Lemaitre, Pierre «Le serpent majuscule » (2021) 312 pages
Auteur : écrivain et scénariste français, né à Paris , le 19/04/1951. Fils d’employés de sensibilité politique de gauche, il passe son enfance entre Aubervilliers et Drancy.
Psychologue de formation, et autodidacte en matière de littérature, il effectue une grande partie de sa carrière dans la formation professionnelle des adultes, leur enseignant la communication, la culture générale ou animant des cycles d’enseignement de la littérature à destination de bibliothécaires.
Ses polars :
Série Verhoeven, tétralogie incluant : Travail soigné, Alex, Rosy & John, Sacrifices
– Trilogie de l’entre deux-guerres Les Enfants du désastre : Au revoir là-haut(2013 – Prix Goncourt) – Couleurs de l’incendie (2018) – Miroir de nos peines (2020)
Tétralogie Les Années glorieuses : Le grand monde (2022) – Le Silence et la Colère(2023) – Un avenir radieux (2025) – Les belles promesses (2026)
Autres romans : Robe de marié (2009) – Cadres noirs (2010) – Trois jours et une vie (2016) – Le serpent majuscule (2021)
Albin Michel 12.05.2021 -336 pages – LdP – 27.04.2022 – 312 pages
Roman écrit en 1985, qui n’avait jamais été adressé à un éditeur.
1985, heureux temps des cabines téléphoniques et des cartes routières, où l’auteur n’avait pas à craindre. L ’action du livre se déroule en que son histoire soit rendue impossible par le téléphone portable, le GPS, les réseaux sociaux, les caméras de surveillance, la reconnaissance vocale, l’ADN, les fichiers numériques centralisés, etc.
Résumé :
« Avec Mathilde, jamais une balle plus haute que l’autre, du travail propre et sans bavures. Ce soir est une exception. Une fantaisie. Elle aurait pu agir de plus loin, faire moins de dégâts, et ne tirer qu’une seule balle, bien sûr ».
Dans ce réjouissant jeu de massacre où l’on tue tous les affreux, l’auteur use avec brio de sa plume caustique. Avec cette oeuvre de jeunesse, il fait cadeau à ses lecteurs d’un roman noir et subversif qui marque ses adieux au genre.
Dialogues cinglants, portraits saisissants, scénario impitoyable : du pur Pierre Lemaitre.
Mon avis:
Le flop ! J’ai détesté ! Tout ce que je n’aime pas ! Je sais que beaucoup de personnes ont apprécié mais pas moi. Si vous voulez rire avec une vieille dame frappadingue, lisez l’excellent « Mamie Luger » de Benoît Philippon !
Attention j’aime l’humour noir et les personnages déjantés et totalement allumés. Mais pas quand les dérives sont causées par la perte des facultés dues à l’arrivée de la démence sénile et au manque de discernement dû à la perte des facultés.
Mathilde est entrée dans la Résistance en 1941, en 1961 veuve aisée avec un passé de résistante elle a été embauchée comme tueuse à gages. Maintenant elle a 63 ans et elle a donc une couverture parfaite et une solide expérience. Mais … elle perd la boule et commence à agir bizarrement…
J’avoue n’avoir pas adhéré du tout… Peut-être aussi un peu trop machiste et avec un humour un peu très gras, à la limite de la vulgarité. Je n’ai pas trouvé drôle, j’ai plutôt trouvé pitoyable de vouloir faire rire aux dépens d’une vieille dame qui commence à être atteinte de la maladie d’Alzheimer… et de tourner presque en ridicule un vieux monsieur atteint de démence sénile. En plus coté enquête… Les tribulations d’une pauvre dame qui perd la boule… j’ai trouvé pitoyable.
Extraits:
– Vous êtes chargé d’une grande enquête !
[…] Le qualificatif lui rappelle sa mère pour qui existaient la musique et la grande musique, la cuisine et la grande cuisine, les écrivains et les grands écrivains. Le voici à son tour propulsé dans la cour des grands.
Les services les plus secrets de la République agitent leurs réseaux et parviennent à la même conclusion que la police, à savoir qu’il s’agit d’un contrat et que personne n’aura sans doute le fin mot de cette histoire. Elle sera bientôt classée à côté du dossier des ministres de la République suicidés dans des conditions rocambolesques et des préfets assassinés en pleine rue dans des villes rongées par des mafias locales.
La police n’entretient pas avec le hasard des relations aussi amicales que la vie elle-même. Et le rôle d’un enquêteur est d’être suspicieux.
Son interlocuteur a dû se montrer convaincant et, dans ce domaine, la seule force de conviction, c’est l’argent. Le contrat en vaut la peine, il l’a accepté. Le tueur est comme le commerçant, l’état d’urgence fait sa fortune.
la tranquillité, dans ce métier, c’est un ticket pour le cimetière