Ridzén, Lisa « Les grues volent vers le sud » (2026 ) 423 pages
Autrice : Lisa Ridzén est une écrivaine suédoise, née le 4.03.1988. Elle est doctorante en sociologie et étudie les normes de la masculinité dans les communautés rurales du Norrland, région où elle vit. Plusieurs fois primé, Les grues volent vers le sud est son premier roman.
La Peuplade – 07.05.2026 – 423 pages (Tranorna flyger söderut – 2024 – traduit par Catherine Renaud)
Résumé:
Bo n’a plus beaucoup de temps devant lui. A quatre-vingt-neuf ans, il vit isolé dans un village suédois et sa santé décline rapidement. Sa solitude n’est troublée que par leva-et-vient de ses aides à domicile. Parmi les rares choses qui lui restent, il y a les appels à son meilleur ami et la fidèle compagnie de Sixten, son gros chien auquel il tient comme à la prunelle de ses yeux. Bo aime s’endormir avec lui, sa main enfouie dans l’épais pelage.
Quand son fils juge qu’il ne peut plus s’occuper d’un tel animal, l’orgueilleux Bo plonge dans un tourbillon d’émotions. Père et fils n’ont jamais su communiquer. Comment dire aujourd’hui ce qui compte vraiment ? Bo dresse le bilan de sa vie, de ses liens familiaux, et se penche sur la façon imparfaite dont il a exprimé son amour au fil des ans. Bestseller international profondément émouvant, gagnant du Prix du livre de l’année en Suède, Les grues volent vers le sud est le récit d’une dernière réconciliation.
Lisa Ridzén célèbre la beauté des lumières du crépuscule avec une oeuvre irrésistible, traduite dans plus de quarante langues.
Mon avis: ❤️❤️
Alors malheureusement, les grues ont volé très bas, ou dans la mauvaise direction…
Alors oui, les thèmes sont extrêmement émouvants mais je n’ai pas croché. Et pourtant la fin de vie, les contacts avec une personne atteinte de démence sénile, les rapports parents-enfants, les personnes qui veulent faire au mieux pour prolonger une vie cela me parle … mais pas au détriment des désirs des souffrants.
Les actions dictées par le désir de bien faire (changer son univers, le priver de son chien, Sixten, son seul bonheur dans sa fin de vie) ) m’ont tellement crispée… Mais comment peut-on être aussi obtus, aussi égoïste ? C’est une incitation au suicide et non une manière d’accompagner ses proches si on les aime… Il faut accompagner dans la douceur et la compréhension et non pas de manière confort matériel, même si je reconnais que faciliter la vie des aidants est une nécessité. Déjà que le pauvre homme était dans une situation mentale compliquée , le plonger encore plus dans la solitude … quelle cruauté ! Heureusement que l’une des aides à domicile, Ingrid, était pétrie d’humanité!
Les souvenirs qui remontent, les relations difficiles avec des parents que l’on a peu vus ou des relations mal comprises, la déchéance physique, les amis de toujours qui s’en vont…
Si je n’avais pas voulu suivre la relation maître – chien c’est peut-être une des rares lectures que je n’aurais pas finie.
C’est lent, l’écriture est plate … et honnêtement je me fiche pas bien mal de savoir au début de chaque journée si le personnage central mange son porridge ou pas… tous les matins…
J’ai tellement détesté la manière de procéder de la famille proche que je me suis braquée .
Je suis à contre courant. Ce n’est clairement pas le coup de coeur pour moi. Si le thème est intéressant je dois dire que la manière donc le roman est écrit ne m’a pas enchantée, loin de là.
Extraits:
Je peux presque toujours me réfugier dans le sommeil. Là, les choses sont encore comme elles doivent être, j’y ai encore mon mot à dire.
Abandonner ? Qui a abandonné qui ? je veux demander. Ce n’est pas toi qui restes assis ici avec toute une vie de souvenirs dans un corps qui s’éteint lentement.
À la différence de toi, je sais que ma mémoire flanche. Et je m’en accommode.
Je ne sais pas quoi faire. Je veux juste faire en sorte que les choses aillent mieux. C’est souvent comme ça après qu’on est venus te voir.
Tu ne trouves pas ça bizarre, cette façon qu’ils ont de vouloir nous maintenir en vie à tout prix ?
On voit dans ses yeux combien il pense que je suis faible. Il ne se prépare même pas au combat. Il a juste pitié de moi. Mais il ne fera jamais preuve de compassion.
Mais ce qu’elle ne comprend pas, c’est que refuser, c’est la seule chose que je peux faire.
Quand je pose ma tête sur l’oreiller, le doute refait surface. La colère laisse place sans prévenir à quelque chose qui me déchire la poitrine. Qu’est-ce que j’ai fait pour en arriver là ?
Image : chiens d’élan suédois ou jämthund (source wikipedia )
Le chien d’élan suédois ou jämthund est une race de chien originaire de Suède. C’est une race de type spitz à la robe grise utilisée comme chien de chasse au gros gibier, notamment l’élan.
Le chien d’élan suédois est une race de chien très ancienne qui existe depuis que le nord de la Suède est peuplé. Le chien d’élan suédois était utilisé pour la chasse à l’élan et également pour l’ours et le lynx. La race est d’abord confondue et jugée en exposition canine avec le chien d’élan norvégien gris. Le chien d’élan suédois est reconnu comme une race à part entière en 1946