Pancol, Katherine «Muchachas 3» (06/2014)

Pancol, Katherine «Muchachas 3» (06/2014)

Tome 3 des Muchachas; de fait tome 6 de la Saga « Cortès »

Résumé : Les filles sont partout dans ce roman. Elles mènent la danse. De New York à Paris, de la Bourgogne à Londres ou à Miami. Des filles qui inventent, s’enflamment, aiment. Des filles qui se battent pour la vie. Et les hommes ? Ils sont là aussi. Mais ce sont les muchachas qui dansent, dansent, dansent. Elles font voler les destins en éclats. Et ça n’en finit pas !

Mon avis : Alors là non. D’accord, on a relié les fils entre les personnages des 3 premiers opus (crocodiles, tortues, écureils) et les nouveaux personnages de la trilogie « Muchachas ». Mais dans ce livre, on touche à tout, on ne finit pas grand-chose… Porte ouverte au tome 4.. Mais je n’ai pas retrouvé la pétillance propre au départ et au tome 2. Moi je lisais cette saga pour rire. Les personnages sombres et torturés qui sont venus se rajouter ne m’ont pas plu. Je n’ai pas eu d’empathie pour eux et j’ai juste regretté de devoir lire ce qui leur arrivait, leurs vengeances minables et peu spirituelles, leur manque de charisme… pour moi on peut éviter le 1 et le 3 et juste lire le 2 en suite de la saga « Cortès », avec un petit blanc parfois, comme quand on quitte la pièce quand on regarde la télé. On gardera le coté sautillant et tout ira bien dans le meilleur des mondes

Extraits : ( il y a toujours des petites réflexions que j’aime bien chez cette romancière)

le passé… On croit qu’il est derrière nous et il revient nous faire des queues de poisson. Il réclame des comptes, pose des questions. Il joue les justiciers. Le passé n’oublie jamais. Il revient toujours. Avec une ardoise à régler. Il n’aime pas les histoires inachevées.

Elle avait eu un sourire tremblant de larmes. Il ne savait pas d’où venaient ces larmes. De son réservoir à elle, de vieilles larmes du passé qu’elle n’avait pas eu le temps de verser, ou de l’amour qu’elle lui portait et qui débordait.

Elle suit les lacets de la route, son regard passe d’un champ à un autre, d’une ferme à la suivante comme si elle prenait appui sur ce paysage familier, comme s’il ne lui restait plus que les arbres et les prairies pour amis

Je suis fatiguée de faire semblant d’être ce que je ne suis pas, une fille forte qui se bat tout le temps, mais si je cesse d’être cette fille-là, je serai qui

on cultive les fils électriques sur des poteaux en béton. Il en pousse partout en bouquets touffus. Sur les toits, aux coins des rues, sur la plage aussi.

Il était important pour moi, tu sais. Il applaudissait à tout ce que je faisais. Il était toujours de mon côté.

L’amitié, comme l’amour, c’est faire attention à l’autre

Tu as deviné parce que tu as un cœur si grand qu’il voit chez le voisin

Je n’aime que les voies sans issue ornées de barbelés.

C’est toujours la même histoire avec les hommes. Je me jette contre des portes closes. Les portes ouvertes ne m’intéressent pas.

Le bonheur, c’est une affaire intérieure. Entre soi et soi

Il faudrait qu’elle trouve une phrase juste qui cautérise la blessure. Elle ne trouve pas.

Il y a des hommes comme ça qui distribuent les étoiles, ils font du bien sur le moment, mais tellement de mal en partant.

Elle voudrait, au contraire, liquider sa vie sur terre, mais on s’entête à la sauver.

Depuis longtemps, je vous attendais. Je ne savais pas qui, je ne savais pas où, mais je savais que vous arriveriez. Je le voulais si fort.

C’est comme ça que les choses arrivent parfois, parce qu’on y croit sans renoncer, sans lâcher pied et que ça allume des feux d’espoir dans la tête.

Je dois absolument me souvenir dans l’ordre. Mes souvenirs sont trop précieux pour que je les bouscule. Je dois en prendre soin. Il ne me reste plus qu’eux sur mes étagères.

Faut pas croire que tout est noir même si on nous le répète tout le temps, faut croire aux exceptions et surtout, surtout, il faut croire qu’on est soi-même une exception.

Il y a des fois où c’est pas la peine d’ajouter des mots. C’est même recommandé de se taire, ça pourrait tout gâcher.

J’ai l’âme gazeuse. J’ai des bouffées, des suées, le cœur qui fait des nœuds, le ventre plein de trous…

Le respect, il ne faut pas l’exiger des autres, mais de soi-même. Les autres s’inclinent. Ou pas. Ce n’est pas un problème.

Vous vous inventez du malheur, inventez-vous plutôt du bonheur ! C’est pas sorcier ! Faut changer de refrain, chanter une bossa nova au lieu du Miserere

Elle s’était envolée de bonheur. Depuis, elle flottait. Elle ne voulait plus redescendre.

Même les silences, il faut les noter, elle se dit, un silence en musique, c’est aussi important qu’une note.

Et elle raconte, parce que si elle ne raconte pas, ça s’effacera, ça disparaîtra et d’ailleurs, il se peut qu’elle ait rêvé, oh non, elle n’a pas rêvé !

Vous êtes comme les vieux, vous répétez toujours les mêmes arguments ! La vie, il faut la vivre jusqu’au bout tant qu’elle n’est pas finie. Vous n’en avez pas marre d’être une momie ?

Tu sais ce que j’aime chez les hommes ? Quand ils sont intelligents comme des femmes.

La nuit brille, palpite, se soulève, s’emplit d’encre et de blanc. Les arbres craquent, ils lui parlent. Elle connaît leur langage, elle les a si souvent implorés quand elle se réfugiait dans leurs hautes branches. Toujours ils lui répondaient, ils bruissaient, craquaient, imitaient le bruit de mots qu’on chuchote. Il lui fallait tendre l’oreille, régler sa respiration sur le vent pour se laisser emporter par les mots des arbres.

Le silence ne fait peur qu’à ceux qui n’ont rien à dire

Tu n’es pas laide, tu es différente. Certaines filles portent leur beauté en bandoulière, toi, tu la dissimules sous une fine poussière.

Je ne perds pas de temps à détester. C’est dépenser de l’énergie pour rien.

Un vide immense m’avale et je meurs noyé de rien. Noyé de vide

Encore un silence. Mais celui-ci est plus riche, plus généreux. Il ouvre une porte.

La vie est trop courte pour avoir des regrets.

Une petite vie qui suivrait une longue ligne, une vie longue et plate comme une digue

 

2 Replies to “Pancol, Katherine «Muchachas 3» (06/2014)”

  1. J’ai du retard avec Pancol. J’ai découvert les crocodiles il y a peu et je ne suis pas encore passée aux tortues ni aux écureils.
    Je pense que je zapperai les Muchachas et que je te demanderai de me faire un résumé le moment venu 🙂

  2. Je suis totalement de ton avis pour les 5 premiers tomes de la saga Cortès. J’adhère à 100 % à tes commentaires (j’ai lu les 3/4 de Muchachas 2) et finalement j’hésite vraiment à lire le 3… Comme Corinne, je te demanderai peut-être un résumé du 3 dans quelques jours car je pense avoir bien plus intéressant à lire sur ma liseuse 😉

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