CHAMOISEAU Patrick « Hypérion victimaire – Martiniquais épouvantable »

CHAMOISEAU Patrick « Hypérion victimaire – Martiniquais épouvantable »

Résumé : Une nuit en Martinique 2 truands de bas étage braquent un automobiliste et le forcent à participer à leurs casses. Or ce conducteur s’avère être un tueur…
« Le commandant fut happé par l’idée que, dans une ironie malencontreuse du sort, il était en train de vivre ce qu’il avait ardemment désiré au fil de sa longue et monotone carrière : la rencontre avec un tueur considérable, une bête de sang demeurée inconnue des forces de police. Et c’était là, durant la merde de ce vendredi 13, ultime nuit de garde de sa longue carrière, qu’il découvrait son existence, et qu’il se retrouvait soumis au bon plaisir de ce que la Martinique avait sans doute produit de plus épouvantable… »
Tenu captif, le commandant de police écoute le récit hypnotique du tueur. Car tant que la confession dure, la mort est tenue à distance.
Mon avis : Cela faisait un moment que je ne m’étais pas immergée dans l’univers de l’auteur de Texaco.. Dépaysement total.. et langue si belle, si imagée et poétique par endroits.
Pour un voyage c’est un voyage… Lors de sa dernière nuit avant de partir à la retraite  un Inspecteur de police va rencontrer son rêve.. qui se révèlera être proche du cauchemar : rencontrer un tueur en série.. Ce qui est désagréable c’est qu’il ne se sent pas si éloigné que ça du personnage en question…  Tenu en joue par le tueur, l’inspecteur va écouter le récit de la vie du tueur, qui se confesse et se confie à lui. Il sera tenu d’écouter ses confidences, de vivre ses aventures et ses motivations.. mais il croisera au fil des heures des personnes qu’il aurait souhaité de jamais voir mêlées de près ou de loin à cette histoire.. Il se sentira de plus en plus proche du tueur, qui révèlera toute sa part d’humanité malgré ses actes d’une rare violence..
C’est une Martinique glauque et délinquante qui s’offre à nos yeux, bien loin de la carte postale touristique, mais elle n’occulte pas l’amour des protagonistes pour leur belle île.  Nous pénétrons dans la nuit des trafics, du viol, du meurtre, des chantages et de la drogue, de l’alcool, de la dépravation. Nous vivons une expérience avec des jeunes à la dérive, une confrontation entre deux mondes ; paradoxalement le monde du tueur et celui du policier sont bien plus proches qu’on ne pourrait l’imaginer. Les valeurs se rattachent parfois plus à des modes de vie et des générations qu’à autre chose. Un roman aussi sur la solitude, sur les dégâts que cause la solitude et le manque de confiance et de contact entre les êtres. Le sens de la vie vu par le tueur et par son otage.  Un polar noir entre psychopathe et victimes de la drogue, entre parents et enfants, entre adultes et jeunes, sur fond de massacre et de poésie, d’amour du beau et des valeurs et violence bestiale.. Deux justiciers de genres bien différent s’affrontent, pour l’amour d’une île, d’un futur plus ouvert, avec la crainte que les valeurs soient détruites par les visions faussées par les drogues, la misère, la dureté de la vie.
Extraits et citations :
« Inspectère, je suis un ami de la mort, ce qui ne veut pas dire que je n’aime pas la vie. En fait, c’est par la mort que la vie trouve la vie… en fait. (Extrait de l’enregistrement du tueur)   Un monstre au pistolet d’argent –
« C’est pas que je veuille te choquer, inspectère, mais le problème c’est que je n’aime pas la jeunesse. Je dis jeunesse mais peut-être que j’abuse, et qu’il faudrait la précision. En fait, je n’aime pas la jeunesse de maintenant…
« Cette voix lui paraissait être un souffle de miel dans un clapotis d’eau de source et de feuilles mouillées ; ou alors un soupir mélodique, aux extensions improvisées mais qui, à la manière d’une mélodie de Bach, n’arrêtait pas d’entremêler des lignes de fuites diffuses »
« je commence par expliquer que je ne suis personne, pour la bonne raison que je suis sans doute déjà mort en moi-même »
« La sincérité n’intéresse personne. On la voit, on l’entend, on fait ce que l’on peut avec mais elle n’intéresse pas. Pourquoi ? Parce que la sincérité relève de l’innocence, elle fait partie de l’innocence. Quand on est innocent on l’accueille sans même la distinguer, mais quand on ne l’est pas, quand on n’a plus la moindre maille d’innocence, on l’empoigne comme on le ferait d’une faiblesse ou d’une sorte d’égarement, ou alors on la fuit à toutes jambes. La sincérité est vraiment terrifiante pour celui qui l’entend et qui n’est plus un innocent. »
« pour moi, papillon des campagnes, la ville est une fleur, nauséabonde, carnivore, tueuse d’âme et de vertus, mais avec, comme toutes les fleurs démones, un parfum singulier auquel il faut avoir goûté. Et à bien y réfléchir, inspectère, les choses les plus belles, excitantes, agréables, sont souvent enchâssées dans des océans de merde, ou de piments si tu préfères. Toutes les merveilles dans toutes les merdes, c’est cela la vie, et rien d’autre ! Seulement, c’est ce mélange indissociable de merde et de merveille qui fait l’extraordinaire du vivre et du mourir. »
 « la terreur quand ils se mettaient à prendre l’envol autour de moi. Ce n’est jamais le même parfum, mais c’est toujours la même terreur … »
« Mais tout cela semblait se perdre dans l’indifférence de la poussière et l’inconstance du vent, pour lui laisser en finale ce sentiment d’inutilité raide que procure l’interminable charroi de l’eau dans un panier à mailles »
« Il pensa à la théorie d’Einstein à propos de la relativité du temps et de l’espace, et se rendit compte à quel point il ne disposait plus d’aucune perception de ces notions. Ce qui lui arrivait paraissait suspendu dans un ailleurs, ou plutôt un nulle part, où la totalité de sa vie se tenait d’un seul bloc et dans un fourmillement de détails foudroyants. De plus, l’abîme insondable de sa mort semblait avoir déjà tout aspiré dans une absurdité désespérante »
« Il s’efforça de mettre de l’ordre dans ses pensées, de chasser cette envie d’injurier le sort ou de se lamenter sur l’injuste absurdité de sa situation. Pourtant, il avait beau écarter ce fait de son esprit, il lui revenait à chaque fois avec l’aigu fixe d’une lancinance : c’était sa dernière nuit en tant que commandant de police, après plus de quarante-cinq ans de carrière, et c’était celle où il allait mourir »
« Dans quelques minutes, ce serait l’ambiance de nuit. Une atmosphère toujours étrange dans laquelle la ville de jour s’assoupissait (remisait ses vols à la tire, combats de marché, cambriolages des milieux de matinée et des chaudes après-midi), pour laisser place à l’imprévisible apaisement de la nuit qui pouvait se dérouler dans le calme et la monotonie, ou vous exploser à la figure, dans tous les sens, avec force de tracasseries aussi violentes que de petits poisons »
« Quand, avec l’âge, son sommeil avait commencé à se raccourcir, ou même à disparaître, et qu’il avait pris coutume de s’avachir durant des nuits entières devant les cent vingt chaînes du Canalsatellite, et que le monde se déversait en lui, il en sortait avec le même sentiment, la même amertume qu’au bout d’une nuit de permanence : rien n’était assuré, rien n’était clair, tout était possible, de grandes libertés ouvraient la voie à de grandes régressions, des misères et des oppressions moyenâgeuses extrêmes surgissaient dans l’avancée des techniques et les aspirations convulsives à la consommation. Le difficile était alors de retrouver une âme, un fondement, une certitude praticable pour son métier de policier »
« Il ne fallait surtout pas exister devant lui pour éviter le moindre accroc dans le voilage de ses délires qu’il déployait à l’infini »
« Sans doute avait-il pris alors quelque distance avec sa fille, la visitant brièvement, lui parlant moins, l’oubliant deux-trois semaines sans y penser, puis revenant vers elle pétri de culpabilité et de ce sentiment qui ne savait rien des mystères de l’amour. Quand il décida de l’aimer, et qu’il se rendit compte qu’il l’aimait déjà, qu’il l’avait toujours aimée »
« Son cœur battait une sorte de calypso, non parce qu’il se trouvait en face d’une de ces catégories de tueur qu’il avait toujours espéré affronter, mais parce qu’un certain nombre de souvenirs se bousculaient dans son esprit. Un petit cyclone s’était soulevé dans sa mémoire »
« Moi, j’ai lu la Bible avec un esprit toujours à la verticale, qui ne confond pas les cocos et les abricots, ni une croix en or avec une création divine, et donc je peux te dire que dans la Bible il y a un langage : c’est-à-dire une manière de voir le monde, de prendre le monde, d’avaler le monde, et de se faire avec le monde. C’est pas clair mais c’est comme ça que je le sens »
« Ça veut dire que si l’homme a un langage, c’est que le langage constitue la partie la plus élevée de l’homme, juste après son âme, et donc que si l’animal primordial est devenu un homme, ce n’est pas parce qu’il s’est mis debout, qu’il a dû être véyatif contre les intempéries, ou que ses connexions neuro-mémoirielles se sont mises à faire des petits, c’est parce qu’il y a eu le mystère du langage »
« je crois que le langage a aidé le préhumain à se mettre debout, il l’a aidé à faire des outils, à lancer des signes et des symboles, à conserver ses mémoires, à augmenter les associations de ses neurones, tout comme ces choses-là ont permis en retour au langage de se consolider. C’est ça le mystère d’en-dedans ! Et donc, je mesure l’humanité d’un homme à la beauté de son langage, pas les belles paroles, les fioritures, les enjolivures et autres fanfreluches de badjoleur, non, la parole qui a un son de roche, que l’on sent encore toute ruisselante d’une âme, toute palpitante d’un cœur, tout énergique des émotions qui la transportent ! »
« ils ne savaient pas que le créole était une vraie langue, aussi belle et somptueuse que le français dans son histoire latine, mais grâce à eux nous avons conquis un langage, une décision de notre parole entre créole et français, avec créole et français, et nous le distillons maintenant comme deux jeux de lumière, et c’est là que se porte et se transporte une bonne part de notre humanité »
« Je sais aussi quand mon esprit s’élève et qu’il embrasse la toute-puissance, car les mots et les langues me viennent de partout, comme les pépites d’un vaste trésor commun. J’en ai pu repérer quelques-unes : le bengali, le grec, le lingala, l’éwé, le sango le pachtoune, le baloutche, le lao et le tamoul…, Sanctum Sanctorum !… »
« … Si bien qu’à les entendre parler, à les voir se tenir dans leur corps, tu comprends très vite qu’ils ne sont ni dans le réel ni dans l’humanité : qu’ils sont retombés, et c’est là notre malheur, inspectère, retombés quelque part sur le petit sentier mal défini qui s’éloigne de l’animal et qui s’en vient vers l’homme »
« je me posais la question de « l’âme », pas la farandole des ravets d’église, je veux parler de cette chose évidente que l’on voit dans les yeux de quelqu’un qui a une personne en elle, car tu peux avoir un quelqu’un qui n’est qu’un quelqu’un, sans personne à l’intérieur, mais quand tu vois cette petite lumière de lame, c’est que tu as une personne – une vraie personne ! – là-dedans et en face de toi ! Moi, je vois toujours quand il y a une âme, et donc, bien que consterné par leur langage, je m’accrochais de temps à autre aux bords de leurs paupières, à la pointe charnière de leurs cils, et qu’est-ce que je voyais inspectère, qu’est-ce que je voyais qui me plongeait dans le dubitatif et la sidération ? Je voyais un semblant de lumière, et j’étais forcé de me dire que ces créatures-là avaient quand même une âme… […] »
« je me suis senti vraiment dérespecté ! J’ai perçu l’abîme qui s’ouvre en-dessous de nos vies quand le respect n’est plus de mise. C’est comme si un barrage s’était rompu et qu’alors la voie était devenue libre pour la bêtise, l’idiotie, la grossièreté, l’inintelligence, l’injure, le mépris, l’animalité, et toutes les formes de ces involutions actives »
 « j’entends, une sensation que je perçois, une saveur que je goûte, et tout cela en même temps, c’est à la fois terrifiant et infiniment agréable »
« Soûlé par tant de science, je me dis qu’il était sans doute allé à l’Université, ou alors qu’il avait fumé le tiers d’une encyclopédie, mais je restais vraiment estomaqué de découvrir un semblant de culture et de connaissance dans ce qui n’était pour moi qu’une poubelle ambulante »
« moi je suis un intuitif. Toi, tu es sans doute un homme de raison et de mathématique, moi je suis du monde de la nuit, de la poésie et de l’intuition. C’est une forme de connaissance, inspectère, qui dépasse l’instinct, surplombe le raisonnement, et s’accorde au grand océan de l’esprit. Dans le grand océan de l’esprit, il n’y a pas, comme tu le crois, l’instinct et l’inconscient à la base, la conscience et la raison au sommet. L’esprit est un océan, sans devant ni derrière, sans haut ni bas, une entité complexe que seuls les poètes, les artistes, les divins et les fous savent mobiliser dans sa totalité. Les savants, les raisonneurs, les rationalisateurs ne sont que les petites vagues de l’océan, peut-être même son écume dérisoire. L’océan de l’esprit sait qu’il y a de l’invisible, de l’inconnaissable, du hors d’atteinte de la pensée, que l’ombre et la lumière sont de même nature, que ce qui est dissocié est avant tout relié, et que ce qui nous semble relié ne vit au plus profond que par des dissociations. »
«je crus que j’avais vraiment touché le fond, sans me douter encore que le pire, et plus encore – le dépassé pire –, était à venir dans le déroulement de cette nuit, laquelle par bien des instants me paraissait échouée dans une éternité… »
 « Que peut-il exister comme solidarité, compassion, respect, amitié, fraternité, famille, élégance paternelle, profusion maternelle, vigilance d’une grand-mère et sympathie d’une tante, quels restes ou quel possible quand à l’orée de la vie il n’y a pas eu d’amour ?! C’est comme si on sortait de la nuit primordiale pour s’avancer dans une lumière qui n’aurait pas été fécondée par la grâce d’une aube ! »
« Les poètes trouvent des chemins dans le réel là où il n’y a pas de chemin, ils cheminent au gré des fulgurances, ils saisissent la fulgurance tu comprends, et le chemin se crée là où il n’y a pas de chemin ! »
« J’en arrivais à me dire qu’ils n’étaient coupables de rien, que c’était ce pays, ce monde, cette époque, qui les avaient démantelés de cette sorte, et que nous, adultes, étions responsables d’eux, et de ce fait assurément coupables, et en tout premier lieu. »
 « L’enfance, c’est toujours un abîme insondable où s’est amorcé (et empilé) tout ce qui a fait (et qui fait encore) ce que nous sommes aujourd’hui. Voilà : l’enfance est la source et c’est le réceptacle ultime ! Elle détermine ce que tu es dans chacun de tes âges, et chacun de tes âges te la transforme à fond ! C’est pourquoi l’enfance est infinie, on peut passer sa vie à essayer de la comprendre, et cela sans jamais l’épuiser, car elle vit en nous, inspectère, et continue de se réaliser à mesure que nous changeons et que nous nous transformons »
« c’est ton enfance qui t’enseigne ce que peuvent dire les ombres de ton existence et ce que chante la lumière de ta vie ! »
 « Car le visage reflète avant tout l’esprit, inspectère, et je dirais même qu’il reflète l’âme. Or, je te le dis en tranquille confidence, mon âme est d’une sorte multiple, inspectère. Elle peut être minérale, végétale, animale, boueuse, fibreuse, métallique ou liquide »
« l’amour est le plus étrange des sentiments, non seulement il peut changer le monde, et tenir en respect la plus puissante des existences, mais c’est comme une lumière instable qui flamboie, qui diminue d’intensité, sans même que l’on s’en aperçoive, mais le pire, c’est que brusquement il peut muter, se transformer en amitié, en vague indifférence, en attachement lointain… C’est étrange, les mutations de l’amour, inspectère ! Votre passion qui soudain devient comme votre sœur ou votre mère, ou qui soudain vous paraît aussi désenchantée qu’un marigot sans crapauds et sans lune !… »
« Pas de colère, pas de désespoir, pas de rage animale, pas de sentiment d’impuissance, seulement la pétrification glaciale qui était quelque chose que je ne connaissais pas »
« Alors deux choses : ou tu vas à la colère, ou tu vas à la philosophie ! C’est comme ça que naissent les philosophes, inspectère, je veux parler des vrais, quand ce qu’il y a à vivre ou à penser n’est pas possible d’être vécu ou d’être pensé. C’est bon qu’ils soient là, très inutiles mais très précieux, inspectère, car sans philosophie, il ne nous reste que la colère, la colère, inspectère, et le problème de la colère c’est qu’elle est très utile, désinfectante, prophylactique, radicale, reptilienne et donc très peu philosophique »
« Je m’en allai discrètement au volant de ma japonaise à deux cylindres avec le cœur incendié, voire démantelé comme un corail au demain d’une tempête »
« Avant de m’en aller, je lui expliquai ce qu’était la vie, comment elle devait être honorée, respectée, et comment tout être vivant était une merveille que tôt ou tard la mort allait engloutir, c’est pourquoi juste avant cet engloutissement, il nous fallait déployer du respect de soi, des autres, des animaux, de la lumière, des femmes, surtout des femmes, de tout ce qui existait, et nous tenir debout au milan même de cette célébration »
…  « mais je vous avertis je serai responsable de rien, et que personne ne vienne me parler du Code pénal, car le Code pénal quand je suis chez moi, il est suspendu, niveau zéro, et il sèche tout seul là où il est pendu !… »
… « savait combien il pouvait y avoir de l’humanité dans le regard d’un animal, n’importe lequel, mais là, dans les yeux de cet homme, l’animalité pure, le végétal obscur, le minéral profond, l’opaque phylogenèse, étrangère, inatteignable, incomprenable, se devinait dans une concentration inouïe. »
…  « évaluaient les mouvements de son sang, décomptaient les battements de son cœur. Il s’était retrouvé mis à nu avec une intensité des plus insupportables »
« Vous n’avez pas été présent, vous n’avez pas été attentif, vous avez manqué de dignité et de respect, car c’est à travers ses enfants que se reflète le mieux ce que l’on est, ce que l’on sait, ce que l’on fait de la grâce, du ménagement, de la délicatesse, de l’attention soucieuse qui s’élève bien au-delà de soi »
« le bien n’était pas au nord, ni en haut ; le mal n’était pas au sud, ni en bas. Ils étaient en fait nulle part, juste comme le vent qui allait et venait, emmêlait les parfums et les douleurs, les levers de soleil et les longs crépuscules, l’odeur d’algue de l’iode et les épouvantes des cadavres qui pourrissent. Cette idée, sans doute pour une toute dernière fois, le fit pleurer » …

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