Coben, Harlan «Balle de match» (2004)

Coben, Harlan «Balle de match» (2004)

Auteur : Né en 1962, Harlan Coben vit dans le New Jersey avec sa femme et leurs quatre enfants. Diplômé en sciences politiques du Amherst College, il a rencontré un succès immédiat dès ses premiers romans, tant auprès de la critique que du public. Il est le premier écrivain à avoir reçu le Edgar Award, le Shamus Award et le Anthony Award, les trois prix majeurs de la littérature à suspense aux États-Unis. Ses livres, parus en quarante langues à travers le monde, ont été numéro un des meilleures ventes dans plus d’une douzaine de pays.

Série : Myron Bolitar (agent sportif et ancien du FBI, qui se retrouve souvent mêlé à des histoires louches autour du sport et de la mafia qui entoure ce milieu.)  – 2ème enquête

Fleuve noir, septembre 2004 ; Pocket, septembre 2005 (Drop shot 1996)

Résumé : Finale de l’US Open. Duane Richwood, jeune joueur noir issu des bas quartiers et recrue prometteuse de l’agent sportif Myron Bolitar, s’apprête à remporter son premier Grand Chelem lorsqu’il est interrompu par une détonation. Une jeune femme a été abattue de sang-froid, et son cadavre abandonné à l’extérieur du stade, devant un stand de Moët et Chandon à $7,50 la coupe ! La victime, Valérie Simpson, surnommée la Reine de Glace, avait connu quelques années auparavant une carrière fulgurante dans le tennis féminin, brusquement stoppée au sommet par une violente dépression nerveuse. Elle était sur le point de faire son come-back lorsqu’on l’a fait disparaître. Lorsque Myron enquête sur la mort de la jeune femme, il découvre rapidement un lien entre les deux joueurs, et un meurtre survenu six ans auparavant dans un club de tennis. Face à un sénateur corrompu et à une mère jalouse, Myron, assisté de Win, son associé expert en arts martiaux et roi de la gâchette, va devoir allier rapidité et habileté…

Mon avis : Dans le cadre du « challenge j’ai lu 2018 »  Un livre traitant d’un sport… Pas de quoi me faire palpiter… A moins de trouver un livre sur le tennis, l’équitation ou la plongée sous-marine. Alors en cherchant un livre dans le monde du tennis, j’ai opté pour Harlan Coben  ( que je n’avais jamais lu). J’ai bien aimé l’humour des personnages mais il est un peu « basique »… il me manque le coté psychologique… Très imagé il ferait une bonne série télé… pas sûre de lire les 11 livres de la série… mais le premier « Rupture de contrat »  peut-être.. j’aime bien avoir lu le tome 1 des séries…
En attendant l’US Open et le sacre de mon champion…Federer (ceux qui me connaissent le savent… )  place à un petit jeune en route vers l’exploit…
Un trio : Myron Bolitar et Windsor Horne Lockwood.  Myron, ancien sportif de haut-niveau dont la carrière a été stoppée sur blessure est devenu agent sportif et également avocat, amoureux fou de Jessica, ;  Il forme un duo mal assorti avec son acolyte Win, issu de la haute. Et pour compléter l’équipe, Esperanza, la secrétaire, ancienne championne de lutte…
Quelle est la balle qui peut mettre un terme à l’ascension dans le monde du tennis ?  La balle de tennis ou celle de revolver ? Pas facile de percer dans le monde du tennis de haut niveau. Le tennis coté vestiaires.  Le monde des entraineurs, des sponsors… des gros sous… les rapports entre les jeunes sportifs et les structures de formations. On se rend compte des obstacles à franchir pour arriver au top… Une vraie mafia rôde… Un livre sur la difficulté de réussir quand on vient de milieux défavorisés, sur la manipulation des jeunes, sur la lutte pour arriver au sommet.

 

Extraits :

Heineken, la bière officielle de l’US Open.
Le public était très… panaché.

Dans la plupart des sports, les athlètes professionnels gagnent bien plus de fric grâce à la pub qu’en exerçant leur métier. C’est particulièrement vrai pour le tennis. Les dix meilleurs joueurs mondiaux gagnent environ quinze pour cent de leurs revenus sur les courts. Le reste du pactole est assuré par le parrainage, les matchs exhibition, etc. Les multinationales sont prêtes à mettre le paquet pour qu’un champion accepte simplement de faire acte de présence à tel ou tel tournoi, quelle que soit l’issue de la rencontre.

Courier et Sampras étaient devenus aussi excitants que des croquettes pour chiens. Les blonds nordiques étaient fidèles à eux-mêmes : soporifiques, collés au fond du court, aussi imprévisibles que des moules sur leur rocher. Chauve et père de famille, Agassi n’amusait plus personne. Quant aux McEnrœ, Connors & Co… paix à leurs raquettes !

Oui, Valérie avait un jour été jeune, mais elle n’avait jamais été… vivante.

« Vas-y, O.J., à fond la caisse ! » (OJ. pour Orange Juice, le surnom d’un athlète sujet à caution, au sens juridico-financier du terme. Non mais, dans quel monde vit-on ?)

Ce type est un politicien – ce qui le place à peu près un degré au-dessous des violeurs d’enfants, sur l’échelle de la moralité.

La photo ne lui apprit rien. Les photos sont lettre morte, la plupart du temps.

Un mot lui vint à l’esprit pour qualifier l’endroit : « bouge ». Aux deux sens du terme, dont le plus moderne : « bouge-toi de là ».

rien de tel que la mort, surtout prématurée, pour vous transformer un voyou avec le QI d’un citron pressé en futur prix Nobel.

Avocats d’affaires avec les trois « P » : pognon, pouvoir, prestige.

[…]l’heureux propriétaire d’un basset artésien. Il en avait hérité toutes les qualités. Pataud, court sur pattes (arquées), grands pieds, oreilles pendantes, paupières larmoyantes… bref, tout pour plaire. Sauf que toutes les dames étaient folles de son chien mais pas de lui. Il faut dire que 1) le chien ne portait pas de lunettes ; 2) pas de fausses dents.

Monsieur Bolivar, je présume ?
—     Non, docteur Livingstone.
—     Pardon ?
—     Je plaisantais. Mon nom est Bolitar, avec un « t ». Myron Bolitar.

je ne l’aurais jamais imaginé en train de se battre. Il n’est pas du genre agressif. Sauf quand on regarde ses yeux, peut-être.

—   Mais moi, je suis l’homme invisible. Plus léger que le vent.
—   Tu parles ! Invisible comme un typhon, oui ! Un cyclone, une catastrophe naturelle.

Chez les mafieux comme chez les flics, on cultive le contraste. Blanc et noir, gros et mince, grand et petit, ça marche par paires dépareillées, apparemment. A une exception près : con et con, ça fait toujours recette.

C’est un sport fantastique. De la danse acrobatique. Une balle de la taille d’une orange se rue vers vous à une vitesse incroyable, et vous devez vous déplacer et la renvoyer. Tout anticiper, au quart de seconde près. Mais qu’est-ce que je raconte ? Au millième de seconde près. Il faut prévoir l’endroit où elle va atterrir, l’angle de rebond, savoir si c’est un amorti, calculer la distance entre votre main et le centre du tamis. Choisir entre un coup droit ou un revers, monter au filet ou rester au fond du court. Extraordinaire, non ?

Sauf qu’on sait qu’elle a des ratés côté neurones : son ascenseur ne s’arrête pas à tous les étages.

Un sage a dit un jour une phrase que chacun devrait garder en mémoire : « Si tu rates une marche de l’escalier, t’inquiète pas, y en a encore beaucoup d’autres à dégringoler. »

Seuls les personnages des vitraux semblaient sincèrement affligés.

La violence et la mort sont des notions abstraites jusqu’au jour où on les frôle de très près. Alors tout bascule. On voit la vie différemment. On se découvre un formidable appétit.

Une sorte de justicier en culottes courtes. Un Zorro pas tout à-fait mûr.

Les animaux, à l’instar des philosophes, savent apprécier l’instant présent.  […]  Contrairement aux philosophes, les animaux savent se taire quand il le faut.

Il y avait déjà laissé pas mal de plumes et tenait à garder celles qui lui restaient.

le roi du service et de la volée, était au top du top. L’étoile montante, avant d’être filante.

— Vous croyez que dire la vérité nous sortira de la merde ? Mais qu’est-ce que vous en savez ? C’est quoi, pour vous, la vérité ? C’est comme la liberté, l’égalité, la fraternité. Rien que des mots. La vérité, pour nous, les Noirs, ça conduit au couloir de la mort.

 

 

(livre choisi pour le « challenge j’ai lu 2018 » ) : Un livre traitant d’un sport.

 

 

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