Follett Ken « Le siècle » (3 tomes)

 

 

Le siècle 1 : la chute des géants (2010)

Résumé : Entre 1911 et 1924, de Washington à Saint-Pétersbourg, de Londres à Berlin, du fond des mines galloises aux antichambres du pouvoir : le destin de cinq familles confrontées aux tragédies du XXe siècle. La nouvelle grande saga de Ken Follett portée par le souffle de l’Histoire. Ken Follett nous plonge dans l’une des périodes les plus captivantes et les plus violentes de l’Histoire… La grande aventure du XXe siècle, telle que personne ne l’a jamais racontée.

En 1911, les grandes puissances vivent leurs derniers instants d’insouciance. Bientôt la guerre va déferler sur le monde… De l’Europe aux États-Unis, du fond des mines du pays de Galles aux antichambres du pouvoir soviétique, en passant par les tranchées de la Somme, cinq familles vont se croiser, s’unir, se déchirer, au rythme des bouleversements de l’Histoire.Passions contrariées, rivalités et intrigues, jeux politiques et trahisons… Cette fresque magistrale explore toute la gamme des sentiments humains à travers le destin de personnages exceptionnels, visionnaires et ambitieux… Billy et Ethel Williams, Lady Maud Fitzherbert, Walter von Ulrich, Gus Dewar, Grigori et Lev Pechkov vont braver les obstacles et les peurs pour s’aimer, pour survivre, pour tenter de changer le cours du monde.Entre saga historique et roman d’espionnage, drames amoureux et lutte des classes, ce premier volet du Siècle raconte une vertigineuse épopée ou l’aventure et le suspense rencontrent le souffle de l’Histoire…

Mon avis : Une grande fresque époustouflante comme je les aime. Le XXème siècle en 3 guerres : la première guerre mondiale, la deuxième et la guerre froide. Le tome 1 se concentre sur la 1ère guerre mondiale. On fait la connaissance de jeunes (et moins jeunes) de nationalités différentes que nous allons suivre (eux et leur descendance) tout au long du siècle. J’ai adoré. De plus cela permet de revisiter l’histoire et cela donne envie de se documenter sur des événements connus et moins connus. J’aime beaucoup le choix des personnages. De plus

Extraits :

Vous connaissez les hommes politiques. Ils sont susceptibles comme des collégiennes, et plus rancuniers.

Comme tous les magnats de la presse, il croyait aux imbécillités qu’il publiait. il savait comme peu d’autres donner aux préjugés les plus stupides et les plus ignorants de ses lecteurs une forme apparemment sensée, qui permettait de faire passer l’ignoble pour respectable.

Un enfant, c’est comme une révolution, on le met en route, mais on ne sait pas ce que ça va donner.

– Qu’est-ce qu’un cocktail ? … – Un alcool fort déguisé pour paraître plus respectable. Je vous assure que c’est très à la mode.

Ils étaient propriétaires de la mine et des maisons, et faisaient comme s’ils étaient aussi propriétaires des gens.

Le Siècle – Tome 2 L’hiver du monde (2012)

Entre 1933 et 1949, des salles de bal de Buffalo aux chambres du Parlement anglais, de la bataille de Normandie au terrible Blitz, L’Hiver du monde entraîne le lecteur dans le tourbillon de la Seconde Guerre mondiale. De l’émergence du IIIe Reich à l’aube de l’ère atomique, la grande aventure du XXe siècle telle que personne ne l’a jamais racontée.1933, Hitler s’apprête à prendre le pouvoir : l’Allemagne entame les heures les plus sombres de son histoire et va entraîner le monde entier dans la barbarie et la destruction. Cinq familles de nationalités différentes, intimement liées, vont être emportées par le tourbillon de la Seconde Guerre mondiale. Amours contrariées, douloureux secrets, tragédies, coups du sort… Des salons du Yacht-Club de Buffalo à Pearl Harbor bombardé, des sentiers des Pyrénées espagnoles à Londres sous le Blitz, de Moscou en pleine évacuation à Berlin en ruines, le lecteur est projeté au coeur des drames mais aussi des joies vécus par ces femmes et ces hommes exceptionnels. Boy Fitzherbert, Carla von Ulrich, Lloyd Williams, Daisy Pechkov, Gus Dewar et les autres vont chacun à leur manière tenter de faire face au milieu du chaos. Entre épopée historique et roman d’espionnage, histoire d’amour et thriller politique, ce deuxième volet de la magistrale trilogie du Siècle brosse une fresque inoubliable.

Mon avis : Avec grand plaisir je poursuis la lecture. Un petit bémol… Je trouve qu’il y a un gros « trou » entre les deux guerres et je trouve dommage de faire impasse dessus… Les personnages ont évolué mais ils suivent leur ligne de pensée, se croisent et se retrouvent au gré des circonstances. L’amitié perdure, au-delà des guerres et des frontières. La haine aussi…

Extraits :

Un de ces individus éternellement inadaptés, qui avaient peur de la vie au point de préférer vivre sous un régime autoritaire et implacable, ne tolérant aucune opposition et disant aux gens quoi faire et quoi penser. C’étaient des êtres stupides et dangereux, mais tragiquement nombreux.

Il existe, je crois, deux sortes de couples (…). Le premier est une sorte d’association confortable, dont les deux partenaires partagent les mêmes espoirs, les mêmes craintes, élèvent leurs enfants ensemble et s’offrent mutuellement aide et réconfort. (…) Le second est une union passionnée, faite de folie, de joie et de sexe, souvent avec quelqu’un qui ne vous convient pas, voire qu’on n’admire pas et qu’on aime encore moins.

C’était le problème récurrent du gouvernement soviétique: des gens loyaux mais incompétents étaient promus à des fonctions qu’ils étaient incapables d’assumer

En politique, vous savez que vous avez gagné la partie quand vos adversaires vous piquent vos idées.

 

Le Siècle – Tome 3 Aux portes de l’éternité (2014)

Résumé : Après La Chute des géants et L’Hiver du monde, la conclusion éblouissante de la trilogie du Siècle de Ken Follett. Entre saga historique et roman d’espionnage, l’histoire du XXe siècle comme vous ne l’avez jamais lue. De l’édification du mur de Berlin à l’effondrement de l’Union soviétique, la grande aventure du XXe siècle telle que personne ne l’a jamais racontée.

  1. Les Allemands de l’Est ferment l’accès à Berlin-Ouest. La tension entre les États-Unis et l’Union soviétique s’exacerbe pour atteindre un point culminant l’année suivante avec la crise des missiles de Cuba. Le monde scindé en deux blocs se livre une guerre froide qui risque de devenir une guerre nucléaire. Confrontées à toutes les tragédies de la fin du XXe siècle, plusieurs familles, russe, allemande, américaine et anglaise, sont emportées dans le tumulte de ces immenses troubles sociaux, politiques et économiques. George Jakes dans le bus des Freedom Riders, Jasper Murray dans la jungle vietnamienne, Tania Dvorkine en Sibérie, Dave Williams et Walli Franck, rockers à Berlin ou San Francisco, vont se battre, trouver le chemin de l’amour et participer chacun à leur façon à la formidable révolution en marche.

Entre saga historique et roman d’espionnage, histoire d’amour et thriller politique, Aux portes de l’éternité clôt la fresque gigantesque et magistrale de la trilogie du Siècle, après La Chute des géants (Laffont, 2010) et L’Hiver du monde (Laffont, 2012).

Mon avis : Nous voici à l’ère de la guerre froide… la bataille pour les droits civiques aux USA, le mur de Berlin, Cuba, la baie des cochons, Les assassinats de John et Bob Kennedy, de Martin Luther King, Solidarnosc..

J’ai moins accroché au troisième tome. En effet je trouve que la jeune génération est moins attachante que les autres et les anciens en retrait bien qu’encore vivants. . Je trouve le rythme plus lent, moins fluide. De fait je pense que contrairement aux deux autres tomes, c’est l’Histoire avec un grand H qui prend le pas sur l’histoire des personnages. Mais c’est un support formidable pour se remémorer et approfondir nos connaissances sur les événements du XXème siècle. Je suis très contente d’avoir lu les trois tomes même si 3000 pages, cela signifie un investissement en temps .

Extraits :

Tous les criminels sont des losers ? — Ceux qui se font prendre, oui. Quant aux autres, ils n’ont pas besoin d’avocat.

L’Histoire était en train d’évoluer sous l’effet de l’irrésistible alchimie provoquée par la couverture médiatique, un mystérieux processus que Maria avait appris à craindre et à respecter

Il plaçait le sensationnel au-dessus de la véracité. Dans ses papiers, une dispute devenait une rixe, un projet un complot et un simple lapsus un mensonge éhonté. Les gens attendaient de la presse plus d’excitation que d’information, il le savait.

Le travail législatif était un processus rationnel ; la politique, au contraire, tenait surtout de l’intuition

… se demanda ce qu’on pouvait éprouver quand on avait aimé une femme pendant un demi-siècle et qu’on la perdait subitement, entre un battement de cœur et le suivant

…elle répondait à ses questions par d’autres questions, ce qui était généralement un signe de duplicité

Rêve tes rêves, je rêve les miens

Son père lui disait parfois : « Ce n’est pas parce qu’on te pose une question que tu es obligé de répondre. C’est une des choses que la politique m’a apprises.

Quelqu’un qui rompt sa promesse s’amoindrit. C’est comme perdre un doigt. C’est pire que d’être paralysé. La paralysie est purement physique. Quand une personne trahit sa parole, c’est son âme qui est infirme.

Elle était surprise de découvrir à quel point elle avait envie de l’embrasser. Plus encore : elle avait envie de rester là très très longtemps à bavarder avec lui, enfoncée dans son canapé, dans la chaleur de son appartement, avec la neige qui tombait au-dehors. Quel étrange sentiment, songea-t-elle. C’était peut-être ça, l’amour. Alors, elle l’embrassa.

Depuis leur mariage, leurs violentes et fréquentes disputes […] avaient miné leur affection mutuelle, comme un lent goutte-à-goutte de vitriol

 

 

Exprimez vous ! que lisez vous?

il y a des auteurs qui font tilt.. ( malheureusement beaucoup font « tilt » et peu « pas tilt »…

il y a des couvertures de livres qui donnent envie..

il y a des émissions de radio ou de télévision … « Entre les lignes » Sur Espace 2 de la RTS, « La Grande Librairie » sur France 5

il y a les ami(e)s et les blogs …

et il y a surtout le manque de temps… et les « à lire » qui s’empilent…

Alors si vous me donniez des pistes… les incontournables?

des conseils? des recommandations?

Vous avez la parole….

 

 

 

 

 

 

Perry, Anne « les petits crimes de Noël »

Anne Perry a également entrepris une série de nouvelles policières, dont l’action se déroule pendant la période de Noël. Dans chaque nouvelle, un personnage secondaire de ses autres séries policières mène l’enquête. Il s’agit de Lady Vespasia Cumming-Gould dans La Disparue de Noël, Henry Rathbone dans Le Voyageur de Noël, la grand-mère Ellison dans La Détective de Noël, Dominic Corde dans Le secret de Noël,  le commissaire Runcorn dans la promesse de Noël…

 01 La disparue de Noël :

Coupable ! Le jugement est tombé sur l’infortunée Isobel Alvie. La veille, Gwendolen Kilmuir, une jeune veuve, s’est suicidée dans la propriété où Omegus Jones recevait quelques invités. De l’avis de tous, l’attitude cruelle d’Isobel envers la jeune femme la rend responsable de cet acte désespéré. Il ne reste guère que son amie, l’indomptable Lady Vespasia, pour la soutenir. Pour racheter sa faute aux yeux de la gentry, Isobel doit accomplir un voyage expiatoire jusqu’au nord de l’Écosse, afin de prévenir la mère de Gwendolen. En compagnie de Lady Vespasia, elle entreprend un éprouvant pèlerinage, semé d’embûches… Un conte de Noël inédit où la reine Anne Perry en son royaume victorien fait le portrait magistral d’une époque corsetée par les convenances et l’hypocrisie.

Mon avis : C’est le 1er de la série de ces petits crimes de Noël. Ici la vedette est Lady Vespasia, personnage secondaire de la série Charlotte et Pitt.. Ce qui est rigolo est de faire connaissance avec Lady Vespasia jeune, alors que je ne la connais qu’octogénaire…
Coté crime, moyen… Mais coté périple en Ecosse en hiver et découverte psychologique des personnages est passionnante. De fait c’est plus la tradition expiatoire comme cela se pratiquait au Moyen-Age qui est le thème de ce petit livre…. Ne cherchez pas une intrigue.. ce n’est pas le but me semble-t-il. C’est à nouveau une exploration de la société britannique, de son hypocrisie et de ses préjugés… Beaucoup apprécié.

02 Le voyageur de Noël :

En ce Noël 1850, les frères Dreghorn se réunissent chez le plus âgé d’entre eux, Judah, dans son grand domaine de la région des lacs, en Angleterre. Mais l’heure n’est pas à la joie des retrouvailles. Judah vient de mourir dans des circonstances troubles, et sa veuve, Antonia, doit faire face à de terribles accusations portées contre son mari, un juge pourtant respecté. Pour l’épauler dans ces moments difficiles, elle fait appel à un vieil ami de la famille, Henry Rathbone. Avec l’aide de ses frères, Henry va tenter de faire la lumière sur cette affaire. Judah a-t-il été assassiné ? Et ces malheureuses insinuations, qui blessent l’honneur de toute une famille, pourraient-elles être fondées ? Dans ce nouveau conte de Noël inédit signé Anne Perry, Henry aura besoin de tout son sang-froid pour découvrir la vérité… !

Mon avis : je l’ai lu il y a longtemps.. je crois me souvenir que j’avais plus été frappée par l’ambiance et les descriptions que par l’intrigue… Il me semble que c’était une  histoire d’héritage…

03 La détective de Noël :

Pour Mariah Ellison, la grand-mère acariâtre et austère de Charlotte Pitt, ces fêtes de Noël s’annoncent comme un véritable cauchemar ! Être exilée contre son gré chez son ancienne belle-fille, au bord de la Manche, avait déjà mis ses nerfs à rude épreuve, la voilà maintenant obligée de supporter l’arrivée d’une invitée de dernière minute, Maude Barrington. Cette aventurière a passé sa vie à parcourir le monde et selon Mariah, l’existence même de cette personne est une insulte aux convenances victoriennes. Mais elle ne pourra s’empêcher d’être touchée par sa joie de vivre. Lorsqu’elle découvre un matin son corps sans vie, son sang ne fait qu’un tour. Le médecin conclut à une mort naturelle mais, pour Mariah Ellison, cela ne fait aucun doute, Maude a été empoisonnée. Dans le plus grand secret, elle décide d’enquêter sur le champ et se rend dans la famille de la victime…

Mon avis : Ah Jubilatoire! Je suis ravie d’avoir découvert l’autre facette de cette vieille dame impossible! En lisant cette histoire on lève le voile sur les raisons pour laquelle elle est si désagréable.. Comme souvent, derrière les masques les plus austères, un océan de malheur et de blessures..

Extraits:

Le style moderne qui consistait à réduire le nombre de meubles – laissant beaucoup trop d’espace libre -, à bannir glands et volants et à ne mettre ni gravures, ni abécédaires brodés, ni photographies sur les murs ou la moindre surface disponible, lui paraissait beaucoup trop dépouillé. On avait l’impression que personne ne vivait là – ou que ceux qui y habitaient n’osaient montrer ni famille ni origines

Dehors, le froid semblait mordant: le vent déchirait les nuages qui défilaient en lambeaux sur le bleu délavé du ciel

Sous un climat comme le nôtre, voilà une remarque qui ne demande guère de perspicacité. Il risque de pleuvoir demain n’importe quel jour de l’année!

Et je pourrais continuer ainsi indéfiniment! Je n’imagine pas ce qu’est l’ennui. C’est à coup sûr pire que la mort, comme une maladie terrible qui vous ronge et ne vous laisse ni la joie, ni le désir qu’offre la vie, ni le repos qu’apporte la mort. Même ce délicieux pincement au cœur, que l’on ressent en sachant qu’il est impossible de retenir cette lumière pour l’éternité, vaut mieux que de ne pas l’avoir vue ou aimée du tout

Que répondre à des choses pareilles? Ce devait être envisageable, mais que dire face à tant d’émotion mise à nu? C’était aussi inconvenant que se déshabiller en public. Quel manque de tact

J’avais oublié à quel point j’adore la mer, son immensité, son éclat, ses possibilités infinies… Elle n’est jamais la même deux secondes de suite.

… avec ses récits qui libéraient l’imagination et réveillaient les rêves

Je vous présente tous mes vœux et vous souhaite de vous souvenir des bonnes choses du passé tout en gardant de l’espoir en l’avenir

04 Le secret de Noël :

Lorsque le jeune Dominic Corde et sa femme Clarice arrivent à Cottisham, un charmant village de la campagne anglaise, pour remplacer Mr. Wynter, le pasteur, pendant la période de Noël, ils ont immédiatement le sentiment d’avoir découvert le lieu de leurs rêves. La beauté du paysage, l’accueil chaleureux des habitants, le confort du presbytère, tout les incite à se réjouir de ce séjour… jusqu’à la découverte du cadavre de Mr. Wynter dans la cave de leur maison. Le médecin conclut à une mort accidentelle mais Clarice, alertée par d’étranges indices, n’y croit pas une seconde. Qui a pu tuer un homme aimé de tous ? Obstinée et courageuse, plus soucieuse d’écouter sa conscience que de se plier aux bonnes manières de la société victorienne, Clarice entreprend de percer les secrets les mieux cachés de ses adorables voisins…

Mon avis : Pas été emballée.. Certes j’ai lu les enquêtes de Charlotte et Thomas Pitt mais le Dominic en question ne m’est pas très sympathique et peu familier. Quant à Clarice, elle est totalement inconnue. Pour ce qui est de l’enquête, là encore je n’ai pas croché. Bref pas une réussite..

Extraits:

Elle l’aimait d’autant plus fort de le savoir conscient de ses propres faiblesses, en même temps que du pouvoir de ses rêves.

Les arbres saupoudrés de neige dessinaient des motifs délicats pareils à de la dentelle sur le ciel gris plomb auquel la lumière pâle donnait un éclat surnaturel. Impressionnée par tant de beauté, elle poussa un lent soupir et en oublia un instant de frissonner.

Le monde n’était plus qu’ombres et mouvements perçus à travers la brume

Personne ne se tient jamais sur la défensive à moins de se sentir vulnérable

Mieux valait poursuivre la vérité et se tromper que se réfugier dans un confort aveugle et lui tourner le dos

L’obscurité semblait se répandre en lui tout autant que dans le ciel

Dehors, les couleurs semblaient s’être évanouies

C’est là le sens de Noël: un espoir éternel, un chemin qui mène vers le meilleur de nous-mêmes et vers tout ce que nous sommes capables de devenir

05 La promesse de Noël :

En cette veille de Noël, le superintendant Runcorn de Scotland Yard aspire à un peu de solitude, loin du vacarme de la ville. Malheureusement, sa paisible retraite sur l’île sauvage d’Anglesey sera de courte durée. Olivia Costain, la jeune sœur du pasteur local, est retrouvée assassinée au cœur du cimetière. De l’avis général, ce crime odieux ne peut être l’œuvre d’un insulaire. Mais les preuves semblent indiquer tout le contraire… Pressé par la belle Mélisande Ewart qui lui ouvre les portes de la gentry locale, Runcorn accepte de mener l’enquête.

Mon avis pas encore lu

06 La révélation de Noël :

Pour Emily Radley, la belle-sœur du célèbre policier Thomas Pitt, les fêtes de Noël s’annoncent désastreuses. Elle doit quitter sur le champ Londres, ses enfants, les mondanités et la fête pour passer ce Noël 1895 en Irlande, auprès d’une tante agonisante qui l’a demandée auprès d’elle. Brusquement plongée au cœur du magnifique et sauvage Connemara, dans un petit village perdu au bord de l’océan, Emily ne s’imaginait pas une seconde confrontée à une affaire de meurtre commis sept ans auparavant. Tandis qu’une tempête ramène sur la grève souvenirs et remords du passé, Emily, aussi à l’aise dans les tourbières irlandaises que dans un salon de la gentry, remue les consciences de la petite communauté, en quête d’un secret bien gardé.

Mon avis : Court et très sympa, une ambiance totalement différente, une découverte. Une très belle description du village irlandais et des jours de tempête, de l’ambiance pesante d’un village qui se soupçonne et se meurt, le poids du silence. L’évocation de la question catholicisme-anglicanisme. Anne Perry excelle toujours autant à nous faire découvrir la vie de cette époque et le contexte sociologique est présent. Très sympa. Et j’aime bien cette idée de nous faire découvrir les personnages secondaires…….

Extrait:

Toute sa vie, elle avait vu dans le fait d’être anglaise, une bénédiction, comme d’être beau ou intelligent, une grâce qu’il fallait prendre à la manière d’un honneur sans jamais la remettre en question.

07 Un Noël plein d’espoir :

Dans le dédale miséreux de l’East End londonien, Noël 1883 prépare ses miracles. Comment Gracie Phipps, treize ans, pourrait-elle refuser d’aider une fillette bouleversée à retrouver son âne ? D’un mystère à l’autre, les deux enfants doivent faire la vérité sur la mort d’Oncle Alf, un chiffonnier du quartier, et sortir vivantes de ce cauchemar de Noël…
Par la reine du genre, un trépidant mystère de Noël au coeur du Londres victorien ou plane l’ombre de Dickens.

Mon avis : passé un bon moment avec la petite Gracie. J’aime bien ces petites histoires de Noel, qui permettent de se consacrer un peu à un personnage récurrent des séries et le connaître davantage. Un conte de Noel d’une centaine de pages bien sympa à lire.

08 L’Odyssée de Noël :

En 1864, dix jours avant Noël, le riche James Wentworth décide de recruter son ami, Henry Rathbone, pour retrouver son fils Lucien. Pris d’une passion dévorante pour une belle jeune femme nommée Shadwell, le jeune homme est plongé dans un monde de dépravation et de violence ou les trafiquants de tout poil font loi. Rathbone ne connaît rien à ce milieu interlope et sensuel ou Lucian passe son temps, aussi recrute-t-il à la clinique médicale de Hester Monk deux compagnons qui y naviguent avec aisance : Squeaky Robinson, un maquereau repenti, et Crow, un mystérieux docteur qui ne refuse de soins à personne, même aux pires crapules. A ceux-ci s’ajoute une recrue précieuse : la jeune Bessie, une adolescente qui fait preuve de courage même aux tréfonds des mauvais quartiers. À quatre, ils devront faire face aux pires travers de l’humanité dans une quête qui les mènera des taudis de Londres aux demeures luxueuses des nantis.

Mon avis :

Henry Rathbone en vedette pour la deuxième fois. Un trio improbable, que tout oppose. Et une lumière qui se diffuse sur trois personnages secondaires, qui œuvrent dans l’ombre. Henry Rathbone, père de Sir Oliver, Squeaky, ancien tenancier de bordel et fidèle lieutenant d’Hester et un plus jeune, Crow, qui met ses compétences médicales au service des plus démunis.  Au fil des pages, entre les 3 hommes se développe une sorte d’amitié, un respect mutuel. Et en cette période de Noel, l’espoir est là. Il faut toujours y croire, même quand tout semble perdu, même quand on est au plus bas. Un conte de Noël qui se déroule dans les bas-fonds, ou l’on côtoie la misère et la déchéance mais qui montre que partout ou il y a de la vie il y a du bon. Une ode à l’amitié aussi..

Extraits :

il s’agissait d’un appétit qui se nourrissait de lui-même et qui finirait par tout dévorer

.. avait dérogé à la première règle du mensonge réussi : ne jamais répondre à des questions qu’on ne vous a pas posées !

Toute cette respectabilité lui avait rongé le cerveau. Il n’était même plus capable d’élaborer un mensonge convenable

Dieu et moi, nous ne sommes pas en bons termes [….] Je lui parle, mais il ne me répond même pas

Autant lâcher des chatons au milieu d’un combat de chiens

L’amitié. Être là au fil des années, en sachant quand il est opportun de se montrer curieux ou de garder le silence. Partager des choses parce qu’elles étaient importantes à mes yeux, même si elles ne l’étaient pas pour lui. Il me rapportait des histoires amusantes et intéressantes qu’on lui avait racontées et me parlait ouvertement autant de ses échecs que de ses succès.

Mais voilà, il avait le sentiment d’arriver après la fête. Comme si la musique s’était tue et qu’il en percevait encore l’écho.

La respectabilité, qu’elle vous ramollisse ou non l’esprit, lui sembla soudain d’une douceur incomparable. C’était comme boire de l’eau pure ou respirer de l’air frais.

Il se surprenait à ressentir de l’affection pour plusieurs personnes qui ne lui étaient d’aucune utilité, ni à lui ni à quiconque. Or l’affection était un luxe dont il s’était toujours passé. L’âge l’aurait-il rattrapé ? Ou la lâcheté ? Prudent, il l’avait été tout au long de son existence ; se comporter autrement eût été stupide ! Mais il n’avait jamais été un lâche. Et à présent, toutes ses valeurs s’effilochaient irrémédiablement… Il n’avait plus de contrôle sur rien !

S’extraire de « l’enfer », comme vous dites, n’est en rien un acte physique, c’est une volonté de l’esprit

Quelle plaie de se soucier de l’opinion des autres ! Un tel comportement était contraire à toutes les lois de la survie

Cette vitalité, cette volonté féroce de mordre la vie à pleines dents sont les signes d’une angoisse. J’ai déjà vu cela. On veut tout et

Le temps nous rattrape, et on se rend compte de ce que l’on a échoué à accomplir, des occasions de faire preuve de gentillesse et de courage que l’on a gâchées, en sachant qu’elles ne se représenteront plus. On entrevoit alors ce que l’on aurait pu être et que l’on n’a pas été

À quoi servait d’aimer ? Uniquement à vous attirer des ennuis

En tout cas, je suis en vie, et il est difficile d’être très heureux une fois qu’on est mort

Le pouvoir de la bonne société est quasi sans limites, ma chère. S’en voir exclu équivaut presque à la mort.

 

09 Le Spectacle de Noël :

C’est à Whitby, petit village de pêcheurs ou le comte Dracula aurait fait sa première apparition – selon le roman éponyme de Bram Stoker –, que Joshua Fielding a décidé de produire sa troupe théâtrale. Avec sa femme Caroline, la mère de Charlotte Pitt, il s’apprête à livrer une adaptation inédite du fameux roman. La première est un désastre, mais l’apparition d’un étranger masqué, suivi d’un meurtre inattendu, viennent donner la dimension dramatique qui manquait à la pièce…
Sous les noirs augures du maître des vampires, le bien et le mal s’affrontent dans un conte de Noël aux accents gothiques !

Mon avis : la personnalité de Caroline, la mère de Fielding est à l’honneur cette fois. Si il y a bien un crime, c’est bien la chose la moins importante du petit livre. L’important c’est le bonheur en fait.. Faut il renoncer à son milieu pour faire ce que l’on veut.. Les acteurs sont perçus comme des saltimbanques; que valent-ils dans la société? Vaut-il mieux faire des sacrifices et être heureux ?Faut-il accepter le poids de la famille, quitte à étouffer et se sentir étranger dans sa propre maison ? Faut-il vivre ses passions? On parle théâtre, mise en scène, jalousie, coulisses … Bien aimé.

Extraits:

Rien n’est aussi cruel que voir son enfant essuyer un échec et affronter la douleur qui en résulte. Toutefois, il est impossible de lui épargner de souffrir en l’empêchant d’essayer. Cela reviendrait à lui dire que vous ne croyez ni en ses capacités ni en son courage

N’importe quel dialogue ne peut que rater son effet si on le lit comme un horaire de chemin de fer

Quand on crée quelque chose, on y met tellement de soi-même qu’il très difficile d’accepter la critique

Avec l’aide de Dieu ! Car c’est probablement au-delà des capacités de qui que ce soit d’autre.

Le Christ est représenté devant une porte dont la poignée est à l’intérieur. Si nous ne l’ouvrons pas nous-mêmes, il lui est impossible d’entrer. Peut-être que le choix nous appartient toujours, en fin de compte ?

La plupart du temps, le mal tire son pouvoir du fait que nous sommes impuissants à le reconnaître. Il n’est pas repoussant du tout. Il n’attaque pas, il séduit

…crut voir passer entre eux un éclair de compréhension, si vif qu’il en était presque lumineux

— Les vrais vampires ? Un tel art de la séduction est pourtant bien réel ! Des personnes qui s’entredévorent, qui vivent en se nourrissant des émotions des autres…

la séduction qu’exerce la part d’ombre qui existe en chacun de nous

il existe plus d’une sorte de solitude… On peut passer sa vie entière avec des personnes qui pensent savoir qui vous êtes ou devriez être et qui ne vous autorisent jamais à devenir quelqu’un de différent.

10 Un Noël à Kanpur (2014) :

Inde britannique, 1857. Après qu’une vague de mutinerie a secoué la base militaire de Kanpur, personne n’est d’humeur aux festivités, à seulement deux semaines de Noël. Un soldat en état d’arrestation pour manquement au devoir a tué un garde et s’est échappé, porteur d’informations cruciales. Quelqu’un l’a forcément aidé, et l’infirmier John Tallis était dépourvu d’alibi au moment des faits. Or son procès pourrait lui coûter la vie… Mais pour le jeune lieutenant Victor Narraway, chargé de sa défense, le suspect semble dénué de motif. Un innocent pourrait-il être pendu avant Noël ?

Mon avis : Toujours sympa ces petits récits de Noël qui permettent de faire connaissance avec des personnages récurrents, principaux ou secondaires. Cette fois nous suivons Narraway, de la série Charlotte et Thomas Pitt. Ce petit texte nous permet de comprendre le caractère de celui qui sera le chef de Pitt, , nous éclairera sur son intuition, son acharnement à défendre, sa manière de ne pas lâcher l’affaire, son implication dans la recherche de la vérité, sa clairvoyance.

11: Le condamné de Noël  (2015) :

Londres, 1868. Alors que la période de Noël commence, Claudine Burroughs ne se sent pas joyeuse à l’idée des bals sans fin, des obligations sociales et des évènements somptueux. Venir en aide aux femmes dans le besoin à la clinique Hester Monk lui a ouvert les yeux sur un autre monde, et le fait que son mari n’approuve pas ce choix la rend malheureuse. Mais les deux univers qu’elle côtoie vont bientôt se rencontrer. Lors d’un gala de Noël, une femme est brutalement battue, et il apparaît rapidement qu’il s’agit d’une prostituée invitée clandestinement par l’un des invités. Le poète Dai Tregarron, accusé d’être l’agresseur, prétend qu’il ne faisait que protéger cette femme contre la violence de trois riches jeunes hommes. Claudine croit en l’histoire de Dai, mais face au rang social qui joue en sa défaveur, comment peut-elle prouver son innocence sans tout risquer ?

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12 : Un Noël à New York (2016) :

La fille de Thomas Pitt, Jemima, est l’héroïne de ce nouveau mystère de Noël dans le New York de 1904.
Jemina Pitt, la fille du célèbre directeur de la Special Branch, a 23 ans durant l’hiver 1904. Elle décide d’accompagner sa jeune amie Delphinia Cardew à New York, sur le point de se marier avec l’aristocrate Brent Albright. Dans la haute société new-yorkaise, ce mariage est une grande affaire qui liera deux familles prodigieusement riches. Mais Jemina détecte une ombre mystérieuse planant sur la célébration. Maria, la mère de Delphinia, est absente de la fête et les Albright refusent de mentionner son nom. Et quand le frère du marié demande à Jemina de l’aider à retrouver Maria afin de prévenir un scandale, elle n’hésite pas à se lancer dans une enquête aussi inattendue que périlleuse.
De Hell’s Kitchen à Central Park, Jemina devra trouver son chemin à travers les rues enneigées de New York, sans se douter qu’un danger mortel la menace.

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Hagena, Katharina « Le goût des pépins de pomme » (2011)

 

Résumé: À la mort de Bertha, ses trois filles et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l’Allemagne, pour la lecture du testament. À sa grande surprise, Iris hérite de la maison. Bibliothécaire à Fribourg, elle n’envisage pas, dans un premier temps, de la conserver. Mais, à mesure qu’elle redécouvre chaque pièce, chaque parcelle du merveilleux jardin, ses souvenirs font resurgir l’histoire émouvante et tragique de trois générations de femmes. Un grand roman sur le souvenir et l’oubli.

Mon avis : Un peu mitigée.. des images et des pages magnifiques, mais il me semble que le texte est desservi par un manque de rythme… trop lent… le livre n’est pas assez fluide… un livre sur l’oubli, sur le caché, sur le souvenir.. je n’ai pas trouvé les personnages attachants… Par contre la maison, le jardin, les objets, les robes ont leur histoire et sont les « personnages » qui m’ont séduite! Beaucoup de phrases que j’ai notées car elle m’ont profondément émues. Si vous avez connu des personnes atteintes d’Alzheimer, vous ne pouvez qu’être touchés par les images de l’effritement des rives des fleuves… l’érosion.. Un petit livre que je retiens pour sa singularité et sa sensibilité.

Extraits:

« Lorsqu’on perd la mémoire le temps passe d’abord trop vite puis plus du tout. »
« Si l’on oubliait rien, on ne pourrait pas non plus se souvenir de quoi que ce soit. Les souvenirs sont des îles qui flottent dans l’océan de l’oubli.  »
« Il y a quelque chose d’implacable dans le désir de conservation. »
il y a trois choses que l’on peut contempler continuellement sans jamais se lasser. L’une de ces choses c’est l’eau. L’autre c’est le feu. Et la troisième, c’est le malheur des autres »
« Le cerveau s’ensablait comme le lit instable d’une rivière. Cela commençait par s’effriter sur les bords, puis les berges croulaient dans l’eau par pans entiers. La rivière perdait sa forme et son courant, sa raison d’être. Pour finir, cela s’arrêtait de couler, ne faisait plus que clapoter misérablement dans tous les sens. Il se formait dans le cerveau des dépôts blancs qui bloquaient les impulsions électriques, les terminaisons étaient totalement isolées, et à terme échu, la personne également. »
« Les souvenirs sont des îles qui flottent dans l’océan de l’oubli. Il y a dans cet océan des courants, des remous, des profondeurs insondables. Il en émerge parfois des bancs de sable qui s’agrègent autour des îles, parfois quelque chose disparaît. Le cerveau a ses marées. Chez Bertha, les îles avaient été submergées par un raz-de –marée. Sa vie gisait-elle au fond de l’océan ?  » p.108
« Lire signifie collectionner, et collectionner signifie conserver, et conserver signifie se souvenir, et se souvenir signifie ne pas savoir exactement, et ne pas savoir exactement signifie avoir oublié, et oublier signifie tomber, et tomber doit être rayé du programme. »
« Quiconque oublie le temps cesse de vieillir. L’oubli triomphe du temps, ennemi de la mémoire. Car le temps en définitive, ne guérit toutes les blessures qu’en s’alliant à l’oubli.  »
« J’en déduisis que l’oubli n’est pas seulement une forme de souvenir, mais que le souvenir est aussi une forme de l’oubli »
« Il avait soudain fait très froid et tout avait été comme vitrifié. Chaque feuille, chaque brin d’herbe était pris dans une gangue de glace transparente, et lorsque le vent soufflait dans le bosquet de pins, on entendait le cliquetis des aiguilles qui s’entrechoquaient. On aurait dit une musique d’étoiles »
« Je me sens toujours en sécurité quand je nage. Le sol ne peut pas se dérober sous mes pieds. Il ne peut èas se déchirer, ne peut ni s’enfoncer ni glisser, ni s’ouvrir ni m’engloutir. Je ne me cogne pas à des objets que je n’ai pas vus, je ne marche pas sur quelque chose par mégarde, je ne me blesse pas et ne risque pas non plus de blesser quelqu’un » .

 

Parot, Jean-François « Série Nicolas Le Floch »

 Les Enquêtes de Nicolas Le Floch, commissaire au Châtelet ( XVIIIème siècle)

Je vous conseille de les lire dans l’ordre même si l’auteur reprend à chaque tome des infos permettant de resituer ce qui s’est déroulé précédemment, sans longueurs et avec clarté…Des notes en fin de livre donnent également des précisions quant aux aventures précédentes, ainsi que du vocabulaire ou des infos géographiques. Le Paris du 18e n’a pas grand-chose à voir avec celui que nous connaissons. Idem pour la langue française, bien changée elle aussi !

1- L’Énigme des Blancs-Manteaux (2000)

Résumé : « 1761. Nicolas Le Floch quitte sa Bretagne natale pour se mettre au service de M. de Sartine, chef des affaires secrètes de Louis XV. Nicolas prend vite du galon. Le voilà plongé dans une ténébreuse affaire. Meurtres, vols, corruption : secondé par l’inspecteur Bourdeau, il dénouera peu à peu les fils de cette enquête, qui touche de près le roi et la Pompadour…  »

2) L’Homme au ventre de plomb (2000)

Résumé : « Fin de l’année 1761 : la guerre de Sept Ans prend une tournure de plus en plus désastreuse, l’expulsion des jésuites est en discussion et la marquise de Pompadour vit ses derniers temps de faveur. Nous retrouvons Nicolas Le Floch à la première des Paladins de Rameau à l’Opéra, à laquelle assiste Madame Adélaïde, une des filles de Louis XV. Durant la représentation, le comte et la comtesse de Ruissec, qui accompagnaient la princesse, sont informés du suicide de leur fils, et Nicolas suit son maître, Sartine, jusqu’à l’hôtel des malheureux parents, où il va faire de bien curieuses constatations. Nicolas découvre bientôt que ces meurtres paraissent liés à un complot jésuite. Mais ne s’agit-il pas là de fausses apparences, d’une manipulation compliquée des divers partis qui s’affrontent secrètement à la Cour ?  »

3) Le Fantôme de la rue Royale (2001)

Résumé : « Les précédents succès de Nicolas Le Floch, protégé du lieutenant de police Sartine, agacent. On veut le mettre à l’écart. Mais, alors que Paris célèbre le mariage du dauphin par un feu d’artifice sur la place Louis-XV, c’est la catastrophe : des carrosses renversés, des centaines de victimes écrasées… Notre tout jeune commissaire de police au Châtelet reprend du service. Au milieu des cadavres, une jeune femme tient serrée dans sa main une perle noire. Est-elle morte étouffée… ou étranglée ?  »

4) L’Affaire Nicolas Le Floch (2002)

Résumé : En ce mois de janvier 1774, Nicolas Le Floch, le célèbre commissaire au Châtelet, est d’humeur sombre. Sa maîtresse, la belle et capricieuse Julie de Lastérieux, est retrouvée empoisonnée et tous les indices le désignent comme coupable. Qui cherche à compromettre le protégé du roi et du lieutenant général Sartine ? Pour prouver son innocence et démêler les écheveaux de cette affaire qui met directement en péril la sûreté de l’État, Nicolas doit se cacher. Au service du Secret du roi, il découvrira les cruelles subtilités des complots de cour. Avec l’aide du fidèle inspecteur Bourdeau, tandis qu’entre Londres, Versailles et Paris les factions rivales s’affrontent, il devra déjouer bien des pièges. Après Le Fantôme de la rue Royale, c’est avec le même plaisir que nous retrouvons l’intrépide et talentueux Nicolas Le Floch dans une aventure sur fond de fin de règne, alors que la colère du peuple commence à gronder.

Mon avis : En plus de l’intrique, on est plongés dans l’Histoire, dans la vie de l’époque, dans les intrigues de cour, et dans le français du temps jadis…

 

5) Le Crime de l’hôtel Saint-Florentin (2004)

Résumé : « Nicolas Le Floch traverse une période difficile : Louis XV est mort et Sartine quitte ses fonctions de lieutenant général de police pour rejoindre celles de secrétaire d’État à la Marine. Désormais sous les ordres d’un certain Le Noir, Nicolas doit enquêter sur un crime commis à l’hôtel de M. de Saint-Florentin , ministre du nouveau roi. Sa quête va le conduire à Paris, hors les murs, chez des éleveurs de bestiaux, et à Versailles, où il assurera sa position auprès de Louis XVI. Fiacre fantôme, meurtres en série, étonnante arme du crime ponctuent cette aventure où se mêlent l’argent, la débauche, l’espionnage et toutes les folies d’une jeune cour où perdurent rivalités et affrontements anciens. »

Mon avis : Le roi est mort, Vive le Roi… mais alors qu’advient-il des anciens fidèles ? Sont-ils au rebut ?  Nicolas Le floch va-t-il se contenter de devenir « M. le Marquis » et d’aller à la chasse?

 

6) Le Sang des farines (2005)

 Résumé : « Nicolas Le Floch, commissaire au Châtelet sous le règne du jeune Louis XVI, se trouve plongé au cœur de terribles événements à la fois politiques et personnels. De retour d’une mission en Autriche où il fait d’étonnantes découvertes sur les atteintes portées au Secret du Roi, il retrouve un Paris en colère où la guerre des farines fait rage. Avec le soutien du roi et l’aide de ses fidèles amis, il enquête sur la mort suspecte d’un boulanger qui l’amène bientôt à soupçonner un complot et des liens entre ces événements et ceux survenus à Vienne. Les mystères s’accumulent et Nicolas devra faire vite pour résoudre cette affaire qui met en péril l’équilibre déjà précaire du pays ainsi que son propre fils. Avec cette nouvelle enquête, couronnée par le prix de l’Académie de Bretagne, Jean-François Parot nous entraîne dans l’Europe des Lumières avec son inimitable talent pour le suspense et la reconstitution historique. »

Mon avis : je l’ai trouvé un peu lent au démarrage… mais je n’ai pas boudé mon plaisir quand même!

7) Le Cadavre anglais (2007)

Résumé : « Paris 1777, un mystérieux prisonnier meurt en tentant de s’évader de la prison du Fort-l’Évêque. Dans le même temps, la reine Marie-Antoinette, prodigue et frivole, demande à Nicolas Le Floch de contrer les menées d’une intrigante. De Paris à Versailles, le policier des Lumières poursuit sa traversée du siècle et va de surprise en surprise. Qui est cette victime dont on ignore l’identité ? Quel secret se disputent Anglais et Français alors que les colonies d’Amérique se soulèvent ? À quelles fins dérobe-t-on un objet précieux à Frédéric II ? Nicolas Le Floch tentera de démêler les arcanes de ces affaires extraordinaires. »

Mon avis : Un roman policier « historique » qui se laisse lire très facilement. Bienvenue au XVIIIème. J’aime bien ces romans qui permettent de se plonger dans une époque. J’apprécie l’effort fait sur les expressions idiomatiques employées à l’époque. Les personnages sont bien campés. Je vais certainement lire d’autres enquêtes de ce commissaire sympathique.

8- Le Noyé du grand canal (2009)

Résumé : « 1778, la France soutient la révolte des colonies d’Amérique. Dans l’attente de la naissance d’un héritier au trône, les critiques contre la reine s’exacerbent. Un bijou dérobé au bal de l’Opéra devient l’enjeu des cabales et des complots. Réconcilié avec Sartine, Nicolas Le Floch se voit chargé de surveiller l’intrigant duc de Chartres, cousin du roi. Il participe à ses côtés au combat naval d’Ouessant, premier épisode de la guerre avec l’Angleterre.

A son retour, des crimes signés d’indices provocants le lancent sur la piste d’un mystérieux et sanglant assassin. Que prépare Lamaure, bas valet du duc de Chartres ? Quels jeux ambigus pratiquent l’inspecteur Renard et son épouse, lingère de Marie-Antoinette ? Pourquoi le nom du comte de Provence, frère du roi, surgit-il avec tant d’insistance ?

A la cour et à la ville, le détective des Lumières va traquer les coupables en affrontant la mort et l’horreur. Il y croisera l’indéchiffrable Restif de la Bretonne, le magnétiseur Mesmer et son baquet, le peintre Saint-Aubin et les chantres de la Chapelle royale. Il tentera d’expliquer les vols peu banals perpétrés au Grand Commun de Versailles par la lumière froide. A l’issue d’une enquête minutieuse, le commissaire du roi au Châtelet, aidé par l’inspecteur Bourdeau, le docteur Semacgus et M. de Noblecourt, finira par démêler cette incroyable intrigue lors d’un ultime et inattendu rebondissement. »

Mon avis : que dire ? Une fois de plus… quel déchirement de refermer le livre… et vivement le suivant…

9- L’Honneur de Sartine (2010)

Résumé : 1780, la France en guerre aux côtés des Insurgents américains peine à financer les opérations maritimes contre l’Angleterre. Alors qu’il affronte la colère du peuple au cimetière des Innocents où les cadavres croulent dans les maisons, Nicolas Le Floch est appelé pour enquêter sur la mort suspecte d’un ancien contrôleur général de la marine. Que dissimule cet apparent accident domestique ? Quels secrets divisent la famille de Ravillois ? Qu’a-t-on dérobé dans la chambre du défunt où se rencontrent tant d’étranges indices ? Pourquoi de précieux vases chinois disparaissent-ils? Que redoutent le roi, Sartine et Necker pour s’intéresser autant à l’affaire ? Dans cet imbroglio, quels rôles jouent financiers, traitants et l’ennemi anglais ? De Versailles aux Porcherons, de la basse-geôle aux hôtels particuliers du nouveau Paris, le commissaire des Lumières et ses amis, anciens et nouveaux, se mettront en chasse, affrontant les embûches d’un dangereux adversaire aux multiples apparences avant un dénouement surprenant. Face aux périls, aux cabales et aux menaces de défaveur, cette neuvième enquête sera aussi l’occasion pour Nicolas Le Floch, acteur et témoin du siècle, d’un poignant retour sur lui-même

Mon avis : Une fois de plus j’ai éprouvé un grand plaisir à lire cette aventure du Marquis. Retrouvé avec plaisir Naganda. L’intrigue est bien ficelée, il y a des renversements de situation. Les personnages evoluent autour de lui… Vers la fin j’ai beaucoupa imé certaines descriptions de paris un peu plus envolées « poétiques » que d’habitude. J’aime aussi la sensibilité du personnage, sa compréhension des êtres, comme « la Paulet ».. Toujours élégant il nous fait découvrir toutes les classes de la société et je me rejouis du prochain rendez-vous…

.10- L’Enquête russe (2012)

Résumé : 1782. La France et les Insurgents américains sont en passe de l’emporter sur l’Angleterre. Le tsarévitch Paul, sous le nom de comte du Nord, séjourne incognito à Paris, étape de son tour d’Europe. Versailles entend se concilier les faveurs de l’héritier de l’empire russe. Nicolas Le Floch reçoit mission de Sartine et de Vergennes de monter un subterfuge lui permettant de gagner la confiance du fils de Catherine II. Qui assassine au même moment le comte de Rovski, ancien favori de la tsarine, exilé à Paris ?

Au cours d’une enquête minutieuse, et tout en participant aux divers événements de la visite princière, Nicolas Le Floch et l’inspecteur Bourdeau vont avancer pas à pas, de surprise en surprise, dans les milieux parisiens du jeu, de la galanterie, du négoce et de l’espionnage. Y a-t-il un lien entre ce crime et des meurtres à l’ambassade russe ? Qui massacre des filles galantes des boulevards ? Quel jeu pratiquent les entours du prince ? Qui est la mystérieuse princesse de Kesseoren, escroc de haut vol ? Que vient faire dans cet imbroglio un agent du Congrès américain protégé par Benjamin Franklin ?

Nicolas parviendra-t-il à dénouer les écheveaux mêlés de ces intrigues ? Quelle découverte lui réserve une quête qui mettra une nouvelle fois en cause ses fidélités ? Entouré des siens sous la houlette incertaine d’un Sartine tortueux, le commissaire des Lumières affrontera périls et trahisons…

11- L’Année du volcan (2013)

Résumé : 1783, l’éruption gigantesque d’un volcan en Islande provoque d’importants changements climatiques. La terre se réveille : tremblements de terre, tempêtes… affaiblissent tous les pays d’Europe, la France en particulier. Le royaume commence à vaciller, les caisses se vident.

Nicolas est convoqué par la Reine. Il est chargé d’enquêter sur la mort violente d’un de ses proches : le Vicomte de Trabou. L’homme est mystérieux, il fréquente le monde de la finance. Ne cherche-t-il pas à camoufler une affaire de fausse monnaie ? Tous les moyens sont-ils bon pour combler l’immense déficit du Trésor royal ? Voilà une affaire qui n’est pas sans nous rappeler quelques événements contemporains…

Les investigations de Nicolas vont le conduire une nouvelle fois en Angleterre et le mener à deux personnages le Comte de Cagliostro et la Comtesse de la Motte, chacun au cœur d’affaires où, là aussi, l’argent est en jeu. Dans ces mondes nouveaux que Nicolas va découvrir, la mort plane encore plus proche…

Mon avis : C’est avec plaisir que j’ai retrouvé Nicolas et sa petite équipe mais j’ai moins accroché. Je l’ai trouvé un peu brouillon…

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12- La Pyramide de glace (2014)

Résumé : À la terrible année 1783, marquée par les retombées d’un volcan islandais en éruption, succède en 1784 l’hiver du siècle.

À Paris, le peuple élève des obélisques de neige et de glace en reconnaissance de la charité des souverains. Dans l’une d’elles, au dégel, apparaît le corps d’une femme dénudée qui ressemble étonnamment à la reine Marie-Antoinette.

Nicolas Le Floch se lance dans une enquête minutieuse de laquelle, investigation après investigation, il ressort que la victime participait à des soirées particulières organisées à Monceau par le duc de Chartres, futur duc d’Orléans.

Dans ce récit surgissent les figures pittoresques d’une revendeuse à la toilette, d’une devineresse qui dépouille ses pratiques, d’un ouvrier de la manufacture de Sèvres qui vole à Versailles, d’un marchand porcelainier receleur, d’un président à mortier et d’un architecte.

Derrière ce fait divers se dissimule un complot de cour visant à compromettre la Couronne. Jamais le commissaire Le Foch, entouré de ses proches et bénéficiant de la confiance de Louis XVI, n’aura mené une recherche aussi précise et documentée qui le conduira, après bien des périls, à un dénouement inattendu.

Mon avis : Encore une bonne enquête de mon brave Nicolas. Mais que voulez vous.. je suis une inconditionnelle moi …

13- L’inconnu du Pont Notre-Dame (2015) : voir article sur le livre

Kepler, Lars : « Le marchand de sable » (11/2014)

Résumé : Un jeune homme erre le long d’une voie ferrée dans la nuit glaciale de Stockholm. Il souffre d’hypothermie. En état de choc, il n’est pas en mesure d’expliquer ce qui lui est arrivé mais tient des propos incohérents au sujet du Marchand de sable. Il s’agit en réalité d’un garçon disparu treize ans plus tôt avec sa petite sœur. À l’époque, l’enquête avait conclu qu’ils faisaient probablement partie des dernières victimes de Jurek Walter, un tueur en série arrêté par Joona Linna. Mais le psychopathe purge sa peine depuis plus de dix ans en unité psychiatrique, dans un bunker sous-terrain sous haute sécurité. Où était le jeune homme séquestré depuis tout ce temps ? Jurek a-t-il un complice à l’extérieur, toujours à l’œuvre ? Et où est la petite sœur ?

Il y a urgence. Joona sait que Jurek Walter est un manipulateur et qu’il ne les aidera pas spontanément. Dans une ultime tentative de lui soutirer des informations, Saga Bauer, une collègue de Joona Linna, se fait passer pour une patiente et se laisse enfermer dans le bunker. De son côté, Joona sait que l’heure du face-à-face avec l’homme qui l’a obligé à abandonner sa famille approche.

Après Incurables, Lars Kepler est de retour avec un thriller magistral. Intrigue au cordeau, rythme implacable, ambiance crépusculaire, tout y est. Le Marchand de sable va passer. Bonne nuit les petits…

Mon avis : Autant j’avais eu un peu de mal à démarrer cette série, autant je dois dire que je suis rentrée de plein pied dans ce quatrième opus. Je ne regrette pas de m’être accrochée. Le personnage de Joona Linna sort enfin de sa réserve, l’enquêteur prend sa place dans le récit, lui qui manquait d’épaisseur dans les premiers romans. Manipulation de la première à la dernière page. On s’en doute mais on est incapable de comprendre comment il agit. Evident le terme de machiavélique est galvaudé quand il s’agit de décrire un roman, mais là il prend tout son sens. Le psychopathe joue avec les acteurs du drame, et avec nous. Il faudra attendre la toute fin pour comprendre… Et pour le Marchand de sable, il a beau passer et repasser, si on est en train de lire ce livre, il y a peu de chances qu’on arrive à s’endormir…

Extraits :

« Il a appris qu’il est inutile de retenir sa respiration. Car lorsque le Marchand de sable veut que les enfants dorment, ils s’endorment. Il sait très bien que ses yeux seront bientôt lourds de fatigue, tellement lourds qu’il devra les fermer. Il sait qu’il doit s’allonger sur le matelas et faire un avec l’obscurité. »

 

Article sur la série sur ce blog: :     Kepler, Lars « Enquêtes de l’inspecteur Joona Linna » 

Bauer, Belinda «Cadavre 19» (2014)

Résumé : Malgré ce que prétend le professeur Madoc, pendant le cours d’anatomie, Patrick Fort, étudiant autiste, pense que les morts peuvent nous parler. Pour lui, le cadavre numéro 19 n’est pas mort de cause naturelle. Samuel Galan, sorti du coma, affirme avoir assisté au meurtre de celui que Patrick est en train d’autopsier. Le passé refait surface alors qu’il mène l’enquête

Mon avis : J’avais découvert Belinda Bauer avec sa trilogie irlandaise. Une fois encore je suis ravie de ma lecture. Des personnages atypiques et attachants, enfin surtout celui de Patrick . Et une romancière qui construit aussi bien son intrigue que ses personnages, en se documentant sur le sujet. Le jeune Patrick, depuis la mort de son père, est certain qu’il est possible de « parler avec les morts » ; alors lorsqu’il se retrouve dans la salle de dissection, il va « faire parler » le cadavre et découvrir qu’il est mort assassiné et non de mort naturelle. Il va donc décider de mener l’enquête ; atteint du syndrome d’Asperger, son problème est qu’il est plus à l’aise pour parler avec les morts qu’avec les vivants… Un livre original que je n’ai pas lâché. Quand l’enquêteur est un jeune quelque peu particulier qu’il est facile de faire passer pour un handicapé, les acteurs et les témoins sont des cadavres et les proches quelque peu déjantés ou totalement à côté de la plaque… la route n’est pas toute tracée pour découvrir la vérité… Heureusement qu’il a de la suite dans les idées… Je conseille vivement. On en apprend en plus sur la vie pendant le coma et sur l’autisme.. Il est certain que plus je lis Belinda Bauer et plus j’apprécie .

 

Extraits :

« Je les entends aller et venir ; effet Doppler lent. Je ne les reconnais pas, mais ils semblent savoir ce qu’ils font ; ils sont très occupés, très efficaces, même si je ne comprends pas ce qu’ils disent. Les voix entrent et sortent, comme moi – j’entre dans la vie et les rêves puis en ressors pendant des jours, des semaines, des années ? Mais quand je suis dedans, je ne cesse de tendre l’oreille, en quête d’une voix connue. Et c’est quand j’en entendrai une que je franchirai la surface et crierai pour leur faire savoir que je suis là. Je vais les appeler : Hé ! Bonjour ! Je suis là, en bas ! Et ils se pencheront sur le puits et me verront au fond ; surpris, ils me feront signe ; ils iront chercher de l’aide et me feront remonter dans un grand saut en bois, tel un chaton perdu depuis une éternité. »

« Quand quelqu’un meurt, c’est comme s’il franchissait une porte : une fois que cette porte se referme sur lui, il ne peut plus revenir. »

« Il m’arrive aussi de dormir, mais tout en ayant parfaitement conscience de ne pas être éveillé. Alors, j’essaie de nager pour remonter à la surface d’un puits sans fond. L’eau est épaisse et sale, et je ne distingue pas toujours le disque de lumière. Seule la peur de ce qui se trouve au-dessous de moi dans ces méandres obscurs m’incite à continuer à me battre, à continuer à nager. »

May, Peter « Terreur dans les vignes » (2014)

La série Assassins sans visages (tome 2)

Résumé : Gil Petty était un critique redoutable dans le monde des vins, de ceux qui font et défont les rois. Il s’intéressait au vignoble de Gaillac lorsqu’il a disparu. Un an après, son cadavre réapparaît, dressé comme un épouvantail dans les vignes et dans un sale état. Il semble bien avoir séjourné un moment dans une barrique de rouge… Précédé de sa flatteuse réputation d’enquêteur hors pair, Enzo Macleod décide de reprendre une enquête restée au point mort. Sauf qu’entre les dégustations de grands crus et l’offensive de charme de la fille du défunt, c’est bel et bien sa peau qu’il met en jeu. Car le tueur n’est pas à un meurtre près. Bouteilles, cadavres et compagnie, on déguste avec Peter May !

Gil Petty était un critique redoutable dans le monde des vins, de ceux qui font et défont les rois. Il s’intéressait au vignoble de Gaillac lorsqu’il a disparu. Un an après, son cadavre réapparaît, dressé comme un épouvantail dans les vignes et dans un sale état. Il semble bien avoir séjourné un moment dans une barrique de rouge… Précédé de sa flatteuse réputation d’enquêteur hors pair, Enzo Macleod décide de reprendre une enquête restée au point mort. Sauf qu’entre les dégustations de grands crus et l’offensive de charme de la fille du défunt, c’est bel et bien sa peau qu’il met en jeu. Car le tueur n’est pas à un meurtre près. Bouteilles, cadavres et compagnie, on déguste avec Peter May !Gil Petty était un critique redoutable dans le monde des vins, de ceux qui font et défont les rois. Il s’intéressait au vignoble de Gaillac lorsqu’il a disparu. Un an après, son cadavre réapparaît, dressé comme un épouvantail dans les vignes et dans un sale état. Il semble bien avoir séjourné un moment dans une barrique de rouge… Précédé de sa flatteuse réputation d’enquêteur hors pair, Enzo Macleod décide de reprendre une enquête restée au point mort. Sauf qu’entre les dégustations de grands crus et l’offensive de charme de la fille du défunt, c’est bel et bien sa peau qu’il met en jeu. Car le tueur n’est pas à un meurtre près. Bouteilles, cadavres et compagnie, on déguste avec Peter May !

Mon avis : deuxième aventure française d’Enzo MacLeod, que j’ai retrouvé avec plaisir après « le mort aux 4 tombeaux ». Et alors, j’ai pris un cours sur le vin et l’industrie viticole, la dégustation, le métier de sommelier et les grands crus. Et quand il n’a pas de soucis avec son enquête, les femmes de sa vie se chargent de lui pourrir la vie… J’adore cet auteur ; chaque série a une ambiance bien particulière. Le héros est un anti-héro attachant, tout comme la nuée de femmes de tous les âges qui gravitent autour de lui.. Et l’intrigue est bien ficelée..

A consommer sans modération.. Petit cru bien sympathique.

 

Série « Assassins sans visages »

Legardinier, Gilles « Ca peut pas rater » (2014)

Auteur : Né en 1965, Gilles Legardinier travaille sur les plateaux de cinéma américains et anglais, notamment comme pyrotechnicien. Il réalise également des films publicitaires, des bandes-annonces et des documentaires sur plusieurs blockbusters. Il se consacre aujourd’hui à la communication pour le cinéma pour de grandes sociétés de production, ainsi qu’à l’écriture de scénarios de bandes dessinées et de romans. Alternant des genres très variés, il s’illustre en livres pour les enfants et la jeunesse avec, notamment, Le Sceau des Maîtres (2002), mais aussi dans le thriller avec L’Exil des Anges (Prix SNCF du polar 2010) et Nous étions les hommes (2011), et, plus récemment, dans le roman humoristique, ce qui lui vaut un succès international avec Demain j’arrête ! (2011), Complètement cramé ! (2012), Et soudain tout change (2013) , Ca peut pas rater! (2014) , Quelqu’un pour qui trembler (2015). Le Premier miracle (2016) est un thriller.

Résumé : – J’en ai ras le bol des mecs. Vous me gonflez ! J’en ai plus qu’assez de vos sales coups ! C’est votre tour de souffrir !

Marie pensait avoir trouvé l’homme de sa vie, jusqu’à ce que son couple implose de façon brutale et scandaleuse. Anéantie, elle prend une décision sur laquelle elle jure de ne jamais revenir : ne plus faire confiance aux mâles et surtout, ne plus rien leur passer. Ni dans sa vie privée, ni au travail. On remet les compteurs à zéro. On renverse la vapeur.

La gentille Marie est morte, noyée de chagrin. À présent, c’est la méchante Marie qui est aux commandes.

Marie est remontée comme un coucou.

Marie ne croit plus à l’amour, ce mirage source de tous les malheurs des femmes.

Mais voilà, Marie a du cœur, une famille, des amies aussi tordues qu’elle et une soif de vivre qui n’a pas fini de la précipiter dans des plans impossibles.

Et si, au-delà de ses illusions perdues, il était temps pour elle de découvrir tout ce qui vaut vraiment la peine d’être vécu ?

Mon avis : Alors oui, ce n’est pas de la grande littérature, mais c’est un bol d’air rafraichissant. C’est touchant par moments, on a envie de péter les plombs avec elle, on se scandalise, on se reconnaît dans les personnages.. Impression de suivre les aventures de la brave copine qui a tout faux, la miss Catastrophe de service…Celle qu’on a envie de secouer…Sympa, rigolo, sans prétention ; comme les autres… Un bon moment qui donne la pèche..

Extraits :

« … on devient vieux lorsque l’on cesse d’apprendre. »

« Je l’aime, ma mère. Très fort. Je l’aime pour tout ce qu’elle a fait pour nous. Je l’aime pour l’acharnement qu’elle a mis à vivre alors que j’ai souvent senti qu’elle avait envie de mourir. Je l’aime pour ses petites manies qui m’ont donné des repères. Je l’aime pour ses principes qui me paraissent de moins en moins ringards avec l’âge. Je l’aime pour ce qu’elle m’a offert et qu’elle m’offre encore malgré le temps : le sentiment d’appartenir à une famille. »

« Quand je vois la foule dans cette gare, toutes ces histoires, ces trajectoires, tous ces sentiments et ces touchantes démonstrations d’affection, je me dis que nous ne sommes vraiment pas une espèce faite pour vivre isolée de nos semblables. »

« L’occasion de constater que ce qui remplit votre temps n’est pas forcément ce qui comble votre vie »

« La vie est comme une danse, elle dure peu de temps. Je crois qu’il faut être deux pour en saisir le tempo et en apprécier la mélodie. On ne goûte vraiment que ce que l’on partage. Le reste est sans valeur. »

« J’ai du mal à aligner deux pensées cohérentes. Dans la forêt de neurones censée remplir mon cerveau, je dois être au milieu d’une clairière. »

« Je crois que nous nous débattons toutes avec ces trois questions fondamentales : Où se cachent les hommes bien ? Pourquoi ne sont-ils pas en couple avec nous, surtout le week-end ? Et quand, par miracle, ils nous sont livrés – parfois abîmés par le transport -, pourquoi ne le sont-ils pas avec le mode d’emploi ? »

Boyle, T.C. « San Miguel » (2014)

Résumé :

San Miguel, c’est le nom d’une île minuscule au large des côtes californiennes. Sur ce lopin de terre aride qui pourrait faire aussi bien figure de paradis que d’enfer, les destinées de deux familles, à plusieurs décennies de distance, vont se croiser. Le jour de l’an 1888, Marantha Waters débarque sur la côte ; elle n’a pas quarante ans et la tuberculose menace de l’emporter ; son mari, Will, espère que cet exil sauvage lui redonnera la force et le goût de vivre. Un demi-siècle plus tard, la famille Lester s’établit à son tour sur l’île, fuyant la Grande Dépression et le souvenir traumatisant de la Première Guerre mondiale. Animés par un optimisme farouche, ils tenteront de créer, en microcosme, une société idéale, mais les cahots du monde moderne et les spectres d’une nouvelle guerre vont bientôt frapper à leur porte. Dans ce roman salué par la critique américaine comme l’un de ses plus beaux, TC Boyle peint une ode pastorale grandiose où il met en scène, avec une puissance rarement atteinte, l’un de ses grands thèmes de prédilection : l’éternelle confrontation de l’homme et de la nature.

Mon avis :

J’avais entendu dire que l’auteur était drôle et ironique. Pas dans ce livre. Ici il est profond, puissant, poétique. Le livre raconte l’histoire d’un ilot perdu, désert, loin de tout, battu par les vents, lieu de solitude et présenté comme la terre promise. C’est l’histoire de trois femmes qui vont se succéder avec leur famille sur ce morceau de rocher occupé par les moutons et les phoques. Alors c’est bien une ile qui se situe face à la Californie, mais ce n’est pas l’image qu’on a de la Californie. Ce qui devait être terre de l’espoir va se transformer en terre de cauchemar, en lutte pour la survie. Le challenge ? Rendre l’inhabitable habitable ? S’adapter ? Réussir à fuir ? La voix des femmes s’oppose à celle des hommes…

Deux hommes, deux survivants de la guerre vont se succéder sur cet ilot presque inaccessible ; le premier veut faire fortune après la Guerre de Sécession, le deuxième ira s’y installer après la « Grande Guerre ». Les deux veulent refaire leur vie et réussir, loin de tout et entrainent leur femme/famille dans l’aventure. C’est la lutte des hommes et de la nature hostile, des hommes idéalistes et qui s’accrochent, des femmes qui luttent pour vivre ou pour ne pas mourir…

J’ai beaucoup aimé ce livre. Surtout la première partie car je me suis davantage attachée aux personnages et à leur évolution. J’ai un peu regretté de ne pas en savoir davantage sur la vie d’Edith mais c’est l’histoire de l’ile qui prime sur celle des personnes qui y séjournent. Dur et puissant, une magnifique étude des caractères, de la vie en conditions difficiles, de l’affrontement, de l’acharnement, des moyens adoptés pour survivre, de l’optimisme et du pessimisme, de la révolte et de la lutte, de l’espoir et de la fuite..

Extraits

« Elle avait entendu dire qu’on pouvait s’habituer à tout: ainsi, dans l’Arctique, les explorateurs devaient tuer leurs chiens pour ne pas mourir de faim et de froid, comme si les animaux dont ils ravissaient la chair et la fourrure n’avaient jamais été leurs compagnons et leurs confidents; on parlait aussi des prisonniers en cellule d’isolement qui se satisfaisaient de la compagnie d’un rat ou d’un cafard, ou même de Robinson Crusoé, qui finit par s’habituer à son île, au point de ne plus vouloir la quitter. Mais, pour Edith, l’adaptabilité était une malédiction. »

« Et puis tout changea, comme si elle avait tourné la page d’un livre »

« La moisissure qui atteignait tout objet inanimé dans la maison, tel un fléau biblique : le mobilier en était tacheté, les vêtements devenaient gras au toucher le lendemain à peine après avoir été lavés, les pages de ses livres en étaient marqués et souillés, grignotés de l’intérieur, pourris, avariés. »

« Elle savait qu’il ne fallait rien garder, que rien ne valait la peine qu’on s’y accroche, qu’en fin de compte, tout cela n’était rien. »

« Ce sont des objets inanimés. Elles ne se réveillent jamais. Et quand on ne se réveille pas, peut-on dormir ? — C’est comme un mort. — Un mort ne dort pas, il est mort. »

« Le vent secouait le portail comme s’il y avait eu quelqu’un mais il n’y avait personne »

« D’un geste de la main, il indiqua les griffes des vagues qui semblaient vouloir s’approprier la plage, et toute l’eau qui flottait vers l’horizon derrière. »

« Le feu repartit de plus belle. Les pages se recroquevillèrent, les images s’effacèrent comme si elles n’avaient jamais existé. »

 

Mankell, Henning «La main encombrante» (Wallander) (2014)

Résumé : C’est l’automne en Scanie avec son lot de pluie et de vent. Désabusé, Wallander aspire à une retraite paisible et rêve d’avoir une maison à la campagne et un chien. Il visite une ancienne ferme, s’enthousiasme pour les lieux, pense avoir trouvé son bonheur. Pourtant, lors d’une dernière déambulation dans le jardin à l’abandon, il trébuche sur ce qu’il croit être les débris d’un râteau. Ce sont en fait les os d’une main affleurant le sol. Les recherches aboutissent à une découverte encore plus macabre.

Au lieu d’une maison, Wallander récolte une enquête. Jusqu’où devra-t-il remonter le temps, et à quel prix, pour identifier cette main ?

Concis et vif, ce court roman est suivi d’une réflexion de l’auteur sur la genèse et l’évolution de sa série Wallander.

Mon avis : toujours un plaisir de retrouver Wallander. C’est un court roman ( de fait une nouvelle rallongée) , sa dernière enquête, qui vient de fait, en ordre chronologique, juste avant « l’homme inquiet ». Une ambiance plombée, à l’image d’un Wallander en fin de course, en fin de carrière, au bout du chemin… qui cherche un sens à la vie à la retraite. Les souvenirs et le passé refont surface. Ceux qui ont aimé accompagner le Commissaire Wallander vont aimer.