Sa voix nasillarde avait une drôle de tonalité changeante, qui passait du tranchant au sirupeux en une seconde.

Je ne sais pas ce que j’attendais de sa part, à cet instant-là, mais elle ne me donna rien.

Il lui rendit son arme.
Elle la reprit.
— Fais attention avec ça, dit-il. C’est pas les armes qui tuent les gens, ce sont les gens.

Ma vie passée me paraissait tellement lointaine à ce moment-là qu’elle aurait aussi bien pu être celle de quelqu’un d’autre.

En réalité, le problème de la cupidité est qu’elle propose un remède matériel à un besoin spirituel, comme si on donnait de l’eau salée à un homme assoiffé.

Commettre un crime, avais-je découvert, n’était pas si effrayant. Essayer de ne pas se faire prendre, par contre, était terrifiant.

Stan the Man était sans pitié, mais il était humain. Il ressentait quelque chose, à l’intérieur. Un signal quelconque provenant de sa conscience remontait dans ses circuits et le dérangeait.

On aurait dit un souvenir d’enfance, ou pire, un de ces vagues souvenirs qui pourraient être constitués à parts égales de mémoire et d’imagination.

Personne ne connaît personne. On ne fait que deviner.

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