Crilly, Jane « Le jardinier de Wimbledon » (2026) 240 pages
Autrice: Jane Crilly est une romancière anglaise née en 1972
Après des études d’histoire de l’art, elle a travaillé dans différentes galeries. Elle vit entre Londres et Cambridge.
Romans : « Le jardinier de Wimbledon » (2026) –
L’Archipel – 21.05.2026 – 240 pages (traduit par Sophie Guyon)
Résumé:
Une histoire d’amour empreinte de nostalgie, un premier roman coup de coeur plébiscité par la presse, les libraires et ses premiers lecteurs » Mon coup de coeur de ce printemps. » Librairie Winkler, Berlin Après cinquante ans de service, Henry Evans, le jardinier en chef de Wimbledon, prend sa retraite. Cara, jeune journaliste, est chargée par le rédacteur en chef de son magazine d’aller l’interviewer.
Tout commence en 1938 quand Henry, treize ans, découvre Blake Hall, où son père vient d’être engagé pour s’occuper de l’entretien du parc. Sur place, il fait la connaissance de Rose Blake, de quelques mois son aînée, qui rêve de devenir joueuse de tennis professionnelle. Eclate alors la guerre, qui verra en 1943 le départ d’Henry pour le front, laissant à Rose une lettre pleine d’espoir…
» Nul besoin d’âtre amateur de tennis pour tomber sous le charme de cette histoire d’un amour qui défie le temps. » Westdeutsche Allgemeine Zeitung
Mon avis:
L’amour par-delà les conditions sociales, l’amour inconditionnel de toute une vie entre deux personnes qui n’ont pas le droit de s’aimer, deux enfants qui se rencontrent à 14 ans..
Si vous imaginez vous retrouver dans l’ambiance du plus ancien tournoi de tennis du monde, à Wimbledon, vous risquez d’être déçus . Mais si vous voulez lire un joli roman sur l’amour, vous allez aimer je pense. Et le tennis est le fil rouge de cette belle histoire romantique. Le jardinier de Wimbledon va vous livrer son parcours, comment l’amour l’a poussé à devenir le jardinier de Wimbledon. Une confession de vie intime lors d’une rencontre avec une jeune chroniqueuse : une interview de 4 pages qui se transforme en roman.. Comment le fils du jardinier d’une maison de maître, Blake Hall, va décider de devenir le jardinier de Wimbledon lui qui n’aime pas plus le jardinage plus que ça… Tout a commencé par une rencontre, par le statut de ramasseur de balles qui ne doit jamais oublier qu’il reste le fils du jardinier… Une famille riche, trois enfants… Un aide jardinier veuf qui déménage de Londres avec son fils… la fracture sociale … Des rêves et des espoirs avec en toile de fond la deuxième guerre mondiale, avec sa fameuse campagne des « jardins de la victoire » qui transforme les jardins – et le terrain de tennis – en potagers…
Extraits:
Une magnifique propriété figurait sur la première, plus grande que l’Old Rectory. C’était un spectaculaire manoir rectangulaire qui aurait parfaitement convenu au décor d’un film tiré d’un roman de Jane Austen.
— Qu’est-ce que vous avez le plus apprécié à Wimbledon ?
— Le lieu. Le travail en lui-même ne m’a jamais intéressé plus que cela, mais le lieu est important.
« Dans la mythologie nordique, l’arbre-monde – appelé Yggdrasil – est un frêne. Il est le centre du cosmos, l’arbre le plus grand et le plus beau au monde. Ses branches s’étendent au-dessus de neuf mondes et soutiennent les cieux. Un aigle sans nom est perché sur ses branches. L’arbre a trois racines. L’une mène à la terre des géants. Un dragon ronge la deuxième et un écureuil court de bas en haut entre la troisième racine et le sommet de l’arbre. »
Vos rêves sont plus précieux que l’argent ou l’or. Vous tous, à quoi rêvez-vous ?
— Quoi, le soir, quand on dort ? demanda Ethan, qui savait à peine lire ou écrire.
— Non, non, pendant la journée.
— Je rêve que la nuit, dit Ethan.
— Est-ce qu’elle vous a aidés ? demanda Annie.
— Quoi ?
— La poésie. A-t-elle empêché vos cœurs de se transformer en pierre ?
Elle me regardait et attendait ma réponse.
Je n’avais pas compris le danger auquel nos cœurs étaient exposés. S’étaient-ils déjà transformés en pierre ? Peut-être pas chez tout le monde, mais chez certains ? Les poèmes pouvaient-ils vraiment aider à se protéger d’un cœur de pierre ? Pendant que ces pensées virevoltaient dans mon esprit, je hochai la tête. Je me contentai de sourire et d’opiner comme un imbécile.
Les gens ne sont selon moi jamais aussi beaux que lorsqu’ils s’abandonnent pleinement à l’instant.
— Quand on aime, on aime. On ne choisit pas qui on aime, ni même d’aimer.
C’est peut-être l’unique fin heureuse qu’un vieil homme puisse espérer : apprendre qu’il était aimé.
Que le fils du jardinier était aimé.
Image:
All England Lawn Tennis & Croquet Club – Wimbledon