Abbott, Rachel «Illusions fatales» (2014)

Auteur : Rachel Abbott, est le nom de plume de Sheila Rodgers. Née près de Manchester, Rachel Abbott a longtemps occupé un poste d’infographiste, avant de se lancer à la poursuite d’un vieux rêve, rénover de vieilles demeures en Italie, où elle vit désormais une partie de l’année. La parution d’Illusions fatales (2014), son premier roman autopublié, classé numéro un des ventes Amazon en Angleterre, a marqué le début d’une formidable success story. Ont paru depuis Le Piège du silence (2015) et Une famille trop parfaite (2016). La Disparue de Noël est son quatrième roman à paraître chez Belfond.

France-Loisirs 2013 / le 06 novembre 2014 – 448 pages – Belfond (Traduit par Maud Ortalda)

Résumé :  Sir Hugo Fletcher vient d’être retrouvé mort dans son lit, nu, attaché dans une position des plus équivoques. Chargé de l’enquête, Tom Douglas, fraîchement débarqué au sein de la police londonienne, s’interroge : ce crime sulfureux ne colle pas avec l’image respectable de Fletcher, richissime philanthrope connu pour son engagement au sein d’Allium, une association qui aide à soustraire de jeunes immigrées de l’Est à la prostitution. Alors que les médias s’emparent de l’affaire et pleurent la perte du généreux milliardaire, Tom se focalise sur l’épouse de ce dernier, la discrète lady Laura… À son contact, Tom découvre un tout autre portrait de l’homme. Mais peut-il faire confiance à cette séduisante veuve noire ? Que cache-t-elle des activités réelles d’Allium? Et si la vérité était plus sordide encore que le crime ?

Mon avis : Après « Illusion tragique », coup de cœur pour « Illusions fatales » … je ne vais tout de même pas choisir mes thrillers en cherchant des illusions dans le titre !!! Heureusement je peux me tourner aussi vers les trois suivants de cette romancière !

Un thriller psychologique comme je les aime. Un suspense qui va jusqu’au bout du bout. Que cache cet homme bien sous tous rapports ? Bienvenue dans le monde du pervers narcissique manipulateur ! Je me suis attachée à bien des personnages et j’ai écarquillé les yeux d’effroi en imaginant la vie que certains êtres peuvent faire vivre à celles qui ont eu le malheur de tomber un jour sous leur charme ! Je recommande vivement cette lecture à ceux /celles qui aiment les thrillers à suspense psychologique !

Je pense qu’il devrait te plaire Geneviève ! ( tu veux que je te le prêtes ?)

Extraits :

Elle avait cette classe qui ne vient qu’avec des années de shopping aux bons endroits. Elle portait du Chanel, là j’ai compris que j’avais raté quelque chose.

Elle a tendu une main molle. Je ne sais jamais quoi faire avec les gens qui se contentent de laisser tomber leur main dans la tienne, pas toi ? Est-ce qu’on est censé la serrer, genre frénétique, ou faire comme eux et laisser les deux mains flotter ensemble sans vie pendant quelques secondes ? J’ai opté pour le serrage de main normal en espérant que ça passe.

Pour moi c’est un honneur de m’occuper d’une femme, particulièrement une femme aussi belle que vous. Je trouve que ces jours-ci, de moins en moins de femmes sont prêtes à renoncer au contrôle sur les choses.

Elle semblait avoir construit un mur de chagrin autour d’elle qu’elle réparait avec détermination chaque fois qu’il commençait à s’effriter.

Mais c’était comme parler dans le vent. Tes paroles sont emportées à peine sorties de ta bouche, et personne n’entend tes cris.

Tout ce qu’il faisait, il semblait le faire pour moi. Mais n’était-ce pas seulement pour pouvoir garder le contrôle ? Ou bien était-il réellement la personne généreuse et prévenante qu’il avait toujours semblé être, essayant constamment de me simplifier la vie ?

Avec lui, c’est toujours moi qui ai l’air difficile. Il a peut-être raison. Est-ce que ça vient de moi ?

À quoi servait un mari s’il ne vous apportait que du chagrin ?

Trop de temps pour penser, c’était ça le problème. Elle avait commencé à remettre en question sa compréhension de la réalité, est-ce que tout cela lui arrivait réellement ? Ou n’était-ce qu’un horrible rêve – un cauchemar d’une telle clarté qu’il était difficile de croire qu’on n’était pas dans la réalité. Ce serait peut-être l’un de ces réveils soudains ; comme quand on tombe d’une falaise et qu’on se dresse en sursaut dans son lit, trempé de sueur.

Je crois que les enfants ont besoin de joie dans leur vie. S’ils grandissent en observant leurs parents s’éviter continuellement – même sans se disputer –, ça leur donne des valeurs erronées sur la vie de couple.

Que disait-on des gens qui mentaient ? Leur regard partait d’un côté, mais était-ce à droite ou à gauche ? Elle essaya de le regarder droit dans les yeux.

Pendant longtemps, elle n’avait pas compris que la limite ténue entre la prévenance et la manipulation avait été franchie.

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