Perry, Anne « Le condamné de Noël»(2015)

Perry, Anne « Le condamné de Noël»(2015)

Les petits crimes de Noël (N° 11)

 

Résumé : Londres, 1868. Alors que la période de Noël commence, Claudine Burroughs ne se sent pas joyeuse à l’idée des bals sans fin, des obligations sociales et des évènements somptueux. Venir en aide aux femmes dans le besoin à la clinique Hester Monk lui a ouvert les yeux sur un autre monde, et le fait que son mari n’approuve pas ce choix la rend malheureuse. Mais les deux univers qu’elle côtoie vont bientôt se rencontrer. Lors d’un gala de Noël, une femme est brutalement battue, et il apparaît rapidement qu’il s’agit d’une prostituée invitée clandestinement par l’un des invités. Le poète Dai Tregarron, accusé d’être l’agresseur, prétend qu’il ne faisait que protéger cette femme contre la violence de trois riches jeunes hommes. Claudine croit en l’histoire de Dai, mais face au rang social qui joue en sa défaveur, comment peut-elle prouver son innocence sans tout risquer ?

 

Mon avis : Décembre est le mois de Noël… alors je commence par ce petit opus que nous offre traditionnellement Anne Perry en cette saison. C’est toujours un plaisir de connaître davantage les personnages secondaires des deux séries victoriennes de cette romancière. Cette fois ci nous allons enquêter en compagnie de ceux qui travaillent dans l’ombre d’Hester, Claudine Burroughs et Squeaky. Une enquête qui m’a bien plu et que révèle une fois de plus que quand on est du côté des nantis et peu scrupuleux, on a toutes les chances de faire condamner les pauvres… A moins que ??? mais je vous laisse le découvrir …

J’ai recherché si le poète Dai Tregarron existe mais je ne crois pas 😉

Extraits :

Le tact élémentaire qu’il fallait pour parler des choses insignifiantes était un talent social que chacun était censé posséder. Or la tromperie lui était difficile parce que c’était avant tout de la malhonnêteté, ce qu’elle méprisait. Les échanges en société étaient comme une toile d’araignée tissée de petites flatteries et de compromis qui les piégeaient tous.

Mais être occupée est un des plaisirs de la vie.

Elle chercha le mot adéquat.
— Extraordinaire, suggéra Claudine.
C’était un mot idéal pour marquer sa désapprobation sans qu’on puisse pour autant vous en vouloir. Le sens qu’on lui attribuait dépendait de l’expression du regard au moment où on le prononçait et de l’intonation qu’on mettait dans la voix.

Avait-elle l’air aussi perdue et bizarre qu’elle se sentait ? L’idée lui vint que c’était peut-être ce qu’ils éprouvaient tous à leur manière, comme si chacun d’eux restait piégé dans sa propre petite bulle en se heurtant aux autres sans jamais en sortir.

— Vous êtes saoul, dit-elle en s’efforçant d’ignorer le bien-fondé de sa remarque.
— Oui, certainement ! Je le suis la plupart du temps. Être sobre me terrifie… Le monde est trop vaste, et je suis trop petit et trop seul. Quand je suis ivre, je ne vois que ce que je choisis de voir. Et je ne marche pas droit, mais à quoi bon suivre une ligne droite ? La nature a horreur des lignes droites ! Vous ne l’avez pas remarqué ?

Elle écrivit quelques cartes de Noël – une coutume récente, mais qu’elle jugeait charmante.

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