Olivier, Lionel «Le crime était signé» (11.2015)

Olivier, Lionel «Le crime était signé» (11.2015)

Auteur : Auteur français.  Lionel Olivier est commandant fonctionnel de police à la retraite.
Il a choisi en 1974 d’être inspecteur de police (officier aujourd’hui). De 1975 à 1989, il a été en poste à Dieppe (Seine-Maritime) comme chef d’unité de police de Sécurité publique.
Puis nommé en 1990 à Auxerre (Yonne) où il a occupé différentes responsabilités, au grade de commandant, avant de prendre sa retraite.

Prix Quai des orfèvres 2016

Résumé : À peine seize ans, cette gamine retrouvée nue, étranglée près du cimetière… Et ces pervers qui s’exhibent entre les tombes… Et ce fumier qui croit séquestrer l’innocence qu’il a perdue…

Morte d’avoir trop ou mal aimé ? Des halls de banlieue, zones de non-droit, à la propriété somptueuse d’aristocrates au-dessus des lois, la Crim’ est malmenée, impuissante à répondre au drame des parents ! Alors que l’ADN reste muet, un témoin signe une vérité singulièrement humaine…

Auteur de plusieurs romans policiers, Lionel Olivier excelle à révéler les coulisses d’une enquête, à mettre en scène avec émotion les doutes des policiers comme l’énergie recouvrée du « 36 ».

Mon avis : Bon mais à Prix des orfèvres ???? Ben non ! J’ai bien aimé les personnages, le rythme, l’impression d’être dans les anciennes ambiances, avec des Gabin, Belmondo… des « carrures » et des personnalités de flics. Mais comme une impression de déjà vu…. Un retour en arrière dans les films d’il y a 30 ans…Dans nos bonnes vieilles pantoufles … Ce qui est sympa c’est que l’auteur, ancien flic, rend bien l’ambiance et les rapports entre police et justice… Documenté et réaliste, vraisemblable mais … il manque le petit plus … Coté dénouement… surprenant certes mais un peu impression de je ne sais pas comment m’en sortir alors je sors cela de mon chapeau….

Extraits :

Entrez sans frapper, nous ferons le reste ! était punaisé à la porte de son bureau, comme une devise. Chacun pouvait l’interpréter à sa façon !

Acceptant ses coups de gueule. Supportant. Se taisant.

Les mots du silence. Ceux qui écrasent. Ceux qui oppressent. Ceux qui rassurent aussi.

Nous étions placés derrière un groupe de sourds-muets, pardon, de sourds et malentendants. Je n’ai pratiquement rien vu de toute la rencontre car ils commentaient chaque action, dressés sur leurs sièges et adressant à la cantonade des signes incompréhensibles pour moi. Le spectacle était moins sur le terrain que dans les tribunes. Quelle tchatche ! Un ballet abstrait dans l’espace. Une chorégraphie fluide. Un entrelacs de gestes, fait d’allers et retours, de mouvements en écho en une incroyable communion.

« Vivre ses rêves, ses fantasmes, oser l’interdit, transgresser, abaisser les barrières ». « Vivre sa folie, ne serait-ce qu’une seule fois dans sa vie »

Une succession de mouvements légers, une harmonie de lignes sinueuses à la façon du balancement des joncs le long de berges. Une poésie de mots par le truchement de formes aériennes.

Le seul langage des signes qu’elle maîtrisait n’était qu’un majeur indélicat dressé à l’endroit d’automobilistes qui usaient du klaxon de manière incongrue. Un langage trop universel et reconnu de tous.

Une figure ridée comme une pomme reinette abandonnée sur l’arbre, un peu de rouge aux joues, des cheveux gris bien peignés.

 

– Ce ne sont pas les locaux qui ont fait notre force, notre renommée, c’est notre capacité à nous serrer les coudes, à faire face à l’adversité. À rebondir. À gagner. Simenon ne s’était pas trompé en privilégiant chez le grand policier les valeurs humaines.

 

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