Mendoza, Eduardo « Bataille de chats » (2012)

Résumé : Au printemps 1936, un Anglais nommé Anthony Whitelands arrive en gare de Madrid. Il doit authentifier un tableau inconnu appartenant au duc de la Igualada, un ami du chef de la Phalange, José Antonio Primo de Rivera. La valeur du tableau peut-être décisive pour favoriser un changement politique crucial en Espagne. A peine arrivé à son hôtel, Whitelands va se trouver bien malgré lui au centre d’un imbroglio politique mêlant policiers, diplomates, espions, ministres, femmes du petit et du grand monde, tous lancés à ses trousses dans une atmosphère de conspiration et de veillée d’armes.
De rebondissement en rebondissement, Bataille de chats renoue avec le meilleur de Mendoza: des événements dramatiques, une intrigue policière et un humour à toute épreuve sont au rendez-vous, rappelant au lecteur que la tragédie est l’un des masques de la comédie humaine.
(Prix Planeta 2010)

 

Mon avis : Tout d’abord… une précision : les chats.. ce sont les madrilènes ;.. il faut donc traduire le titre en  « bataille de madrilènes ».
Le roman a obtenu le prix « Planeta », une référence pour l’Espagne( l’un des deux prix littéraires espagnols avec le prix Cervantes).509 romans, dont 83 en provenance d’Amérique latine, concourraient pour le prix.

C’est un mélange de romanesque, d’histoire, de quête. mais il manque le coté déjanté des personnages des livres précédents. Une plongée dans l’histoire, dans l’art, dans la vie des nobles et dans les coulisses de la politique… cela bouge bien, il y a des rebondissements, ça roule… et pourtant.. il manque quelque chose.. C’est bien mais c’est un peu sage, un peu fade pour du Mendoza …… pas assez abouti… il manque la folie de Mendoza pour moi….. Mais si on ne s’attend pas à du Mendoza, alors il faut foncer!
Et pourtant.. cet anglais est parfait dans le rôle du brave type à qui rien ne devrait arriver et qui est toujours là pour provoquer des drames et s’attirer involontairement les pires ennuis! Il est toujours là où il ne devrait pas être ; il se fourre dans tous les pétrins… Au final un livre qu’il faut lire! le Madrid d’avant la guerre civile… si on aime Madrid… la ville est présente… glauque ou lumineuse… vivante…. Une belle peinture de cette époque de l’histoire de l’Espagne… au moment où tout va basculer…….. Une peinture de la société, de ses peurs, de ses dérives, de ses angoisses, et du caractère des habitants.

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