Cummins, Fiona «L’ossuaire» (2020)

Cummins, Fiona «L’ossuaire» (2020)

Cummins Fiona « L’ossuaire » (2020)

Autrice : Fiona Cummins est une ancienne journaliste du ‘Daily Mirror’. Elle vit dans l’Essex (Royaume-Uni) avec sa famille.

Série « Le collectionneur » : « Le Collectionneur«  est le tome 1 de la série. Le tome 2, « L’ossuaire » est paru en 2020.

Slatkine & Cie – 27.05.2020 – 416 pages – Traduit de l’anglais par Jean Esch

Résumé : Clara Foyle, cinq ans, a été enlevée il y a bientôt trois mois.
La petite fille est atteinte d’ectrodactylie, une maladie osseuse aussi appelée syndrome des mains en « pince de crabe ».
Le principal suspect, Brian Howley, est toujours en fuite après avoir échappé à la surveillance de la police. Sa collection d’ossements humains a disparu dans l’incendie de sa maison. Pour la recommencer, il a besoin d’une pièce unique : Clara.
Malgré la ténacité de l’inspectrice Ella Fitzroy, la petite fille demeure introuvable. Un terrible compte à rebours commence.
Avec un style-cutter aussi efficace que glaçant, Fiona Cummins plonge dans l’âme du psychopathe.
Vous ne laisserez plus jamais vos enfants revenir seuls de l’école.
Après « Le Collectionneur », désormais disponible au Livre de Poche, « L’Ossuaire » est son deuxième roman. L’un et l’autre sont en cours d’adaptation.

Mon avis :
C’est toujours un peu le piège quand il y a une suite… J’avais lu le premier tome et j’avais beaucoup apprécié (voir article) . Là je dois dire que je suis très mitigée. Heureusement que j’avais lu le premier tome, mais pour être honnête, il aurait presque fallu les lire les deux à la suite. De fait le démarrage est très poussif et je pense qu’il aurait mieux valu faire un seul « pavé » qui se lise d’un coup. Et c’est dommage. Car la fin est bonne et rythmée… seulement il faut du temps pour arriver au moment où on recolle avec le premier tome… A la moitié du livre c’est bon…  Je n’ai pas regretté de le lire jusqu’au bout pour savoir comment l’histoire finissait. Même du coté des personnages, il faut attendre la fin pour ressentir quelque chose … Donc mitigée.

Je remercie les Editions Slatkine & Cie de m’avoir permis de lire ce livre et regrette de me pas être plus enthousiaste…  Mon conseil est de lire le tome 1 « Le Collectionneur » juste avant pour rester dans le bain. Je pense que là on aura moins de souci à entrer ( se replonger) dans l’histoire.

Extraits :

 Saul a la sensation que quelque chose s’insinue dans sa conscience, détruisant les défenses qu’il a érigées à grand-peine. Il n’a jamais su comment décrire ce sentiment. La déconvenue ? La mélancolie, peut-être. Une tristesse si écrasante qu’elle lui noue les tripes et fait monter dans sa gorge des larmes brûlantes, inattendues, qui l’étouffent.

La noyade était une façon brutale, sale et difficile de mourir, même avec des cailloux dans les poches

« C’est tout un art. Se fondre dans le décor. »

elle n’a pas de nom pour désigner cet aspect sinistre de son travail : la première visite à une famille récemment endeuillée. Mais si elle devait en trouver un, ce serait Les Heures d’Après. Ce couloir sans fin d’incrédulité et de confusion, où le temps semble se déployer sous forme de secondes individuelles remplies de douleur.

Il n’a pas envie de braquer un projecteur sur les ténèbres qu’il porte en lui à chaque instant de sa vie, parfois même quand il dort.

 Il avait été une ancre dans le flot tumultueux de son existence. Il lui avait offert la stabilité. Un abri.

Informations :

L’ectrodactylie (ou « aplasie digitale » ou « adactylie ») est une maladie génétique rare qui se signale par une absence d’un ou plusieurs orteils ou de doigts de la main, formant pour la main une pince, dite « pince de crabe », ou « pince de homard ». (voir photo choisie pour illustrer le commentaire)

Syndrome de Treacher Collins ( ou syndrome de Franceschetti-Zwahlen-Klein) : une anomalie congénitale du développement crânio-facial caractérisée par une dysplasie oto-mandibulaire bilatérale et symétrique sans anomalies des extrémités, associée à diverses anomalies de la tête et du cou. La raison pour laquelle les effets d’une réduction d’ARNr n’affecte que le développement facial reste encore incomprise.
C’est le sujet du roman américain « Wonder » de R. J. Palacio

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