Perry, Anne «Meurtre en écho» (2017)

23ème enquête de William Monk

Sorti le 17 aout 2017

Résumé : Le commandant Monk a déjà vu la mort. Trop souvent de près. Mais le meurtre de ce Hongrois, retrouvé dans un entrepôt du bord de la Tamise, s’avère aussi cruel qu’atypique. Doigts disloqués, lèvres découpées, cadavre transpercé d’une baïonnette et entouré de dix-sept bougies éteintes dans le sang… Tout évoque un rituel glaçant qui place d’emblée ce crime loin des mobiles habituels. Tandis que sa femme Hester essaie d’aider un homme surgi de son passé qui se trouve mêlé à l’affaire, Monk tente de pénétrer la petite communauté hongroise londonienne, repliée sur elle-même. Et alors que le premier meurtre rituel se mue en une série terrifiante, il va lui falloir combattre la défiance, l’hostilité et les menaces de ceux qu’il est censé protéger.

Mon avis : Un des plus réussis. Comme chaque fois, je ne résiste pas. Cette fois les héros sont Esther, Monk et leur « Fils adoptif » Scuff qui assiste le Docteur des pauvres, Crow dans son dispensaire. Surgit un fantôme du passé d’Esther, un chirurgien qui était avec elle en Crimée… Plongeon dans un passé enfoui, tant pour Esther que pour les proches. La problématique principale qui lie tous les principaux protagonistes… des faits refoulés, oubliés, des cauchemars relatifs à des pans du passé. Ajouté à ces problématiques un assassin décime la communauté hongroise… crime raciste ? crime rituel ? crime religieux ? règlement de compte personnel ? Difficile d’enquêter au milieu d’une population qui parle principalement le hongrois……

Extraits :

Cet homme était correct, mais c’était un étranger quand même.

Mais… plus on tient à quelque chose, plus on risque de souffrir.

Si vous rêviez d’un métier prévisible et sans histoire, vous auriez dû devenir comptable. Ou marchand de légumes.

La douleur, la peur et même le simple embarras réduisaient bien des gens au silence.

Le violet symbolise le pouvoir, le pouvoir qu’on a sur autrui, un pouvoir ténébreux.

Il détestait les sociétés secrètes sous toutes leurs formes. Elles conféraient à leurs membres un pouvoir dont ils abusaient presque toujours.

Un lien naturel unissait ceux qui partageaient des racines et des souvenirs similaires, et surtout l’espoir complexe de construire une vie nouvelle dans un autre pays.

ils portaient le deuil de leurs certitudes, d’un passé et de lieux familiers, en oubliant parfois que ceux-ci étaient associés à des moments douloureux.

Certains parlent du passé comme s’il était toujours avec eux, comme un vêtement invisible. D’autres semblent vouloir s’en défaire, ne jamais regarder en arrière.

« Personne ne peut changer le passé, disait-il. L’avenir, si. Tout ce qu’on fait le façonne d’une manière ou d’une autre. »

Vivre le présent signifiait enterrer tout cela au fond de soi et sceller la porte, comme pour une cave où on ne voudrait plus jamais pénétrer. L’entrée cachée à dessein par un meuble placé devant.

En général, la magie associée aux bougies est bénéfique, censée apporter la paix, la santé, la guérison, ce genre de choses. Pas un fichu meurtre !
— Néanmoins, vous dites que le violet représente le pouvoir ?
— Oui. Ou la capacité d’agir, l’efficacité.

Une demi-vérité est le pire des mensonges, parfois.

Les malades veulent votre aide, pas votre pitié, disait-elle. Par conséquent, vous devez être aussi fort que possible, et aussi plein d’énergie et de bon sens que possible !

Être chrétien, ça dépend de ce qu’on fait, pas d’où on vient

Le soutien émotionnel était une chose délicate, insaisissable. Un mot maladroit, une fausse note d’encouragement pouvait soudain ressembler à une marque de condescendance, ou trahir un manque de compréhension de sa part, et effacer tout ce qu’elle avait pu dire de positif avant.

Le tétanos peut s’attraper par des plaies, même petites, expliqua-t-elle. Si tu dois soigner une blessure qui a été causée par un morceau de ferraille, assure-toi qu’elle saigne avant de recoudre. Assez pour évacuer le sang qui a été en contact avec le métal.

vous devez vous tourner vers le passé et examiner les souvenirs qui vous font peur. Quand vous les verrez, ils perdront le pouvoir qu’ils exercent sur vous.

Les vieilles plaies peuvent rester à vif. Se remettre à saigner si on arrache les bandages.

Article : La série des enquêtes de William Monk

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