May, Peter «L’éventreur de Pékin» (2008)

May, Peter «L’éventreur de Pékin» (2008)

Série chinoise Tome 6 – «L’éventreur de Pékin » (2008)

 Résumé : Dans ce dernier volet de la « série chinoise » de Peter May, l’inspecteur Li Yan et Margaret Campbell, médecin légiste américaine, affrontent un tueur en série qui nargue la police de Pékin en copiant à la lettre les crimes vieux de plus d’un siècle d’un célèbre éventreur anglais. Il choisit ses victimes jeunes et ravissantes, et il semble s’intéresser tout particulièrement à l’entourage de l’inspecteur Li Yan

Mon avis : Dommage que la série chinoise se termine. J’ai bien aimé ce moment en compagnie de ce couple. Et cela finit en apothéose mais on peut toujours espérer une suite. En plus de devoir résoudre une enquête difficile, Li Yan sera personnellement la cible du tueur, et ses proches menacés. Difficile d’enquêter dans les autres sphères du pouvoir sans risquer de tout perdre…

Extraits :

Celui qui a des yeux pour voir et des oreilles pour entendre peut se convaincre qu’aucun mortel n’est capable de garder un secret. Sigmund Freud, 1905

c’est dans le détail qu’on trouve le diable.

L’histoire des tueurs en série est remplie de femmes amoureuses fermant les yeux. Épouses, maîtresses, mères. Elles nient plus qu’elles ne cachent. Même confrontées aux preuves, elles refusent d’admettre la réalité, à elles-mêmes en premier.

Vous savez, chaque criminel emporte avec lui quelque chose de la scène de son crime. Vous voyez ce que c’est ?
Au bout d’un moment, Li répondit :
– Le souvenir de ce qui s’est passé.

Dans la culture chinoise, l’encre rouge sur une lettre symbolisait la fin d’une relation.

En faisant de toi un héros, on a fait de toi une cible

Avance à petits pas et conserve ton équilibre. Celui qui se tient sur la pointe des pieds n’est pas stable. Celui qui fait de longues enjambées ne tiendra pas le rythme.

Sa voix est de miel, mais il a du vinaigre sur la langue.

Il est comme une manche à air. Vide au repos, plein de vent en mouvement,

Il était trop facile de ne pas faire assez de cas des gens qu’on aimait, et trop tard pour le regretter quand ils n’étaient plus là.

il serait injuste de condamner le messager parce que vous n’aimez pas le message.

– L’homme sage prend ses propres décisions, l’homme faible se conforme à l’opinion publique

Cette journée avait été un véritable cauchemar. En général on se réveillait d’un cauchemar. Mais seul le sommeil lui permettrait d’échapper à celui-là. L’alcool lui offrait une porte par où s’échapper, et elle n’était que trop heureuse de pouvoir s’y engouffrer.

Chaque peinture, chaque tapis, chaque meuble, avait été choisi. Chez tout le monde, les objets avaient presque toujours une histoire. Une histoire personnelle, une histoire de vie commune, de souvenirs partagés. Mais que signifiaient-ils une fois qu’on était mort ? Quand on disparaissait avec ces souvenirs, il ne restait plus qu’une présence matérielle, sans signification, excepté peut-être pour le partenaire qui avait partagé ces souvenirs, et dont ils ne faisaient que raviver la douleur.

Il avait été certain de ne pas dormir, or il venait de rêver.

Comme le rêve lui-même, son souvenir s’effaçait au fur et à mesure qu’il essayait de se le rappeler.

Et il se souvint du vieux dicton : « L’étoile qui brille deux fois plus dure deux fois moins. »

 

 

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