Lenormand, Frédéric : « Le Carnaval des assassins» (2016)

Lenormand, Frédéric : « Le Carnaval des assassins» (2016)

Les mystères de Venise – Une série policière à Venise au XVIIIème siècle – Tome 6

Résumé : Quand la Sérénissime République apprend que le nouvel ambassadeur du Monténégro a été assassiné à Trieste avant même d’avoir atteint la lagune, elle confie l’affaire à son meilleur espion, Ottorino, secondé par Leonora et Flaminio. Hélas, le malheureux émissaire du doge est tué à son tour sous les yeux de nos héros, qui décident de rentrer poursuivre l’enquête à Venise. Flaminio se fera passer pour l’ambassadeur auprès des Monténégrins, installés dans un palais gothique où tout n’est que secrets, luxe et intrigues. De fêtes costumées en batailles de gondoles, il faudra toute l’ingéniosité de Leonora pour dénouer les fils d’une énigme périlleuse, entre canaux et campaniles.

Mon avis : Retrouvé avec plaisir Leonora, mais ce n’est pas mon tome préféré… Oui ce fut un moment agréable de lecture – je ne vais pas bouder mon plaisir – mais je l’ai trouvé moins fantaisiste et moins pétillant que les précédents ( plus « Perrier » que « Champagne » mais frétillant quand même). Mais j’attends mon prochain rendez-vous vénitien avec impatience quand même… Et comme toujours j’apprécie de découvrir des pans de l’histoire que je ne connais pas toujours bien. Peut-être un petit manque de Venise… et j’aime aussi les personnages secondaires qui sont peu présents cette fois… mais il faut bien changer parfois pour avoir le plaisir de les retrouver la prochaine fois… Et surtout, ceux qui ne connaissent pas les aventures vénitiennes de Leonora, attaquez par le tome 1 !

Extraits :

Ce petit pays montagneux situé sur l’autre rive de l’Adriatique était une théocratie gouvernée par un moine, principalement pour cette raison que les religieux avaient longtemps été les seuls Monténégrins à savoir lire. Cela pouvait sembler une bizarrerie, mais de l’opinion de l’inquisiteur comme de tout bon Vénitien, l’ensemble des régimes politiques autres que les belles républiques aristocratiques dominées par une caste héréditaire de négociants paraissaient farfelus et archaïques. Leonora demanda pour quelle raison la Sérénissime s’inquiétait d’un si modeste Etat gouverné par un homme d’Eglise. C’était que le modeste Etat jouait un rôle dans une partie de carte internationale où il n’existait point de couleur sans valeur.

– Je suppose qu’ils ont prononcé le nom d’un métal moins prisé que l’or ?
Il y avait en effet du Plomb dans l’air.

Ils imaginèrent les avenues de Vienne, son architecture, ses fastes, les élégantes, l’opéra, le chocolat viennois, les viennoiseries croustillantes et dorées…

La pièce d’or qu’il avait versée dans ce but avait constitué le seul aspect brillant de l’inhumation.

L’homme était le principal accessoire d’une femme, de même que le châle rabattu sur les cheveux et les souliers à semelle rainurée qui ne glissent pas sur les pavés mouillés.

Avec la politique, on s’arrange toujours ; avec l’argent, on ne plaisante pas !

 

 

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