Parks, Alan « Les morts d’avril » (2023) 496 pages
Auteur : Alan Parks est né en 1963 en Ecosse non loin de Glasgow où il a ensuite fait ses études. Après avoir travaillé dans la musique à Londres où il s’est occupé de promotion artistique et de la direction du label 679 Recordings, il se tourne vers l’écriture.
Passionné par le roman noir et entre autres les œuvres de William McIlvanney et James Ellroy, il projette de dépeindre la ville de Glasgow à travers la série mettant en scène l’inspecteur McCoy et son adjoint Wattie dans le Glasgow des années 1970, sur fond de musique, drogues et gangs, dans la lignée de William McIlvanney.
Série : Inspecteur Harry McCoy (série en 12 tomes prévue) – « Janvier noir » 2017 (tome 1 – Bloody January (2017) – «L’enfant de février » 2020 (tome 2 – February’s Son (2019) – « Bobby Mars forever » 2022 (tome 3- Bobby March Will Live Forever (2020) – « Les morts d’avril » 2023 (tome 4 The April Dead (2021) – « Joli mois de mai » 2024 (tome 5- May God Forgive (2022) – « Mourir en juin » 2025 (tome 6 – To Die in June (2023)
Rivages Thrillers – 08.03.2023 – 448 pages / Rivages Noir poche 01.05.2024 – 496 pages–– ( The April Dead (2021) – Olivier Deparis Traducteur)
Résumé :
Alan Parks nous replonge dans la Glasgow des années 70, et plus précisément entre le 12 et le 22 avril, période durant laquelle l’inspecteur Harry McCoy va avoir fort à faire : des bombes artisanales rappelant le mode opératoire de l’IRA explosent dans Glasgow, un capitaine de la marine américaine nommé Andrew Stewart lui demande de l’aider à retrouver son fils, et son vieil ami Stevie Cooper – criminel patenté – sort de prison et ne semble pas prêt à mettre fin à ses activités illégales.
Et en plus, McCoy a un ulcère. Entre deux gorgées d’antiacide, et de whisky, le lecteur va suivre l’inspecteur alors qu’il essaie de démêler toutes ces intrigues savamment imbriquées.
Mon avis: 🖤🖤🖤🖤🖤
Suspense jusqu’au bout ! Commencé et pas lâché. Il faut dire que j’ai un faible pour le personnage de McCoy, borderline comme à son habitude. On le retrouve en mauvaise posture. Lui qui passe sa vie à boire et fumer, le docteur lui annonce qu’il a un ulcère et qu’il devrait arrêter de boire et fumer…
Et Glasgow est toujours aussi glauque…
Une bombe dans un appartement.. attentat ? On apprend rapidement que la bombe aurait vraisemblablement tué celui qui était en train de la fabriquer… Mais pourquoi ?
McCoy va aider son collègue à y voir plus clair car Watson (Wattie) est pour la première fois en charge d’une enquête… et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est loin d’être à la hauteur…
En prime McCoy va aider un américain à la recherche de son fils disparu… et comme il se doit il va être mêlé à un meurtre pour lequel son ami d’enfance et caïd local est soupçonné.
J’apprécie toujours autant l’inspecteur McCoy, tiraillé entre son boulot et les personnes qu’il connait depuis qu’il était tout môme et qui sont tout sauf fréquentables… L’amitié avec le caïd local est toujours difficile à gérer quand on ne veut trahir ni le boulot de flic ni l’amitié de toujours. Comme dans « Bobby Mars forever » il y a une disparition inquiétante ( celle du jeune américain) et même si l’action se déroule en Ecosse, l’Irlande – l’IRA – est un facteur d’inquiétude. Il faut dire que quand on parle de bombes artisanales au Royaume Uni dans les années 70, on peut difficilement ne pas penser à l’Irlande du Nord.
Je me réjouisse retrouver prochainement McCoy pour la suite de ses aventures…
Extraits:
Glasgow, c’est Belfast sans les bombes.
Situé en face de Greenock, le Holy Loch était une énorme base navale américaine, construite pour l’entretien des sous-marins nucléaires américains.
Un décor de carte postale ou de couvercle de boîte de shortbreads. C’était l’Écosse qu’on voyait à la télé ou dans les films – les paysages, les routes, les petits caboteurs à vapeur allant et venant le long des côtes. Ce n’était pas une Écosse très appréciée de McCoy. Pour lui, la campagne ne signifiait qu’une seule chose : les foyers d’accueil pour enfants. Ils étaient toujours situés à l’extérieur des villes, souvent dans des trous paumés.
– J’ai commencé à fumer pour repousser les moustiques, expliqua-t-elle en agitant sa cigarette en l’air. Et maintenant, je suis à un paquet par jour.
C’était marrant : autrefois, il pensait que les gens comme lui-même, les vies perturbées, étaient l’exception. Il commençait à se dire que sous la surface, toutes les vies étaient perturbées.