Chenevière, Guillaume « L’oubli du passé » (2026) 152 pages

Chenevière, Guillaume « L’oubli du passé » (2026) 152 pages

Auteur: Ancien directeur du Théâtre de Carouge, puis de la Télévision suisse romande, Guillaume Chenevière, né en 1937 à Genève, est un lecteur passionné de Jean-Jacques Rousseau. Il a cosigné le Parcours Rousseau dans la maison natale de l’écrivain et publié «Rousseau, une histoire genevoise», dont le présent ouvrage renoue quelques fils.

Editions Slatkine – 29.09. 2026 – 152 pages 

Résumé:

Lire autrement l’histoire de Genève du XIXe siècle à nos jours.
Cet essai interroge l’histoire de Genève des derniers siècles.
Au XIXe siècle, deux mémoires historiques s’affrontent. La Genève du Haut veut oublier les conflits civils du siècle précédent, alors que la Genève du Bas cultive le souvenir de son combat pour la souveraineté populaire prônée par Rousseau.
Au XXe siècle, l’élite adopte une nouvelle narration historique reflétant la transformation de Genève en capitale internationale. Le peuple, dont font nouvellement partie de nombreux Confédérés sans attache locale, perd, lui, sa mémoire spécifique. Avec elle tout un pan de notre histoire tombe dans l’oubli.
Pour la majorité de ses habitants, Genève a désormais une identité floue, entre « Genferei » et « esprit de Genève ». Ses deux grandes figures tutélaires, Calvin et Rousseau, ne sont plus que des ombres, celle de Rousseau singulièrement effacée.
Ce petit livre laisse toutefois entrevoir la possibilité d’une lecture renouvelée de notre passé, en phase avec nos questionnements d’aujourd’hui.

Mon avis: ❤️❤️❤️❤️

Ah qu’il est intéressant de remettre en lumière les personnalités dont les noms figurent sur les plaques de nos rues et de nos places et de se pencher sur le passé de ma ville ! Il faut dire que j’ai toujours aimé en apprendre sur ma belle ville. Une ville petite en taille mais importante, une ville au passé très important en matière de démocratie, une ville très cosmopolite mais qui a tout au fond, un coeur et un esprit rattaché à l’indépendance. 

La Genève du XIXème siècle est une ville divisée socialement au moment où elle va rejoindre la Suisse et cela n’a pas beaucoup changé… Il y a la ville haute et le petit peuple. Il y a l’élite – commerce international et banque – et les autres – commerce et artisanat. Sans oublier la religion protestante.
Guillaume Chenevière retrace l’histoire de Genève, en quelques dates et événements importants et insiste sur les deux figures phares rattachées à Genève : Calvin et Rousseau.
– 1789, la France du Directoire conquiert la Savoie et Genève par la même occasion
– 1814 : Genève redevient canton suisse
– 1907 : la séparation Eglise-Etat
– XXème siècle : internationalisation de la ville : La Croix-Rouge, la S.D.N.
Je ne note que ces quelques dates et vous laisse découvrir les événements qui en découlent…

Mais les Genevois sont genevois avant tout et c’est ce qui les rassemble, les unit. Au fait, savez-vous quel est l’hymne officiel de la République et Canton de Genève, inscrit dans la Constitution ????

Un grand merci aux Editions Slatkine pour leur confiance.

Citation:

(1865) « Peuple de Genève, est-il donc impossible de réunir dans une vie politique régulière catholiques et protestants, radicaux et indépendants, rive droite et rive gauche ? » 

Information:
« Genferei » : décrit une situation politique inextricable ou absurde se passant dans le canton de Genève.

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