Penny Louise «Révélation Brutale»

Penny Louise «Révélation Brutale»

La série des enquêtes de l’inspecteur Armand Gamache

Tome 5: Révélation brutale

Résumé : L’été s’achève et la nature réserve aux habitants de Three Pines un dernier éclat… terrifiant. Un mort est découvert dans l’endroit le plus vivant du village : le bistro d’Olivier. De prime abord, personne n’admet connaître le vieil ermite assassiné. Armand Gamache et son équipe reviennent dans les Cantons-de-l’Est pour sonder les strates de mensonges et de non-dits que dissimule le vernis idyllique des lieux. Des sentiers oubliés les conduisent au fond des bois, là où se cachent des secrets et des trésors honteux. Insidieuse – ment, le chaos s’est infiltré dans cette beauté sauvage, et ce qui attend l’inspecteur-chef n’est rien de moins qu’une révélation brutale. À l’instar de son héros, Armand Gamache, Louise Penny déploie des merveilles d’élégance, de profondeur et de finesse. Cinquième volet d’une série dont le succès va croissant, Révélation brutale a remporté l’Agatha Award et l’Anthony Award du meilleur roman policier. Louise Penny est, par ailleurs, le premier écrivain à avoir reçu quatre Agatha Awards consécutifs.

Mon avis : Et toujours le même plaisir en revenant à Three Pines. Cette fois l’intrigue se concentre autour du bistrot d’Olivier et de Gabri… et des nouveaux habitants de la maison maléfique qui surplombe le village. Après avoir exploré la vie familiale et le passé de Peter dans le tome précédent, on va en savoir davantage sur les tenanciers du bistrot… Et plus on connait les habitants de Three Pines, plus on s’attache.. Et il en va de même pour l’équipe d’enquêteurs : je les aime de plus en plus. En peu l’impression d’aller en vacances chaque année au même endroit et de vivre la vie des gens du coin… d’aller retrouver les amis… et toujours cette écoute et cette sensibilité de l’inspecteur chef, qui fait toute la différence…

Extraits :

Pour de nombreuses tribus autochtones, le mal vivait dans les coins. C’est pour cette raison que leurs maisons traditionnelles étaient rondes et non carrées comme les habitations fournies par le gouvernement.

Plus il se dépêchait, plus il avait peur. Et plus il était gagné par la peur, plus il courait, et trébuchait, poursuivi par des mots sombres dans un bois sombre

pour attraper un meurtrier, il ne fallait pas aller de l’avant. Il fallait se tourner vers l’arrière. Vers le passé. Remonter au point d’origine du crime, et de l’assassin. Un événement, peut-être oublié de tous, était demeuré à l’intérieur du tueur et le ressentiment avait commencé à couver en lui.

on ne voit pas ce qui tue, d’où le danger. Ce n’est ni un revolver, ni un couteau, ni un poing. C’est une émotion. Rance et putride. Attendant l’occasion de frapper

Écoute, juger les autres en les comparant à soi constitue une grosse erreur

Ce sont des émotions qui sont à la source d’un meurtre. Des émotions devenues repoussantes, incontrôlables. N’oublie pas ça. Et ne crois jamais que tu sais ce que quelqu’un pense, et encore moins ressent

Cette femme avait compris une vérité capitale, que la plupart des gens n’apprenaient jamais. Qu’on forge soi-même son destin. Cela en faisait une personne remarquable, presque redoutable

Mais on ne peut pas mettre ses connaissances à la retraite. — On ne peut pas retourner au bonheur de l’ignorance ?

En tant que Noire, elle savait ce qu’être à l’extérieur signifiait. Toute sa vie elle avait été une étrangère, jusqu’à ce qu’elle déménage à Three Pines. Elle était maintenant à l’intérieur et c’était au tour des Gilbert d’être les étrangers. Cependant, l’« intérieur » n’était pas toujours aussi confortable qu’elle se l’était imaginé.

Une chaise pour la solitude, deux pour l’amitié et trois pour la société, dit-il. — Walden. Et de combien de chaises auriez-vous besoin ? Après avoir réfléchi un instant, il répondit : — Deux. La compagnie des gens ne me dérange pas, mais j’ai seulement besoin d’une autre personne.

Il était comme Pinocchio. Un homme fait de bois qui essayait de donner l’impression d’être humain. Brillant et souriant, mais un imposteur. Si on le coupait en deux, on verrait des cernes. Des cercles de fourberie, de magouillage, de justification. Voilà de quoi il était fait. Cela n’avait pas changé. Cet homme n’était que mensonge par-dessus mensonge par-dessus mensonge

Mon père disait toujours qu’un violoniste fait chanter le violon tandis que le violoneux le fait danser. — Alors faites-le danser.

Il était une note ambulante, à la recherche d’un instrument. Et il l’avait trouvé.

En fait, le père et le fils s’entendent à merveille. L’un ne veut pas le savoir et l’autre ne veut pas le dire.

… il était impossible de séparer la langue de la culture. Sans l’une, l’autre s’étiolait. Aimer la langue, c’était respecter la culture

Quoi qu’on fasse, notre conscience nous trouve. Le passé refait toujours surface

il était essentiel d’être conscient des actions accomplies dans le présent. Car le présent devenait le passé, et le passé grossissait, et vous suivait.

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