Albert, Françoise «Ombres et lumières» (2019)

Albert, Françoise «Ombres et lumières» (2019)

Femme de Gilbert Albert : joaillier d’art suisse né à Genève le 30 septembre 1930 et mort le 1er octobre 2019. Il est le joaillier le plus récompensé des Diamonds International Awards. Connu pour ses compositions à la fois baroques et savantes, il n’hésite pas à utiliser les matériaux habituellement ignorés par la joaillerie classique (scarabées, os de dinosaures, météorites). Il est également connu pour ses bijoux « ready-made », œuvres proches de l’esprit de Marcel Duchamp et auxquelles il consacre un ouvrage, Coups de cœur – coups de griffes, paru en 1996

Résumé : Françoise Albert livre ses souvenirs de presque quarante ans de vie aux côtés de Gilbert Albert, le célèbre joaillier d’art suisse, qui nous a quittés le 30 septembre dernier : « Il me semblait utile de relater quelques grands événements vécus ensemble, que ce soit de grandes expositions à l’étranger ou la vie quotidienne à Genève ou à Zurich. Chaque jour nous apporta son lot de surprises, de joies, de bonheurs, de découvertes et d’expériences. »

Editions Slatkine – Genève – 12.11.2019 – Relié – 184 pages

Mon avis : Un grand merci aux Editions Slatkine d’avoir rendu hommage à ce créateur de génie (et de mettre en lumière la ville de Genève par la même occasion) par la voix de sa femme Françoise . Un grand merci à elle d’avoir éclairé l’arrière  (et non l’envers) du décor.

Je pense que pour bon nombre de Genevois et surtout Genevoises, Gilbert Albert incarnait la beauté, la création, la flamboyance.  J’ai grandi accompagnée par ses créations. J’ai reçu sa fameuse bague à billes (en argent martelé) pour fêter ma licence universitaire, une bague crée par lui pour mes fiançailles, et mon alliance est une G.A. Autant dire qu’il est toujours avec moi.

Françoise Albert nous parle de son mari, elle nous montre – si besoin était – sa gentillesse, son implication, son gout de la beauté, et le tout en insistant sur sa simplicité et son humanité. Et cela confirme ce que j’ai toujours ressenti. Alors qu’il était l’un des plus grands créateurs de son époque (il a reçu à dix reprises un « Diamonds International Award », l’Oscar de la joaillerie mondiale) il a fait une gamme de bijoux qui était accessible à la plupart des gens (les bagues à bille en argent) et des créations époustouflantes pour les plus fortunés. Il a montré son attachement à la nature en la faisant rayonner de tous ses feux (Pierres précieuses, semi-précieuses, fossiles). Il a également offert des feux d’artifices à la belle ville de Genève et contribué à faire connaitre Genève et ses créations à l’International. Dans son magasin de la Corraterie, il lui arrivait de s’occuper personnellement des clients et peu importait le montant de l’achat, il était là, aimable et à l’écoute.

Merci à Françoise Albert de nous avoir emmené dans ses bagages et de nous avoir fait vivre ses expositions internationales et locales, ses joies et ses déceptions.

Pour moi, depuis la fermeture de son magasin, la rue de la Corraterie ne mérite plus le détour que je faisais systématiquement pour « le plaisir des yeux », parfois pour acheter une petite bille à 30 frs pour assortir ma bague à mon pull… Merci à ce génial créateur de m’avoir offert ses créations et son amour du beau. Et merci à sa femme de lui avoir rendu hommage de cette si jolie manière. « Ombres et Lumières » est le titre de ce livre. Merci à celle qui est restée dans son ombre de faire resplendir une fois encore la lumière de ce joaillier d’exception.

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