Qiu, Xiaolong «Il était une fois l’inspecteur Chen» (10/2016)

Qiu, Xiaolong «Il était une fois l’inspecteur Chen» (10/2016)

Auteur : Qiu, Xiaolong, né à Shanghai en 1953, est un auteur chinois de roman policier, poète et amateur de taï chi.

Série Chen Cao : Mort d’une héroïne rouge, Visa pour Shanghaï, Encres de Chine, Le Très Corruptible Mandarin, De soie et de sang, La Danseuse de Mao, Les Courants fourbes du lac Tai, Cyber China10, Dragon bleu, tigre blanc, Il était une fois l’inspecteur Chen,  Chine, retiens ton souffle,

Autres ouvrages : Cité de la Poussière rouge, La Bonne Fortune de Monsieur Ma, Des nouvelles de la Poussière rouge

10ème enquête de Chen Cao

Date de parution : 03-10-2016 – 240 pages

Résumé : Chen Cao a grandi au temps des dénonciations de masse et des excuses publiques: «Honte aux intellectuels bourgeois!», «Je suis pourri du coeur aux orteils, je mérite des milliers de morts!» Il a vu son père accusé, sa famille humiliée. Des années plus tard, lorsque l’État lui assigne un poste subalterne dans un commissariat de la ville, un drame fait écho à ce passé de fils de «monstre noir». Fu, un commerçant de la Cité de la Poussière Rouge, spolié sous Mao puis réhabilité et grassement indemnisé, est retrouvé assassiné… Une affaire qui marquera les premiers pas sur le terrain d’un poète de cœur devenu flic par hasard.

Pour ce dixième volet des aventures de l’incorruptible Chen, Qiu Xiaolong dévoile la jeunesse de son personnage fétiche, sa toute première enquête et les heures les plus sombres de la Révolution culturelle, il y a cinquante ans. Il signe ici son roman le plus personnel.

Mon avis : Mitigée… Alors certes il y a bien une enquête de l’inspecteur, Chen Cao, sa toute première qui explique comment il a débuté sa carrière dans la police mais c’est la première fois que je suis un peu déçue. Ce livre est en fait divisé en trois ; une enquête, une présentation du quartier de la Poussière rouge, et une partie si je puis dire autobiographique dans laquelle il nous raconte sa jeunesse et nous présente son ami Lu, personnage récurrent de ses enquêtes. L’intérêt de ce livre est plus historique que policier … tout ce qui est historique et qui constitue le contexte des enquêtes de Chen est très intéressant..

Bien sûr que c’est sympa de savoir pourquoi il a décidé de devenir enquêteur – et j’aime toujours savoir le début – mais c’est court…. Et puis après neuf enquêtes, moi je me réjouissais de retrouver mes amis Yu, sa femme Peiqin et son père « le vieux chasseur », la maman de Chen Cao, ses petites amies… ben non … Alors si vous êtes fan de Chen Cao, lisez le car cela fait un tout… mais sachez bien que ce n’est pas l’enquête – pas totalement inintéressante au demeurant– qui va vous tenir en haleine …

Mais ce livre va me pousser à lire son recueil de nouvelles « Cité de la Poussière Rouge » pour découvrir davantage le Shanghai de l’époque

Extraits :

Mais l’étrangeté de son rôle, une sorte de bibliothécaire déguisé en policier, lui pesait de plus en plus. Il restait là, demi-flic au milieu des vrais flics.

Les flics ne croient pas beaucoup au hasard.

Le vieux proverbe a raison : Les richesses ne durent pas plus de trois générations.

Dans le roman, la plupart des interrogatoires du policier s’avéraient inutiles, mais ils contribuaient à construire une vue d’ensemble grâce à laquelle certains détails prenaient un sens inattendu.

Au village, tout le monde se lave les pieds dans l’eau chaude avant d’aller se coucher pour mieux dormir

Parfois, il valait mieux laisser certains secrets enfouis dans l’ombre, comme dans les poèmes de Li Shangyin, échos fugaces d’une cithare de la dynastie des Tang aux cordes à moitié brisées.

Dans la vaste mer, sous la lune, les perles ont des larmes ;
À Lantian, soleil chaud, des jades créent de la fumée.
Ces émotions auraient pu donner matière au souvenir ;
Seulement, au même moment, on était déjà désemparé.

À l’époque, le concept même de réussite personnelle était tabou. Les gens devaient fonctionner comme des boulons indifféremment vissés à la grande machine étatique. Une vie n’existait que par et pour le Parti.

Les canards mandarins représentent les amoureux inséparables dans la littérature classique, tu sais. »

Le temps s’écoule comme de l’eau et parfois, dans les nuits d’insomnie, des ombres aux allures de poissons ondulent dans ma mémoire.

Écrire permet de revivre des expériences passées et d’en extraire un sens nouveau.

« Tout est possible en imagination »

Voir article général sur ce blog : Qiu, Xiaolong «Les enquêtes de l’inspecteur Chen»

Photo  : National Géo

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