Vian, Boris (Vernon Sullivan) «Et on tuera tous les affreux» (1948)

Vian, Boris (Vernon Sullivan) «Et on tuera tous les affreux» (1948)

Auteur : Vernon Sullivan est un écrivain américain imaginaire, alias de Boris Vian. Le pseudonyme fut inventé par Boris Vian : ce dernier prétendait, dans les premières éditions, avoir traduit de l’américain les romans de Vernon Sullivan, dont il était le véritable auteur.
Boris Vian, né le 10 mars 1920 à Ville-d’Avray (Seine-et-Oise, aujourd’hui Hauts-de-Seine) et mort le 23 juin 1959 à Paris (7e arrondissement), est un écrivain, poète, parolier, chanteur, critique musical, musicien de jazz (trompettiste) et directeur artistique français. Ingénieur formé à l’École centrale, il s’est aussi adonné aux activités de scénariste, de traducteur (anglais américain), de conférencier, d’acteur et de peintre.

Livre de poche – 04.06.1999 – 222 pages

Résumé : Se réveiller tout nu dans une chambre de clinique, où l’on veut vous forcer à faire l’amour avec une très belle fille… L’aventure n’est pas banale. Surtout quand on s’appelle Rocky, que l’on est la coqueluche des demoiselles et qu’on voudrait se garder vierge jusqu’à vingt ans.
Un homme assassiné dans une cabine téléphonique, des photos d’opérations chirurgicales abominables, des courses poursuites, des coups de poing, et, au désespoir de Rocky, des filles partout : tel est le cocktail mis au point par Boris Vian (alias Vernon Sullivan) dans ce polar mené à un train d’enfer, tour à tour angoissant et hilarant.
A la clef, la clinique où le diabolique Dr Schutz sélectionne des reproducteurs humains et bricole des embryons, prototypes quelquefois ratés d’une race « supérieure ». Cinquante ans après la première publication, on est conduit à penser que l’anticipation n’était pas si fantaisiste…
À la différence des autres romans signés Vernon Sullivan, qui sont écrits dans le plus pur style des romans noirs américains de l’époque, Et on tuera tous les affreux en est un pastiche burlesque, très drôle, avec de nombreuses péripéties et retournements de situation. Il se rapproche beaucoup plus du style employé par Boris Vian dans ses autres romans

Mon avis : Vernon Sullivan, c’est l’incursion de Boris Vian dans le monde du Roman noir américain, et dans « Et on tuera tous les affreux », on rajoute la dimension Science-fiction.
Les mots qui me viennent surtout à l’esprit sont : déjanté, invraisemblable et délirant. On est plongé dans un monde érotico-criminel qui a du mal à être un tant soit peu réaliste, même dans ce contexte ! Peut-être que ce roman est daté… en tout cas il n’est pas fluide et pas crédible…  On peut mettre au crédit du roman les rebondissements, la critique du roman noir américain, l’exagération et le caricatural à tout va ! Sexe, beauté, Science-fiction, ironie…
Alors mitigé… Je me souviens l’avoir déjà commencé une fois il y a bien des années et l’avoir laissé tomber .. je n’ai pas changé d’avis… j’ai eu du mal à le terminer. Aurait-il mal vieilli? Et pourtant j’aime beaucoup Boris Vian.

Extraits :

Je ne me méfie pas de lui, et j’ai tort, parce qu’il me colle sur le crâne un de ces coups de matraque à vous faire voir le système solaire dans son entier. 

Croyez-moi, s’il y a un temps que je déteste que l’on emploie pour parler de moi, c’est l’imparfait.

Il y en a un qui paraît tout à fait dégoûté de la vie, c’est celui dont j’ai serré le cou. Ils sont deux à lui flanquer des claques et à lui secouer les bras, et il ne bouge pas plus qu’un traversin. 

Qu’est-ce que c’est qu’un défaut d’aspect qu’on ne voit pas ? Ça peut s’appeler également un prétexte…

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