Follett, Ken Trilogie «Les Piliers de la Terre» 3 tomes (1990 -2017)

Follett, Ken Trilogie «Les Piliers de la Terre» 3 tomes (1990 -2017)

Follett, Ken Trilogie  « Les Piliers de la Terre » (1990 -2017)

Tome 1 : Les Piliers de la Terre : (Stock 1990 / Livre de poche 1992 – 1 056 pages)

Résumé : Dans l’Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. Les fresques se peignent à coups d’épée, les destins se taillent à coups de hache et les cathédrales se bâtissent à coups de miracles… et de saintes ruses. La haine règne, mais l’amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.
Abandonnant le monde de l’espionnage, Ken Follett, le maître du suspense, nous livre avec Les Piliers de la Terre une œuvre monumentale dont l’intrigue, aux rebonds incessants, s’appuie sur un extraordinaire travail d’historien. Promené de pendaisons en meurtres, des forêts anglaises au cœur de l’Andalousie, de Tours à Saint-Denis, le lecteur se trouve irrésistiblement happé dans le tourbillon d’une superbe épopée romanesque dont il aimerait qu’elle n’eût pas de fin.

Mon avis : C’est l’histoire des bâtisseurs de Cathédrales au XII° siècle  que j’ai lu à sa sortie … dévoré et adoré. Mais que j’ai du attendre longtemps la suite !!!

Tome 2 : Les Piliers de la Terre : 2. Un monde sans fin (Robert Laffont 2008 /  Livre de poche 2010 – 1 344 pages)

Résumé : 1327. Quatre enfants sont les témoins d’une poursuite meurtrière dans les bois : un chevalier tue deux soldats au service de la reine, avant d’enfouir dans le sol une lettre mystérieuse, dont la teneur pourrait mettre en danger la couronne d’Angleterre. Ce jour lie à jamais leurs sorts… L’architecte de génie, la voleuse éprise de liberté, la femme idéaliste, le guerrier dévoré par l’ambition : mû par la foi, l’amour et la haine, le goût du pouvoir ou la soif de vengeance, chacun d’eux se bat pour accomplir sa destinée dans un monde en pleine mutation – secoué par les guerres, terrassé par les famines, et ravagé par la Peste noire. Avec Un monde sans fin, Ken Follett nous offre une nouvelle fresque historique aussi séduisante et captivante que Les Piliers de la Terre, cette superbe épopée romanesque qui avait pour cadre l’Angleterre du XIIe siècle.

Même lieu, même suspense, même souffle. Le résultat est à la hauteur du pari : osé et réussi. Femmes.

Mon avis : Adoré !  Tout comme dans « les piliers de la terre », je me suis laissée entrainer par les personnages… et j’ai lu d’une traite ce gros pavé écrit tout petit.. en regrettant de le poser…

Tome 3 : Une colonne de feu – (Robert Laffont Paru le : 14/09/2017 – 926 pages)

Résumé : La saga des Piliers de la terre et du Monde sans fin, qui a captivé des millions de lecteurs, se poursuit aujourd’hui avec Une colonne de feu, la nouvelle épopée sensationnelle de Ken Follett. En 1558, les pierres patinées de la cathédrale de Kingsbridge dominent une ville déchirée par la haine religieuse. En Angleterre, le pouvoir passe de manière précaire des mains des catholiques à celles des protestants et Elisabeth Tudor devient reine.

Toute l’Europe se dresse contre elle. La jeune souveraine, habile et déterminée, crée les premiers services secrets du pays, afin d’être avertie à temps des complots qui se trament contre sa vie, des projets de rébellion et des plans d’invasion. A Paris, Marie, reine d’Ecosse, proclamée souveraine légitime de l’Angleterre, attend son heure. Jeune femme séduisante et obstinée appartenant à une famille française d’une ambition sans scrupules, elle réunit autour d’elle de nombreux partisans qui intriguent pour se débarrasser d’Elisabeth.

Ned Willard n’a qu’un désir : épouser Margery Fitzgerald. Mais lorsque les amoureux se retrouvent de part et d’autre de la fracture religieuse qui divise l’Angleterre, Ned se place au service de la princesse Elisabeth. En ce demi-siècle tourmenté où l’extrémisme attise la violence d’Edimbourg à Genève en passant par Paris, l’amour entre Ned et Margery paraît condamné. Ned traque l’énigmatique et insaisissable Jean Langlais, espion français à la solde des catholiques, ignorant que sous ce faux nom se dissimule un ancien camarade de classe qui ne le connaît que trop bien.

Elisabeth s’accroche désespérément à son trône et à ses principes, protégée par son petit cercle dévoué d’espions ingénieux et d’agents secrets courageux. Alors comme aujourd’hui, les religions rivales ne sont pas le cœur du conflit. La véritable bataille oppose les adeptes de la tolérance et du compromis aux tyrans décidés à imposer leurs idées à tous les autres – à n’importe quel prix. Ayant pour cadre une des périodes les plus mouvementées et les plus révolutionnaires de l’histoire, Une colonne de feu est l’un des ouvrages les plus captivants et les plus ambitieux que Follett ait écrits à ce jour.

Il saura séduire les admirateurs de longue date de la série de Kingsbridge aussi bien que les nouveaux venus dans son univers.

Mon avis : Dommage que la trilogie soit finie. J’ai adoré de bout en bout. Pas grand-chose à dire à part ça. Une manière bien agréable d’apprendre/ de réviser l’histoire. Et comme j’aime beaucoup tant les bâtisseurs de cathédrales que l’histoire de l’Angleterre, avec ces 3000 pages, j’ai été servie… Personnages attachants, pas de temps morts… je suis bonne cliente de ce genre de romans fleuve…

 

Extraits (du tome 3) :

L’ange de pierre qui veillait sur la ville depuis le sommet de la flèche avait aujourd’hui les ailes ourlées de neige, et l’extrémité de leurs plumes avait viré d’un gris tourterelle à un blanc éclatant.

Elle avait appris à ses fils qu’une information pouvait faire la fortune d’un homme – ou le préserver de la ruine.

[…] l’essence même de la religion était la soumission à l’autorité. C’était bien là le problème avec les protestants : ils estimaient avoir le droit de se faire leur propre opinion.

Les Européens ignoraient qu’il y avait des esprits partout, dans les mouettes comme dans le vent d’ouest et les orangers. Et le plus puissant de tous était le dieu du fleuve […]

Quand on lance une chasse aux sorcières, il faut trouver des sorcières.

Voilà comment des femmes telles que Catherine exerçaient le pouvoir, comprit-elle avec admiration. Elles agissaient intelligemment mais discrètement, œuvrant dans l’ombre, pesant sur les événements tout en laissant les hommes imaginer qu’ils exerçaient un contrôle absolu.

Alison McKay avait été hostile à cette robe de mariée blanche. C’était la couleur du deuil en France et elle craignait que cela ne heurtât les gens.

« Quand un homme est convaincu de connaître la volonté de Dieu, et qu’il est résolu à l’accomplir à tout prix, il devient l’être le plus dangereux au monde. »

En présence d’une société raffinée, elle choisissait des expressions qui n’étaient pas tout à fait blasphématoires : elle disait « Palsambleu » ou « Morbleu » au lieu de « Par le sang » ou « Par la mort de Dieu », et « Vertuchou » au lieu de « Par la vertu de Dieu »

 

C’était en grande partie l’inconduite des évêques et de la hiérarchie catholique qui avait mené au protestantisme – étaient-ils donc incapables de s’en rendre compte ?

 

Londres était une petite ville par rapport à Anvers, Paris ou Séville, mais c’était le cœur de la vie commerciale anglaise en pleine expansion.

 

Ils avaient raison d’agir immédiatement. La situation pouvait évoluer rapidement. Un avantage n’avait aucune valeur si l’on ne s’en saisissait pas.

Quel est l’intérêt d’une loi que l’on n’applique pas ?
— De satisfaire tout le monde.

Chaque homme tenait son âme au creux de sa main telle une perle, et s’il la laissait tomber dans l’océan, jamais il ne la retrouverait.

Son sourire s’évanouit comme si elle venait d’apercevoir un rat mort.

Les catholiques ne sont pas les seuls à brûler des gens. À Genève, les protestants ont envoyé Michel Servet au bûcher.

Personne ne l’empêcherait de regagner l’Écosse ou la France. En réalité, elle était prisonnière de l’espoir.

« J’espère que je ne vous dérange pas. » Si vous lui répondiez que si, il annonçait d’un air contrit, « Je n’en ai que pour une minute », puis restait aussi longtemps que cela lui chantait.

Il y avait un trou dans ma vie, une profonde cavité béante qui ne pourrait jamais être comblée.

Mais les morts survivent dans notre imagination. Je pense que telle est la réalité des fantômes.

J’ai appris alors le sens du mot « doux-amer », le goût acide du chagrin et le miel de l’espoir réunis dans un seul fruit éclatant.

Ses pensées suffisaient à son bonheur. C’était souvent le cas ces derniers temps.

Son esprit était pareil à une maison qu’il aurait passé sa vie à meubler. Les tables et les lits étaient les chansons qu’il avait chantées, les pièces de théâtre qu’il avait vues, les cathédrales qu’il avait visitées et les livres qu’il avait lus, en anglais, en français et en latin.


Image
 : La cathédrale de Kingsbridge

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