Auteur coup de coeur : JONATHAN COE

Auteur coup de coeur : JONATHAN COE

Né en 1961 à Birmingham, Jonathan Coe a fait ses études universitaires à Trinity College, Cambridge. La grande percée se produit en 1994, avec la parution de son quatrième roman – What a Carve Up ! – qui est son premier roman traduit en France, où il obtient un succès encore plus marqué, sous le titre de Testament à l’anglaise (Gallimard, 1995, trad. Jean Pavans, prix Fémina étranger, prix Baudelaire de la traduction). L’ampleur de ce succès français, aussi bien public que critique, se confirme avec son roman suivant, La Maison du Sommeil (Gallimard, 1998, trad. Jean Pavans, prix Medicis étranger).

 

La Femme de hasard 2006 (The Accidental Woman 1987)
Une touche d’amour 2002 (A Touch of Love1989)
Les Nains de la mort 2001 (The Dwarves of Death 1990)
Testament à l’anglaise 1995 (What a Carve Up! or The Winshaw Legacy (1994) – Prix John Llewellyn Rhys en 1994 et Prix du Meilleur livre étranger 1996
La Maison du sommeil 1998 (The House of Sleep 1997) – Prix du Meilleur roman de la Writers’ Guild of Great Britain 1997 et Prix Médicis étranger 1998
Bienvenue au club 2002 (The Rotters’ Club 2001) – Prix Bollinger Everyman Wodehouse 2001
Le Cercle fermé 2006 (The Closed Circle 2004)
La Pluie avant qu’elle tombe 2008 (The Rain Before It Falls 2007)
La Vie très privée de Mr Sim (2011) The Terrible Privacy of Maxwell Sim 2010)
Expo 58 (2014 / 2013)

 

« La Femme de hasard » 2006

Résumé : Premier roman de Jonathan Coe, La Femme de hasard décrit une sinistre histoire, celle de Maria et ses désillusions. Toujours soucieux de lucidité et de démystification, Jonathan Coe se livre à une descente en flammes de toutes les institutions prisées dans la société et des formes couramment admises de bonheur, et fait de ce premier roman une œuvre exemplaire.Maria, une jeune fille de milieu modeste, vit aux environs de Birmingham. Indifférente par choix, indécise par nature, elle trouve que l’on fait beaucoup de bruit pour peu de chose. Que valent les succès aux examens et les déclarations de Ronny qui l’aime désespérément, que penser des amis de classe avec leurs vacheries et leurs cancans… Seul le chat, un exemple d’indifférence satisfaite, lui donne à penser qu’une forme de bonheur est possible. Mais comment être heureux lorsque votre vie est une succession d’accidents, de hasards…

Mon avis : pas encore lu…
« Une touche d’amour » 2002:

Résumé : A touch of Love est son deuxième roman, paru en 1989. On y trouve déjà pleinement maîtrisées les caractéristiques qui ont conduit aux éclatantes réussites ultérieures. Un humour férocement polémique contre les brutalités (à teinture masculine) de la société libérale dans sa forme anglaise ; et une profonde tendresse pour les sensibilités, les fragilités, les émotions humaines sincères, et pour tout ce qui est féminité. Une extraordinaire habileté dans la construction narrative, avec des récits emboîtés qui éclairent diversement une situation générale qu’on ne perd jamais de vue. Et un personnage central déclencheur et révélateur, en ce qu’il est inclassable, et ne cesse de s’interroger sur son identité, et sur son rapport aux autres et au monde. Robin Grant est étudiant à Coventry, où il traîne depuis quatre ans sur une thèse en littérature. Isolé de son environnement universitaire, coupé de l’amitié comme de l’amour par son égocentrisme amorphe, il tâche d’exprimer indirectement sa propre vérité dans quatre récits qui jalonnent le roman, en faisant écho à ce qui nous est directement raconté de sa vie. La violence absurde du monde, qui le terrifie dans l’actualité, l’atteint de plein fouet quand il se trouve menacé d’un procès : il est accusé d’outrage public à la pudeur, pour être soupçonné de s’être exhibé devant un petit garçon.

Mon avis : et bien je suis très déçue. Si j’avais adoré les autres, je n’ai pas du tout aimé celui-ci. Il est plat, et lent et n’a pas la petite touche d’humour…

Les nains de la mort 2002

Résumé : William, jeune musicien en quête de gloire, est le témoin involontaire d’un crime commis par deux lilliputiens cagoulés. Dans ce roman policier désopilant, Jonathan Coe nous fait découvrir le Londres des musiciens ratés, des filles de famille capricieuses, des barmaids écossaises et des nains assassins.

Mon avis : Il est excellent et je le recommande

Testament à l’anglaise

Résumé : Michael Owen, un jeune homme dépressif et agoraphobe, a été chargé par la vieille Tabitha Winshaw d’écrire la chronique de cette illustre famille. Cette dynastie se taille en effet la part du lion dans tous les domaines de la vie publique de l’Angleterre des années quatre-vingt, profitant sans vergogne de ses attributions et de ses relations…Et si la tante Tabitha disait vrai ? Si les tragédies familiales jamais élucidées étaient en fait des crimes maquillés ? Par une nuit d’orage, alors que tous sont réunis au vieux manoir de Winshaw Towers, la vérité éclatera…Un véritable tour de force littéraire, à la fois roman policier et cinglante satire politique de l’establishment. Le narrateur, Michael Owen, a été chargé par Tabitha Winshow, une vieille femme à l’esprit dérangé, d’écrire l’histoire de sa famille. Tabitha, Godfrey, Lawrence et Rebecca sont frères et sœurs. Lors d’une mission pendant la guerre, Godfrey, le préféré de Tabitha, disparaît. Profondément bouleversée, celle-ci accuse Lawrence, l’aîné, d’être l’instigateur de cette mort. Résultat, Tabitha se retrouve enfermée dans un asile ! On lui accordera sa première permission dix-neuf ans plus tard. Une décision « qui allait bientôt se révéler malheureuse. Car, cette nuit-là, la mort visita de nouveau Winshaw Towers ». Une fable cruelle et grinçante, une immersion dans l’univers du capitalisme torve, des déviances politiques et médiatiques, écrite avec drôlerie, suspense, angoisse ; magnifiquement britannique. Critique du Monde du 3 octobre 1997 de Jean-Luc Douin : Mordant tableau des moeurs de l’Angleterre des années 80, cet époustouflant pavé est un roman à triple écho (psychologique, politique et policier) et effets Vache-qui-rit : vertigineuse histoire d’un type qui a accepté d’écrire un livre sur une ténébreuse histoire dont il ne sait pas encore qu’elle a infléchi son propre destin. Michael Owens se voit donc commander par une vieille cinglée un livre-enquête sur une dynastie de rapaces : les Winshaw. Ces derniers, symboles de l’ère de « la garce » Thatcher, forment une belle brochette d’arrivistes : un producteur de cinéma obsédé par les actrices, une abominable papesse de la télévision hostile au service public, un marchand d’art adepte du harcèlement sexuel, un trafiquant d’armes acoquiné avec Saddam Hussein, une reine de l’agroalimentaire qui expérimente d’épouvantables méthodes, et un député travailliste sans morale qui rêve de démanteler la Sécurité sociale, bazarder les télécoms, exploiter « divisions et conflits entre les faibles et les inférieurs » à des fins personnelles. Caustique règlement de comptes contre une caste sociale, une bande de vampires exhalant sa « puanteur de richesses mal acquises et d’autosatisfaction », ce virtuose jeu de massacre, dédale de jeux narratifs, clins d’oeil, hommages aux vieux feuilletons, parodies de Conan Doyle, Agatha Christie et Ian Fleming, est aussi une réflexion ludique sur la libido, le voyeurisme, le pouvoir surréaliste de l’image dans l’inconscient. Hanté depuis son plus jeune âge par des images censurées dans un film noir et blanc, le héros est « condamné comme Orphée à errer dans le monde souterrain des fantasmes »

Mon avis : je l’ai lu à sa sortie. J’avais beaucoup aimé et ce livre m’a donné envie de lire cet auteur

La maison du sommeil

Résumé : De bien curieux événements se déroulent à Ashdown, inquiétante demeure perchée sur une falaise des côtes anglaises. Naguère, c’était une résidence universitaire, où se sont croisés Sarah la narcoleptique, Gregory le manipulateur, Veronica la passionnée, Robert l’amoureux transi, Terry le cinéphile fou. Leurs destins ont divergé, mais les spectres du passé continuent de hanter Ashdown, devenue une clinique où le sinistre docteur Dudden se livre à de monstrueuses expériences sur les troubles du sommeil. Par quelles mystérieuses coïncidences tous les personnages vont-ils s’y retrouver ?. Dans l’Angleterre des années 80, Ashdown sur la côte est une grande bâtisse gothique quelque peu inquiétante qui sert de résidence à des étudiants, une galerie de personnages bien fêlés. Sarah est une jeune narcoleptique, elle tombe endormie à tout bout de champ. Gregory est étudiant en médecine qui n’a d’autre plaisir que de masser les globes oculaires de sa copine. Robert, un amoureux transi qui éprouve un sérieux problème vis à vis de sa pilosité, Terry, un cinéphile à demi morbide, Veronica, une âme passionnée, leader féministe et homosexuelle. Dix ans après tout ce petit monde entré dans l’âge bien mûr se retrouve dans ce même endroit devenu une clinique spécialisée dans les troubles du sommeil. A sa tête un sombre savant se livre à des expériences bizarres sur ses patients. La rumeur parle déjà d’un cadavre à cause de ses recherches. Ce livre n’est pas un roman policier mais un livre à tiroirs dans lequel critique sociale et politique, réflexions sur le sommeil, la sexualité, l’amour, opinions sur la psychanalyse ou sur une certaine critique cinématographique se juxtaposent avec un humour décapant. Ce livre a reçu le prix Médicis Etranger 1998.

Mon avis :

Bienvenue au club (2002) – suivi de « le cercle fermé »

Résumé : Chronique adolescente tendre et drôle de quatre garçons, Trotter, Harding, Anderton et Chase dans l’Angleterre d’avant Margaret Thatcher, roman d’apprentissage nostalgique qui dit l’aventure, les espoirs et les déceptions, Bienvenue au club est aussi le tableau grave et lucide d’un pays en pleine évolution, marqué par la violence, le terrorisme de l’IRA, l’agitation sociale.

Mon avis :

« Le cercle fermé » (2006) – suite de « Bienvenue au Club »

Résumé : Les personnages de Bienvenue au club, le précédent roman de Jonathan Coe, sont devenus sous l’ère de Blair des quadragénaires à la fois pathétiques et émouvants : Benjamin, le brillant musicien à la recherche du grand amour, est un comptable terne et mal marié, Paul, son frère, secrétaire d’Etat au ministère de l’Intérieur, un journaliste d’extrême gauche aujourd’hui marié à une aristocrate catholique… Jonathan Coe raconte avec un humour ravageur les compromissions, la trahison des idéaux et la perte des illusions.

Analyse : « Le blairisme est une énigme absolue » : ces mots de Jonathan Coe, romancier britannique cristallisent ce qui se situe au cœur de son nouveau roman, Le cercle fermé. Nous y retrouvons, vingt ans plus tard, les adolescents de Bienvenue au club, l’âge mûr et les tempes grisonnantes. Du thatchérisme au blairisme, et jusqu’à la déclaration de guerre à l’Irak, la toile de fond des romans de Coe est l’actualité politique. Avec cynisme et tendresse, c’est une société déboussolée par l’actualité, mélancolique et en quête d’idéal que choisit de nous montrer le romancier. Face à une situation politique controversée, Jonathan Coe considère que l’écrivain n’a aucune responsabilité.
« La pluie avant qu’elle tombe »

Résumé : Rosamond vient de mourir, mais sa voix résonne encore, dans une confession enregistrée, adressée à la mystérieuse Imogen. S’appuyant sur vingt photos soigneusement choisies, elle laisse libre cours à ses souvenirs et raconte, des années quarante à aujourd’hui, l’histoire de trois générations de femmes, liées par le désir, l’enfance perdue et quelques lieux magiques. Et de son récit douloureux et intense naît une question, lancinante : y a-t-il une logique qui préside à ces existences? Tout Jonathan Coe est là : la virtuosité de la construction, le don d’inscrire l’intime dans l’Histoire, l’obsession des coïncidences qui font osciller nos vies entre hasard et destin. Et s’il délaisse cette fois le masque de la comédie, il nous offre du même coup son roman le plus grave et le plus poignant

Mon avis : coup de cœur absolu. je viens de le finir et j’ai devoré-adoré. Univers particulier de la recherche d’où on vient… au travers de la mémoire d’une autre… roman original et très sensible. Pour une fois l’auteur verse dans le romanesque. L’auteur prend pour support des photos de famille et  c’est à travers elles qu’il raconte des histoires à propos de son ascendance. les photos capturent des moments éphémères mais parfois incroyablement chargés de sens.  Je le conseille vivement.

Extraits:

“Eh bien moi, j’aime la pluie avant qu’elle tombe. Bien sur que ça n’existe pas. C’est bien pour ça que c’est ma préférée. Une chose n’a pas besoin d’exister pour rendre les gens heureux.”

« La vie ne commence à avoir un sens qu’en admettant que parfois, souvent, toujours, deux idées absolument contradictoires peuvent être vraies en même temps. »

 

 » La vie très privée de M. Sim »

Résumé : Maxwell Sim est un loser de quarante-huit ans. Voué à l’échec dès sa naissance (qui ne fut pas désirée), poursuivi par l’échec à l’âge adulte (sa femme le quitte, sa fille rit doucement de lui), il s’accepte tel qu’il est et trouve même certaine satisfaction à son état. Mais voilà qu’une proposition inattendue lui fait traverser l’Angleterre au volant d’une Toyota hybride, nantie d’un GPS à la voix bouleversante dont, à force de solitude, il va tomber amoureux. Son équipée de commis-voyageur, représentant en brosses à dents dernier cri, le ramène parmi les paysages et les visages de son enfance, notamment auprès de son père sur lequel il fait d’étranges découvertes : le roman est aussi un jeu de piste relancé par la réapparition de lettres, journaux, manuscrits qui introduisent autant d’éléments nouveaux à verser au dossier du passé. Et toujours Max pense à la femme chinoise et à sa fille, aperçues dans un restaurant en Australie, dont l’entente et le bonheur d’être ensemble l’ont tant fasciné. Va-t-il les retrouver? Et pour quelle nouvelle aventure?

Analyse : je vous livre la critique de Nathalie Crom – Telerama n° 3184 ( 22/01/2011) Comme s’il avait refermé la parenthèse, ouverte le temps d’un seul livre, le superbe et poignant mélo La Pluie, avant qu’elle tombe (éd. Gallimard, 2009), revoici Jonathan Coe en terrain familier. Car le talent romanesque du Britannique, tel qu’on a pu en juger depuis quinze ans et la traduction du savoureux Testament à l’anglaise, tient avant tout à un sens très aigu de la satire sociale, un ancrage résolument réaliste et contemporain. Une acuité insolente et tonique qui n’exclut pas une propension certaine à l’imagination, l’extravagance, voire le rocambolesque pur, non plus qu’elle ne masque tout à fait une pente profondément méditative, un fond mélancolique soigneusement retenu mais discrètement omniprésent. Ce savant mélange a produit des merveilles : après Testament à l’anglaise, donc, il y eut notamment La Maison du sommeil, Bienvenue au club, Le Cercle fermé. Et il semble aujourd’hui que l’alchimie n’ait rien perdu de son efficience. Il suffit, pour en juger, de se pencher sur cette Vie très privée de Mr Sim, où s’emmêlent réalisme et drôlerie, où se superposent tableau d’époque et portrait psychologique d’une perspicacité aiguë. Comment présenter Mr Sim sans se montrer d’emblée désobligeant ? Dire qu’il est un raté serait exagéré – en outre, ce serait lui conférer un attribut trop singulier, trop extraordinaire. Disons peut-être qu’il n’est pas un homme doué pour le bonheur. Non plus d’ailleurs que pour le malheur – le vrai, le drame. Mr Sim est un homme sans qualités, un antihéros plus que parfait. Presque quinquagénaire, chargé du service après-vente dans un grand magasin londonien, récemment quitté par son épouse – laquelle a déménagé pour le nord de l’Angleterre en emportant leur fille dans ses bagages -, séparation qui l’a plongé dans un état dépressif. Bref, en cet hiver 2009 durant lequel se déroule le ­roman, Maxwell Sim est un homme ordinaire et circonspect que la vie malmène, sans qu’il soit possible de conclure pourtant que la poisse lui colle aux semelles, à la paume des mains. Un homme solitaire, qui compte ses amis par dizaines sur Facebook, mais n’a personne à qui parler lorsque les antidépresseurs ne suffisent plus à endiguer ses accès de désespoir. Envers ce type sous tous rapports tellement moyen et fatigué qu’il en est franchement attachant, Jonathan Coe nourrit pourtant de bien sombres desseins. C’est dans une sorte de voyage initiatique qu’il l’entraîne – mais alors que de ce genre d’aventure tout personnage romanesque sort généralement plus fort et plus savant, ce n’est pas, hélas ! ce qui attend Max Sim. Le décor de ce voyage, c’est l’Angleterre d’aujourd’hui, que Max entreprend de parcourir du sud au nord en voiture, pour le compte d’une entreprise de fabrication de brosses à dents. Autoroutes, zones industrielles, banlieues grises… Pour seule compagnie, Max dispose de l’imperturbable voix féminine de son GPS, qu’il baptise Emma, dont il tombe vaguement amoureux. Jalonnant sa route, des rencontres et des flash-back minutieusement orchestrés retracent son existence et les multiples ratages et échecs familiaux, amicaux, sentimentaux, dont elle est construite depuis l’enfance – et qui sait même si l’origine de cette malheureuse spirale n’est pas antérieure à son arrivée sur Terre… L’entreprise de Jonathan Coe est plus qu’habile, qui voit s’approfondir de page en page le portrait de Max, et s’affirmer cette ultramoderne solitude dans laquelle il est enfermé. On se sait trop ce qu’il convient d’admirer le plus ici : la pénétration psychologique dont Coe fait preuve, l’acuité du regard qu’il porte sur notre époque et ses faux-semblants, l’intelligence et la dextérité avec laquelle il agence les scènes et séquences en une narration fluide, drôle, captivante – dont on ne mesure la dimension hautement ironique qu’à la lecture de l’ultime page du roman. Au terme de quoi, il ne fait aucun doute que Jonathan Coe est un maître – rien de moins.

Mon avis : toujours fan de Jonathan Coe et de sa peinture de la société britannique! (mais mon préféré reste « la pluie avant qu’elle tombe ») …..

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