Descosse, Olivier « Le Cirque du diable » (2023) 496 pages

Descosse, Olivier « Le Cirque du diable » (2023) 496 pages

Auteur: Français, né à Marseille le 07.10.1962.  Il est né d’un père anesthésiste et d’une mère psychanalyste. Pendant ses études de droit, il a commencé à écrire des nouvelles, des « pensées », des poèmes, des chansons et des scénarios. Devenu avocat, il a exercé à New York, à Chicago, à Lyon et à Papeete, en Polynésie-Française, avant de revenir s’installer en France. Il est aujourd’hui écrivain et scénariste.

Membre de la Ligue de l’Imaginaire, il est l’auteur de nombreux thrillers et romans fantastiques.

Romans : 

Série David Creem (sous le pseudonyme de Richard Taleman) : « La confrérie de l’invisible » – « L’entrevie » (Le Territoire des âmes : David Creem : l’Intégrale)

Série Chloé Latour : « Peurs en eau profonde » (tome 1) – « Le Cirque du diable » (tome 2) – « L’Heure des fauves » (tome 3)
Série Paul Cabrera : « Le Couloir de la pieuvre » (tome 1) – « Miroir de sang » (tome 2) « Le Pacte rouge » (tome 3) – « Le Cirque du diable » (tome 4)
Autres romans : Mythes,- L’Ordre noir – La Liste interdite – Les Enfants du néant. – L’empreinte sanglante –  La Spirale des abysses – L’Autre – Passé Simple – L’Impasse –

XO Editions – 02.11.2023 – 528 pages / Pocket – 14.11.2024 – 592 pages
Prix de l’Evêché – Polars du sud 2024

Résumé:
Massif de la Meije. Un corps congelé, entièrement nu, retrouvé par des surfeurs lors d’un ride dans le Cirque du Diable. Le lieu est inaccessible et connu pour les légendes funestes qui l’entourent. Au même moment dans le Haut-Var, trois cadavres calcinés sont découverts au fond d’une bergerie abandonnée, en pleine forêt.

La première affaire est confiée à Paul Cabrera, policier de la Crime qui a fait ses armes à la BAC Nord et se déplace uniquement en Harley ; la seconde à Chloé Latour, cheffe de groupe à la brigade criminelle de Marseille, dont la classe et la froideur suscitent défiance et jalousie.

La glace, le feu… Et si ces deux énigmes n’en faisaient qu’une ? Des sommets inviolés aux ZAD sauvages, des as de la glisse aux groupes survivalistes, Paul Cabrera et Chloé Latour réalisent d’étranges recoupements. Avec une certitude : le ou les assassins disposent de capacités physiques hors du commun

Un sommet d’angoisse et de suspense

Mon avis : 🖤🖤🖤🖤🖤
Tout d’abord je tiens à dire que ce livre peut se lire sans avoir lu le tome 1 ( mais vous aurez envie de le lire après)
C’est avec plaisir que j’ai retrouvé Chloé Latour et faire la connaissance de Paul Cabrera.
Cette fois ci nous quittons le grand bleu pour les montagnes mais pas les petites collines: les sommets, les lieux sauvages et inaccessibles …. Comme « le Cirque du diable », qui en plus est un lieu maléfique, lié à des disparitions non élucidées.
Deux enquêteurs, deux enquêtes qui a priori semblent n’avoir rien à voir… L’eau et le feu …
Paul Cabrera enquête sur un mort retrouvé tout nu et tout glacé : un suicide ? Un accident ? Un meurtre? En prime se pose le problème de l’endroit où le corps a été retrouvé qui est si difficile d’accès. Dans la solitude des cimes, il se passe bien des choses… Même si on se cache derrière les superstitions  et les malédictions, le cirque du Diable est loin d’être totalement déserté… Entre les skieurs de l’extrême et les survivalistes … il attire des gens. Bien évidemment il faut être bien entrainés pour oser se risquer des ces montagnes…
Chloé Latour elle, enquête  sur trois personnes retrouvées totalement carbonisées dans une bergerie du Haut-Var. Là il s’agit d’un triple meurtre. Aucun doute possible.

La rencontre entre le fana de Harley et la Reine des Neiges pourrait bien faire des étincelles, d’autant que Cabrera se retrouve sous les ordres de la dame… Je ne vous en dit pas plus.
Les rebondissements s’enchainent, c’est un  thriller haletant mené à 1000km/h.
Et je vais enchainer sur le troisième tome. ( et vraisemblablement lire la série Paul Cabrera) 

Extraits:

Dans sa famille, l’idée même de se brouiller avec les anciens était inconcevable. Ils étaient le socle sur lequel les enfants s’appuyaient. Le repère qui les guidait sur le parcours. En Sicile, ce lien du sang était sacré.

Je m’appelle Louanne, annonça la jeune femme en tendant une cannette de Kronenbourg au lieutenant. En celte, ça signifie « lumière ».

— À force de vénérer un faux Dieu, le vrai finit un jour par s’énerver. 

La collapsologie y était présentée comme un courant de pensée transdisciplinaire apparu dans les années 2010, envisageant les risques, causes et conséquences d’un effondrement de la civilisation industrielle.

Dans le Japon féodal, les rōnins étaient des samouraïs déchus. Des guerriers d’exception qui n’avaient aucun maître et se louaient au plus offrant.

On ne sait rien des gens, si ce n’est ce qu’ils veulent bien nous montrer. Les blessures les plus profondes sont invisibles. Leurs cicatrices ne saignent pas.

Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.
L’idée le fit sourire. Son monde était loin d’être le meilleur. L’horreur, la perversion, la cruauté et la violence en constituaient les quatre points cardinaux. Ils balisaient la route de tous les flics, tels des soleils de sang qui dirigeaient leurs pas.

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