Chaillan, Marianne «Game of Thrones, une métaphysique des meurtres» (2016)

Chaillan, Marianne «Game of Thrones, une métaphysique des meurtres» (2016)

Auteur : Marianne Chaillan enseigne la philosophie au lycée Saint Joseph de la Madeleine à Marseille. Elle est également chargée de cours en éthique appliquée au département de philosophie d’Aix-Marseille Université. Elle est l’auteur de Harry Potter à l’école de la philosophie (2013) et de La Playlist des philosophes (Le Passeur Éditeur, 2015).

Essai / Philosophie contemporaine – Le passeur éditeur – 25 janvier 2016 – 288 p.

Résumé : Pour la première fois de son histoire, la série télévisée Game of Thrones, au succès planétaire, a rattrapé les livres dont elle est l’adaptation. Les fans du monde entier sont plongés dans un suspense insoutenable : qui est appelé à régner sur le Royaume des Sept Couronnes ?

Afin de répondre à cette interrogation, Marianne Chaillan convoque les meilleurs experts possibles : les philosophes. Elle imagine une soirée télé en compagnie des spécialistes de philosophie morale et politique pour déchiffrer les clés de la série tirée de la saga de George R. R. Martin. Qui, selon Kant, mériterait de régner ? Qui faut-il soutenir d’après Hobbes ? Qui semble le plus doué pour conquérir le pouvoir selon Machiavel ?

Pour aller plus loin, cet essai stimulant vous met à contribution : grâce à d’étonnantes expériences de pensée, vous pourrez ainsi découvrir de quel philosophe vous êtes le banneret et de quel personnage vous êtes le plus proche. Alors, êtes-vous un Stark ou un Lannister ? Daenerys a-t-elle plus de chances de régner que Cersei ?

Ce voyage d’Essos à Westeros, en compagnie des plus grands philosophes, démontre que regarder Game of Thrones peut se révéler aussi instructif que divertissant.

Exposé de l’auteur: Monde médiéval et fantastique, saga écrite par Georges Martin où plusieurs familles s’affrontent pour le pouvoir. Essai de pop-philosophie pour promouvoir la culture populaire et montrer que la philo parle de notre réalité actuelle.

Les règles de chevalerie, l’amour courtois au goût du jour, la philosophie morale et politique… Kant et Machiavel … Qui se cache derrière les personnages de Game of Thrones…

L’homme est un loup pour l’homme.” Dit Hobbes…

Il y a de la violence et de sexualité … et philosophie politique… Ce n’est pas le règne de l’immoralité, malgré ce qu’on pourrait croire… Est-il moralement respectable de changer le cours des choses pour sauver des gens ? Deux camps philosophiques : le conséquentialisme (Lord Jeremy Bentham)  et le déontologisme (Kant) …  Pour Kant le meurtre est injustifiable… même s’il peut empêcher le chaos et éviter des milliers de morts… Pour Bentham (Jaime Lannister) , il est justifiable pour préserver des vies… Un secret d’état va être révélé si il n’y a pas meurtre… dans ce cas le meurtre n’est il pas juste un dommage collatéral (scène du début de la série quand le jeune Starck est tué par Jaime Lannister quand il surprend la scène d’amour entre lui et sa sœur Cirsei) . Ned Stark est un homme de Kant ; pour lui la morale de l’action prime sur tout, peu importe les conséquences.

Le nain, Tyrion Lannister est Spinoziste sur le plan de la superstition… confronté aux légendes et aux fables il se rend compte que les hommes, quand ils ne comprennent pas ce qui arrive, prêtent des causes divines pour expliquer les choses.

Dieu existe-il ? les hommes l’ont il inventé pour être une consolation, une illusion ? Le mort n’est pas une fin, il y a une vie après la mort… Pour Jaime Lannister : plus de corps, plus d’âme.. Au contraire pour Catelyn Stark, Dieu existe et  il faudra rendre des comptes…

Un monarque doit-il être la force incarnée ? Doit -il être boucher ?  doit-il être monarque éclairé ? Daenerys n’est pas parfaite mais elle appelle les peuples à se libérer d’eux-mêmes, engage les gens à conquérir leur propre liberté. La question du libre arbitre est appliquée : Cersei va voir la sorcière pour savoir ce qui va lui arriver (c’est le déterminisme en philosophie : les choses sont écrites et vont se réaliser). Nos actes déterminent ils ce que nous allons être ? L’âme existe-elle ?

On a aussi la méditation sur la mort … la mort peut frapper à tout moment… (Jon Snow) .  On y parle suicide, euthanasie, prostitution, morale, politique…

Mon avis :

« Dans la première préface à la Critique de la raison pure , Kant présente la philosophie comme un champ de bataille » … Alors allons-y… Direction Le monde de la Série Game of Thrones nous attend…

J’ai adoré la série et je me demandais ce que la philo avait à voir avec Westeros… et bien cette phrase explique tout … place à la Guerre des  Sept Couronnes ? Maitres des batailles ? Les philosophes des maisons Targaryen, Frey, Arryn, Stark, Lannister, Baratheon, Greyjoy, Tyrell, Bolton, les Habitants du Mur et d’au-delà du Mur, les Sauvageons.. et j’en ai certainement oublié..

Est-ce l’intention qui fait la différence ? Qu’est ce qui est plus important ? l’action ou les conséquences ? Faut-il laisser faire une atrocité pour le bien du plus grand nombre ? Est-ce préférable d’etre en accord avec sa propre conscience et peut importe le prix à payer ?  Est-il concevable d’instrumentaliser les gens ? Est-ce que La fin justifie les moyens ?

Jaime tue deux personnes mais en sauve des milliers. A-t-il raison ? Est-ce moral ? A-t-il raison de faire taire sa morale pour ne se préoccuper que du résultat final ? Faut-il privilégier la réalité ou l’illusion ? La souffrance au réconfort illusoire ?

Daenerys la courageuse affronte le réel et ne se laisse pas corrompre par la magie noire, quitte à en payer les conséquences. De Game of Thrones ressort l’idée qu’il faut affronter le réel, même si il faut souffrir.

Dans la série, on évoque beaucoup de sujets qui préoccupent la société d’aujourd’hui : la question de l’euthanasie avec ses partisans et ses opposants : Daenerys est pro-euthanasie, Tyrion est contre : Il fait donc partie des Kantiens, car pour Kant rien n’est plus important que la vie.   La vie de tous les personnages est au même niveau, que ce soit des bâtards ou les handicapés. Les relations homosexuelles sont normalisées, on évoque également la prostitution,  la conception de la religion, la vie apres la mort, l’existence de Dieu, la morale politique. Le « destin » est aussi évoqué, de même que la liberté de la femme (de pensée, d’accéder au pouvoir, de commander les hommes).   La phrase ultra connue de Hobbes « l’homme est un loup pour l’homme » est parfaitement illustrée dans la série.

Daenerys tente de rester humaine et de faire tout son possible pour préserver la liberté de son peuple, contrairement à Cersei qui a pour dernier recours de terroriser son peuple avant même ses ennemis (Hobbes) ; Pour Cersei, celui qui gouverne est la vérité. On ne discute pas. Point barre. Et comme le dit Pascal dans les Pensées, le peuple doit croire que les lois sont justes et s’y soumettre.

L’important est l’intérêt collectif et non individuel (Hobbes, Pascal, Cersei) et même si il se passe des choses atroces, cela préserve l’unité et la paix sociale.

Machiavel a aussi la part belle dans la série en évoquant les qualités nécessaires pour pouvoir régner, ce qui est au final le fil rouge de la série et permet de traiter les thèmes de la vertu en politique… la force ? la justice ? la vertu ? la sagesse ? la contrainte ? l’amour du peuple ?  la ruse ? quel pouvoir va l’emporter ?  Faut-il être libéral ? généreux ? cruel ? avare ? répressif ? Le dirigeant doit-il tenir ses promesses ?

Mais à part Hobbes et Machiavel, il y a un troisième courant de politique, celle de Kant, qu’il expose dans « Idée d’une histoire universelle d’un point de vue cosmopolitique » et on y retrouve la politique de Daenerys Targaryen

Extraits :

Mais imaginons qu’en guise d’invités, nous recevions… Machiavel, Hobbes, Kant, Épicure, Spinoza et bien d’autres encore ! Extraordinaire soirée, non ?

Pour un conséquentialiste, une action est évaluée comme morale non plus selon son principe, mais en fonction de ses conséquences

L’action morale relève d’une obligation, c’est-à-dire d’une loi que l’on se donne à soi-même intérieurement.

c’est l’intention à la source de l’action qui fonde ou non sa moralité – et ceci quelles que soient, par ailleurs, les conséquences de cette action.

Plus les conséquences d’une action produisent du bonheur, plus l’action est morale – et ceci, quelle que soit l’intention qui a animé l’action à son principe (Lord Jeremy Bentham.)

Brienne de Torth, elle aussi, répond de façon kantienne aux dilemmes moraux qui lui sont posés. […] Brienne a raison de rester fidèle à la morale car elle ne peut en aucune façon prévoir les conséquences à venir de son action.

Lord Jeremy Bentham. Ce dernier pense, contrairement à Kant, que l’éthique doit reposer sur un système d’évaluation numérique. Il construit donc une sorte de balance morale qui repose sur l’évaluation de sept critères : intensité, durée, fécondité, proximité, certitude, pureté, étendue.

La théorie de John Stuart Mill est ainsi qualifiée d’utilitarisme indirect ou utilitarisme de la règle, alors que celle de Bentham est appelée utilitarisme direct ou utilitarisme de l’acte.

L’utilitarisme de l’acte envisage les conséquences au seul niveau de l’acte considéré.

la différence avec Kant réside en ceci que Mill vise le bonheur là où Kant vise la non-contradiction. Rien ne serait plus étranger à Kant qu’une action morale dont la fin serait le bonheur.

Euthanasie. Le cœur du débat autour de cette question n’est-il pas justement de savoir si laisser mourir est le même acte que donner la mort ?

Tyrion leur rétorque alors : « Au nom des repoussoirs, je ne suis pas d’accord. La mort est définitive alors que la vie est pleine de possibilités. »

La vie d’un bâtard comme Snow ne vaut pas moins que celle d’un fils légitime comme Robb, celle d’un nain ne vaut pas moins que celle d’un beau Jaime et celle d’un estropié comme Bran ne vaut pas moins que celle de sa jeune sœur qui apprend à marcher comme les chats. Ainsi, pas de hiérarchie dans le vivant.

Si l’âme survit au corps, il devient urgent d’en prendre soin – plus que de notre corps.

… la mort du corps ne détruit pas tout. Au contraire, l’âme perdure et son destin, une fois qu’elle est déliée du corps, dépend des rituels funéraires. Un homme est donc à la fois un corps et une âme.

C’est la position philosophique de Descartes, on l’a vu, mais c’est aussi celle du grand philosophe Platon.

Dothraki. Chez eux, en effet, lorsqu’un Khal meurt, on le place sur un bûcher avec ses biens et son cheval (que l’on a préalablement égorgé) pour qu’ensemble, ils chevauchent pour l’éternité dans les prairies célestes. La garde rapprochée du Khal met fin à ses jours pour l’accompagner dans l’après-vie. Si donc les Dothraki pensent que les morts continuent d’être, d’une certaine manière, dans les prairies du firmament, ils considèrent en revanche que les enfants morts trop tôt se réincarnent. Il est donc clair que les Dothraki sont dualistes. Pour eux, un être humain n’est pas uniquement matière mais il possède une âme vouée à vivre éternellement.

Jaime, comme Épicure, nous enseigne qu’il ne faut pas redouter la mort. Pourquoi redouter quelque chose qui ne nous arrivera jamais ? Nous ne ferons jamais l’expérience de la mort. Quand la mort nous frappera, nous ne serons pas là pour l’expérimenter ! La douleur, la maladie sont encore des expériences de vie. La mort, privation de sensibilité, est une expérience impossible.

le fatalisme : Le slogan principal de la série, « Winter is coming  » (« L’hiver arrive ») semble nous orienter vers une telle lecture des événements de l’univers. Il y a, en effet, dans cette annonce, une dimension tragique. L’hiver vient, et il viendra quoi que nous fassions. C’est que l’Hiver, on le sent bien, n’est pas seulement réductible à une saison climatique . L’Hiver qui vient, c’est une métaphore. Dire que « l’hiver arrive », c’est une promesse de désunion, c’est l’annonce de la perte, c’est la certitude du deuil. Cette phrase a le pouvoir mystérieux de faire apparaître les hommes comme des pantins qui s’agitent vainement tandis que les dés sont déjà jetés et que l’Histoire va manifester le déploiement d’une réalité déjà jouée – quoiqu’elle soit pour l’instant enveloppée et inconnue.

Pour Empédocle, l’univers connaît des phases où l’amour est en pleine expansion. Ces phases correspondent à des périodes d’unification pour les êtres qui s’unissent toujours davantage aux autres êtres. À Westeros, cela s’appelle l’été. Puis l’univers connaît des phases où c’est la haine qui est croissante et cela entraîne des divisions toujours plus intenses. Les individus sont de plus en plus scindés. À Westeros, cela s’appelle l’hiver.

Certaines devises semblent dessiner une nature. « Nous ne semons pas » pour les Greyjoy, « Nôtre est la Fureur » pour les Baratheon, « Feu et Sang » pour les Targaryen, « Plus haut, plus fort » pour les Tyrell, « Insoumis, invaincus, intacts » pour les Martell, « Famille, devoir, honneur » pour les Tully.

Arya , fille de Ned Stark, a vécu des événements particulièrement tragiques qui ont laissé leur empreinte sur elle. Sartre appelle cela la situation  […] Devenir no one serait la condition de possibilité pour se choisir pleinement, en s’affranchissant des déterminismes liés à notre situation.

De fait, nous connaissons quelqu’un dans la série qui n’a pas considéré le fait d’être une femme comme un obstacle rédhibitoire dans sa prétention au pouvoir, c’est Daenerys. Donc, si Cersei n’est pas Reine, ce n’est pas parce qu’elle est femme, mais parce qu’elle n’a pas su le devenir.

Être libre signifie faire ses propres choix telle est la position de Daenerys

La liberté ne saurait se mettre en cage sinon par un sujet qui déposerait lui-même sa liberté pour s’en remettre à la loi d’un autre.

Ces deux personnages nous invitent à faire la distinction entre le sexe biologique et l’identité sexuelle ou le genre. Ce dernier ne semble pas être une conséquence directe du sexe. Arya et Brienne sont nées femmes : telle est, du moins, la « case » cochée sur leurs papiers d’identité, mais elles se choisissent dans un rôle de genre qui ne correspond pas aux stéréotypes attachés à leur sexe. Elles choisissent un devenir-femme empreint de traits attachés au genre masculin.

Pour Tyrion, la sagesse est un rempart contre la tentation de faire délirer la nature . Le savoir protège des illusions.

L’asile de l’ignorance, c’est ce Dieu imaginaire que les hommes inventent pour donner un sens à ce qu’ils ne comprennent pas. Le remède ? Le savoir. Seule la connaissance fera obstacle à de telles chimères. Spinoza sive Tyrion.

Ser Davos nous enseigne la leçon suivante : les dieux sont des inventions forgées pour apaiser l’angoisse de ceux qui redoutent le néant.

La religion permet de consoler l’homme tourmenté par sa finitude en faisant croire qu’au-delà du mur qu’est la mort se trouve une vallée de joie éternelle.

Nietzsche :  Un faible n’est pas appelé tel parce qu’il ne peut, dans le cas de notre exemple, laisser libre cours à sa joie de danser. S’il est faible, c’est parce qu’il transforme son incapacité en vertu, plutôt que de l’assumer en toute lucidité.

Voilà ce qu’est la religion pour Nietzsche : la consolation mensongère et criminelle des faibles contre les forts.

le paradoxe du jugement moral : celui qui blâme retourne sur un tiers la propre haine qu’il a de lui-même, sa propre impuissance soit à assumer ses pulsions, soit, les ayant assouvies, à les accepter.

la valeur du réel. Est-il nécessairement préférable à l’illusion si celui-là est douloureux tandis que celle-ci est consolante ? Pourquoi préférer le réel ?

Hobbes est sans appel : la nature humaine est fondamentalement marquée par la violence. L’homme est un loup pour l’homme.

Pour survivre à Westeros, il convient de ne se confier à personne.

Sansa : Élève de Baelish (personnage de la série)  ou de Hobbes, elle a compris qu’elle doit affronter la loi du plus fort, dans cet état de nature et prendre sa place par la force – et la ruse peut être une force.

Il n’y a pas de justice. À l’état de nature, seule règne la loi du plus fort.

Quel type d’État peut et doit apparaître pour assurer la finalité qui commande à son apparition, à savoir la préservation de la vie ? La réponse de Hobbes est claire : seul un État absolu peut répondre à la fonction qui est celle du politique. Seul un État où le souverain commande de façon absolue peut assurer la coexistence pacifique des individus qui le composent.

Machiavel : Chacun comprend combien il serait louable pour un prince d’être fidèle à sa parole et d’agir toujours franchement et sans artifice. De notre temps, néanmoins, nous avons vu de grandes choses exécutées par des princes qui faisaient peu de cas de cette fidélité et qui savaient en imposer aux hommes par la ruse.

En théorie , la fidélité est une vertu, dans les faits , elle est le moyen le plus sûr de se détruire, car dans la mesure où les autres ne sont pas honnêtes et ne manqueront pas de nous trahir, il faut s’adapter soi-même et savoir entrer dans le mal.

Machiavel donne un second conseil : tâcher toujours de dissimuler notre infidélité sous des apparences de vertu. Autrement dit : il faut savoir manquer à sa parole tout en trouvant des raisons qui semblent objectivement le justifier.

Il est amusant d’ailleurs que Machiavel illustre son propos en utilisant des animaux. Et qu’ainsi, il invite le Prince à se faire renard et lion pour effrayer le loup. Bref : il faut être un Lannister (dont l’emblème est le lion) plutôt qu’un Stark (dont l’emblème est le loup). CQFD.

Cersei Lannister ne semble pas concernée par la morale, c’est-à-dire par le souci de faire le bien. La politique exige, selon elle, le renoncement à tout idéal moral au nom d’un pragmatisme lucide.

Autre écho kantien chez la jeune Targaryen : son parcours sur le continent d’Essos ressemble à la progression des Lumières. Elle aborde les villes et les conquiert sans violence mais en éclairant les populations asservies. Astapor, Qarth, Yunkaï et Meereen, les villes tombent les unes après les autres, de l’intérieur et non par une conquête extérieure

Lire « Pourquoi Game of Thrones est une série philosophique » https://www.lesinrocks.com/2016/01/25/cinema/game-of-thrones-qui-montera-sur-le-trone-de-fer-11800609/

 

 

 

4 Replies to “Chaillan, Marianne «Game of Thrones, une métaphysique des meurtres» (2016)”

  1. Justement, ce qui fait le succès de la série est cette association d’Heroic Fantasy et des Rois Maudits (auxquels il faut ajouter Machiavel et les histoires de tous les grands royaumes, émaillées de crimes et de conspirations, car le pouvoir salit jusqu’aux puissants des temps présents).
    Il y a du Sartre avec Les mains sales. Faut-il demeurer fidèle à une cause en gardant les mains propres quitte à la rendre purement théorique, ou bien souiller de sang ses mains pour faire aboutir un idéal quitte à le trahir…

    Dans le monde de ceux qui sont pris dans le tourbillon du pouvoir, même sans le vouloir, la question se résume souvent à tuer pour n’être pas tué soi-même.

  2. J’adore la série et je n’ai pas encore « lu tous les livres », contrairement à Mallarmé.
    De plus, dans un supplément d’un magazine HS, j’avais eu l’occasion de voir un article reprenant les principaux points de l’équivalent chez Harry Potter.
    Ce livre avait titillé ma curiosité, mais il faut choisir : beaucoup lire ou lire et écrire… Je ne puis me passer d’écrire. D’où des absences internautiques…

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