Bell, David «Fleur de cimetière» (2013)

Auteur : David Bell né en 1969, a exercé de multiples boulots avant de devenir écrivain. Il vit aujourd’hui à Bowling Green, dans le Kentucky, où il enseigne l’écriture. Quand il n’écrit pas, il aime se promener dans le cimetière, près de sa maison.

Après « Fleur de cimetière » (Prix Cognac du Polar International 2013 013) et « Un lieu secret (2015) , il revient avec « Ne reviens jamais » (mai 2017) Actes Noirs de Actes Sud . Il a aussi publié « La cavale de l’étranger » en 2015 chez Ombres noires

Résume de l’éditeur : Tom et Abby Stuart avaient tout pour être heureux : un mariage parfait, une vie confortable et une merveilleuse petite fille de douze ans, Caitlin. Jusqu’à ce que Caitlin disparaisse sans laisser de traces. Pendant un temps, le couple s’accroche à tous les espoirs, toutes les fausses pistes, mais cette vaine attente et le poids de la culpabilité finissent par avoir raison de leur union.

Quatre ans plus tard, au lendemain des funérailles organisées en sa mémoire, Caitlin réapparaît – sale, hirsute, étrangement calme. La jeune fille refuse d’expliquer ce qui lui est arrivé. Et lorsque la police arrête un suspect lié à l’affaire, Caitlin refuse de témoigner contre lui, laissant les Stuart face à une seule alternative : abandonner l’espoir que justice soit faite ou prendre les choses en main. Tom se lance dans une quête obsessionnelle de la vérité, mais rien de ce qu’il a vécu jusqu’alors ne l’a préparé à ce qu’il est sur le point de découvrir.

Savez-vous réellement qui sont vos enfants ? Croyez-vous sincèrement pouvoir les protéger ? Êtes-vous vraiment ce qu’il y a de mieux pour eux ? Avec ce premier roman, David Bell signe un suspense psychologique implacable en forme de huis clos familial et s’affirme d’emblée comme un maître du polar en chambre froide.

Mon avis : Pas de sang, pas de violence visible mais beaucoup de violence psychologique. Nous sommes ici dans un huis clos sous le signe du syndrome de Stockholm.. L’important c’est l’ambiance, l’atmosphère, le ressenti et le vécu.. ce n’est pas la traque au pédophile, même si elle existe en arrière-plan. Une jeune fille réapparait après 4 ans d’absence et refuse de parler. Son absence a détruit le couple que formaient ses parents, a jeté la suspicion sur les proches. Son retour ne va rien arranger. Ce roman illustre les relations familiales en cas de crise. La question est « Pourquoi la jeune fille est-elle revenue ? » et quelle est la meilleure chose pour lui assure le bonheur ? Faut-il la faire parler, la bousculer, la consoler, tenter d’être présent ? Faut-il agir en adultes pour son bien ? Sommes-nous responsables des réactions de nos enfants ? Faut-il respecter ses souhaits ? Quel est le rôle de la police, des psy.. . Peuvent-ils arranger les choses ? Une fillette de 12 ans a disparu, une jeune fille de 16 ans réapparait. Ce n’est plus la même personne.. Et si le temps c’est arrêté pour les parents, la petite elle a vécu des choses importantes pendant ses 4 années. Un polar que j’ai bien aimé, même si des fois, il était un peu lent..

Extraits :

Il faut que tu y ailles , ils ont besoin d’un parent , d’un visage humain pour donner plus d’impact à l’histoire.

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