Izner, Claude «Le Pas du renard» (2016)

Auteurs : Claude Izner est le pseudonyme de deux sœurs, Liliane Korb et Laurence Lefèvre. Liliane a longtemps exercé le métier de chef-monteuse de cinéma, avant de se reconvertir bouquiniste sur les quais de la Seine, qu’elle a quittés en 2004. Laurence a publié deux romans chez Calmann-Lévy, Paris-Lézarde en 1977 et Les Passants du dimanche en 1979. Elle est également bouquiniste sur les quais. Elles ont réalisé plusieurs courts métrages et des spectacles audiovisuels. Elles écrivent ensemble et individuellement depuis de nombreuses années, tant pour la jeunesse que pour les adultes. Elles ont déjà vendu plus de 800 000 exemplaires de leur série des enquêtes de Victor Legris, aujourd’hui traduites dans huit pays.

« Le pas du Renard » est le premier tome d’une nouvelle série de romans policiers se déroulant dans le Paris des années folles, au sortir de la Grande Guerre.

Série : (Jeremy Nelson 01)

Résumé : En ce printemps 1921, Paris se relève difficilement de la guerre. La vie est chère, le travail rare, se loger pose problème. Que recherche Jeremy Nelson, jeune pianiste américain passionné de jazz, pour accepter de tirer le diable par la queue dans la capitale ? Son engagement au sein de la troupe d’un cabaret va déclencher des drames. Qui exerce un chantage à l’encontre de ces artistes pour qu’ils disparaissent les uns après les autres ? Suicides ou accidents ? Et de quel agresseur Jeremy est-il la cible ? Prêt à tout pour survivre, il va s’avérer un adversaire coriace car, si infime que soit un grain de sable, il peut gripper les rouages d’une machination parfaitement huilée.

Mon avis : Eh bien tout comme avec la série précédente qui mettait en scène Victor Legris (fin du XIXème) , il manque un petit quelque chose qui fait que je ne croche pas totalement .

La série se situe dans le Paris des années 20, des années folles. En 1921 pour être précise car c’est une année très faste en événements musicaux à Paris, dans un Paris qui bouge après la guerre, avec l’arrivée du jazz. Le héros un jeune pianiste américain de jazz désargenté ; tout y est superbement décrit, l’ambiance, les pianistes dans les salles de cinéma muet , la vie des petits caf’concs, . Côté musique : on est en plein dedans… Mary Pickford, Gershwin, Satie … le jazz est là, le classique aussi … Clin d’œil au cinéma avec Chaplin, les studios de tournage français… Coté crimes : Le jeune héros est menacé par une personne qui fait disparaitre des gens dans son entourage ; il se met à enquêter car il a peur pour sa vie. Il y a un gros travail sur les personnages, la langue de l’époque et on est vraiment dans le bain…du paris des petites gens

Mais… aucune empathie avec les personnages, aucun ne me touche… Je reste en dehors, totalement spectatrice.. Peut-être un peu « trop » : trop de vie, trop de bruit, trop de détails.. je suffoque et ne rentre pas dans l’histoire… je n’ai pas le temps de « m’installer » que je suis bousculée d’un endroit à l’autre… Mais je pense lire la suite de la série, pour le coté découverte des années folles en s’amusant…

 

Extraits :

Ce jour-là, il s’était levé du mauvais pied, le droit, le gauche, peu importait puisque ses souliers étaient aussi éreintés l’un que l’autre.

— Tu as lu Le Rouge et le Noir ? demanda-t-il, amusé à l’idée d’imaginer Henri Beyle face au salon garance tapissé de fleurs sombres.
— Non, c’est un catalogue de papiers peints ?

Vous êtes trop jeune pour avoir connu ça, mais, au siècle dernier, les gonzesses affectionnaient de ressembler à des navires à voiles. Elles se cintraient dans des armatures qui leur comprimaient l’étrave et leur épanouissaient le gaillard d’arrière. Par là-dessus, elles enroulaient des kilomètres de focs, de misaines, de cacatois et elles se couronnaient d’un nid d’albatros à plumes.

Vous aimez le cinéma ?
— J’en raffole. Les images animées vous aident à vous détacher de vos soucis, on n’est plus soi. La banalité journalière est anéantie par ce monde, plus riche, plus beau, ça permet de s’évader.

ce qui était fixé sur la pellicule était un univers pétrifié. Selon son humeur, il se réjouissait d’assister à un spectacle perpétuellement jeune, ou il déplorait que le film soit le reflet d’une réalité gommée par les aiguilles du temps.

Du rythme, bon sang ! Imitez les danseurs de La Nouvelle-Orléans, remuez en cadence, coulez-vous dans la musique !

Devinez pourquoi on compte tant de Ferguson aux États-Unis… Parce que la plupart des immigrants allemands et juifs, qui ne maîtrisaient pas l’anglais, ne saisissaient rien de ce qu’on leur demandait, alors ils répondaient : Ich habe vergessen, « j’ai oublié ». On les enregistrait donc sous le patronyme de Ferguson.

Je resterai muet tant qu’un individu dangereux se promènera dans la nature, je tiens à ma peau, c’est un exemplaire unique.

 

Info : le Paris des années folles : https://www.histoire-image.org/etudes/annees-folles

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