Carrisi, Donato «Maléfico» 2015 (Marcus02)

L’auteur : Né en 1973, Donato Carrisi est l’auteur italien de thrillers le plus lu dans le monde. Le Chuchoteur, son premier roman, a été traduit dans vingt pays, a reçu quatre prix littéraires en Italie. Lauréat du prix SNCF du Polar européen et du prix des lecteurs du Livre de Poche dans la catégorie polar, il connaît un immense succès en France aux éditions Calmann-Lévy.
Série Mila Vasquez : Le ChuchoteurL’Ecorchée
Série Marcus et Sandra : Le tribunal des âmes Malefico
Autres romans : La Femme aux fleurs de papierLa Fille dans le brouillard

Série « Marcus » (2ème enquête)
Résumé : Marcus est un pénitencier. Un prêtre capable de déceler le mal enfoui en nous. Mais il ne peut pas toujours lui faire barrage. Sandra est enquêtrice photo pour la police. Elle photographie les scènes de crime. Et ferme parfois les yeux. Face à la psychose qui s’empare de Rome ils vont unir leurs talents pour traquer un monstre. Ses victimes : des couples. Une balle dans la nuque pour lui. Une longue séance de torture pour elle.
Quel et l’être maléfique qui ne tue que des jeunes amoureux ?

Mon avis : Plus je lis cet auteur et plus j’aime ! Deux séries à lire de toute urgence. Ce livre est « la suite » du livre « Le Tribunal des âmes », on y retrouve les deux personnages principaux. Toujours aussi noir et palpitant.

Extraits :
Entendre prononcer son nom n’avait pas produit sur lui l’effet espéré. C’était un son comme un autre, aucune familiarité.

Le Caravage veut nous dire que, dans son dessein impénétrable, Dieu guide la main de l’assassin.

Il existe un lieu où le monde de la lumière rencontre celui des ténèbres. C’est là que tout advient : dans la terre des ombres, où tout est raréfié, confus, incertain.

Un fantôme rancunier, pensa-t-il. Voilà ce que je suis. Parce que les vivants auraient toujours un avantage sur lui. Ils avaient une porte de sortie : ils pouvaient mourir.

Elle s’était souvent demandé de quoi était constitué le bonheur. Désormais elle savait que c’est un secret, impossible à expliquer aux autres. Comme si cette sensation avait été créée exprès pour soi.

Quand on ne peut donner de visage au monstre, n’importe qui lui ressemble. On se regarde les uns les autres avec suspicion, on se demande ce qui se cache derrière les apparences, conscients d’être observés avec la même interrogation dans le regard.

Quand on se consacre aux mots, on ne peut être touché par l’horreur du monde.

On se prépare au pire dans le but d’être démentis.

Le mal est cette anomalie devant les yeux de tous mais que personne n’arrive à voir.

le monstre avait atteint son but, parce qu’on peut tuer quelqu’un en le laissant en vie.

Un froid intense était tombé sur la campagne et semblait l’avoir entièrement mise en hibernation, même les sons. L’air était immobile, tout était suspendu.

D’un côté il y avait ce qu’elle devait faire, de l’autre ce qu’il était juste de faire. Et elle ne savait pas quoi choisir.

Il n’y a rien à faire : où qu’on cherche à fuir, notre enfance nous poursuit.

Il escalada la grille et retomba sur un tapis de feuilles humides. Le vent les balayait d’un bout à l’autre du jardin, comme des esprits de petits enfants jouant à se courir après. Dans la pluie, on entendait leurs rires faits de bruissements.

« Les enfants sont plus cruels que les adultes quand ils tuent : l’ingénuité est leur masque.. »

Il lui avait encore fallu du temps pour accepter un autre homme dans sa vie. Un amour totalement différent et une autre façon d’aimer. Une autre brosse à dents dans la salle de bains, une nouvelle odeur sur l’oreiller à côté du sien.

De toute façon, les premières fois, belles ou non, créaient un souvenir indélébile et une magie étrange. Et elles contenaient une leçon précieuse pour l’avenir. Toujours.

Derrière lui, le bois où les squelettes avaient été retrouvés. Devant lui, une forêt de micros.

La question est tout autre : qu’est-ce qu’un homme ? Ne pouvant savoir qui il est réellement, nous le jugeons sur ce qu’il fait. Le bien et le mal sont notre baromètre de jugement. Mais est-ce suffisant ?

le mal n’est pas une idée abstraite. Le mal est une dimension.

— Qu’y a-t-il de plus beau que le mystère de l’avenir ? Y compris les drames et les appréhensions. Les hommes qui ne doivent plus s’en soucier, c’est comme s’ils avaient mené à terme en avance le but de leur existence. Moi, j’ai l’histoire : le passé est la seule certitude dont j’aie besoin.

Le problème, quand on a la personne parfaite à ses côtés, c’est qu’on se sent toujours en décalage.

— Rien n’est éternel. J’ai appris une chose, c’est que nos actions ne dépendent pas de notre capacité à projeter ou imaginer l’avenir. Elles ne sont dictées que par ce que nous sentons, ici et à cet instant. Un mariage avec moi pourrait ne pas durer toute la vie, mais peu importe. Ce qui compte, c’est que maintenant je le veux. Je suis prêt à risquer d’être malheureux, juste pour être heureux tout de suite.
la valeur des contes : il dit qu’ils constituent le miroir le plus fidèle de la nature humaine. Si on enlève les méchants des contes, ils ne sont plus amusants, tu as remarqué ? Personne n’aime les histoires où il n’y a que des gentils.

La lumière de la lune glissa entre ses jambes comme un chat, le précédant à l’intérieur.

Parle-leur du bien, ils t’ignoreront. Montre-leur le mal, ils t’écouteront.

Commentaire de l’auteur:
l’exception de ceux liés au progrès technologique, les crimes, surtout les plus atroces, sont restés identiques au fil des siècles. À l’époque de la Rome antique, il y avait des tueurs en série, exactement comme maintenant (sauf qu’on ne les appelait pas « serial killers »).

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