May, Peter «Les Disparues de Shanghai» (2006)

May, Peter «Les Disparues de Shanghai» (2006)

Série chinoise Tome 3 – «Les Disparues de Shanghai» (2006)

Résumé : Les corps mutilés et démembrés de dix-huit femmes sont découverts sur un chantier à Shanghai. Appelé spécialement de Pékin pour mener l’enquête, le commissaire Li Yan découvre l’un des plus terrifiants catalogues de tueries jamais mis au jour. Une fois encore, et malgré leur relation explosive, il fera appel au talent de la pathologiste américaine, Margaret Campbell, pour identifier les victimes. Rapidement, ils s’aperçoivent que celles-ci ont probablement été découpées vivantes et qu’ils ont affaire à un monstre… Dans l’atmosphère humide et automnale d’un Shanghai à la fois futuriste et vétuste, pour se rapprocher du psychopathe, Li Yan et Margaret Campbell mettront de côté leurs difficultés personnelles pour déployer tout leur talent et faire face à leurs pires cauchemars

Mon avis : Dans tous les styles, j’aime bien cet auteur ! Troisième enquête chinoise du couple sino-américain. Les rapports entre Li Yan et Margaret sont toujours aussi complexes. De fait ils le sont encore plus qu’avant depuis qu’une jolie chinoise vient mettre son grain de sel. Pékin et Shanghai : deux villes si différentes… Dans un contexte très glauque, Li Yan essaie de mener l’enquête, mais le «Parti» est encore bien en place et le trafic d’influences est bien présent. Beaucoup aimé ce roman policier qui mêle enquête, mentalités différentes, difficultés de s’aimer par-delà les cultures. La complémentarité entre les découvertes du médecin légiste et des policiers est très présente dans ce livre et les techniques exposées sont toujours passionnantes. Décidemment, que ce soit dans les séries télévisées ou dans les romans, j’adore les médecins légistes…

Extraits :

Le diable est peut-être dans le détail, mais on y trouve aussi la vérité, disait-il.

Margaret n’avait jamais compris le concept irlandais de la veillée mortuaire – célébrer la vie, plutôt que pleurer la mort. Comment pouvait-on célébrer une vie qui n’était plus, quelque chose qui avait été plein d’énergie, d’espoir et de chaleur…

proverbe : le clou qui dépasse est le premier à recevoir un coup de marteau.

Le pont des Neuf courbes. Pour éloigner les mauvais esprits. Apparemment, ils ne savent pas prendre les virages, ….

Si un Chinois doit tomber amoureux d’une Américaine, il ne va pas choisir une brune aux yeux noirs. La Chine en est pleine.

– Shanghai était la ville la plus cosmopolite du monde. Les gens venaient de partout. On y trouvait de tout, des espions nazis aux bandits philippins, en passant par les princes arabes et les maharadjas.

Oh, et toi, ça ne te fait rien de perdre la face ? C’est bien toi qui m’as fait venir ici, non ?

– C’est toi qui me fais perdre la face, dit-il, furieux.

– Et voilà le problème ! Une histoire de face ! Garder la face ou perdre la face ! C’est tout ce qui vous importe, bon Dieu !

Elle n’avait pas d’autre choix que celui de se laisser porter par le courant. Dieu sait sur quelle rivage elle échouerait. Ce n’était pas la peine de lutter.

Elle était assez secrète ; elle ne racontait pas grand-chose. Plutôt du genre à laisser sa vie privée à la porte avant d’entrer. C’est peut-être pour ça qu’elle était si populaire. Elle ne se liait pas assez avec les gens pour se fâcher avec eux.

En Chine, le temps est mesuré avec calendrier lunaire et mouvement du soleil. Un an a trois cent soixante-cinq jours et un quart. Tout est cycle de soixante. Soixante jours, soixante mois, soixante ans. Chaque an est cinq périodes de soixante jours, plus cinq jours.

– C’était comme si une fissure s’était ouverte dans sa carapace de courage et que la mort y avait glissé un doigt. Pendant un moment, elle avait perdu courage.

Elle regarda ses mains, y discerna les premières traces de l’âge – la peau qui devenait plus fine, les articulations plus saillantes, les ongles plus épais, les lunules plus pâles.

 

 

 

 

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