Serle, Rebecca « Dans cinq ans » (RLH2022)

Serle, Rebecca « Dans cinq ans » (RLH2022)

Autrice : Rebecca Serle vit entre New York et Los Angeles où elle est autrice et scénariste pour la télévision. Après plusieurs romans young adult, elle publie en 2018 The Dinner List, sélectionné par plusieurs book clubs prestigieux. « Dans cinq ans », son second roman adulte, la fait accéder au statut de nouvelle star de la comédie romantique. Traduit dans le monde entier, il connaît un succès immédiat et passe plus d’un an en tête des ventes du New York Times.

Charleston – 18.01.2022 – 318 pages

Résumé :
Où vous voyez-vous dans cinq ans ? Quand on lui pose cette question lors de l’entretien pour le poste de ses rêves, Dannie Kohan a une réponse toute prête. Elle sera associée du cabinet d’avocats, mariée à David, et ils passeront leurs vacances dans les Hamptons. Aucune place pour le hasard dans sa vie millimétrée. D’ailleurs, le soir même, David la demande en mariage. Après une merveilleuse soirée, Dannie s’endort en paix, rassurée par l’idée que tout se passe exactement comme prévu.
Mais le lendemain matin, elle ne peut se défaire d’un souvenir étrange : elle se réveillait dans un autre appartement, aux côtés d’un autre homme. Bien décidée à oublier ce qui ne pouvait être qu’un mauvais rêve, Dannie reprend le cours de sa vie malgré les mises en garde de Bella, sa meilleure amie fantasque et imprévisible. Pour cette dernière, il s’agit forcément d’une vision prémonitoire, mais Dannie ne croit pas à ces choses-là.
Jusqu’au jour où elle rencontre l’homme de sa vision.

Mon avis : Alors cela commence comme une « bluette » c’est même dégoulinant de sentimentalisme… Du style tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil… Mais heureusement ce n’est pas que ça.
Il y a Dannie et David… et il y a la meilleure amie de Dannie, son amie depuis sa plus tendre enfance, Bella. Bella la fofolle et Dannie qui planifie tout dans sa vie – amour, carrière, tous ses faits et gestes et qui va découvrir que tout n’est pas prévisible dans la vie. un cataclysme se produit quand après ses fiançailles, elle se réveille cinq ans plus tard… avant que le temps revienne en place… Rêve ? Cauchemar ? Prémonition ? Ce qui est certain c’est que cet épisode va la turlupiner… et rester bien présent dans sa mémoire… Jusqu’au jour où…
Mais là je ne vais pas vous divulgâcher la suite.
Ce qui me semblait totalement insipide et gnangnan au début va heureusement évoluer dans la bonne direction et se révéler être une comédie sentimentale gentillette. Mais quand même :  plus d’un an en tête des ventes du New York Times… je suis surprise.

Extraits :

Ses cheveux poivre sont saupoudrés d’une généreuse quantité de sel pour un homme qui n’a pas passé le cap des trente ans, mais j’aime ça. Cela lui donne un air digne, en particulier lorsqu’il porte des lunettes, ce qui est souvent le cas.

Le voile qui couvre ses émotions est si fin qu’il peut se déchirer à tout moment.

C’est ça, le secret pour qu’une relation fonctionne : ce n’est pas la peine de tout dire.

On dit que l’apprentissage des langues vient plus facilement aux personnes dont le cerveau droit domine, mais je n’en suis pas sûre. Je pense qu’il faut surtout un certain niveau de décontraction, une certaine fluidité pour parler une langue étrangère et absorber tous ces mots puis les retourner, un par un, comme des cailloux, afin de trouver quelque chose dessous.

— Tu te méprends sur ce qu’est l’amour, Dannie. Tu es convaincue qu’il doit avoir un avenir pour compter, mais ce n’est pas vrai. C’est la seule chose qui n’a pas à devenir quoi que ce soit. Il n’a d’importance que tant qu’il existe. Ici. Maintenant. L’amour n’a pas besoin d’avenir.

Nous n’avons cessé d’aller de l’avant, mais sans jamais nous toucher, par peur de faire dévier l’autre. À croire qu’en avançant dans la même direction, nous n’aurions jamais à faire de compromis. Sauf que le problème des chemins parallèles, c’est qu’ils peuvent être à quelques mètres l’un de l’autre… comme à des kilomètres.

j’ai toujours cru que le concept d’intuition était une vaste fumisterie. D’après moi, tout ce que l’on ressent découle de l’absorption de faits. On évalue toutes les informations dont on dispose (les mots, le langage corporel, l’environnement, la distance qui sépare notre corps d’un véhicule en mouvement, etc.), et on parvient à une conclusion. Ce n’est pas mon instinct qui, pressentant ce qui m’attend, me pousse à m’installer à cette table. C’est la certitude de ce qui va se passer.

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