Perry, Anne «Un Noël au manoir» (2025) 192 pages – Série « les petits crimes de Noël » tome 21
Autrice : Anne Perry, née Juliet Marion Hulme le 28 octobre 1938 à Blackheath(Londres) et morte le 10 avril 2023 à Los Angeles (Californie- USA) est une écrivaine britannique, auteur de plusieurs romans policiers qui se déroulent à l’époque victorienne. En 1954, elle a été condamnée pour l’assassinat de la mère de sa meilleure amie, perpétré avec celle-ci, dans l’une des affaires criminelles les plus célèbres de Nouvelle-Zélande, l’affaire Parker-Hulme. Cette affaire a inspiré en 1971 le film Mais ne nous délivrez pas du mal de Joël Séria et en 1994 celui de Peter Jackson Créatures célestes
Elle a écrit plusieurs séries : Série Charlotte Ellison et Thomas Pitt – Série Daniel Pitt – Série Histoires de Noël – Série William Monk – Série Celie (À l’ombre de la guillotine – Un plat qui se mange froid ) – Série Joseph et Matthew Reavley – Série Elena Standish sur les prémices de la Seconde Guerre mondiale – et des romans (Du sang sur la soie)
Série « les petits crimes de Noël » tome 21
(Chaque année, un petit crime de Noel : un personnage secondaire de ses séries policières mène l’enquête)
Page récapitulative : Perry, Anne « les petits crimes de Noël»
10/18 – 06.11.2025 – 192 pages («A Christmas Gathering» – 2019 – traduit par Pascale Haas)
Résumé :
Noël, manoir et espionnage Lady Vespasia pensait passer un Noël reposant avec son nouvel époux Victor Narraway, ancien chef des services spéciaux de Londres. Mais ils acceptent finalement l’invitation de leurs amis les Cavendish et se rendent dans leur imposant manoir, pour les fêtes de fin d’année. Cette invitation n’est pas innocente : Victor est toujours en lien avec les services secrets et les convives semblent cacher de nombreux secrets.
L’une d’entre eux, la jeune Iris Watson-Watt, doit lui remettre à cette occasion un mystérieux colis. Ceci n’est pas sans rappeler à Victor une ancienne affaire, non élucidée, qui avait entrainé la mort d’une espionne française. Entre secrets d’état, tentative de meurtre et espionnage, les fêtes de Noël seront pleines de rebondissements !
Mon avis:
J’aime bien cette petite série des « petits crimes de Noel » qui est juste une manière de mettre un coup d’éclairage sur un personnage secondaire des « grandes » séries. Je précise donc que c’est toujours un complément et non pas ce que je qualifie de polar à part entière. Juste un mini-polar ( plus une grande nouvelle). Ici c’est Victor Narraway ( le mari de ma chère Lady Vespasia) qui est mis à l’honneur.
Une réunion de dix personnes dans un manoir à la campagne réunit dix personnes. Un huis-clos qui réunit des connaissance, et non des amis. Et toujours la grande classe de Vespania qui remet les gens en place avec intelligence et sarcasme…
Un événement du passé hante Narraway et ce qui va se passer dans le manoir va faire ressurgir ce passé qu’il ressent comme le pire échec de sa carrière et dont il se sent coupable. Récemment marié avec Lady Vespania, cet épisode fait partie de sa part d’ombre. Sera-t-il capable de se confier? Pourra-t-il réagir et faire en sorte que le drame ne se reproduise pas ?
Joli suspense et belle analyse des relations entre des personnes qui ont toutes des réactions et de vies peu transparentes…
Extraits:
Cependant, cette visite était pour lui un devoir, et il avait appris depuis belle lurette qu’aucun bonheur ne restait longtemps intact si on négligeait son devoir pour se l’accorder.
Certes, il ne fallait pas qu’il laissât les vieux fantômes le déstabiliser à ce point, mais seuls les imbéciles n’apprenaient rien de l’expérience. L’instinct était le subconscient à l’œuvre, rassemblant des faits bizarres dont la conscience n’avait pas encore réalisé qu’ils formaient un schéma.
Lorsqu’on prenait de l’âge, on se souvenait uniquement de l’énergie, de l’optimisme de la jeunesse. Le temps supprimait nombre des tortures qu’étaient l’incertitude, le doute de soi, la solitude et le désarroi, susceptibles de faire tant de mal. Sans doute était-ce tout aussi bien. L’âge apportait son propre lot de maux pénibles.
— Vous aimez le givre ? s’enquit-elle d’un ton incrédule, comme si c’était d’un goût exotique quelque peu primitif.
— Oui, s’empressa d’acquiescer Vespasia. Je trouve que c’est plus raffiné que de la simple neige !
Et la méchanceté est si peu séduisante, n’êtes-vous pas d’accord ? Elle révèle une telle vulnérabilité…
— Connaître les gens est souvent une excellente raison pour ne pas être ami avec eux
Quand les gens sont en colère, ils commettent des erreurs. Si on perd son calme, on perd aussi son discernement.
— On ne peut pas compter sur les erreurs des autres, dit Narraway en se levant à son tour.
— Non, mais rien n’empêche de s’en servir !
— Aimez-vous la neige ? lui demanda Vespasia. C’est très beau au début mais, comme le poisson frais, ça a moins de charme trois jours après !
Peut-on vraiment pardonner si on n’a pas besoin d’être pardonné ?
One Reply to “Perry, Anne «Un Noël au manoir» (2025) 192 pages – Série « les petits crimes de Noël » tome 21”
Lu aussi et rien à ajouter à ton analyse 🙂