Descosse, Olivier « Peurs en eau profonde » (2022) 496 pages

Descosse, Olivier « Peurs en eau profonde » (2022) 496 pages

Auteur: Français, né à Marseille le 07.10.1962.  Il est né d’un père anesthésiste et d’une mère psychanalyste. Pendant ses études de droit, il a commencé à écrire des nouvelles, des « pensées », des poèmes, des chansons et des scénarios. Devenu avocat, il a exercé à New York, à Chicago, à Lyon et à Papeete, en Polynésie-Française, avant de revenir s’installer en France. Il est aujourd’hui écrivain et scénariste.

Membre de la Ligue de l’Imaginaire, il est l’auteur de nombreux thrillers et romans fantastiques.

Romans : 

Série David Creem (sous le pseudonyme de Richard Taleman) : « La confrérie de l’invisible » – « L’entrevie » (Le Territoire des âmes : David Creem : l’Intégrale)

Série Chloé Latour : « Peurs en eau profonde » (tome 1) – « Le Cirque du diable » (tome 2) – « L’Heure des fauves » (tome 3)
Autres romans : Mythes, – Le Couloir de la pieuvre – Miroir de sang – Le Pacte rouge – L’Ordre noir – La Liste interdite – Les Enfants du néant. – La Spirale des abysses – L’Autre – Passé Simple – L’Impasse –

XO Editions – 17.02.2022 – 496 pages / Pocket – 2109.2023 – 535 pages

Résumé:
Dans la nuit perpétuelle des fonds marins, seule reste la peur…
Au large de Marseille, dans les filets d’un chalutier, un corps de femme est retrouvé entièrement nu, couvert de morsures et le pied gauche sectionné.
Pour Chloé Latour, commandante de la brigade criminelle, c’est le début d’une traque hors norme qui la conduit à s’immerger dans le monde opaque des plongeurs professionnels et des chercheurs d’épaves. Des spécialistes qui descendent à des profondeurs abyssales et affrontent les pires dangers.
Parmi eux, Jean Sardi. Il est l’un des meilleurs et connaissait intimement la victime. Il pourrait bien avoir un mobile, lié à ce terrible secret qui l’a poussé à se réfugier dans le silence des fonds marins.
Crime passionnel ou rituel dément ?
La présence dans les poumons du cadavre d’un plancton inconnu en Méditerranée intrigue les enquêteurs de la Crim’. Pendant que le mystère s’épaissit, d’autres corps remontent à la surface et sèment l’effroi chez les plongeurs des eaux profondes.
Un huis-clos à la limite de l’asphyxie

Mon avis: 🖤🖤🖤🖤

Il y a du rythme, de l’action, pas de temps morts . J’ai beaucoup aimé cette lecture et je vais continuer à m’intéresser à la carrière de la Commandante.
Je ne vais pas jusqu’au coup de coeur car je n’ai pas ressenti d’empathie pour les personnages. J’ai fait la connaissance de la Commandante Chloé Latour et bien aimé ses failles mis elle ne m’a pas vraiment touchée. Par contre j’ai été happée par le thriller.  Il y a du rythme, de l’action, pas de temps morts. 

Avec Jean Sardi et son équipe j’ai découvert le coté scientifique de la plongée sous-marine, le danger des plongées techniques à hauts risques . Enfin découvert, non! Exploré la différence entre la plongée loisir et la plongée au Trimix.
J’ai aimé cette commandante qui suit son intuition jusqu’au bout après la découverte du corps d’une jeune femme qui s’est noyée. Crime ou meurtre ? Non-assistance à personne en danger ou dissimulation de mort suspecte ?
Laissez-vous emporter par le courant, découvrir les fonds marins de Marseille et d’ailleurs et découvrir les gouffres insondables qui existent dans les coeurs de la commandante et du plongeur. Car les abîmes ne sont pas que dans la nature et les secrets se nichent aussi dans les profondeurs du passé… Et on va plonger dans bien des gouffres … Excellent suspense même si on a des indices qui nous permettent de supposer qui est le coupable. Mais l’important n’est pas là. C’est l’ambiance anxiogène, l’atmosphère angoissante, la plongée en eaux troubles. Et puis j’ai fait beaucoup de plongée alors le sujet ne pouvait que m’attirer…

Extraits:

Dans l’eau, il n’y avait plus de larmes, de hurlements, de peur ou de souffrance. Seulement le silence. Un silence rassurant dont l’intensité grandissait au fur et à mesure de la descente. Franchie la barre des cent mètres, il se sentait hors de portée du monstre.
En sécurité.

La culpabilité ressemble à un grand feu, disait le proverbe persan. Il ne suffit pas d’éteindre les flammes pour en anéantir les braises.

L’organisation rigoureuse du désordre. Un oxymore qui lui allait bien.

Les morts, ceux avec lesquels on n’a pas pu faire la paix, marchent toujours à nos côtés. Ils surgissent dans les rêves, au détour d’une rue, en plein milieu d’une foule. Puis ils disparaissent et retournent au néant, laissant dans leur sillage l’odeur entêtante des remords.

Les mêmes parterres de fleurs, les éternelles boutiques de luxe, du chocolat à chaque coin de rue et l’inévitable jet d’eau planté en plein milieu du lac. Toujours aussi chiant.

La DRH lui lança un regard amusé. On revenait en terrain connu. Mensonge et manipulation, le b.a.-ba d’un bon management.

Les meilleurs mensonges contiennent toujours une part de vérité.

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