Christie, Agatha « Une mémoire d’éléphant  » (1972) 156 pages

Christie, Agatha « Une mémoire d’éléphant  » (1972) 156 pages

Autrice : Agatha Christie, née Agatha Mary Clarissa Miller le 15 septembre 1890 à Torquay et morte le 12 janvier 1976 à Wallingford (Oxfordshire), est une femme de lettres britannique, auteure de nombreux romans policiers. Son nom est associé à celui de ses deux héros: Hercule Poirot, détective professionnel belge, et Miss Marple, détective amateur. On la surnomme « la reine du crime ». En effet, Agatha Christie est l’une des écrivaines les plus importantes et novatrices du genre policier. Elle a aussi écrit plusieurs romans, dont quelques histoires sentimentales, sous le pseudonyme de Mary Westmacott.
Agatha Christie fait partie des écrivains les plus connus au monde et elle est considérée comme l’auteure la plus lue de l’histoire chez les Anglo-Saxons, après William Shakespeare ; c’est aussi de très loin l’auteure la plus traduite dans le monde. Elle a publié 66 romans, 154 nouvelles et 20 pièces de théâtre, ces œuvres ayant été traduites dans le monde entier. La plupart des intrigues se déroulent à huis clos, ce qui permet au lecteur d’essayer de deviner l’identité du coupable avant la fin du récit. Mais toute la saveur de ses histoires réside justement dans la résolution de l’enquête, souvent improbable, prenant le lecteur par surprise.

Publié en novembre 1972 au Royaume-Uni, aux États-Unis et en France. (Elephants can remember) Librairie des Champs Elysées 1972 – 249 pages /  – Editions du Masque 1998 – 156 pages / – Editions du Masque 2001 – 252 pages – Le livre de poche – 2003 – 155 pages – traduit par Jean-André Rey

Série les enquêtes d’Hercule Poirot  : tome 32 ???

Romans de cette autrice commentés sur le blog :
–«La maison biscornue» (1949) –  «Le crime d’Halloween – La fête du potiron» (1971) – « Une mémoire d’éléphant  » (1972) –  «Le chat et les pigeons» (1959)

Résumé :

Jamais une querelle, pas de liaisons… Les Ravenseroft filaient le parfait amour. Si on ajoute à cela une excellente réputation et une situation financière confortable, on est déduit qu’ils étaient de ceux qui meurent dans leur lit. Et non d’une balle dans la peau. Double suicide, a conclu la police, sans trop y croire. Une fin singulière pour un couple uni et paisible… Mais qu’envisager d’autre ? Un double assassinat ? Un meurtre suivi de suicide ? Guère plus plausible. Alors ? Alors, Hercule Poirot a horreur des histoires inachevées. Et même si le début de celle-ci remonte très loin dans le passé, il en connaîtra le fin mot… comme d’habitude.

Mon avis:     

Où l’on retrouve Poirot et Ariadne Oliver, la célèbre autrice de romans, amie de Poirot, une écrivaine qui apparait dans plusieurs romans de la série Poirot, qui ressemble au personnage de l’autrice et déteste les mondanités.
Invitée à un déjeuner littéraire Ariadne Oliver est harponnée par une dame, une certaine Mrs. Burton-Cox qui lui demande des informations sur la famille d’une jeune fille, Celia Ravenscroft, que son fils envisage d’épouser. Cette jeune fille est l’une des filleules de la romancière et ses parents sont morts dans des circonstances quelque peu floues. Il semblerait qu’ils se soient suicidés ensemble – à moins qu’ils se soient entre-tués – même si la thèse du suicide a été retenue par la police. Le plus étrange était que c’était un couple qui semblait s’aimer et n’avoir aucun soucis.
Il va falloir  se plonger 14 ans en arrière, fouiller le passé. Ariadne va contacter son ami Poirot et les deux vont tenter de savoir ce qui est arrivé, chacun de leur coté, en recoupant les éléments qu’ils mettent à jour.
Alors que Poirot s’occupe du coté policier de l’affaire en parlant avec les policiers qui avaient suivi l’affaire à l’époque, Ariadne va rendre visite aux personnes qui étaient proches de la famille (amis, domestiques….) et sonder les mémoires d’éléphant de ces personnes qui ne sont plus de première jeunesse …
Jusqu’à la réunion finale chère à Poirot qui nous révélera le fin mot de la disparition des parents de Celia. Suicides ou meurtres ?

Toujours un plaisir de lire un Agatha Christie. 

Extraits:

Je sais comment moi, Hercule Poirot, j’agirais en toute circonstance, mais j’ignore comment vous êtes capable d’agir, vous.

Tout le monde finit toujours par tout me dire, à moi. C’est facile parce que je suis étranger.

Un peu comme ce gros livre brun que possédaient toutes les maîtresses de maison de l’époque victorienne et qui s’intitulait : « Je réponds à tout ». Et c’était vrai. On y apprenait comment il fallait s’y prendre pour faire disparaître sur le linge les traces du fer à repasser, comment on pouvait sauver une mayonnaise tournée, quelles formules on devait employer pour écrire à un évêque, et des milliers d’autres choses. 

Les enfants et les adolescents observent, ils ont bonne mémoire, et ils savent souvent des détails que les grandes personnes ignorent. Seulement, ce sont généralement des faits qu’ils hésitent à raconter à des enquêteurs.

Les preuves sont là, ainsi que le mobile, l’occasion, des indices de toute sorte, parfois la mise en scène… Et néanmoins, les gens dont c’est le métier de procéder à des enquêtes sentent que tout cela est truqué, exactement comme dans le monde des arts un expert sent qu’il a affaire à un faux avant même d’avoir découvert des preuves tangibles.

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